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Tuesday, November 7, 2023

580 interventions en mer et 9 morts en Corse : bilan été 2023

 Moins, mais toujours trop: les accidents en mer Méditerranée sont restés à un niveau "très élevé" l'été dernier, a annoncé mardi le Centre régional opérationnel de surveillance et sauvetage Méditerranée (Cross Med) qui de de mai à Septembre a coordonné 3 026 interventions dont 580 en Corse.

Ce mardi 24 octobre 2023 à Toulon, le vice-amiral d’escadre Gilles Boidevezi, préfet maritime de la Méditerranée, a présenté, accompagné du directeur-adjoint du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer de Méditerranée (CROSS Med), le bilan de la saison estivale 2023. 

Entre le 1er mai et le 30 septembre, trente-trois personnes sont mortes (-5%), dont trois après un malaise ou un accident, treize en se baignant, six en plongée, avec ou sans bouteilles. Un total de 223 autres ont été blessées (-15%)

Sur cette saison estivale étendue, "3.026 opérations en mer ont été coordonnées par le Cross Med" contre 3.258 sur la même période de 2022, soit une baisse de 7,1% des interventions, principalement provoquées par des avaries, a indiqué Amaury de Guillebon, directeur adjoint du Cross Med, lors d'une conférence de presse.

"L'inquiétante hausse des accidents enregistrée" depuis 2019 "semble enrayée. On reste néanmoins sur un plateau très élevé", a estimé le préfet maritime, le vice-amiral d'escadre Gilles Boidevezi.

Après la pandémie et les confinements, de nombreuses personnes se sont ruées vers le littoral pour profiter de leur liberté reconquise et expérimenter de nouveaux loisirs "démocratisés", mais souvent sans expérience ni préparation adéquate. Un engouement qui a aussi entraîné une hausse d'activités non déclarées et moins sécurisées (scooters des mers loués sans gilets par exemple), ont expliqué les responsables du Cross Med.

Ces derniers ont déploré des comportements "irresponsables", causes fréquentes des accidents.

"Beaucoup de gens profitent des loisirs nautiques, c'est une bonne chose. Néanmoins, ils partent en mer sans avoir regardé la météo, sans connaître la réglementation, en étant alcoolisés, voire après avoir pris des stupéfiants", a expliqué le vice-amiral d'escadre Gilles Boidevezi. Or, "la mer est une école de responsabilité et d'humilité", a-t-il souligné.

Le préfet maritime a notamment pointé "la hausse un peu préoccupante" des accidents de plongée: 149 au total, dont 122 accidents de plongée avec bouteilles (+10%).

"On voit des personnes de plus de 50 ans, pas spécialement sportives, qui se lancent dans des plongées complexes à 30 mètres de profondeur!", a-t-il dit en appelant les clubs de plongée à davantage de "vigilance".

Le vice-amiral, lui-même "en train de signer un arrêté pour interdire les scooters des mers dans les aires marines protégées", s'est prononcé pour une "réflexion sur une évolution du permis-bateau" et, plus largement, des réglementations. "Il faut passer à un peu plus d'organisation sur les plans d'eau" et à un meilleur partage de l'espace "entre nageurs et windfoil", entre plongeurs et bateaux, a-t-il indiqué ajoutant en discuter avec les administrations centrales.

580 interventions et 9 morts en Corse

En Corse, le CrossMed a coordonné, de mai à fin septembre 2023, 580 opérations de sauvetage. C'est moins que l'année précédente (692) mais certaines de ces interventions se sont terminées, hélas, par des drames. Pas moins de 9 personnes ont, en effet, perdu la vie autour des côtés insulaires mais 250  ont dû être secourues et 425 autres assistées par le Cross.

Et si l'on fait le bilan des multiples interventions menées durant l'été ce sont très précisément 1 079 personnes avec lesquelles les divers services du CrossMed ont eu à composer durant toute cette période;

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/580-interventions-en-mer-et-9-morts-en-Corse-bilan-d-un-ete-encore-trop-meurtrier_a74411.html

démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable; 4 ans après.

 les plagistes inquiets de devoir démonter leurs établissements

Quatre ans après la démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable, les restaurateurs de la plage de Calvi semblent y trouver leur compte. Mais la perspective d'un démontage hivernal les préoccupe. 

Novembre 2019. Les bulldozers rasent une à une les quinze paillotes de la pinède de Calvi. Dans la foulée, les restaurants de plage sont reconstruits en bois ou en containers, dans l'idée de pouvoir être démontés chaque hiver. Pour les propriétaires, ces travaux représentent des sommes importantes, allant de 200 000 € à près d'un million d'euros.

Les crédits courent sur 7 à 15 ans. Cet été, le quatrième depuis que la plage de Calvi a changé de visage, les socioprofessionnels continuent à assumer les coûts de la reconstruction. "Financièrement, cela a été très dur, indique un plagiste, l'un des premiers en partant du club nautique. Tout le monde a dû emprunter de l'argent ; pour la démolition, mais surtout pour reconstruire. Pour notre restaurant, l'un des plus petits de la plage, il y en a déjà pour plus de 200 000 €. Bon, il faut admettre que c'est bien mieux aujourd'hui ; que ce soit par rapport à l'esthétique ou à sa fréquentation. La démolition, cela a été un mal pour un bien."

Incontestablement, la plage de Calvi est bien plus belle depuis que ses paillotes sont uniformes. Les services de l'État délivrent chaque année une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de 5 mois, du 15 avril au 15 octobre. Pour une superficie de 650 mètres carrés, en totalité, les plagistes s'acquittent d'environ 50 000 € par saison.

" Cela ne fait que trois ou quatre ans que nous remboursons, note un autre plagiste. On a bien travaillé en 2021 et 2022, mais cette année il y a une vraie baisse. Les saisons sont plus courtes, et le pouvoir d'achat est en berne. Le maire fait tout pour que la commune récupère la gestion de la plage, mais il paraît que ça coince. On craint de devoir démonter, cet hiver. Cela aurait un coût énorme."

Depuis que les établissements démontables ont été installés, début 2020, aucun d'eux n'a jamais été retiré durant l'hiver. Une procédure est en cours pour que la commune récupère la gestion de sa plage pour les 12 ans à venir. Calvi attend notamment son classement en station touristique, ainsi que d'autres échéances administratives.

Dans l'incertitude, les plagistes s'interrogent. " Le décret plage de 2006 est obsolète, il faut impérativement le toiletter, estime Jean-Pierre Pinelli, coprésident de l'association des plagistes de Calvi avec Gilbert Vietto, Jean-Claude Butteri et Serge Levy. Il ne correspond plus aux besoins de l'économie, à l'échelle nationale. L'impact carbone d'un démontage est très important : il faut faire venir des engins, démonter, remonter. Il n'y a qu'un seul grutier sur Calvi, il lui faudrait 3 mois pour démonter tous les établissements. Il faudrait aussi que les Chemins de fer de la Corse interrompent leurs trains à chaque fois. Le coût de démontage, c'est 50 000 €, sans parler de la casse. Et on entrepose où nos containers ? Dans la pinède classée ? L'hiver, alors qu'il n'y a personne sur la plage, pourquoi il nous faudrait démonter ?"

Les plagistes espèrent tous de bonnes nouvelles avant la fin de saison, le 15 octobre.

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/52874232225451/balagne-les-plagistes-inquiets-de-devoir-demonter-leurs-etablissements

Wednesday, November 1, 2023

VIDÉO; Un superyacht de 146 mètres de long au pied de la citadelle de Calvi, le dixième plus grand au monde

 Ce dimanche 13 août, 2023 un superyacht de 146 mètres de long - le dixième plus grand au monde - et deux autres de 80 mètres ont été aperçus en train de naviguer au pied de la citadelle de Calvi.

Le superyacht Opera, classé comme le dixième plus grand au monde avec ses 146 mètres de long, a été aperçu en train de naviguer au pied de la citadelle de la ville. Lancé en 2022 par l'entreprise de construction navale allemande Lürssen, spécialisée dans la production de yachts de luxe, le coût de ce navire est estimé à 450 millions de dollars. Il serait capable d'accueillir jusqu'à 48 passagers et jusqu'à 80 membres d'équipage.

Son propriétaire ne serait autre que le fils du fondateur des Emirats Arabes Unis, Cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane.

Deux autres yachts d'environ 80 mètres se trouvaient également à proximité.

Référence

https://www.corsematin.com/article/culture-loisirs/115687542632615/video-un-superyacht-de-146-metres-de-long-au-pied-de-la-citadelle-de-calvi

intrusion saline dans la nappe de la Figarella, aquifères de Calvi; danger de l'eau devenue non-potable?

 intrusion saline dans la nappe de la Figarella

Dans l'aquifère côtier qui alimente la commune de Calvi, la salinité de l'eau augmente légèrement chaque été. Techniciens et scientifiques surveillent ce phénomène de biseau salé que des puits et forages non déclarés pourraient amplifier.

Comment est gérée l'eau sous nos pieds ? 

Si le niveau d'un cours d'eau ou d'un barrage apparaît à la vue de tous, ce n'est pas le cas de la ressource souterraine. En Balagne, où l'eau est un peu plus rare et un peu plus chère qu'ailleurs en Corse, il existe de nombreux puits et forages dont une partie n'est ni contrôlée, ni recensée. Cette extraction "sauvage" de l'eau peut-elle mettre à mal la ressource ? Une nappe côtière trop sollicitée peut être victime d'intrusions salines qui rendraient son eau non potable.
Sur la commune de Calvi, la nappe de la Figarella, en contrebas de l'aéroport, fournit une partie de l'eau qui alimente la ville. L'office de l'équipement hydraulique y exploite quatre forages, tous rigoureusement contrôlés sur la qualité comme sur la quantité. "Il y a un arrêté préfectoral qui définit la quantité maximale de prélèvement, indique Ange de Cicco, le directeur de l'office de l'équipement hydraulique de la Corse. Nous sommes plus stricts que l'arrêté, nous n'atteignons jamais les limites, afin de préserver la nappe des intrusions salines. En saison estivale, nous basculons sur le barrage de Codole, qui devient la principale alimentation en eau de Calvi."

Besoins

Une ville de la taille de Calvi a besoin d'environ 850 000 mètres cubes d'eau par an. En tenant compte de pertes sur le réseau de l'ordre de 15 %, cela équivaut à 1 million de mètres cubes puisés dans les différentes sources d'alimentation. La difficulté est que les besoins les plus importants interviennent l'été, lorsque la ressource est le moins disponible. "Calvi, comme d'autres villes de Corse, cumule les risques, estime Frédéric Huneau, hydrogéologue à l'Université de Corse. Elle est très touristique, elle est située sur le littoral et puise son eau dans la rivière voisine, le champ captant de la Figarella. Le niveau de la nappe diminue durant l'été, et cela induit une arrivée d'eau de mer en profondeur. L'eau se charge progressivement en minéraux ; on parle d'un taux de conductivité. Au-delà de 1,5 gramme de minéraux par litre d'eau, elle n'est plus considérée comme potable car elle ne correspond plus à un usage courant. Ce 1,5 gramme, ce n'est pas énorme, il y a des eaux minérales qui sont au-dessus."

Risques

Lorsque la salinité de l'eau commence à croître, l'office hydraulique réduit son volume de pompage. Un système de monitoring permet une surveillance quotidienne de ce phénomène naturel bien connu des scientifiques, mais pas du grand public. "L'arrivée de l'eau de mer se fait très progressivement, on peut la détecter et ralentir ou arrêter le forage, reprend Frédéric Huneau. Une bonne surveillance, c'est ultra-stratégique. Au retour des pluies, le biseau salé va être expulsé vers la mer par simple écoulement gravitaire. On retrouve alors de l'eau exploitable. Mais en cas de très forte intrusion saline, la salinité va rester dans le sol et maintenir une salinisation résiduelle sur le long terme. Cela mettrait de nombreuses années à se résorber. Cela s'est déjà vu dans toute la frange aride de la Méditerranée, en Espagne, en Tunisie."

Le BRGM, ou Bureau de recherches géologiques et minières, est en charge de l'étude des sous-sols en France. Ses services éditent une "banque des sous-sols" dans laquelle apparaissent des aquifères ainsi qu'une partie des ouvrages de prélèvement d'eau souterraine. "Durant l'été 2017, deux forages du champ captant de la Figarella avaient été contaminés par un rentrant salé, glisse Baptiste Vignerot, le directeur BRGM de Corse. Il avait fallu arrêter leur exploitation le temps de faire redescendre le taux de conductivité. Le risque de biseau salé existe, il est repéré chaque été en aval de la route territoriale. Il est extrêmement suivi, au même titre que les aquifères du Fiumorbu ou du Bevincu, qui peuvent avoir le même problème."

grandeur principale

Ces deux dernières années, l'office hydraulique a puisé une moyenne de 540 000 mètres cubes par an dans la nappe de la Figarella. Un volume qui tend à baisser puisque ces trente dernières années, c'étaient en moyenne 833 000 mètres cubes qui étaient puisés. Difficile de s'imaginer, en circulant en voiture entre le rond-point de Calenzana et celui de l'aéroport, qu'un aquifère de plusieurs dizaines d'hectares, et profond de 15 à 20 mètres, se trouve sous nos roues. "Les eaux souterraines, c'est notre principale ressource en eau douce, rappelle Frédéric Huneau. Ceux qui la gèrent, ils gèrent l'invisible. La plupart des gens ont une assez mauvaise conception de ce qui se trouve sous nos pieds."

Réference

2023; à la découverte du centre de recherche scientifique la Stareso, Calvi

 La station de recherches océanographiques de la Revellata, à Calvi, organisait hier un après-midi portes ouvertes auquel plus de 150 visiteurs aux profils variés se sont présentés. Visite guidée, ateliers et conférences étaient au programme.

Toute l'équipe - soit une vingtaine de scientifiques et de techniciens - était mobilisée pour accueillir le public lors de cet après-midi exceptionnel.

"C'est historique, c'est l'une de nos premières journées portes ouvertes depuis de très nombreuses années, s'enthousiasme Michel Marengo, le directeur scientifique de la station. Il y avait une vraie attente de la part du public, et on s'est dit qu'à l'occasion de la fête de la science, on accueillerait tous ceux qui le souhaitent. La Stareso est assez excentrée, à la pointe de la Revellata, cela fait notre spécificité en termes de recherches, car l'environnement est exceptionnel, mais on est moins accessibles au grand public. Alors, pour compenser notre isolement, on fait pas mal de sensibilisation auprès des écoles, des scolaires en général et des universités. Mais pour le grand public, c'est quasiment une première."

Les drones sous-marins, stars de cette journée

Par la mer ou par la terre, parfois à pied, plus de 150 visiteurs se sont présentés. Des navettes avaient été mises en place pour faciliter la logistique car il est très difficile d'accéder à la Stareso avec une simple voiture, la piste de plusieurs kilomètres étant en mauvais état. Les enfants, particulièrement, apprécient le matériel exposé sous leurs yeux.

Les drones sous-marins, capables de filmer et de retransmettre les images en direct, ont été l'objet de toutes les attentions. 
"Ce sont des ROV (pour "Remotely Operated Vehicles", ndlr), ils nous servent à faire de la prospection sous-marine, en complément du travail des plongeurs, vulgarise Hervé Arranz, le technicien pilote. Pédagogiquement, pour les élèves et les étudiants, ça permet de montrer en direct ce qui se passe sous l'eau. Aussi, ces ROV nous permettent d'aller dans des profondeurs beaucoup plus grandes. Alors que nos plongeurs se limitent à 40 mètres de fond, ces appareils peuvent descendre jusqu'à 300 mètres. De plus, alors qu'un plongeur va rester 30 minutes sous l'eau, un ROV peut y rester plusieurs heures. Le plongeur et la machine sont complémentaires." 
Ces portes ouvertes étaient aussi l'occasion d'accueillir des intervenants extérieurs comme Jérémie Simeoni, du comité régional des pêches de Corse, dont la mission est de sensibiliser les usagers de la mer au respect de l'environnement.

Parmi les visiteurs se trouvaient aussi des étudiants en sciences, dans d'autres domaines que la mer, mais capables de pousser la technicité des conversations vers des domaines de pointe. On entend alors parler de conductivité, de turbidité, de déplacement de phytoplancton.

Référence