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Friday, November 10, 2023

18 sept 2023: épisode de pollution aux poussières désertiques

 Une procédure d'alerte à la pollution de l'air est déclenchée par la préfecture de Corse pour la journée de lundi 18 septembre

Dans un communiqué diffusé ce lundi midi 18 sept 2023, Qualit’Air Corse indique que les concentrations en particules fines dans l'air restent élevées notamment sur la Corse-du-Sud pour cette journée du lundi . Pour la Haute-Corse, bien que les niveaux prévus sont moins importants, une augmentation régulière des concentrations est prévue pour la journée.

Le nuage de particules fines devrait s'éloigner progressivement vers l'Est pendant la nuit de lundi à mardi et les niveaux de qualité de l'air sur l'ensemble de la région devraient revenir à la normale pour la journée de demain.

En attendant, l’organisme de contrôle de qualité de l’air recommande « à tous de limiter ses efforts sur l'ensemble de la Corse pour aujourd'hui et particulièrement pour les personnes les plus sensibles. »

Référence


« Construire est devenu un acte de bravoure »

 Jean-François Luciani, président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud : « Construire est devenu un acte de bravoure »

À l'occasion des Rencontres des Métiers du Gros Œuvre, qui se déroulaient au Palais des Congrès d'Ajaccio jeudi, vendredi et samedi du 21 au 23 septembre 2023 le président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud, Jean-François Luciani, est revenu pour CNI sur la situation actuelle de la construction en Corse. Entre inflation, taux d'emprunt qui augmentent et raréfaction des permis de construire, 2024 s'annonce d'ores et déjà difficile pour le secteur.

- Comment se porte le secteur du BTP aujourd’hui en Corse ?

- La fin d’année est conforme à ce qu’a été 2023, c’est-à-dire que nous sommes sur des domaines d’activités intéressants avec des permis qui ont été octroyés il y a quelques mois, voire quelques années, donc on termine ces chantiers en cours. 2024 s’annonce en revanche beaucoup plus inquiétant pour plusieurs raisons, à commencer par l’augmentation du coût des matières premières qui a conditionné une augmentation générale du coût de la construction. Il est certain que la tendance qui a été de tout construire pendant des années a fait que les matériaux ont flambé. La guerre en Ukraine a aussi fait que tous les matériaux ont connu une hausse assez conséquente allant de 40% pour certains à 100 ou 150% pour d’autres. D’autre part, la rareté des terrains à construire a incidemment augmenté leur prix. Et puis enfin, il y a aussi une augmentation des taux des prêts bancaires. In fine, l’économie générale de la construction se retrouve très impactée par tout cela. Construire aujourd’hui est devenu un acte de bravoure.

- Vous en parliez, la conjugaison de l’inflation, des taux d’emprunt qui augmentent, ainsi que de la difficulté d’obtenir un permis de construire ont-ils contribué à ralentir le marché de la construction neuve en 2023 ?

- Le marché de la construction est en train de s’écraser. Mais c’est surtout sur 2024 où nos plus grosses inquiétudes font jour puisque nous sommes confrontés à une baisse très conséquente des volumes de mètres carrés à construire.  

- Cette crise importante a-t-elle déjà conduit des acteurs de la fédération du BTP de Corse-du-Sud à devoir cesser leurs activités ?

- Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là. Mais nous avons des alertes qui sont aujourd’hui très inquiétantes, aussi bien au niveau du tribunal de commerce que du réseau de la fédération du BTP. On constate que toutes les régions de France sont touchées par cette forte déflation.

- Au niveau local, on sait que d’autres problèmes viennent également contrarier le secteur de la construction. Au cours des derniers mois, on a ainsi vu des attentats se multiplier contre des immeubles en construction, voire contre des engins appartenant à des entreprises de BTP. On se souvient d’ailleurs du communiqué que les fédérations corses avaient publié il y a quelques mois afin de marquer leur inquiétude. Quel impact cette situation a-t-elle eu ?

- Cela a plutôt eu un impact sur le fondement de ce que nous sommes. Nous sommes des constructeurs, donc nous avons simplement le devoir de réaliser ce qu’on nous commande. Nous ne sommes pas des politiques, nous n’agissons pas sur l’aménagement du territoire, et donc nous sommes des acteurs économiques qui font des choix en matière de construction, mais pas décideurs. Nous construisons là où d’autres ont fait le choix de permettre de construire. La morosité qui a atteint ceux qui ont été victimes de tels agissements nous a secoués, mais il y a là-dessous un point politique qui concerne une vision de l’aménagement du territoire qu’il faudra avoir en Corse à un moment donné. Nous sommes solidaires vis-à-vis de ceux qui ont été victimes de tels actes parce qu’ils ont simplement eu le devoir de réaliser la commande qu’on leur a passée. 

- Dans un autre registre, face à la multiplication des épisodes de canicule, le secteur doit également s’adapter. Des évolutions qui vont conduire à changer un peu le métier ?

- Nous sommes forcés de nous adapter, notamment en matière de méthodologie de travail, car le capital d’une entreprise ce sont ses salariés. Préserver nos équipes et les faire travailler dans les meilleures conditions c’est un devoir de chef d’entreprise. Et puis les matériaux vont également sûrement évoluer pour être plus à même d’être mis en œuvre dans des conditions difficiles. 

- Quelles sont les perspectives pour 2024 ?

- Une baisse très inquiétante au niveau du neuf. La rénovation énergétique est le domaine vers lequel les entreprises qui faisaient du tout construire devraient pouvoir effectuer une mutation et retrouver un volume d’affaires assez conséquent. Mais cela ne se fait pas en quelques heures, il faut modifier la structure même de l’entreprise, s’adapter, découvrir cette activité. Ce secteur d’activité n’est pas encore complément épanoui. C’est un domaine sur lequel nous avons de fortes espérances, mais le volume d’activité aujourd’hui disponible pour que l’on puisse travailler n’est pas à la mesure de ce que l’on pourrait escompter. 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Jean-Francois-Luciani-president-de-la-federation-du-BTP-de-Corse-du-Sud-Construire-est-devenu-un-acte-de-bravoure_a73703.html

Wednesday, November 8, 2023

la philosophe Joëlle Zask, IUF fait une étude sur la Corse

 Et si l’on pouvait trouver en Corse des réponses à la crise environnementale dans laquelle a plongé la planète ? C’est le défi que la philosophe Joëlle Zask, membre de l’Institut Universitaire de France et du Centre Norbert Elias, spécialiste du pragmatisme et de philosophie sociale, et professeur à l’université d’Aix-Marseille, a choisi de relever. Elle nous présente cette étude en cours de réalisation.

- Pouvez-vous nous exposer en quelques mots l’objet de votre étude ?

- La problématique de départ est celle-ci : trouverait-on en Corse des réponses aux questions que la crise environnementale nous pose désormais ? Le regard que nous portons est celui d’une philosophe – moi-même – et d’un photographe – Simon Birman, avec qui je travaille. Sans nier les réalités locales souvent complexes, voire conflictuelles, nous voudrions recueillir un legs précieux, parfois inaperçu, sur lequel pèse actuellement la double menace de la sanctuarisation et de la destruction de l’environnement.
Cet objectif étant fixé, le projet demeure largement ouvert. Sa réalisation va dépendre des interlocuteurs que nous rencontrerons, de nos observations et de nos parcours, de notre formation sur place, de la fréquentation assidue des lieux… Mais le travail est aujourd’hui suffisamment avancé pour savoir qu’il est pertinent, que ça vaut la peine de poursuivre.

- Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de réaliser ce travail ?

- Le point de départ, ce sont plusieurs personnes qui m’ont invitée à écrire sur la Corse ; des personnes qui m’ont entendu causer et connaissaient mon approche, mon point de vue sur la démocratie comme culture, mode de vie, et son lien avec l’écologie. On m’a dit de plusieurs côtés : « Il y a quelque chose qui nous intéresse, nous, Corses, là-dedans… ». En fait, j’ai été invitée à exercer mes concepts au contact de la Corse… J’ai été d’abord surprise, ne connaissant rien à cette île, mais me voilà mordue ! Au cours de mes premiers séjours, j’ai progressivement compris le pourquoi de cette invitation qui m’était faite. Et quel en était l’enjeu. Qu’est-ce qui, dans ma perspective, dans ma sensibilité, pouvait entrer en résonance avec des expériences, des phénomènes, des paysages de Corse ? Plusieurs choses m’ont frappée qui constituent pour l’instant les divers objets de mon étude. Il y a par exemple le cédrat, un agrume auquel colle un imaginaire puissant à partir duquel revisiter les relations tout à fait uniques entre la Corse et les Juifs, ce qui me concerne pour le coup.
Il y a aussi le châtaignier, « poule aux œufs d’or » et « arbre de la liberté », symbole depuis Pascal Paoli de l’indépendance alimentaire et des libertés politiques en même temps. J’ai écrit un article paru dans Robba en décembre 2022 en même temps que dans AOC média sur ce sujet. 
Il y a aussi les animaux autogouvernés en quelque sorte, à l’aise sur leur parcours, sans berger ni chien. Eux aussi illustrent le rapport entre le soin du paysage (paese) et la défense des libertés que je cherche à observer en Corse. Et plein d’autres sujets…

- La liberté, c’est une notion qui est importante pour vous ?

- Absolument. C’est fondamental. Pour moi qui suis spécialiste par goût de philosophie dite politique, la liberté, ce n’est pas « faire ce que je veux » mais agir, seule ou avec d’autres, entreprendre, expérimenter, transformer le monde disait Marx ! Je ressens en Corse un attachement très fort à la liberté d’action alors que, sur « le continent », on ne l’aime pas tellement. On lui préfère l’égalité notamment. Cette liberté d’action est pourtant et toujours contextuelle : on n’agit pas dans la stratosphère, mais en présence d’un environnement bien précis, en dialogue avec ce dernier. La conscience d’un partenariat avec la nature dans la construction de soi et l’usage des libertés est extrêmement prégnante dans la « Corse de l’intérieur », je l’apprécie beaucoup et la partage.

- Sous quelle forme pensez-vous rendre publique cette étude ?

- On l’imagine sous la forme de tableaux à la fois narratifs et photographiques composés au sein d’un dispositif quadrangulaire qui rassemble le lieu, la personne qui en parle, le photographe et moi-même qui observe et pose des questions. Il en résultera un livre conçu un peu comme une promenade. Avec les photographies argentiques en noir et blanc de Simon Birman, ce qui leur donnera une épaisseur temporelle soulignant le soi-disant “retard” des paysages corses : un « retard » dont on dit souvent qu’aujourd’hui il se révèle une avance… Nous envisageons aussi une exposition de photos ponctuée de textes et de sons, une journée d’études, pourquoi pas un colloque.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Quand-une-philosophe-politique-fait-une-etude-sur-la-Corse_a73985.html

EN IMAGES: 18 oct 2023 Pietracorbara, ~15 tortues caouannes sont nées

C’est l’heureux dénouement d’une longue attente. Ce mercredi, les œufs pondus en juillet dernier sur la plage des Pietracorbara ont commencé à éclore. Plusieurs dizaines de bébés sont sortis et ont gagné la mer à la seule force de leur instinct.

L'été 2023 aura été marqué par les pontes de tortues caouannes sur le littoral corse. Bien que ces créatures marines se fassent plutôt discrètes dans cette région du monde, le Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate a confirmé une année exceptionnelle avec au moins deux cas de pontes sur l'île. Après une première éclosion le 18 septembre à Coti-Chiavari, une autre a suivi ce 18 octobre à Pietracorbara, avec la naissance d'une quinzaine de bébés tortues qui ont rejoint la mer de manière naturelle.

La découverte de ce nid de tortues caouannes remonte au 8 août dernier, lorsque des vacanciers ont observé une "tortue géante se dirigeant vers la mer". Cet événement a immédiatement mobilisé de nombreuses acteurs afin de garantir le succès de la ponte. "Les agents du Parc marin, les agents des services départementaux de l'OFB, de la CdC, du conservatoire du littoral, de la commune de Pietracorbara, les gendarmes de Brandu, l'association "Cétacés Association Recherche Insulaire" et les bénévoles du Collectif "TORTUGA - les gardiens du nid" se sont relayés pour assurer une surveillance constante du nid. Ce dispositif a été coordonné par Cathy Cesarini, la référente du Réseau Tortues Marines de Méditerranée Française en Corse (RTMMF), en étroite collaboration avec le Parc." détaille le Parc dans un communiqué.

 Un phénomène exceptionnel en France

Une fois les éclosions terminées, le  Réseau Tortues Marines de Méditerranée Française (RTMMF) analysera les prélèvements pour obtenir des données plus précises et tenter de mieux comprendre ce phénomène à long terme. Comme l'a expliqué Cathy Cesarini, présidente de l'association CARI (Cétacés Association Recherche Insulaire) et coordinatrice régionale du RTMMF il y a quelques mois dans nos colonnes, ces tortues pondent généralement en Grèce, en Turquie ou à Chypre, mais rarement sur les côtes françaises ou italiennes.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/EN-IMAGES-Pietracorbara-Une-quinzaine-de-tortues-caouannes-sont-nees_a74236.html

Tuesday, November 7, 2023

L'émission "Sale temps pour la planète" propose un numéro inédit "Corse, les possibilités d'une île" sur France 5.

 L'émission "Sale temps pour la planète" propose un numéro inédit "Corse, les possibilités d'une île". Le reportage est diffusé le lundi 30 octobre 2023 à 21 h sur France 5.

Morad Ait-Habbouche braque ses caméras sur la Corse pour un nouvel épisode de sa série documentaire "Sale temps pour la planète." Dans ce reportage captivant de 52 minutes intitulé "Corse, les possibilités d'une île", le journaliste met en exergue la vulnérabilité de l'écosystème insulaire face aux bouleversements climatiques.

Le documentaire aborde des problématiques bien connues sur l'île, notamment les pénuries d'eau et les sécheresses à répétition. Dans une région montagneuse où les cascades, les rivières et les sources sont en abondance, ces problèmes suscitent l'interrogation, notamment chez les spécialistes de l'hydrobiologie. Les intervenants pointent du doigt le manque de politiques pragmatiques en matière de gestion de l'eau en Corse. Ils évoquent des exemples frappants, tels que le stockage d'eau dans certains villages pour prévenir les pénuries estivales, ou encore la construction d'une usine de dessalement à Rogliano, ce dernier cas semblant paradoxal dans une région où les précipitations atteignent près d'un mètre par an.

Le reportage met également en lumière les efforts déployés par des familles, principalement actives dans l'élevage et la viticulture, pour trouver des solutions face à ces défis grandissants. En outre, il insiste sur l'importance de préserver la biodiversité locale, en particulier les herbiers de Posidonie, mis à mal par l'essor du tourisme nautique. Cette investigation sert de rappel à l'ensemble de la communauté internationale sur les enjeux cruciaux auxquels fait face la Corse en matière de durabilité et de préservation de son environnement unique.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Sale-temps-pour-la-Planete-Corse-a-voir-ce-lundi-30-octobre-sur-France-5_a74276.html

Forages privés : de la discrétion à l'omertà

 

Calvi; Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. Dans l'île, 30 à 50 % des nouveaux forages ne seraient pas déclarés.

Depuis le 1er janvier 2009, les puits et forages doivent faire l'objet d'une déclaration en mairie. Cette déclaration donne droit à un certain volume de prélèvement. Lorsque les besoins sont plus importants, pour l'agriculture ou l'industrie, il faut une autorisation de type arrêté préfectoral. Les professionnels sont obligés de jouer le jeu, mais souvent, les particuliers préfèrent rester sous les radars. 

"Nous n'avons pas de liste précise des particuliers qui ont un forage ou un puits, reconnaît Ange Santini, le maire de Calvi. Nous avons eu très peu de demandes en mairie et nous n'avons aucun moyen de les recenser. J'estime qu'il y en a une cinquantaine sur la commune, dont certains sont très anciens. Ils servent souvent à alimenter des potagers, des piscines ou des petits bassins. Les volumes prélevés sont dérisoires, ils représentent tout au plus 5 % de la consommation de la ville. Jamais ils ne pourront provoquer l'intrusion d'un biseau salé. Il y a un risque virtuel, il est annihilé par la technicité de l'office hydraulique."

Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. La déclaration en mairie leur incombe pourtant. "Pourquoi vais-je payer pour une eau que je prélève et que je remets immédiatement dans la terre ?", s'interroge un Calvais qui n'a pas voulu s'attarder sur le sujet.

La moitié des ouvrages ne sont pas déclarés

Les entreprises de forage, souvent complices de cette omertà, rechignent aussi à aborder le sujet : 

"On nous appelle, on nous dit où forer et on s'exécute, glisse un professionnel du sud de l'île, qui intervient régulièrement en Balagne. On trouve généralement de l'eau entre 30 mètres et 80 mètres de profondeur. Le coût dépend du type de terrain, de la profondeur, de nombreux critères. Je dirais que ça commence à 7 000 €. On arrive ainsi à puiser un ou plusieurs mètres cubes par jour. Pour la déclaration, c'est au propriétaire de s'en charger. C'est une obligation." Le BRGM de Corse estime que 30 à 50 % des nouveaux forages ne sont pas déclarés. "On fait de la sensibilisation auprès des foreurs pour qu'ils nous remontent des informations, assure Baptiste Vignerot. Il y a de toute évidence un décalage important entre l'activité des foreurs et les ouvrages qu'on nous déclare."

Au CNRS, Frédéric Huneau ne sous-estime pas la problématique : 

"On ne sait pas du tout ce que les gens font, regrette le scientifique. On n'a aucun moyen de connaître le nombre d'ouvrages en activité, et encore moins le volume pompé. À l'échelle française, c'est phénoménal, on a connaissance de moins de 30 % de la réalité. C'est même culturel de cacher un forage. C'est facile, sous une dalle, dans un abri de jardin. Les gens considèrent à tort que, puisque c'est sous leur terrain, ça leur appartient.

L'argument financier entre aussi en jeu : "Aujourd'hui, la loi dit que tout prélèvement dans le milieu naturel est soumis à une taxe, rappelle Ange de Cicco, le directeur de l'OEHC. C'est le cas pour l'eau en barrage, en rivière et en sous-terrain, c'est soumis à un taux de redevance de prélèvement."

Pour ce qui est des risques pour la nappe de la Figarella, le BRGM se veut rassurant : 

"Selon nous, cet aquifère est très peu sollicité par les privés, estime le directeur régional. C'est une zone agricole protégée, il y a très peu d'habitations qui pourraient avoir des forages non déclarés. Pour ce qui est de l'eau agricole, il faut savoir que l'office hydraulique procure une eau de bonne qualité et pas chère. L'agriculteur ne s'y retrouverait pas au niveau financier. D'anciens forages agricoles apparaissent sur nos cartes, on sait qu'ils ont été abandonnés et scellés, pour éviter tout risque de contamination."

 L'augmentation croissante de la demande en eau, avec les aléas d'un climat toujours plus sec, ne fera qu'accroître ces tensions à l'avenir. 

Référence du 08/10/23 

Wednesday, November 1, 2023

Premier festival de l'écologie positive en Balagne

 Calvi; Des ateliers plus que complets, des scolaires venus en nombre, des moments de fête et de partage et surtout un bel engouement autour du respect de l'environnement. Bilan très positif pour la première édition de Green Orizonte.

"Notre récompense, c'est la participation du public nombreux. Les gens étaient heureux, ils avaient le sourire aux lèvres. Nous avons su fédérer autour de la nature et du vivant. C'est une vraie réussite", estime Anne-Marie Piazzoli, la directrice de l'office du tourisme de Calvi-Balagne, au lendemain de la première édition de Green Orizonte. De vendredi à dimanche, le festival de l'écologie positive a rassemblé entre 2 500 et 3 000 personnes, depuis Calvi, Lumiu et Calenzana.

350 000 € de budget

Consacrée aux professionnels du tourisme et aux scolaires, sous un chapiteau dressé sur le terrain de l'Ortacce mais également dans plusieurs hôtels de la ville, la première journée était un condensé de conférences, d'ateliers, de pitch et de présentations sur le thème de l'écologie. Les professionnels ont pu découvrir ou redécouvrir les démarches d'écotourisme, avec l'écolabel européen et la démarche Rispettu, la réduction de déchets dans les structures d'hébergement, l'œnotourisme, la communication responsable ou encore l'alimentation durable. 

" Tous les ateliers, les conférences, les tables rondes ont été d'une grande qualité, tant sur le plan des interventions que sur le fond," se félicite Jean-Baptiste Ceccaldi, hôtelier et président de l'office de tourisme intercommunal

" À chaque fois, la jauge était atteinte ou dépassée, ce qui démontre l'intérêt des professionnels pour le programme proposé ", complète Anne-Marie Piazzoli. L'agence du tourisme de la Corse (au sujet de l'éco labellisation européenne), ainsi que l'Ademe et le Syvadec sont intervenus sur le thème de la réduction des déchets et des économies d'énergie.

Des hôtels remplis et une saison qui s'allonge

Le samedi matin, à Lumiu, et le dimanche matin, à Calenzana, le public était également au rendez-vous pour les randonnées à vélo, les balades à la découverte de la biodiversité et du paysage, les concerts et le repas durable de grande tablée avec de la " street food made in Corsica ".
" Nous sommes très satisfaits de la fréquentation malgré la météo qui n'était pas avec nous, reprend Jean-Baptiste Ceccaldi. On avait pris le pari de délocaliser une partie du festival sur deux communes de notre périmètre intercommunal, avec du scepticisme sur la fréquentation. À notre surprise, ce fut une pleine réussite. " La partie festive n'était pas en reste non plus. Les frères Torracinta, le DJ Fakear ou encore les Balanins de Sumenta Nova ont assuré une ambiance digne des plus belles soirées d'été. Le but de cet événement, placé au début des vacances de la Toussaint, était de prolonger encore un peu la saison. " Les hôteliers et les socioprofessionnels de Calvi peuvent ainsi garder leur établissement ouvert jusqu'à fin octobre, voir au-delà, ambitionne le président de l'office du tourisme. C'est un positionnement assumé, dans un but d'étalement de la saison. Depuis plusieurs années, il fait encore beau et chaud en octobre. Nous avons ce que l'on peut appeler un été indien. "
Partenaires de l'événement, des hôtels comme le Mariana, le Saint-Erasme, le Revellata, le Campo di Fiore ou encore les Arbousiers ont fait le plein durant le festival. Entre les intervenants et les prestataires de services, plus de 250 personnes sont venues spécialement à Calvi pour travailler dans le cadre de Green Orizonte. Une fréquentation qui s'est ressentie à l'échelle de la ville et que la météo pluvieuse et venteuse n'est pas parvenue à gâcher.

À l'heure du bilan, les organisateurs du festival n'ont pas encore fait d'annonce concernant une deuxième édition. En attendant d'en savoir plus, la cité Semper Fidelis prépare le prochain gros événement : le trail de Calvi, prévu pour le samedi 11 novembre.

Référence du  25/10/23

https://www.corsematin.com/article/societe/18115993932248/le-festival-de-lecologie-positive-a-largement-trouve-son-public-en-balagne

Les effets du changement climatique (6/7) : vers un tourisme plus résilient ?

Canicules, évènements extrêmes, recul du trait de côte : le changement climatique va poser des défis majeurs d'adaptation à l'industrie du tourisme.

Selon l'Insee, la consommation touristique finale en Corse équivaut à 39 % du PIB insulaire, cinq fois plus que la moyenne nationale. Cette dépendance pose la question de la vulnérabilité de cette industrie face au dérèglement climatique. Ainsi, les épisodes caniculaires, dont la fréquence devrait augmenter, ont un impact sur les comportements. Lors du mois caniculaire de juillet 2019, la Corse avait enregistré une baisse de fréquentation de 8 %, selon le cabinet Protourisme, la plus importante en Méditerranée, délaissée au profit de la Bretagne ou de la Normandie. 

"Nous avons cette année, dans les enquêtes menées auprès des vacanciers, constaté pour la première fois des mentions de la chaleur comme source de désagrément", indique Frédéric Petrucci, directeur de l'Agence de tourisme de la Corse (ATC).

Au-delà des questions liées au lissage de la fréquentation et de l'efficience économique, l'étalement de la saison est-il une réponse ? "Les épisodes caniculaires peuvent apporter un argument supplémentaire pour inciter les clientèles à opter pour des périodes météorologiquement plus clémentes. En 2022, 45 % des touristes sont venus pendant les grandes vacances, ils étaient 52 % en 2017", explique Frédéric Petrucci. Un problème auquel répond aussi la déconcentration des flux vers la montagne et les activités de plein air, estime l'ATC.

Par nature imprévisibles, les événements naturels violents perturbent aussi la demande. Ils "peuvent causer des annulations de voyage de dernière minute par mer ou en avion, comme cela s'est passé en décembre 2019", note le Centre d'études et d'expertise sur les risques et l'environnement (Cérema) dans son "analyse des effets du changement climatique en Corse" (2021). Rafales, inondations : l'île avait été traversée par la violente tempête Fabien, qui avait paralysé les lignes maritimes et aériennes durant 48 heures. Si pour le Cérema, il faut s'attendre à une augmentation des réservations et annulations de dernière minute, l'ATC indique ne pas avoir constaté cette tendance.

"Le risque zéro n'existe pas"

Le changement climatique influe aussi sur l'offre. "Le plus problématique pour l'appareil de production touristique corse est l'érosion du trait de côte sur le linéaire côtier oriental. Ce phénomène, partiellement lié au changement climatique, met en difficulté certains établissements. Des mesures préventives soutenues par la CdC ont été déployées pour essayer de mettre les établissements en sécurité", explique le directeur de l'ATC.

Autre secteur vulnérable : l'hôtellerie de plein air. Une jeune fille tuée par la chute d'un arbre sur sa tente au camping de Sagone et un homme dans un camping de Calvi, des centaines de vacanciers évacués, des dégâts matériels importants : la tempête d'août 2022 a démontré la précarité de ce type d'installation face aux événements climatiques extrêmes. Et la fragilité d'un poids lourd de l'industrie touristique : 4,4 millions de nuitées sur les 10,1 millions enregistrées entre avril et septembre 2022 en Corse. Un enjeu dont le secteur a pris la mesure, assure le président de la fédération corse de l'hôtellerie de plein air.

 "Nous étudions la relocalisation de tout ou partie de certains campings", indique Alain Venturi. Une mesure destinée à se prémunir de certains risques, notamment les inondations. "Cela soulève des problèmes administratifs. Si vous voulez déplacer des mobile homes ou des habitations légères, le PLU doit vous permettre de le faire", explique-t-il. "Concernant les zones qui abritent des tentes, on réfléchit à faire réaliser des examens par des spécialistes afin de sonder les arbres et d'identifier des fragilités", détaille Alain Venturi, qui convient toutefois que "le risque zéro n'existe pas".

Référence du  28/10/23

 https://www.corsematin.com/article/environnement/7675404895582515/serie-les-effets-du-changement-climatique-6-7-vers-un-tourisme-plus-resilient

Galeria et Manso: trois baigneurs piégés par une crue de la rivière Fangu

Conflits: touristes et crue dangereuse de la rivière Fangu

Les pompiers de Haute-Corse sont intervenus, vers 16 h 30 ce lundi après-midi 05/06/23, pour porter assistance à trois personnes, deux enfants et un adulte, en difficulté après une crue soudaine de la rivière Fangu.
Ces touristes d'origine allemande ont été évacués par l'hélicoptère Dragon 2B et les pompiers du Groupement de recherche et d'intervention en milieu aquatique. Aucun d'eux n'a été blessé. Les orages qui se succèdent en montagne rendent dangereuse la pratique de la baignade en rivière.

Référence

Tempête du 18 août 2022 en Corse : dans les campings, un souvenir douloureux


Deux des cinq victimes de la violente tempête du 18 août ont perdu la vie dans des campings, un homme de 46 ans à Calvi, une enfant de 13 ans à Sagone.

Au camping Le Sagone, plus personne n'occupe l'emplacement numéro 103. C'est là où, le 18 août 2022, peu après 8 heures du matin, un arbre, déraciné par une tornade, s'était abattu sur une tente occupée par deux jeunes sœurs autrichiennes. L'aînée, âgée de 13 ans, y avait perdu la vie, un autre membre de la famille était grièvement blessé. 

Au même moment à Calvi, au Club Olympique, un homme de 46 ans mourait dans son bungalow, écrasé lui aussi par un arbre, tandis que le camping Dolce Vita était dévasté et une cliente Italienne se retrouvait en état d'urgence absolue.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin arrivait à Sagone en fin d'après midi, déplorant un phénomène météorologique aussi imprévisible que violent. La préfecture publiait un arrêté interdisant le couchage sous tente, la mesure entraînant ainsi l'évacuation d'une partie des campings de Corse, le temps de lever l'alerte.

Le 18 août, l'alerte n'avait été donnée qu'à 8 h 30 par la préfecture, "soit 20 minutes après le drame", précise-t-il. 

"Nous avions eu une alerte jaune la veille, mais des alertes de ce type, on en reçoit tout le temps ! La vérité est que Météo-France n'a pas les outils pour prévenir ce genre d'événements." Au lendemain du drame, tous les arbres du camping ont été expertisés. "Nous avons marqué et coupé tous ceux qui présentaient une fragilité. Certains arbres qui sont tombés ce jour-là étaient pourtant bien enracinés, mais ils ont été vrillés par le derecho (phénomène météorologique qui produit de très fortes rafales ndlr)."

Contrairement au camping Dolce Vita à Calvi qui avait dû fermer ses portes plusieurs jours en raison de dégâts trop importants, à Sagone, seul un bungalow a été totalement détruit. 

"Ici, la plupart des tentes ne se sont même pas envolées, la tornade a dévasté certains endroits seulement. Plusieurs clients de retour cette année, et qui avaient pourtant tout perdu ce jour-là, nous ont dit que nous n'étions pas responsables du malheur qui est arrivé", souligne le propriétaire.

La grande majorité du personnel qui travaillait l'année dernière a renouvelé son contrat pour la saison. Plusieurs employés ont bénéficié d'un suivi psychologique, à l'initiative d'Éric Cascio.

"Ils en avaient besoin. Aujourd'hui, tout le monde évite le sujet, mais, forcément, on y pense tous, dit-il tristement. Nous n'avons plus de contact avec cette pauvre famille. Que leur dire ? On n'ose pas. Nous avons planté un olivier à l'endroit où c'est arrivé, c'est la seule chose que nous pouvions faire... et nous souvenir."

Référence

 https://www.corsematin.com/article/societe/69848256962646/tempete-du-18-aout-2022-en-corse-dans-les-campings-un-souvenir-douloureux

VIDEO: La nouvelle statue de Notre-Dame de la Serra, Calvi, a retrouvé son rocher et le traditionnel pèlerinage du 8 septembre.

Après deux tentatives, la nouvelle statue de Notre-Dame de la Serra a retrouvé son rocher

La statue avait été endommagée après un coup de foudre le 2 septembre 2022. 

La nouvelle statue de Notre-Dame de la Serra a finalement pu être érigée, ce jeudi 7 septembre, à Calvi, aux alentours de 19 heures. Deux entreprises locales ont offert leur concours pour le grutage et la pose de la Vierge mais un problème technique a retardé la pose de la statue et contraint les ouvriers à effectuer une seconde tentative. 

Un peu plus d'un an après le coup de foudre qui avait endommagé la statue de Notre-Dame de la Serra, une nouvelle Madone est sur le point d'être érigée. Fabriquée dans le marbre de Carrare, en Italie, la nouvelle statue a été financée grâce aux généreux dons des paroissiens. Elle était arrivée au chantier naval de Calvi le 24 août dernier.
C'est un moment attendu et espéré depuis longtemps, et qui intervient la veille des fêtes du 8 septembre.

Réference

Notre Dame de la Serra

Il s’agit de la chapelle de Notre Dame de la Serra, édifiée au XV siècle (1479) inscrite au patrimoine religieux calvais. Quant à la sculpture, elle représente la vierge Marie, les calvais lui ont confié la protection de la cité et lui consacrent depuis 500 ans un pèlerinage.

Perchée sur la colline dont elle porte le nom la chapelle de Notre-Dame de la Serra a été construite en 1479. Détruite par les Anglais lors du siège de 1794, elle sera reconstruite entre 1850 et 1860 sur les ruines de l’ancien sanctuaire. Juste à côté de la chapelle, il y a un énorme rocher sur lequel se trouve la statue de la Vierge avec les bras ouverts vers Calvi, telle une protectrice. La légende de Notre Dame de la Serra dit que si vous y venez avec l’être cher, vous assurez longévité à votre histoire et à votre couple…

De là, on domine toute la ville et toute la baie avec en fonds la punta de Spano, et par beau temps, le désert des agriates et le cap Corse. C’est très beau en été, mais c’est encore plus extraordinaire l’hiver avec sur la droite toute les montagnes enneigées.

Réference


Autres patrimoines religieux de Calvi

  • Chapelle Notre Dame de Loreto (Madonna di Loretu) proche de la mairie.
  • Chapelle Santa Maria Vecchia ruinée, située dans le centre-ville, en face la sous-préfecture, surplombant l'avenue de la République (RN 197). La chapelle Santa Maria avait été élevée au début du xviie siècle ; elle prend plus tard le nom de Santa Maria Vecchia. Cette chapelle funéraire est tout ce qui reste de l'ancienne basilique Santa Maria. Le cimetière aux alentours a continué d’être fréquenté jusqu'au xixe siècle par les Calvais très attachés au site de cette vieille basilique.
  • Notre-Dame de la mer : Vierge haute de soixante centimètres; sculptée et offerte par Anne-Marie Moretti. Elle a été immergée en 2004 par 20 m de profondeur au large de la pointe Saint-François.

Liste des chapelles de Haute-Corse


Liste des églises de Haute-Corse