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Friday, December 1, 2023

Université de Corse, Università di Corsica

Le 3 janvier 1765 le décret de la dernière consulta de 1763 pose la première pierre.

Le premier recteur fut le frère Mariani,  professeur en droit civil, droit canon et éthique, Leonardo Grimaldi pour la philosophie et les mathématiques. 

La défaite de Ponte Novu et l'exil de Paoli et de nombreux démocrates l'éteindront le 25 juin 1769.

L’université commencera à renaitre de ses cendres en 1975 suite aux événements d'Aléria.  Grâce aux événements de l'affaire Bastelica-Fesch, elle naitra en 1981. La Sardaigne voisine,  à l'époque sous autorité espagnole, dispose de 2 universités, à Cagliari et à Sassari, depuis le début du XVIIe siècle tandis que le différentiel démographique entre les deux îles est moins important qu’aujourd’hui. [Martinetti,2018; Entre science et militantisme, une géopolitique de l’université de Corse sous le regard tutélaire de Pascal Paolihttps://www.cairn.info/revue-herodote-2018-1-page-109.htm]

Par ses nombreuses relations avec le pourtour de la Méditerranée, l'université de Corse occupe une place stratégique. Sa position scientifique souligne une originalité vis-à-vis 

Elle concentre de l'ordre de 4000 étudiants. Cette université multi-site se situe essentiellement à Corte. Cette piève de Talcini élargi à la micro-région du cortenais  n'a pas de véritable aérodrome avec un aéroport de Bastia-Poretta à 52 km. De plus elle est distante de 

  • 64 km du port de L'Île-Rousse le plus proche,
  • de 71 km du port de commerce de Bastia, et
  • de 80 km de celui d'Ajaccio.
Située dans une cuve au confluent du Tavignano et de la Restonica, la ville a connu deux phénomènes extrêmes au max du froid à −8,7°C le 2 mars 2005  et du chaud à 41,1°C le 7 juillet 2000. La température "moyenne" annuelle s'élève à 13 °C et on y compte de l'ordre de 50 jours de gel par an.

L'université assure trois missions centrées sur "l'éducation et l'élévation de l'âme des cadres du peuple corse émancipé de la tutelle génoise":

  • La formation dans toutes les disciplines via 8 structures
    • UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales
    • UFR Droit et Science Politique
    • UFR Sciences et Techniques
    • Institut universitaire de santé
    • Institut universitaire de technologie
    • Ecole de management et d'économie / Institut d'administration des entreprises
    • Institut national supérieur du professorat et de l'éducation
    • Ecole d'ingénieurs Paoli Tech
  • La recherche 
    •  2 UMR CNRS dont le centre de leur mission consiste en la production de connaissances, de savoir, de savoir-faire et de savoir-être comme réponse aux défis sociétaux de l'île dans son contexte méditerranéen.
      • Laboratoire SPE Sciences Pour l’Environnement (CNRS / Univ. de Corse). L’UMR 6134 Sciences Pour l’Environnement (SPE) est issue de 3 laboratoires créés en Corse dans les années 1980, concomitamment à la réouverture de l’Université de Corse. Le plus ancien, le laboratoire d’hélio-énergétique (URA 877 CNRS), fut créé en 1982 autour du thème de l’énergie solaire. 
      • Laboratoire LISA Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Univ. de Corse).
        Créée en 2008, l’UMR 6240 LISA est l’unique acteur régional du dispositif de recherche en Sciences Humaines et Sociales. Elle s’inscrit dans la section 39 « Espaces, Territoires et Sociétés » du département SHS du CNRS. Fortement pluridisciplinaire, l’unité tire son originalité d’un large éventail représentatif de 23 sections CNU et de 5 Branches d’Activité Professionnelles du CNRS. 
    •  3 plates-formes de recherche et développement, 
      • Myrte (Mission hYdrogène Renouvelable pour l'intégration au réseau Electrique) et Paglia Orba (Plateforme Avancée de Gestion éLectrique Insulaire, Associant stOckage et énergies Renouvelables – Objectif Autonomie) en matière d’énergies renouvelables situées à Vignola, Ajaccio,
      • Stella Mare en matière de ressources halieutiques située à Biguglia
        (Sustainable TEchnologies for LittoraL Aquaculture and MArine REsearch)
        Cette Unité UMS n°3514 est liée à  l’INstitut Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) CNRS. Sa récente structuration permet une affectation de chercheur.
      • Institut d'Etudes Scientifiques de Cargèse, CNRS / UNIVERSITÉ DE CORSE / UNIVERSITÉ CÔTE D'AZUR qui accueille 2000 chercheurs/an pour des communications scientifiques.

    • le centre INRAé avec
      • le site de l'UR SELMET-LRDE (Systèmes d’élevage méditerranéens et tropicaux - Laboratoire de Recherche sur le Développement de l’Elevage) : 12 agents INRAE-ACT (Action, Transitions et Territoires).
      • le site de SAN GIULIANO
        • SDAR : 11 agents
        • UR Agap (Amélioration Génétique et Adaptation des Plantes méditerranéennes et Tropicales) Antenne corse (rattachée à l’UMR AGAP) : 5 agents BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) , 4 agents Cirad BIOS (Systèmes Biologiques) et 2 CDD. 
        • UE Citrus : 13 agents INRAE dont 9 BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) et 4 AGROECOSYSTEM (Agroécosystèmes) et 2 ETP annuels en CDD.

    • Fédération de Recherche Environnement et Société / FR CNRS 304 qui essaie de coordonner tous ces centres de recherche  dont le but est la mise en oeuvre des 7 actions de recherche suivantes :
          • Action 1 : Bio-ressources et changements environnementaux
          • Action 2 : Faculté Mondiale de l’eau 
          • Action 3 : Qualité et Qualification
          • Action 4 : Santé
          • Action 5 : Energies Renouvelables (ENR)
          • Action 6 : Intelligence Economique
          • Action 7 : Change (Changement Climatique)
    • Science et société
      • Depuis le 1er janvier 2009, l'université de Corse a créé sa fondation universitaire « A Fundazione di l'Università di Corsica ».
      • De très nombreuses activités dont les limites conflictuelles seraient une forme d'hégémonie culturelle de cette université sur l'île.

    Sunday, November 19, 2023

    Couverture 3G, 4G, 4G+, 5G en Corse, services numériques, télétravail; Coût si qu'en mode mobile sans Box.

     

    La grandeur principale:  le débit Mb/s

    Orange a été classé meilleur réseau internet mobile au premier en 2021 (et en 2020) par nPerf. En termes d'internet mobile, il est au-dessus de la compétition même si Free Mobile le talonne désormais. Orange a ainsi le :

    • Meilleur débit descendant : 76,43 Mb/s
    • Meilleur débit montant : 11,44 Mb/s
    • L'un des meilleurs temps de réponse : 37,26 ms (contre 50,44 ms en 2020)
    • Meilleur indice de performance en navigation :  72,77 % (contre 68,59% en 2020)
    • Meilleur indice de performance en streaming : 75,16 % (contre 84,74 % en 2020)

    En janvier 2022, Orange est élu meilleur réseau mobile de France en débit montant et descendant selon UFC Que Choisir. L'opérateur affiche une vitesse moyenne de 61,5 Mb/s en téléchargement. Il est largement en tête face à la concurrence. Sur la voie montante, la vitesse de connexion moyenne est de 12,8 Mb/s.

    La loi 

    Pour avoir une carte SIM, il faut:

    • Votre pièce d'identité originale (hors permis de conduire).
    • Un relevé d'identité bancaire (RIB) 
    • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois

    Il n' y a que 4 fournisseurs

    Ci-dessous: prix au 20 nov 2023.
    TOUT les forfaits sont sans
     Engagement.

    Forfait 100Go 5G Orange

    16,99 €/mois; pendant 6 mois puis 31,99 €/mois

    10€ carte sim

    services

    Deezer premium; 1€/mois pendant 3 mois puis 10,99€/mois

    netflix essentiel  8,99 € /mois

    SOSH pas en boutique que en ligne

    100Go 5G: 13,99€/mois

    130Go 5G: 15,99€/mois

    carte sim: 10 €

    SFR

    100 Go 5G; 15.99€/mois

    Pendant 6 mois puis 30,99€/mois

    11€ carte sim

    services 

    Dont 90 Go partageables avec SFR Family.

    Deezer :7€/mois pendant 12 mois puis 10,99€/moi

    Netflix Essentiel à 10,99 €. Vous pouvez souscrire Netflix Standard avec pub 5,99 €/mois, Netflix Standard sans pub à 13,49 €/mois ou Netflix Premium à 19,99 €/mois lors de l’activation de votre compte Netflix.

    Netflix Standard et Bouquet Famille à 13,49 € par mois au lieu de 23,49 €. Vous pouvez souscrire Netflix Premium pour 4,50 €/mois supplémentaire.

    RED

    Forfait mobile sans engagement

    200Go 5G à 17,99€/mois

    option 5G offerte

    ou

    100Go 16;99€

    20€ carte sim en boutique sfr

    Bouygues B@You (sans engagement)

    100Go/mois; 13.99/mois +5G 3€/mois

    200Go/mois; 17.99/mois +5G 3€/mois

    Série Free

    120 Go en 4G/4G+ 12.99€/mois pendant 1 an, puis Forfait Free 5G à 19.99€/mois

    Forfait Free 5G

    250 Go 19.99€/mois

    (9.99€/mois pour les abonnés Freebox Pop)

    Service

    Application Free Ligue 1; Accès premium inclus

    Comment savoir la quantité de Go en un mois?

    Seulement, pour estimer ses besoins en data, encore faut-il savoir combien de gigas consomme chaque usage. Pour vous aider dans vos calculs, voici quelques exemples, à commencer par le volume des données nécessaires pour regarder des vidéos sur les principales plateformes de vidéos en streaming :

    sur YouTube 

    en qualité standard (480p) : jusqu'à 0,56 Go/h
    en définition par défaut (720p) : jusqu'à 1,86 Go par heure
    en HD : jusqu'à 3,04 Go par heure
    en 4K : jusqu'à 15,98 Go par heure  

    sur Netflix 

    en qualité standard : jusqu'à 1 Go par heure
    en HD : jusqu'à 3 Go par heure
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 7 Go par heure
    une heure de contenu téléchargé : 0,25 Go 

    sur Disney + 

    en qualité standard : jusqu'à 0,6 Go
    en HD : jusqu' à 2,2 Go
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,1 Go
    une heure de contenu sauvegardé : 1 Go 

    sur Amazon Prime Video 

    en qualité standard : jusqu'à 0,9 Go
    en HD : jusqu' à 2 Go
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,8 Go

    Voilà pour les principales applications de vidéos en streaming. Mais, qu'en est-il des autres usages sur un smartphone qui consomment de l'internet mobile ?

    Sur Spotify ou sur Deezer,

    avec une qualité sonore normale, vous consommez
    43 Mo par heure de musique écoutée,
    72 Mo avec une qualité sonore élevée.

    Jeux comme Fortnite, facebook...

     De son côté, un jeu vidéo comme Fortnite consomme 100 Mo/heure. Soit autant que les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram. 

    Autres

    Et pour le reste, Orange estime à 2 Mo la consommation d'internet mobile par heure d'utilisation sur une messagerie instantanée, à 12 Mo une heure de navigation sur le web, à 1 Mo une centaine de mails sans pièce jointe et à 50 Mo une centaine de mails avec pièce jointe.

    Google maps, Waze

    Enfin, on aimerait pouvoir vous dire quelle est la consommation en internet mode Waze ou de Google Maps. Mais, c'est trop aléatoire selon les trajets et le volume d'informations signalées pour vous donner une estimation. Seule certitude: ces deux applications ne sont pas tout gourmandes en gigas, contrairement à ce qu'on pourrait croire. 

    Molotov

    Molotov.tv vous propose plusieurs options pour surveiller votre consommation en ajustant la qualité des vidéos. Avec le mode Faible, vous consommerez 1 Go de données pour quatre heures de visionnage. Le mode Standard réduit la durée à deux heures pour la même quantité de données et le mode Élevé à une heure seulement

    Pour surveiller votre consommation de données si vous utilisez Molotov.tv avec une connexion 4G et non à travers un réseau Wi-Fi, appuyez sur la roue crantée en haut à droite de l'écran (sur Android) ou sur l'icône en forme de silhouette en haut à gauche de l'écran sur iPhone.

    Evolutions

    Pour information, depuis plusieurs années, la consommation des données mobiles ne cesse d’augmenter avec l’accroissement des usages en mobilité. D’après le dernier observatoire des consommations électroniques en France réalisé par l’ARCEP, l’usage des données mobiles sur les réseaux 4G continue de progresser à un rythme soutenu. La consommation moyenne de data en 4G par utilisateur est de 15,4 Go (au 30 juin 2023).

    Au fil du temps, nos usages évoluent, et nous consommons de plus en plus de données mobiles. Toujours selon l'ARCEP, le nombre moyen de gigas utilisés tous les mois en France et par utilisateur a en effet augmenté de 37% en 2018, de 29% en 2019, de 20% en 2020, de 22% en 2021 et encore de 26% aux premier et deuxième trimestre 2022. Et, cette tendance ne risque pas de s'arrêter.

    Controler la quantité Go

    Afin d’éviter les mauvaises surprises sur votre facture mobile en cas de dépassement de votre enveloppe web ou encore pour ne pas rester à court de data, il est important de suivre sa consommation internet mobile. 

    Sur iPhone,  les données mobiles consommées sont visibles dans les réglages de votre smartphone Apple :

    1. Rendez-vous dans le menu "Réglages",
    2. Puis "Données cellulaires",
    3. Faites défiler l’écran jusqu’en bas, puis cliquez sur "Services système".
    4. Vous pouvez ainsi consulter les statistiques de consommation de données d’une app sur la période en cours et les statistiques de consommation de données pour chaque application.

    Avec un smartphone sous Android, vous pouvez aussi mesurer vos données mobiles. Pour cela :

    1. Ouvrez l’application « Paramètres »,
    2. Puis cliquez sur « Réseau et Internet » et « Consommation des données »,
    3. Sous la partie « Mobile », vous pouvez consulter la quantité totale de données mobiles que vous avez consommez.

    Vous pouvez aussi retrouver votre consommation de gigas sur votre espace client (ou sur votre facture). Mais, vous n'aurez pas le détail application par application mais uniquement votre consommation mensuelle de data.

    Selon Ericsson, la consommation mensuelle d'internet mobile des usagers est aujourd'hui de 10 Go et  pourrait grimper à 35 Go d'ici 2026, soit une augmentation de 250%. Et, à cette même date, un utilisateur sur cinq pourrait consommer 200 gigas de data. 

    Et, sans surprise, c'est le streaming video qui représente la plus grosse partie de cette consommation. Il pèse aujourd'hui 66% du trafic mobile. Une proportion qui pourrait grimper à 77% à l'horizon 2026. 

    Calendrier fermeture des services 2G et 3G

    Orange, SFR et Bouygues Telecom ont dévoilé leur calendrier de fermeture des réseaux 2G et 3G en France. Du côté de Free Mobile, on a déjà tourné la page de la 2G.

    En février 2023, il n’y a que Free Mobile qui n’a exposé de calendrier de fin pour la 2G et la 3G. Il faut toutefois noter que la 2G chez Free Mobile est déjà inactive. Comme on peut le voir dans l’observatoire de l’Agence nationale des fréquences, aucun site 2G n’est en service chez Free, que ce soit pour la bande 900 MHz ou 1 800 MHz. Seule la 3G est encore opérationnelle.

    Opérateur de téléphonieFin du réseau 2GFin du réseau 3G
    Orange20252028
    SFR20262028
    Bouygues Telecom20262029
    Free Mobileinactive?

    Couverture Corse 3G, 4G, 4G+ et 5G

    obtenus sur les sites des FAI

    couverture Orange




    couverture SFR









    en 3G

    Références

    Tuesday, November 7, 2023

    Forages privés : de la discrétion à l'omertà

     

    Calvi; Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. Dans l'île, 30 à 50 % des nouveaux forages ne seraient pas déclarés.

    Depuis le 1er janvier 2009, les puits et forages doivent faire l'objet d'une déclaration en mairie. Cette déclaration donne droit à un certain volume de prélèvement. Lorsque les besoins sont plus importants, pour l'agriculture ou l'industrie, il faut une autorisation de type arrêté préfectoral. Les professionnels sont obligés de jouer le jeu, mais souvent, les particuliers préfèrent rester sous les radars. 

    "Nous n'avons pas de liste précise des particuliers qui ont un forage ou un puits, reconnaît Ange Santini, le maire de Calvi. Nous avons eu très peu de demandes en mairie et nous n'avons aucun moyen de les recenser. J'estime qu'il y en a une cinquantaine sur la commune, dont certains sont très anciens. Ils servent souvent à alimenter des potagers, des piscines ou des petits bassins. Les volumes prélevés sont dérisoires, ils représentent tout au plus 5 % de la consommation de la ville. Jamais ils ne pourront provoquer l'intrusion d'un biseau salé. Il y a un risque virtuel, il est annihilé par la technicité de l'office hydraulique."

    Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. La déclaration en mairie leur incombe pourtant. "Pourquoi vais-je payer pour une eau que je prélève et que je remets immédiatement dans la terre ?", s'interroge un Calvais qui n'a pas voulu s'attarder sur le sujet.

    La moitié des ouvrages ne sont pas déclarés

    Les entreprises de forage, souvent complices de cette omertà, rechignent aussi à aborder le sujet : 

    "On nous appelle, on nous dit où forer et on s'exécute, glisse un professionnel du sud de l'île, qui intervient régulièrement en Balagne. On trouve généralement de l'eau entre 30 mètres et 80 mètres de profondeur. Le coût dépend du type de terrain, de la profondeur, de nombreux critères. Je dirais que ça commence à 7 000 €. On arrive ainsi à puiser un ou plusieurs mètres cubes par jour. Pour la déclaration, c'est au propriétaire de s'en charger. C'est une obligation." Le BRGM de Corse estime que 30 à 50 % des nouveaux forages ne sont pas déclarés. "On fait de la sensibilisation auprès des foreurs pour qu'ils nous remontent des informations, assure Baptiste Vignerot. Il y a de toute évidence un décalage important entre l'activité des foreurs et les ouvrages qu'on nous déclare."

    Au CNRS, Frédéric Huneau ne sous-estime pas la problématique : 

    "On ne sait pas du tout ce que les gens font, regrette le scientifique. On n'a aucun moyen de connaître le nombre d'ouvrages en activité, et encore moins le volume pompé. À l'échelle française, c'est phénoménal, on a connaissance de moins de 30 % de la réalité. C'est même culturel de cacher un forage. C'est facile, sous une dalle, dans un abri de jardin. Les gens considèrent à tort que, puisque c'est sous leur terrain, ça leur appartient.

    L'argument financier entre aussi en jeu : "Aujourd'hui, la loi dit que tout prélèvement dans le milieu naturel est soumis à une taxe, rappelle Ange de Cicco, le directeur de l'OEHC. C'est le cas pour l'eau en barrage, en rivière et en sous-terrain, c'est soumis à un taux de redevance de prélèvement."

    Pour ce qui est des risques pour la nappe de la Figarella, le BRGM se veut rassurant : 

    "Selon nous, cet aquifère est très peu sollicité par les privés, estime le directeur régional. C'est une zone agricole protégée, il y a très peu d'habitations qui pourraient avoir des forages non déclarés. Pour ce qui est de l'eau agricole, il faut savoir que l'office hydraulique procure une eau de bonne qualité et pas chère. L'agriculteur ne s'y retrouverait pas au niveau financier. D'anciens forages agricoles apparaissent sur nos cartes, on sait qu'ils ont été abandonnés et scellés, pour éviter tout risque de contamination."

     L'augmentation croissante de la demande en eau, avec les aléas d'un climat toujours plus sec, ne fera qu'accroître ces tensions à l'avenir. 

    Référence du 08/10/23 

    Saturday, November 4, 2023

    Enclavement de la Balagne & Falasorma en Corse, et quelques cas d'école de conflictualité

     


    L'enclavement de l'ensemble Balagne&Falasorma 

    Cette géographie si particulière de cette micro-région induit de graves difficultés des mobilités.


    On peut passer par l'intérieur en tournant après Corbara par Muro, 
    même si rajoute 10km cela évite de traverser Ile-Rousse.
    Développement de Lozari, Belgodère-Plage, de l'Ostriconi?

    Exemple de l'importance de trouver de nouvelles voies:
    cas de la vallée et du col du Marsulinu avec un gain de 13km mais surtout d'une demi-heure.
    Mais la route côtière est abandonnée et en mauvaise état.

    Exemple typique d'un enclavement qui implique un trajet de 120km 
    à la place du vol d'oiseau de 30km.

    Par le sud, le manque d'investissement induit un enclavement la Balagne & Falasorma 
    mais aussi des micro-régions adjacentes
    avec le seul passage du col de Vergio
    le col routier le plus haut de l'île à 1 477 m
    qui relie ainsi Albertacce dans le Niolo (En-Deçà-des-Monts) 
    à Évisa dans les Deux-Sevi.
    Il est situé sur une arête entre la Punta de Cricche (2 057 m) 
    du massif du Cinto au nord et Capu a Rughja (1 712 m).
     L'hiver le PC Neige de Corte informe les usagers de la route qui veulent franchir le col.

    Le col de Vergio est dominé par la statue du Christ Roi, monolithe de granit rose pesant 25 tonnes, haut de 6 m et 9,50 m avec son socle). Cette statue est l'œuvre du sculpteur corse Noël Bonardi (né le 14 février 1934 à Afa et mort le 15 mars 2012 à Afa;https://noelbonardi.wixsite.com/noel-bonardi/noel) installée depuis 1984. Elle est son œuvre monumentale la plus haute avec son socle installé en Corse.

    Nous avons deux cas d'école de conflictualité



    Conflictualité politique

    Plutôt que de passer par le col de Palmarellu et le golfe de Girolata, il serait possible de traverser par le col de Parma, plus exactement la Bocca di Melza (771 m), la plaine de Parma et la forêt de Pirio, reliant ainsi le Fango à Serriera.
    Ce projet avait étudié lors de le construction de la nouvelle route du Marsulinu mais les villages d'Osani, Curzu et Partinellu s'y sont opposés, car cette voie les auraient encore plus isolés, avec en plus à l'époque les soucis liés à la séparation administrative entre 2A et 2B.
    Une piste forestière existe pour rejoindre le pont de Pirio aux bergeries de Parma.

    Conflictualité géographique et écologique

    Dans la voie suivante, la conflictualité repose sur la hauteur des cols (et coût tunnel) et l'écologie afin de protéger des espaces et des patrimoines naturels exceptionnels. Mais la Corse elle-même n'est-elle pas un immense patrimoine exceptionnel ? La conflictualité s'y revèle entre la transformer en un zoo pour touriste qui ont le temps et l'argent pour visiter et un espace d'équilibre entre ce patrimoine et les habitants qui souhaitent un développement "minimum" des voies d'accès et de leur entretien toutes les saisons.

    Cette autre voie avait été initiée sous Napoléon III en passant par le col de Caprunale (1370 m), puis du refuge de Puscaghja, puis Bocca di Guagnarola (1833 m) pour rejoindre col de Vergio ou les bergeries de Tula ou à Tusella ou les bergeries de l'Aghiunghienti, ou Evisa,. Le large chemin pour "calèches" construit dans les années 1870 sous le col de Caprunale reste un monument des chemins de montagne en Corse et mériterait un entretien à la hauteur de ce patrimoine construit au Second Empire en utilisant des bagnards de l'époque et les hommes du Niolu.
    Pour relier le col de Caprunale au col de Vergio, il est aussi beaucoup plus aisé d'éviter Guagnarola et de passer par bocca di Cuccavera (1475 m) et bocca à u Saltu (1391 m), puis le pont de Casterica (1164 m) très proche de la route D84 qui monte au col de Vergio.















    Wednesday, November 1, 2023

    30 ans après; Balagne : la Route des Artisans, véritable vitrine de la microrégion

     Cette année, Strada di l'Artigiani fête ses trente ans. Outil de communication pour les producteurs et gage de qualité pour les visiteurs, l'association poursuit sa route dans le paysage balanin.

    Dans les ruelles de Pigna, de nombreux vacanciers se baladent avec une brochure rouge et bleue à la main. Exposé à l'entrée de l'atelier de verrerie Atraverre, ce fascicule propose à ses lecteurs un itinéraire à suivre pour aller à la rencontre de ses artisans.

    Tout juste arrivé sur l'île, Sergio se balade avec sa femme et son enfant : "Je suis architecte, donc tout ce qui a trait à l'art m'intéresse." Pour rejoindre Saint-Florent, le vacancier italien envisage quelques pauses chez des créateurs, en s'aidant de la fameuse brochure. Depuis trente ans, ce petit bout de papier est distribué en nombre sur le territoire. "On édite 35 000 exemplaires chaque année, c'est assez stable, explique Matthieu Graziani. On est présent sur plusieurs sites partenaires comme les offices de tourisme, mais aussi les hôtels et les aéroports."

    Grâce à la Route des Artisans, tous assurent gagner en visibilité

    Grâce à la coopération de ces acteurs du tourisme et aux panneaux qui ornent les chemins, l'association s'assure une visibilité au plus proche des potentiels visiteurs. "C'est un document que l'on donne automatiquement, au même titre que le plan de la ville, avance l'office de tourisme de Calvi. On en distribue entre 4 000 et 5 000 exemplaires par an. Cela permet aux vacanciers d'aller directement voir le producteur et de découvrir les villages typiques de l'arrière-pays." 

    "Il y a certaines personnes qui viennent grâce au catalogue, confirme Cécile Machado, créatrice de bougies à Lozari. Beaucoup aimeraient avoir un car qui les amène d'atelier en atelier." S'il est impossible pour tous les artisans de savoir quels visiteurs viennent spécialement grâce à La route des Artisans, tous assurent gagner en visibilité.

    "C'est quelque chose que les gens suivent, c'est un bon repère qualitatif pour eux", appuie Jocelyne Boyer, de l'atelier Vetrarte. À l'aide d'une charte stricte, l'association recense 45 créateurs implantés dans la microrégion.

    "L'association est un gage de qualité, insiste Mathieu Graziani, président et maître luthier à L'Île-Rousse. On sélectionne les artisans qui ont un savoir-faire et qui transforment la matière sur place." Après des contrôles de membres de l'association et le jugement d'une commission, de nouveaux venus peuvent être intégrés à la Route des Artisans. Une démarche volontaire de la part des créateurs, ou engagée par l'association.

    Dès le lancement de son activité de céramique artistique en 2007, Catherine d'Angeli a voulu s'associer à la Strada di l'Artigiani. "Ça faisait partie de mes plans, je souscris totalement à leur charte", explique la créatrice basée à Santa Reparata. Pour la céramiste, il n'est pas seulement question de communication mais de "valeurs partagées par les artisans". "C'est la seule publicité que je prends, et celle que je garderai jusqu'à la fin de ma carrière."

    Référence du 12/08/23

    https://www.corsematin.com/article/economie/45945301449025/balagne-la-route-des-artisans-veritable-vitrine-de-la-microregion

    GR 20 : retour à une fréquentation " normale " après un pic en 2022

    Le sentier de grande randonnée accuse une baisse du nombre de nuitées par rapport à l'année dernière, selon le Parc naturel régional, et retrouve des chiffres équivalents aux années d'avant Covid.

    Les années ne se ressemblent par sur le sentier de grande randonnée qui traverse la dorsale insulaire. Du nord au sud, en 16 étapes, le GR20 dessert une quinzaine de refuges dont la fréquentation varie d'une année à l'autre. Après une saison 2022 record, la fréquentation en 2023 affiche une baisse de l'ordre de 20 % pour retrouver son niveau d'avant Covid.

    "On estime qu'entre 15 000 et 18 000 randonneurs ont parcouru le sentier en 2022, avance Benoît Vesperini, le chef du pôle montagne au Parc naturel régional de Corse. Le refuge de Manganu, le plus fréquenté, a enregistré l'an dernier 15 712 nuitées. Le refuge de Ciottulu, le moins fréquenté, dépassait les 8 000 nuitées. L'année 2022 a connu une fréquentation exceptionnelle, avec des taux de remplissage parfois à la limite de nos capacités d'accueil. On sortait de deux saisons perturbées par le Covid, les gens avaient des envies de nature et d'évasion. D'autre part, les gens qui avaient réservé mais n'ont pas pu venir à cause de la pandémie avaient des avoirs valables jusqu'en 2022. Alors que dans certains sites naturels, on a opté pour la mise en place de quotas, sur le GR, on a préféré attendre."

    À Calenzana, village de départ du célèbre sentier, le gîte communal a encaissé plus de 8 000 nuitées en 2022, pour une recette dépassant les 90 000 €. Une fréquentation inédite qui a aussi permis la création d'une boutique de randonnée, A Partanza, afin de compléter l'équipement avant le départ.

    Juin a été prometteur avant une baisse...

    La saison 2023 a aussi démarré sur les chapeaux de roues, avec une affluence comparable à celle de juin 2022, bien qu'en légère baisse. Puis, les mois de juillet et août ont accusé une baisse plus franche. Et les perspectives pour septembre 2023 suivent la même tendance.

    "On devrait terminer la saison avec une fréquentation de l'ordre de 12 000 à 15 000 passages, reprend Benoît Vesperini. On ne s'attend pas à un mois de septembre très chargé, alors qu'il y a eu du monde jusqu'à la fin, en 2022. Le taux de fréquentation précis ne sera connu qu'en fin de saison, mais on revient sur un taux d'occupation plus normal, équivalent à celui de 2019."

    Chaque refuge du GR20 a une capacité moyenne de 100 places de bivouac et de 35 lits en bat-flanc. Pour favoriser la réservation, et connaître à l'avance le nombre de randonneurs attendus, le Parc naturel a adopté en 2023 une politique tarifaire très incitative. Ainsi, la nuitée en vente directe est facturée deux fois plus cher qu'une nuitée réservée.

    "En 2022, il y avait encore 40 % des randonneurs qui arrivaient sans réservation, précise le chef du pôle montagne du Parc. Cela nous a posé des problèmes, parce que certains refuges étaient déjà complets. On voudrait tendre vers 100 % de réservation pour avoir une visibilité sur les stocks, la gestion de l'eau, la préparation des repas. Cette année, on a beaucoup plus de réservations. On attend la fin de saison pour faire le bilan mais il semble que ce soit une bonne chose en termes d'organisation."

    Le comportement des randonneurs semble également évoluer. Ces dernières années, la part des hébergements privés a progressé sur le GR20, et le camping sauvage reste une réalité. Par conséquent, difficile de connaître le nombre exact de sacs à dos qui arpentent, chaque année, le célèbre sentier. 


    Référence du 29/08/23 

     https://www.corsematin.com/article/societe/2519018876972715/gr-20-retour-a-une-frequentation-normale-apres-un-pic-en-2022

    À L’Île-Rousse, un collectif et une pétition contre la construction d'immeubles

     U Cullettivu 66, composé de riverains, attaque en justice un permis délivré par la commune de L'Île-Rousse concernant la construction d'immeubles de quatre étages sur le terrain situé entre les écoles et le rond-point de Santa-Reparata

    Le permis de construire, délivré le 12 juillet 2023 par la commune de L'Île-Rousse, prévoit la construction de quatre immeubles en R+4 sur le terrain situé entre les écoles de L'Île-Rousse et le rond-point menant à Santa-Reparata. Dans ce lotissement dit du Moulin à vent, sur une superficie d'un demi-hectare, le projet prévoit la réalisation de 66 appartements, ainsi que de parkings en sous-sol, sur une hauteur totale de près de 15 mètres.

    La perspective de cette nouvelle promotion déplaît aux riverains qui ont décidé de constituer un collectif, baptisé Cullettivu 66. Un recours auprès du tribunal administratif de Bastia a été déposé le 25 septembre 2023 et une pétition en ligne rassemble près de 300 signataires. Le collectif justifie sa prise de position par la proximité avec les écoles et le taux de résidences secondaires, déjà élevé sur la commune. En effet, la ville de 3 224 habitants comporte 3 418 logements, mais 1 527 de ces logements sont destinés à la population permanente et 1 861 sont des résidences secondaires.

    "Il n'y a pas de problèmes de logement à L'Île-Rousse, mais des problèmes de politique du logement, assure le collectif. Lorsque nous avons réalisé ce qu'allait devenir ce lopin de terre, nous nous sommes dit que c'était pure folie qu'il puisse y avoir une énième promotion immobilière dont nous ne savons rien. Car il manque les informations sur la destination de la promotion et sa composition. On sait aujourd'hui que le T2 est surtout destiné à la location saisonnière. Les jeunes Île-Roussiens qui s'installent ont besoin de plusieurs chambres, pour fonder une famille."

    Un espace public pour les élèves

    Selon nos informations, ce n'est pas la première fois qu'un projet immobilier est balayé sur ce même terrain du Moulin à vent. Une première promotion privée, puis une promotion sociale confiée a Erilia, avaient été abandonnées. À chaque fois, c'est la hauteur des immeubles qui a causé du tort au porteur de projet. D'autres refus, notamment de la CDC, auraient été justifiés par de mauvaises conditions d'accès.

    Selon le Cullettivu 66, il en va aussi de la sécurité et du confort des 300 enfants des écoles.

     "Nul n'ignore que les principales victimes d'accidents urbains sont les enfants de moins de 10 ans : petite taille, mauvaise analyse latérale, mauvaise perception des sons et de la vitesse, assure le collectif. Nos écoles ont perdu 40 élèves en 5 ans car les écoles environnantes ont toutes développé des installations ludiques et sportives qui attirent les élèves. Comment est-ce possible que dans une ville de plus de 3 000 habitants, nous ayons une école primaire et maternelle avec seulement 20 places de parking. Il y a un terrain vague de 5 000 mètres carrés et il ne s'y passe rien, aucun projet dédié à notre jeunesse. Nous souhaitons que la mairie ou une collectivité autre rachète ce terrain, en fasse un espace public, un projet dédié aux élèves des deux écoles et ouvert à tous le reste du temps.

    Contactée, la municipalité de L'Île-Rousse estime qu'elle a de bonnes chances d'arbitrer le litige en faveur du collectif.

     "On a opposé un premier refus de permis contre ce projet, le 19 avril 2023, pour une question d'accès, puisqu'il y avait un avis défavorable de la CdC, rappelle Benjamin Genuini, conseil municipal en charge de l'urbanisme. Le projet a été remodelé et a finalement obtenu toutes les autorisations possibles, notamment des services de l'État. Mais il y a un point de droit qui nous a échappé : le règlement du lotissement du Moulin à vent interdit les constructions supérieures à une certaine hauteur. Ce point nous paraît fondé, le promoteur a été avisé et s'il n'apporte pas d'éléments contraires, le permis va être retiré."

    Le Cullettivu 66, prêt à aller devant les tribunaux, a peut-être déjà gagné son combat.

    Référence du 13/10/23

    https://www.corsematin.com/article/societe/13266585542251/a-l-ile-rousse-un-collectif-et-une-petition-contre-la-construction-dimmeubles

    Premier festival de l'écologie positive en Balagne

     Calvi; Des ateliers plus que complets, des scolaires venus en nombre, des moments de fête et de partage et surtout un bel engouement autour du respect de l'environnement. Bilan très positif pour la première édition de Green Orizonte.

    "Notre récompense, c'est la participation du public nombreux. Les gens étaient heureux, ils avaient le sourire aux lèvres. Nous avons su fédérer autour de la nature et du vivant. C'est une vraie réussite", estime Anne-Marie Piazzoli, la directrice de l'office du tourisme de Calvi-Balagne, au lendemain de la première édition de Green Orizonte. De vendredi à dimanche, le festival de l'écologie positive a rassemblé entre 2 500 et 3 000 personnes, depuis Calvi, Lumiu et Calenzana.

    350 000 € de budget

    Consacrée aux professionnels du tourisme et aux scolaires, sous un chapiteau dressé sur le terrain de l'Ortacce mais également dans plusieurs hôtels de la ville, la première journée était un condensé de conférences, d'ateliers, de pitch et de présentations sur le thème de l'écologie. Les professionnels ont pu découvrir ou redécouvrir les démarches d'écotourisme, avec l'écolabel européen et la démarche Rispettu, la réduction de déchets dans les structures d'hébergement, l'œnotourisme, la communication responsable ou encore l'alimentation durable. 

    " Tous les ateliers, les conférences, les tables rondes ont été d'une grande qualité, tant sur le plan des interventions que sur le fond," se félicite Jean-Baptiste Ceccaldi, hôtelier et président de l'office de tourisme intercommunal

    " À chaque fois, la jauge était atteinte ou dépassée, ce qui démontre l'intérêt des professionnels pour le programme proposé ", complète Anne-Marie Piazzoli. L'agence du tourisme de la Corse (au sujet de l'éco labellisation européenne), ainsi que l'Ademe et le Syvadec sont intervenus sur le thème de la réduction des déchets et des économies d'énergie.

    Des hôtels remplis et une saison qui s'allonge

    Le samedi matin, à Lumiu, et le dimanche matin, à Calenzana, le public était également au rendez-vous pour les randonnées à vélo, les balades à la découverte de la biodiversité et du paysage, les concerts et le repas durable de grande tablée avec de la " street food made in Corsica ".
    " Nous sommes très satisfaits de la fréquentation malgré la météo qui n'était pas avec nous, reprend Jean-Baptiste Ceccaldi. On avait pris le pari de délocaliser une partie du festival sur deux communes de notre périmètre intercommunal, avec du scepticisme sur la fréquentation. À notre surprise, ce fut une pleine réussite. " La partie festive n'était pas en reste non plus. Les frères Torracinta, le DJ Fakear ou encore les Balanins de Sumenta Nova ont assuré une ambiance digne des plus belles soirées d'été. Le but de cet événement, placé au début des vacances de la Toussaint, était de prolonger encore un peu la saison. " Les hôteliers et les socioprofessionnels de Calvi peuvent ainsi garder leur établissement ouvert jusqu'à fin octobre, voir au-delà, ambitionne le président de l'office du tourisme. C'est un positionnement assumé, dans un but d'étalement de la saison. Depuis plusieurs années, il fait encore beau et chaud en octobre. Nous avons ce que l'on peut appeler un été indien. "
    Partenaires de l'événement, des hôtels comme le Mariana, le Saint-Erasme, le Revellata, le Campo di Fiore ou encore les Arbousiers ont fait le plein durant le festival. Entre les intervenants et les prestataires de services, plus de 250 personnes sont venues spécialement à Calvi pour travailler dans le cadre de Green Orizonte. Une fréquentation qui s'est ressentie à l'échelle de la ville et que la météo pluvieuse et venteuse n'est pas parvenue à gâcher.

    À l'heure du bilan, les organisateurs du festival n'ont pas encore fait d'annonce concernant une deuxième édition. En attendant d'en savoir plus, la cité Semper Fidelis prépare le prochain gros événement : le trail de Calvi, prévu pour le samedi 11 novembre.

    Référence du  25/10/23

    https://www.corsematin.com/article/societe/18115993932248/le-festival-de-lecologie-positive-a-largement-trouve-son-public-en-balagne

    Une fermeture de route officielle dans la vallée de la Restonica, et les gens lèvent la barrière!

     La fermeture hivernale

    La fermeture hivernale de la D623 qui monte jusqu'aux Grutelle, devrait advenir sous peu. Beaucoup la jugent anticipée et aimeraient profiter plus longtemps du potentiel de cette partie de la vallée de la Restonica.

    h bon ? Je ne savais pas que la route fermait pendant l'hiver'', s'étonne Augusta, qui a profité des douces températures matinales pour se promener dans la vallée de la Restonica. "Pourtant, j'y suis montée un hiver avec mes enfants quand il neigeait et la barrière n'était pas fermée, souligne la Cortenaise. C'est une chance d'avoir un tel endroit à proximité de la ville, alors tant que la météo le permet, j'en profite." Comme beaucoup d'autres, la jeune femme de 31 ans ignorait que la portion de la route départementale 623 allant du camping de Tuani jusqu'aux Grutelle, effectuerait prochainement sa fermeture annuelle.

    "Deux à trois cents personnes sont déjà montées depuis ce matin", relate Théo Simonini, gérant du chalet des Grutelle qui l'assure : 

    "Même quand la route est fermée, beaucoup prennent le risque de monter et ne tiennent pas compte de cette interdiction." L'accès à cette partie haute de la vallée semble donc davantage régi par la météo que par la barrière. "C'est l'état de la route qui pousse les gens à faire demi-tour, mais certainement pas la barrière, ajoute Théo Simonini. Il s'agit aussi bien des locaux que des touristes car tous veulent profiter de la neige et s'amuser avec les enfants. Ici il y a de quoi faire, alors pourquoi s'en priver..."

    Une fermeture jugée inadaptée

    "C'est beaucoup trop tôt pour fermer", estime de son côté Philippe, qui resserre son mousqueton avant d'escalader à nouveau l'un des imposants rochers qui longe la RD 623. Le Toulonnais de 53 ans, déjà venu au printemps dernier, juge cette fermeture trop anticipée. 

    "Pourquoi ne pas la fermer lorsqu'il commence à neiger ? Je ne comprends pas. Beaucoup d'autres vallées adaptent leurs ouvertures et fermetures en fonction de la météo", commente-t-il. Il a beau n'avoir jamais été directement confronté à cette fermeture, le quinquagénaire l'assure : "Si les conditions le permettent, je monterai quand même, quitte à lever la barrière." Comme le font, finalement, beaucoup d'autres. Brice qui assure la sécurité de Philippe tandis qu'il escalade le rocher, se rend dix fois par an sur ce tronçon de la route pour "escalader, skier et faire de la rando". Et comme Augusta, il ne s'était "jamais aperçu que la route fermait".

    Probablement parce qu'une fois la barrière ouverte par un usager, celle-ci le reste jusqu'à ce que quelqu'un ne décide de la refermer. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Jean-François, qui s'était déjà rendu dans la vallée l'an dernier à la même époque. 

    "La barrière était levée et je n'avais aucune idée que la route fermait, donc j'étais monté dormir là-haut à la belle étoile, et je me suis fait verbaliser", raconte le Gardois de 67 ans. "C'est dommage", souffle de son côté Brice. D'autant que pour lui, la fermeture hivernale ne tombe pas aux bonnes périodes. "Pour grimper dans des conditions météorologiques optimales, on ne peut le faire qu'à partir de l'automne jusqu'au début du printemps, donc cette fermeture tombe pile sur les moments où je pratique mes activités", déplore l'Ajaccien qui considère aussi que la fermeture advient trop tôt. "S'il y a un risque manifeste d'avalanche ou d'éboulement, ça se justifie, autrement il faut adapter cette fermeture aux conditions de neige. Ça pousse les gens à enfreindre une règle." Pas pour tout le monde visiblement : "Je n'irai pas ouvrir une barrière qui est fermée, c'est certain. Si elle est fermée, c'est qu'il y a une raison." affirme de son côté le sexagénaire. "En revanche, c'est sûr que cela représente une perte conséquente pour la population, les touristes et donc les commerçants", glisse-t-il.

    La tenue, le 14 novembre prochain, d'une réunion entre la mairie et le service des routes de la Collectivité de Corse (CdC) sera-t-elle l'occasion d'évoquer ce sujet ? "L'ensemble des sujets propres au domaine routier, aussi bien dans le cadre des projets de l'ORT mais aussi de la Restonica, dont ce point-là, seront abordés", commente Xavier Poli. 

    Référence du 02/11/2023

    https://www.corsematin.com/article/societe/38153625417888/une-fermeture-de-route-officielle-pour-une-circulation-officieuse-dans-la-vallee-de-la-restonica

    L'accès aux soins est devenu plus problématique en Corse qu'à l'échelle nationale; une solution bricolée dans le Niolu

     Pas vraiment un désert médical, mais pas bien lotie non plus, avec une moyenne de 323 médecins pour 100 000 habitants soit 20 points de moins que la moyenne métropolitaine. La Corse est une région de bas de tableau en termes de densité médicale. Un classement qui cache toutefois une forte disparité entre Corse-du-Sud et Haute-Corse.

    Un nombre croissant de patients qui se retrouvent sans médecin traitant, des difficultés récurrentes pour obtenir un rendez-vous chez des spécialistes...

    L'accès aux soins est une problématique de plus en plus aiguë à travers la Corse, en zone urbaine comme en milieu rural, même si la tendance cache des disparités en lien avec l'urgence ou non de la demande, la spécialité concernée ou encore le profil de la portion du territoire concernée. Et, de ce point de vue, l'écart se creuse entre l'île et la moyenne nationale selon l'étude que vient de publier l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee Corse).

    En chiffres, voilà ce que ça donne : Au 1er janvier 2023, 1 126 médecins exercent en Corse, ce qui équivaut à une densité de 323 médecins pour 100 000 habitants contre 341 au plan national.

    L'île est un peu mieux lotie en généralistes, 159 généralistes pour 100 000 insulaires contre 147 à l'échelle nationale, mais manque nettement de spécialistes; 164 spécialistes pour 100 000 habitants contre une moyenne nationale de 194.

    S'agissant des soins dentaires et du maillage officinal, la balance pèse légèrement en faveur de l'île, 71 praticiens pour 100 000 habitants et 67 au national et 114 pharmacies pour 100 000 habitants contre 109, ce qui place l'île au 7e rang des 12 régions françaises, derrière l'Auvergne-Rhône-Alpes et juste devant le Grand Est. Toutefois, c'est la Corse-du-Sud, à l'évidence plus attractive pour la population médicale avec une densité de 350 praticiens pour 100 000 habitants contre 299 en Haute-Corse, qui permet de limiter le déclassement.

    C'est en Provence-Alpes-Côte d’Azur que la densité médicale est la plus élevée, soit 409 médecins pour 100 000 habitants, dont 171 généralistes et 238 spécialistes. Le territoire attire aussi plus de chirurgiens-dentistes et de pharmaciens que la moyenne, respectivement 95 et 125 pour 100 000 habitants.

    A contrario, la région la moins bien dotée est le Centre-Val de Loire, avec 256 médecins pour 100 000 habitants, soit 115 généralistes et 141 spécialistes. Une faiblesse des effectifs qui se retrouve chez les chirurgiens-dentistes (45 pour 100 000 habitants) et du côté des officines (104 pour 100 000)

    Référence

    du 01/11/2023

    https://www.corsematin.com/article/sante/12061426504508/sante-lacces-aux-soins-est-devenu-plus-problematique-en-corse-qua-lechelle-nationale

    Quand un enfant du village revient et sauve l'offre de santé du Niolu

    Calacuccia; Dès janvier 2024, le Niolu aura de nouveau un médecin permanent. Originaire d'Albertacce, le docteur Jean-Paul Langlade a revu ses plans pour ne pas laisser tomber les patients de sa vallée d'origine. 
    Depuis le 13 août 2023 et le départ de son unique médecin généraliste, le docteur Titus Ududec, la vallée du Niolu vit avec l'appréhension quotidienne de ne pas trouver de médecin permanent. Plusieurs pistes ont été étudiées, de la Corse jusqu'à la Roumanie. Aucune n'a été concluante. Jusqu'à la mi-septembre.
    Le docteur Jean-Paul Langlade était à l'origine un sparadrap prévu dès janvier 2024 pour ralentir l'hémorragie d'un Niolu qui se retrouvait sans médecin. Une fois de plus. S'il ne devait à l'origine consulter que quelques jours par mois pour profiter d'une paisible retraite à Albertacce, le médecin de 63 ans, a finalement fait le choix du cœur : "Impossible de rester au Bar des amis sans rien faire, alors que des gens avec qui j'ai grandi et qui m'ont vu grandir ont besoin de moi." Car s'il exerce la médecine générale depuis 33 ans en Ariège, Jean-Paul Langlade, comme son nom ne l'indique pas, est bien Niulincu. "Ma mère était une Albertini, d'Albertacce. Forcément", s'amuse le médecin.

    Docteur tout-terrain

    Devant la mairie de Calacuccia, plusieurs habitants sont venus le saluer en amont d'une réunion sur sa future installation. "Il aime tellement son village qu'il vient y finir sa carrière", se réjouit le maire d'Albertacce, Pierre-François Albertini. Finir ? Plutôt prolonger. À 63 ans, le docteur Langlade repousse de cinq ans la retraite qu'il devait prendre au 1er janvier.

    Avec deux cabinets dans les Pyrénées, Jean-Paul Langlade a roulé sa bosse dans les zones montagneuses et connaît les spécificités du rural, ses avantages et ses inconvénients. 
    "Je suis également toujours médecin coordonnateur dans un Ehpad et je travaille souvent avec un public âgé", souligne le médecin. L'homme partage également une conviction, celle qu'une vie médicale est possible dans le rural, loin de la fatalité. Et cela commence par la coopération entre les professionnels de santé.

    Une équipe de soins primaires existe déjà et est composée des infirmiers et du pharmacien de la vallée. "Elle est en sommeil. Mon rôle sera de l'animer pour une prise en charge pluridisciplinaire et de l'articuler avec les services sociaux car on a beaucoup de gens âgés qui vivent dans des conditions difficiles", indique Jean-Paul Langlade qui anime déjà une équipe de soins primaires en Ariège.

    Espoir en cathéter

    Également maître de stage, le médecin compte bien "créer les conditions pour attirer des étudiants en médecine pendant leurs stages", sans oublier le développement de la télémédecine. 
    À 82 ans, Lucie avoue son soulagement : 
    "On dort plus tranquille quand on a un médecin à proximité. Plus besoin de faire des heures de route." Récemment opérée du cœur, elle doit voir un médecin une fois par mois : "Pour l'instant je vais à Bastia ou à Corte mais c'est toute une organisation, assez fatigante. Et puis, en ville, les médecins ne prennent pas le temps de discuter. En plus, il parle corse. C'est parfait."

    Référence

    du  03/10/23

    https://www.corsematin.com/article/sante/17616005332458/quand-un-enfant-du-village-revient-et-sauve-loffre-de-sante-du-niolu

    Ces cimetières communaux au bord de la saturation en Cors

    Les cimetières insulaires accueillent, en proportion, trois fois plus de défunts que ceux du Continent.

    Dans l'île, le nombre d'enterrements est trois fois supérieur à la moyenne nationale, si bien que de nombreuses communes peinent à garantir des concessions aux administrés. Un casse-tête pour les élus qui doivent redoubler d'inventivité.

    À la veille de la fête des morts, 2 nov 2023, cette période à laquelle les cimetières ne sont jamais aussi visités, le fleurissement des tombes n'est pas le seul sujet de préoccupation dans les communes insulaires. Il en est un autre qui taraude bien davantage les élus : comment pousser les murs ? 

    "C'est un vrai souci, confie Mathieu Ceccaldi, le maire de Marignana. Nous avons trois cimetières pour plus de 400 tombes, et on touche les limites. Dernièrement, nous avons déplacé le columbarium afin de créer trois places supplémentaires, mais cela ne règle pas le problème. Le cimetière principal a fait l'objet d'une extension il y a une dizaine d'années, et nous envisageons d'en faire une nouvelle, car nous avons du mal à répondre aux demandes des familles."

    La dernière demeure de la diaspora

    Le sujet - plutôt explosif - prend de l'ampleur à mesure que le temps passe. Depuis le début de cette année, huit enterrements ont eu lieu dans cette commune d'une centaine d'âmes à peine. Soit huit fois plus que la moyenne nationale qui s'établit en général à une inhumation par an pour cent habitants.

    À l'échelle de l'île, ce taux est trois fois supérieur à celui que l'on observe dans la France entière. Autrement dit, les cimetières insulaires accueillent, en proportion, trois fois plus de défunts que ceux du continent. Les raisons : une population plus âgée - les plus de 65 ans représentent 29 % des habitants contre 25 % pour la moyenne - et surtout les personnes de la diaspora qui choisissent la Corse comme dernière demeure.

    Pour des raisons culturelles, la crémation est, en outre, un mode de sépulture moins répandu que sur le Continent. 

    Résultat : de nombreux cimetières sont au bord de la saturation. Sonia en a fait la douloureuse expérience. Il y a trois ans, cette aide soignante a perdu sa mère des suites de la Covid-19, et a rencontré bien des difficultés pour lui trouver une place au cimetière. 

    "J'ai essayé d'obtenir une concession dans la région d'Ajaccio, mais c'était presque impossible, explique-t-elle. J'ai donc abandonné et j'ai conservé l'urne funéraire chez moi, dans ma chambre, même si je sais que ce n'est pas légal."

    Depuis décembre 2008, la conservation d'une urne dans un domicile familial ou une autre résidence est en effet interdite. Ce cas, pour autant, en dit long sur le parcours du combattant auquel doivent faire face nombre d'administrés, alors même que la législation impose aux communes de fournir à leurs résidents une place au cimetière.

    Une difficulté encore plus importante en Corse, où les élus doivent répondre à des demandes de personnes originaires d'un village mais non domiciliées dans celui-ci. 

    "Il est délicat de s'en référer strictement à la loi quand une famille vient vous voir pour enterrer un proche, même s'il n'habitait pas la commune, glisse un élu du Nebbiu. Il y a un attachement au village et des codes culturels qui font qu'il n'est pas possible de leur opposer une fin de non-recevoir."

    "Nous construisons au-dessus des tombes"

    Le culte des morts complique aussi la tâche des décideurs, en interdisant très souvent d'effectuer des reprises de concessions, y compris pour des sépultures en déshérence. Le maire de Santa Maria è Sicchè, Guillaume Gugliemi, connaît bien ce problème. 

    "Une partie des concessions sont perpétuelles et, chez nous, elles sont depuis toujours gratuites, ce qui explique aussi la pléthore de demandes que nous recevons, glisse cet élu de la Pieve de l'Ornanu. Notre cimetière, qui s'étend pourtant sur 8 000 m2, arrive à saturation. Nous sommes contraints de demander aux familles qui ont des concessions de construire au-dessus des tombes, de monter en verticalité. Pour les autres, c'est compliqué. Nous envisageons une extension mais cela pose des difficultés foncières, cela nécessite des études de sol poussées, ainsi que des autorisations spécifiques." 

    C'est dire si le sujet vire parfois au casse-tête. Avec une pointe d'humour qui en dit plus qu'un long commentaire, un élu des Dui Sevi résume cette situation à bien des égards insoluble : 

    "Il y a quatre ans, un maire de la Loire avait pris un arrêté municipal interdisant à ses administrés de mourir pour dénoncer la pénurie de médecins. Pour la saturation des cimetières, on n'en est pas encore là, mais presque... " 

    Référence

    https://www.corsematin.com/article/societe/50451139374589/ces-cimetieres-communaux-au-bord-de-la-saturation-en-corse

    Galeria et Manso: trois baigneurs piégés par une crue de la rivière Fangu

    Conflits: touristes et crue dangereuse de la rivière Fangu

    Les pompiers de Haute-Corse sont intervenus, vers 16 h 30 ce lundi après-midi 05/06/23, pour porter assistance à trois personnes, deux enfants et un adulte, en difficulté après une crue soudaine de la rivière Fangu.
    Ces touristes d'origine allemande ont été évacués par l'hélicoptère Dragon 2B et les pompiers du Groupement de recherche et d'intervention en milieu aquatique. Aucun d'eux n'a été blessé. Les orages qui se succèdent en montagne rendent dangereuse la pratique de la baignade en rivière.

    Référence

    Conflits : la non-construction de 29 logements sociaux et de 8 villas à proximité de la chapelle de Calenzana

     François Colonna d'Istria a souhaité répondre aux arguments du tribunal administratif et de l'association U Levante qui ont motivé la non-construction de 29 logements sociaux et de 8 villas à proximité de la chapelle de Calenzana

    Les engins de chantier ne viendront pas, en face de la chapelle Sainte-Restitude de Calenzana. La cour administrative d'appel de Marseille a confirmé en juin 2023 la décision prise en première instance : le permis d'aménager un lotissement de huit lots à bâtir, ainsi que le permis de construire de onze bâtiments comprenant vingt-neuf logements sociaux, sont tous deux annulés. La commune de Calenzana avait délivré ces permis en 2020, se félicitant du caractère social de ce projet et de la perspective de loger une trentaine de familles non loin du village. Mais dans cette affaire, l'association de défense de l'écologie U Levante a eu gain de cause.

    "Malgré le code de l'urbanisme qui interdit les constructions en discontinuité, le maire de Calenzana avait délivré deux autorisations d'urbanisme pour deux très gros projets immobiliers sur 1,8 hectare d'espaces stratégiques agricoles constitués de terrains plats et très fertiles situés dans une magnifique oliveraie" expliquait l'association.

    Quelques semaines après la parution d'un article dans Corse-Matin, relatant la décision du TA, le propriétaire des terrains concernés par la promotion a souhaité sortir du silence pour dire son indignation et son incompréhension. François Colonna d'Istria souhaite aussi se défendre des allégations portées à son encontre.

    "Je ne suis ni le porteur du projet, ni un spéculateur, ni même un professionnel, tient à préciser le septuagénaire. Ces propriétés sont dans la famille depuis des temps immémoriaux. Nous les avons toujours exploitées et entretenues, nous y avions des vignes, nous y récoltions les olives. Il y a effectivement eu un projet, qui n'avait rien de spéculatif. Voyant les difficultés qu'ont les jeunes à accéder à la propriété, je me suis dit que, dans le droit fil de ce qu'a fait ma famille pour la commune, je pouvais faire quelque chose. Je me suis rapproché du Logis corse, demandant s'ils pouvaient réaliser un programme à connotation sociale, pour notre jeunesse et à un prix abordable. Sur les 29 logements sociaux, une moitié se destinait à de l'accession à la propriété et l'autre moitié à de la location. Je m'étais engagé à vendre ce terrain aux Logis corses pour moins de 45 € du mètre carré. C'est un tarif très en dessous du prix du marché. D'autre part, je me suis aussi engagé, puisqu'il était question que la commune termine l'assainissement de la zone de Sainte-Restitude, à participer à hauteur de 180 000 euros sur le fruit de la vente aux Logis corses. En contrepartie, je voulais faire un lotissement de huit lots, sur un terrain total de 17 ha, sans détruire aucun olivier puisque les maisons auraient été implantées au milieu."
    Dans cette affaire où s'opposent écologie et besoins sociaux, l'arbitrage ne pouvait être que délicat. Au terme, la satisfaction d'U Levante est sans doute à la hauteur de la déception du propriétaire.

    "Je suis un particulier épris de l'intérêt public"

    François Colonna d'Istria est le petit-fils de Joseph Marini, maire de Calenzana durant un demi-siècle, et le neveu de Philippe Marini, qui a fait un mandat au tournant des années 1980. Dans la lignée de ses aïeux, François Colonna d'Istria a aussi porté l'écharpe durant les années 1990.
    "Je suis indigné, au plus profond de moi-même : s'il y avait bien un projet qu'il aurait fallu regarder de plus près, c'est celui-là. Je crois que c'est le seul en Haute-Corse qui émane d'un privé qui contacte un organisme social, qui fait un prix aussi abordable et participe à la construction d'un équipement communal. La contrepartie, c'est huit lots dont deux réservés à mes enfants. Je suis d'autant plus amer au regard de l'héritage familial. Les Marini ont donné à la commune les sources des Nove ochji, pour l'alimenter en eau. Mon grand-oncle a donné le terrain du stade, dans le village, en échange d'un pierrier dans la plaine. Je voulais m'inscrire aussi dans cette lignée-là. Mais je constate que la somme des intérêts particuliers ne fait jamais l'intérêt général. Le projet est terminé, je n'y donnerai plus suite, par dégoût, et par indignation. J'interpelle U Levante à propos des termes de spéculation et de promotion. Ce sont des mots que je réfute ! Je les invite à trouver d'autres particuliers qui se sont comportés comme je l'ai fait, dans l'intérêt de ma commune. Tel un particulier qui a toujours été épris de l'intérêt public."

    Voir les commentaires pour y analyser cette conflictualité 

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    Tempête du 18 août 2022 en Corse : dans les campings, un souvenir douloureux


    Deux des cinq victimes de la violente tempête du 18 août ont perdu la vie dans des campings, un homme de 46 ans à Calvi, une enfant de 13 ans à Sagone.

    Au camping Le Sagone, plus personne n'occupe l'emplacement numéro 103. C'est là où, le 18 août 2022, peu après 8 heures du matin, un arbre, déraciné par une tornade, s'était abattu sur une tente occupée par deux jeunes sœurs autrichiennes. L'aînée, âgée de 13 ans, y avait perdu la vie, un autre membre de la famille était grièvement blessé. 

    Au même moment à Calvi, au Club Olympique, un homme de 46 ans mourait dans son bungalow, écrasé lui aussi par un arbre, tandis que le camping Dolce Vita était dévasté et une cliente Italienne se retrouvait en état d'urgence absolue.

    Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin arrivait à Sagone en fin d'après midi, déplorant un phénomène météorologique aussi imprévisible que violent. La préfecture publiait un arrêté interdisant le couchage sous tente, la mesure entraînant ainsi l'évacuation d'une partie des campings de Corse, le temps de lever l'alerte.

    Le 18 août, l'alerte n'avait été donnée qu'à 8 h 30 par la préfecture, "soit 20 minutes après le drame", précise-t-il. 

    "Nous avions eu une alerte jaune la veille, mais des alertes de ce type, on en reçoit tout le temps ! La vérité est que Météo-France n'a pas les outils pour prévenir ce genre d'événements." Au lendemain du drame, tous les arbres du camping ont été expertisés. "Nous avons marqué et coupé tous ceux qui présentaient une fragilité. Certains arbres qui sont tombés ce jour-là étaient pourtant bien enracinés, mais ils ont été vrillés par le derecho (phénomène météorologique qui produit de très fortes rafales ndlr)."

    Contrairement au camping Dolce Vita à Calvi qui avait dû fermer ses portes plusieurs jours en raison de dégâts trop importants, à Sagone, seul un bungalow a été totalement détruit. 

    "Ici, la plupart des tentes ne se sont même pas envolées, la tornade a dévasté certains endroits seulement. Plusieurs clients de retour cette année, et qui avaient pourtant tout perdu ce jour-là, nous ont dit que nous n'étions pas responsables du malheur qui est arrivé", souligne le propriétaire.

    La grande majorité du personnel qui travaillait l'année dernière a renouvelé son contrat pour la saison. Plusieurs employés ont bénéficié d'un suivi psychologique, à l'initiative d'Éric Cascio.

    "Ils en avaient besoin. Aujourd'hui, tout le monde évite le sujet, mais, forcément, on y pense tous, dit-il tristement. Nous n'avons plus de contact avec cette pauvre famille. Que leur dire ? On n'ose pas. Nous avons planté un olivier à l'endroit où c'est arrivé, c'est la seule chose que nous pouvions faire... et nous souvenir."

    Référence

     https://www.corsematin.com/article/societe/69848256962646/tempete-du-18-aout-2022-en-corse-dans-les-campings-un-souvenir-douloureux

    soirée consacrée aux communautés de Saint-Erasme et de Saint-Antoine, confréries, à l'occasion des Journées du patrimoine

     Au fort Charlet de Calvi, une plongée dans l'intimité des confréries

    Le centre de conservation et de rénovation du patrimoine mobilier de Corse, situé dans le fort Charlet de Calvi, a été, ce vendredi soir, le théâtre d'un événement inhabituel en ces lieux. Il s'agissait, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, du vernissage d'une exposition photographique consacrée aux deux confréries calvaises : Saint-Erasme et Saint-Antoine.

     J'ai découvert il y a quelques années le centre de restauration du patrimoine de Calvi, relate Olivier Sanchez. Sarah et Carine, qui y travaillent, me l'ont fait visiter et je me suis tout de suite imaginé sur des projets photos personnels : les murs en granite, les grands espaces, les plafonds hauts se prêtent parfaitement à une exposition de photos. On a donc décidé d'exposer dix clichés en format 250 cm x 180 cm sur la vie des confréries de Calvi. C'est un parcours initiatique, l'introduction d'un événement plus important qui viendra à compter de juillet 2024. "

    Ami de longue date du photographe, Christophe Perrimond est aussi le prieur de la confrérie Saint-Erasme de Calvi. C'est un peu lui qui a facilité l'immersion d'un appareil photo dans les moments les plus solennels de la vie religieuse, notamment la préparation de la Semaine sainte et du Catenacciu. Passionné par l'histoire de sa ville, Christophe Perrimond a complété l'exposition photographique par un long propos sur l'histoire des confréries à Calvi. Les origines, la fonction sociale, le patrimoine matériel et immatériel des différentes communautés religieuses a été abordé, avec force d'exemples et de références.

    Un livre de 300 pages bientôt édité

    La dizaine de photos exposées au fort Charlet va être complétée, l'année prochaine. " Il y en aura 80 supplémentaires, annonce Olivier Sanchez. Ce sera quelque chose de plus large, de plus élaboré, et cela concernera les confréries de toute l'île. Dans le même temps, un livre de 300 pages va être édité. C'est le fruit d'un long travail de collecte, dans la discrétion, l'humilité et surtout la confiance que m'ont accordée tous les confrères. J'espère qu'ils se reconnaîtront dans ce travail. "

    Une centaine de personnes était présente pour ce vernissage au fort Charlet. Il y avait des amis d'Olivier Sanchez et de Christophe Perrimond, des confrères, des élus. Un intérêt populaire qui valide la pertinence d'une telle exposition, dans ce lieu. En tout cas, la directrice du centre était convaincue : " Je remercie chaleureusement Olivier Sanchez pour sa confiance, pour son amour de l'art, du patrimoine et du travail bien fait, a assuré Sarah Le Berre-Albertini. Parallèlement à son travail de photo reporter, il a trouvé le temps de poursuivre un projet un peu spécial, pendant près de 25 ans, celui de documenter l'activité des confréries religieuses. Au bout d'un quart de siècle, on imagine à quel point il fait désormais partie du décor, ce qui lui permet de capter des instants où les confrères sont tout à fait naturels, plongés dans leur foi et n'ont plus conscience d'être pris en photo. Cela nous offre des images magiques. Je ne doute pas que ces photographies feront un jour partie des archives de la Corse, car c'est un travail de fond, une mine précieuse pour documenter un phénomène contemporain, le renouveau des confréries. Les confréries ont toujours eu une part active dans la société corse, elles ont même largement contribué à la construction du patrimoine religieux insulaire, surtout aux XVIIe et au XVIIIe siècles, grâce à des commandes prestigieuses d'œuvres d'art, de tableaux, de statues, de retables qui furent commandés par les confrères aux plus grands maîtres baroques italiens." Une exposition à découvrir un vendredi sur deux, lors des ouvertures du fort au public.

    Réference

    intrusion saline dans la nappe de la Figarella, aquifères de Calvi; danger de l'eau devenue non-potable?

     intrusion saline dans la nappe de la Figarella

    Dans l'aquifère côtier qui alimente la commune de Calvi, la salinité de l'eau augmente légèrement chaque été. Techniciens et scientifiques surveillent ce phénomène de biseau salé que des puits et forages non déclarés pourraient amplifier.

    Comment est gérée l'eau sous nos pieds ? 

    Si le niveau d'un cours d'eau ou d'un barrage apparaît à la vue de tous, ce n'est pas le cas de la ressource souterraine. En Balagne, où l'eau est un peu plus rare et un peu plus chère qu'ailleurs en Corse, il existe de nombreux puits et forages dont une partie n'est ni contrôlée, ni recensée. Cette extraction "sauvage" de l'eau peut-elle mettre à mal la ressource ? Une nappe côtière trop sollicitée peut être victime d'intrusions salines qui rendraient son eau non potable.
    Sur la commune de Calvi, la nappe de la Figarella, en contrebas de l'aéroport, fournit une partie de l'eau qui alimente la ville. L'office de l'équipement hydraulique y exploite quatre forages, tous rigoureusement contrôlés sur la qualité comme sur la quantité. "Il y a un arrêté préfectoral qui définit la quantité maximale de prélèvement, indique Ange de Cicco, le directeur de l'office de l'équipement hydraulique de la Corse. Nous sommes plus stricts que l'arrêté, nous n'atteignons jamais les limites, afin de préserver la nappe des intrusions salines. En saison estivale, nous basculons sur le barrage de Codole, qui devient la principale alimentation en eau de Calvi."

    Besoins

    Une ville de la taille de Calvi a besoin d'environ 850 000 mètres cubes d'eau par an. En tenant compte de pertes sur le réseau de l'ordre de 15 %, cela équivaut à 1 million de mètres cubes puisés dans les différentes sources d'alimentation. La difficulté est que les besoins les plus importants interviennent l'été, lorsque la ressource est le moins disponible. "Calvi, comme d'autres villes de Corse, cumule les risques, estime Frédéric Huneau, hydrogéologue à l'Université de Corse. Elle est très touristique, elle est située sur le littoral et puise son eau dans la rivière voisine, le champ captant de la Figarella. Le niveau de la nappe diminue durant l'été, et cela induit une arrivée d'eau de mer en profondeur. L'eau se charge progressivement en minéraux ; on parle d'un taux de conductivité. Au-delà de 1,5 gramme de minéraux par litre d'eau, elle n'est plus considérée comme potable car elle ne correspond plus à un usage courant. Ce 1,5 gramme, ce n'est pas énorme, il y a des eaux minérales qui sont au-dessus."

    Risques

    Lorsque la salinité de l'eau commence à croître, l'office hydraulique réduit son volume de pompage. Un système de monitoring permet une surveillance quotidienne de ce phénomène naturel bien connu des scientifiques, mais pas du grand public. "L'arrivée de l'eau de mer se fait très progressivement, on peut la détecter et ralentir ou arrêter le forage, reprend Frédéric Huneau. Une bonne surveillance, c'est ultra-stratégique. Au retour des pluies, le biseau salé va être expulsé vers la mer par simple écoulement gravitaire. On retrouve alors de l'eau exploitable. Mais en cas de très forte intrusion saline, la salinité va rester dans le sol et maintenir une salinisation résiduelle sur le long terme. Cela mettrait de nombreuses années à se résorber. Cela s'est déjà vu dans toute la frange aride de la Méditerranée, en Espagne, en Tunisie."

    Le BRGM, ou Bureau de recherches géologiques et minières, est en charge de l'étude des sous-sols en France. Ses services éditent une "banque des sous-sols" dans laquelle apparaissent des aquifères ainsi qu'une partie des ouvrages de prélèvement d'eau souterraine. "Durant l'été 2017, deux forages du champ captant de la Figarella avaient été contaminés par un rentrant salé, glisse Baptiste Vignerot, le directeur BRGM de Corse. Il avait fallu arrêter leur exploitation le temps de faire redescendre le taux de conductivité. Le risque de biseau salé existe, il est repéré chaque été en aval de la route territoriale. Il est extrêmement suivi, au même titre que les aquifères du Fiumorbu ou du Bevincu, qui peuvent avoir le même problème."

    grandeur principale

    Ces deux dernières années, l'office hydraulique a puisé une moyenne de 540 000 mètres cubes par an dans la nappe de la Figarella. Un volume qui tend à baisser puisque ces trente dernières années, c'étaient en moyenne 833 000 mètres cubes qui étaient puisés. Difficile de s'imaginer, en circulant en voiture entre le rond-point de Calenzana et celui de l'aéroport, qu'un aquifère de plusieurs dizaines d'hectares, et profond de 15 à 20 mètres, se trouve sous nos roues. "Les eaux souterraines, c'est notre principale ressource en eau douce, rappelle Frédéric Huneau. Ceux qui la gèrent, ils gèrent l'invisible. La plupart des gens ont une assez mauvaise conception de ce qui se trouve sous nos pieds."

    Réference