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Friday, November 10, 2023

"Un CHU pour la Corse"

Le texte plaidant en faveur de la création d'un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) en Corse rassemble une trentaine de signataires, parmi lesquels on compte des professeurs hospitalo-universitaires en poste ou à la retraite, dont font partie Josette Dall'Ava-Santucci et Laurent Papazian.

La Corse doit pouvoir être dotée d’un CHU afin que soit enfin respecté le principe fondamental du Code de la Santé Publique : l’égalité d’accès aux soins, laquelle est sérieusement mise à mal par certaines particularités de plus en plus prégnantes.

Depuis 20 ans l’Université de Corse propose l’enseignement de première année des études médicales. Les étudiants admis en seconde année sont actuellement répartis entre les CHU de Marseille, Nice et Paris. Le projet est d’étendre l’enseignement à tout le premier cycle (3 premières années) en 2024 et 2025 afin que les étudiants de l’Université de Corse afin de repousser leur départ à partir de la 4e année. La Corse est marquée par un essor démographique important (plus de 350 000 habitants au dernier recensement) et une forte activité touristique l’amenant à devoir faire face au doublement de sa population en période estivale, mais dans les faits un surcroît de population s’étendant des vacances de printemps celles de la Toussaint. Le vieillissement de la population y est particulièrement important. Ainsi, en 2019, les plus de 60 ans représentaient près de 30% de la population insulaire. Le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne française et le plus élevé pour les plus de 75 ans. L’offre hospitalière en Corse est portée par sept Centres Hospitaliers publics et huit établissements privés pour un total de 1000 lits de Médecine-Chirurgie-Obstétrique. Cette densité de lits (hors saison touristique) est inférieure à la moyenne française. Le taux de recours aux soins hors Corse atteint 20% avec 26 000 trajets depuis la Corse vers le continent pour un coût de trente millions d’euros (données CPAM).

Ces chiffres ne rendent pas compte de la pénibilité et des surcoûts pour les patients (titres de transport, ponctualité, accompagnants) avec à la clef, pour certains, une iniquité d’accès voire un renoncement aux soins. Il s’agit parfois de consultations ou d’actes mineurs pour des spécialités sous-représentées ou absentes sur l’île qui devraient être prises en charge en Corse. Paradoxalement, certaines activités très spécialisées dignes d’un CHU sont déjà présentes au sein des établissements insulaires telles que Procréation Médicalement Assistée, Centre de Ressources et Compétence de la Sclérose en Plaques, Centre Mémoire Ressources et Recherche, une activité de neuroradiologie interventionnelle ou une activité d’assistance respiratoire et cardiaque extra-corporelles. Le vieillissement de la population touche aussi les médecins dont l’âge moyen est plus élevé que la moyenne française.

Ainsi, les médecins de 70 ans et plus représentent 10% de l’effectif total. Lorsque l’on interroge les étudiants de l’université de Corse admis en seconde année et en cours de cursus, deux tiers seraient intéressés par le fait d’exercer tout ou partie de leur activité au sein du CHU de la Corse. Un travail récent montre que 70% des étudiants de l’université de Corse admis en seconde année ayant choisi la médecine générale une fois devenus Internes reviennent s’installer en Corse.

En revanche, seulement 30% de ceux ayant choisi une autre spécialité reviennent travailler en Corse. La création d’un CHU en Corse permettrait aux étudiants en médecine d’accomplir tout ou partie de leur cursus en Corse et d’y poursuivre leur carrière professionnelle. Les régions françaises métropolitaines qui ont le moins de médecins sont les mieux dotées en nombre de postes d’Internes. Sauf une. La Corse. La seule à ne pas disposer d’un CHU. L’Université de Corse abrite en son sein plusieurs unités de recherche (dans le domaine des maladies infectieuses, des mathématiques appliquées à la médecine, de la physique, de l’informatique, du vieillissement et un axe santé- environnement) qui pourraient permettre aux futurs hospitalo-universitaires de développer leurs projets de recherche.

Il ne s’agit pas d’universitaires tous les services hospitaliers insulaires, mais de cibler prioritairement (1) certaines spécialités où l’offre est faible ou nulle, et (2) certaines spécialités bien développées initiant déjà des projets de recherche clinique. L’originalité du projet construit à l’initiative de la Collectivité de Corse consiste à associer les établissements hospitaliers publics et privés (ainsi que les médecins libéraux) à travers un projet médical partagé et un conventionnement incluant les missions d’enseignement et de recherche. En effet, la complémentarité est impérative eu égard à l’isolement géographique de la Corse et à la population relativement peu nombreuse.

Ces synergies entre secteur public et secteur privé sont souhaitées par les tutelles et le CHU de la Corse serait en cette matière très innovant. Le travail préparatoire mené par un consultant a permis de mettre en lien tous ces acteurs désireux de construire ensemble ce projet visant aussi à étoffer l’offre de formation paramédicale (notamment pour les infirmières de blocs opératoires, les infirmières anesthésistes, les cadres de santé, les manipulateurs radio). Les paramédicaux sont des acteurs hospitaliers majeurs, s’engagent dans des tâches d’enseignement et de recherche, mais sont aussi la clef de la réussite d’une politique territoriale visant à développer et multiplier des parcours de soins et l’éducation thérapeutique.

La santé est en réalité un des principaux moteurs de la recherche et du développement dans les pays occidentaux. Ainsi, l’organisation des soins en Corse ne doit pas être considérée uniquement comme une charge pour la société, mais s’inscrire dans une dynamique qui favorise la création de richesses. Cette dynamique doit reposer sur des plateaux techniques performants, modernisés et attractifs et doit s’appuyer sur des structures de recherche de haut niveau et productives. En outre, cette dynamique pourra permettre tant aux soignants qu’à la population de se projeter dans un avenir plus sécurisé.

Le CHU doit permettre cela tout en conservant et développant les synergies déjà existantes avec les autres établissements hospitaliers et universitaires, s’appuyer sur celles-ci pour se construire et en créer de nouvelles qui favorisent à la fois l’échange et la progression du savoir. Il s’agit d’un objectif très ambitieux, mais tout à fait réaliste à nos yeux.

Professeurs des universités, médecins hospitalo-universitaires exerçants ou ayant exercé en CHU, nous soutenons le projet de création du CHU de la Corse.

Patrick Barbet, Paris

Marc Bazot, Paris

Dominique Barbolosi, Marseille

Sofiane Bendifallah, Paris - Jean-Michel Bartoli, Marseille

Jacques-Charles Bertrand, Paris

François Carré, Rennes

Yves- Sébastien Cordoliani, Paris

Dominique Crenesse, Nice

Josette Dall’Ava-Santucci,, Paris

Jean- François Dhainaut, Paris

Gilles Dhonneur, Bastia

Anh Tuan Dinh-Xuan, Paris

Christophe Doddoli, Marseille

Pierre Gastaud, San Fiurenzu

Jean-Michel Gracies, Bastia

Noël Graziani, Marseille

Dominique Grisoli, Marseille

Francine Leca, Paris

René-Paul Louis, Marseille

Guy Moulin, Marseille

Franck Paganelli, Marseille

Jean-Roch Paoli, Bastia

Laurent Papazian, Bastia

Didier Payen, Paris

Marie-Laurence Poli-Merol, Reims

Daniel Sereni, Paris

Andreas Stein, Marseille

Bertrand Souweine, Clermont-Ferrand

Lionel Velly, Marseille

Paul-Julien Venturini, Corti -

ean- Philippe Verhoye-Rocchesani, Rennes

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/TRIBUNE-Un-CHU-pour-la-Corse_a73797.html

Tuesday, November 7, 2023

Université, oct 2023 : la recherche en Corse pour lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique du Sud

 L'Université de Corse a pris la tête d'un projet international de formation Erasmus+ visant à réduire la pauvreté énergétique en Afrique du Sud, en partenariat avec des institutions grecques et sud-africaines. Un projet de formation et de recherche qui met en avant l'expertise corse dans le domaine des énergies renouvelables et de la transition énergétique.

Le programme Erasmus+ de l'Union européenne, dédié à l'éducation, à la formation, à la jeunesse et au sport, a lancé un appel à projet de coopération internationale en 2022. L'Université de Corse, en collaboration avec des partenaires grecs et sud-africains, a remporté cet appel à candidature, marquant ainsi le début d'un projet international visant à lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique du Sud.

L'Université de Corse, en particulier son école d'ingénieurs PaoliTech, travaillera en étroite collaboration avec les partenaires grecs, notamment l'Université de West Attica, le Metropolitan College et ReadLab. Ensemble, ils mettront en commun leur expertise en formation dans le domaine de l'énergie, en se concentrant sur les énergies renouvelables, pour concevoir un programme de Master sur la "Réduction de la pauvreté énergétique". Cette initiative revêt une importance cruciale en Afrique du Sud, où l'accès à l'énergie demeure un défi majeur.

arallèlement à la création de ce programme de Master, les partenaires développeront également une formation continue ciblée, destinée aux professionnels de l'énergie et aux décideurs publics. Cette formation sera dispensée via des plateformes numériques sur mesure, offrant ainsi une approche globale pour aborder la question de la pauvreté énergétique.

Le projet a débuté avec un séminaire de travail d'une semaine, qui s'est tenu du 8 au 13 Octobre 2023 au Laboratoire Georges Peri à Ajaccio. Au cours de ces journées, la délégation a eu l'opportunité de réaliser plusieurs visites d'études, notamment des activités pratiques sur les plateformes Paglia Orba et Myrte à Ajaccio. De plus, en collaboration avec EDF Corse, les membres de la délégation ont exploré le centre de dispatching, la centrale hydraulique d'Occana et le barrage de Tolla.

L'Université de Corse a également accueilli la délégation, offrant une présentation détaillée de l'école d'ingénieurs Paoli Tech, suivie d'une visite des installations pédagogiques de l'école. Cette visite a inclus la salle de travaux pratiques et la plateforme expérimentale. Les membres de la délégation ont également pu découvrir deux entités importantes de l'Université, à savoir son FabLab et sa Bibliothèque Universitaire, pour se familiariser avec les technologies de pointe déployées pour la formation des étudiants.

Le point culminant de cette série de rencontres a été un séminaire sur la pauvreté énergétique, qui a vu la participation de l'Office National de la Précarité Énergétique (ONPE), l'ADEME, EDF Corse et NANOE, une organisation œuvrant pour le développement de l'électrification en Afrique.

La prochaine étape majeure de ce projet captivant consistera en une visite d'études en Grèce en Février 2024.

Référence

"Sensibilisation à la régulation des conflits" : une formation à Corte et Porto-Vecchio

 Le samedi 16 décembre 2023, une formation sur la sensibilisation à la régulation des conflits sera organisée à Corte et Porto-Vecchio par Umani. Cet événement vise à fournir aux participants des outils et des compétences essentiels pour gérer les conflits de manière constructive et pacifique.

Au cours de cette journée de formation, les participants auront l'occasion d'explorer divers aspects de la régulation des conflits, y compris 

  • la communication efficace, 
  • la médiation, 
  • la gestion de la colère, et 
  • la résolution de conflits dans des contextes personnels, professionnels et communautaires.

Référence