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Saturday, November 11, 2023

Sept 2023: Taxe foncière des résidences secondaires majorée de 30% à Calvi: 520 000€

 Le quorum était largement atteint pour cette session du conseil municipal de Calvi pour se pencher sur un ordre du jour bien rempli. 

Ce conseil municipal a débuté par un hommage au regretté Ange-Michel Valery : en effet la place dite de l’olivier, juxtaposée à l’église Sainte Marie Majeure, portera dorénavant le nom de Place Ange-Michel Valery, en hommage à l’archiprêtre décédé en juin dernier. 

Au chapitre financier, c’est le point numéro 6 inscrit à l’ordre du jour, relatif à la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale, qui était au centre du débat entre majorité et oppositions. 

La majorité proposait une augmentation de 30%, ce qu’ont réfuté les 2 groupes d’oppositions qui souhaitaient les augmenter plus. 

" Depuis le 25 août dernier, la totalité des communes de Corse, au même titre que les communes sur le continent, ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires", explique Ange Santini, maire de Calvi. 

Un territoire corse soumis à une forte tension en terme d’hébergement. Rappelons qu’en 2020, 72 000 logements étaient déclarés résidences secondaires sur l’île selon l’Insee qui précise que ce taux est 3 fois plus élevé que sur le continent. 

Le maire rappelle que jusqu’alors il était impossible d’augmenter les taxes foncières des résidences secondaires sans augmenter celles des résidences principales. 

"Mais aujourd’hui il est possible de les majorer de 5 à 60%. À Calvi, nous avons choisi de couper la poire en 2 en l’augmentant de 30 %, ce qui rapportera à la commune de Calvi près de 520 000€. Nous taxons les résidences secondaires de manière encore raisonnable, car nous ne devons pas oublier que parmi ces résidences secondaires, il n’y a pas que des investisseurs qui viennent du continent, il y a des Corses et des Calvais qui sont aussi propriétaires et qu’il ne faut pas surtaxer" explique le maire. 

Un taux jugé trop bas pour les deux groupes d’oppositions

" Le fait d’augmenter plus franchement les taxes foncières sur les résidences secondaires permettrait de baisser celles des résidences principales et ainsi de soulager la fiscalité des calvais résidents" réplique Jérôme Sévéon, du groupe Calvi in Core.  

Les deux groupes d’oppositions ont souhaité rappeler qu’en l’espace de 2 ans, la municipalité avait augmenté 2 fois les taxes foncières, ce qui incluait à cette période celle des résidences principales. 

" 2 fois 5%, ce qui touche directement les propriétaires résidents à l’année. La 1ère fois c’était lié au covid. Et cette année, encore 5 % pour une nécessité d’équilibrer les budgets. Nous avions précisé lors de cette délibération que ce n’était pas le bon tempo à cause d’un processus d’inflation important. À Calvi il y a un véritable problème de pauvreté. Et ces 2 augmentations impactent directement les propriétaires de résidences principales ainsi que les locataires car cela met en péril le droit au logement. Comme aujourd’hui, il est possible d’augmenter uniquement les taxes foncières des résidences secondaires, il faudrait trouver un nouvel équilibre en baissant celles des principales et taxer plus les secondaires. Il ne faut plus taper sur la tête des Calvais, il faut aller chercher l’argent chez les plus aisés, notamment dans les résidences secondaires. Et pour cela, il fallait être plus volontaire que 30 % sur ces augmentations du taux des résidences secondaires. Nous nous sommes donc abstenus sur ce vote" précise Jérôme Sévéon pour les 2 groupes d’oppositions.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Taxe-fonciere-des-residences-secondaires-majoree-de-30-a-Calvi_a73853.html

31 aout 2023: Nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, le père Constant "un homme d’unité et de paix"

 L’émotion était forte le 23 août 2023 au sein de l’église Saint-Jean-Baptiste de Porto-Vecchio. Beaucoup de fidèles s’étaient en effet rassemblés pour la dernière messe du Père Frédéric Constant. Des temps d’au revoir qui étaient aussi teintés de la fierté de savoir que celui qui fut le curé de la cité du sel pendant les deux dernières décennies était appelé à rejoindre Ajaccio pour jouer un rôle majeur pour l’Église de Corse. Après avoir été nommé par l’évêque de Corse, Mgr Bustillo, le 20 juin dernier, depuis quelques heures, le Père Constant est en effet le nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, mission dans laquelle il succède au père Jean-Yves Coeroli, en place depuis 2021.

Né à Bastia, après une enfance à Venzolasca, le père Constant a pris le chemin du séminaire d’Aix-en-Provence, puis du séminaire d’Avignon, avant d’être ordonné prêtre en 2001. Il est alors immédiatement nommé à Porto-Vecchio où il restera 24 ans et deviendra une figure très appréciée, engagée sur tous les fronts, notamment au service des plus défavorisés. Des années desquelles il ne retire que de bons souvenirs. 

« Cela a été une expérience fondatrice de ma vie de prêtre. Baptiser, marier, enterrer, accompagner les familles, vivre le quotidien des gens, aussi bien dans la ville, que dans les campagnes, dans les villages. C’était une riche expérience de foi et d’humanité », sourit-il. Ainsi, en début de semaine, c’est avec un petit pincement au cœur qu’il a pris la route d’Ajaccio. « Quand on vit les joies et les difficultés des gens et que vous les accompagnez, il n’est pas possible d’effacer cela en quelques secondes. Cela reste ancré en soi », souffle-t-il. 

Modeste, il avoue sans détour avoir été « très surpris » lorsque l’évêque de Corse lui a fait part de sa décision de le nommer Vicaire général. « Être vicaire c’est une mission au service de l’église diocésaine, au service de toutes les paroisses, de tous les mouvements et de tous les chrétiens qui sont en Corse », souligne-t-il en reprenant : 

« C’est une nouvelle mission pour moi, qui se poursuit sur l’ensemble de la Corse afin de soutenir l’évêque dans sa mission de pasteur de l’Église de Corse ». Une mission qui sera d’autant plus enrichissante que Mgr Bustillo sera créé cardinal le 30 septembre prochain. « Ce que j’ai vécu à Porto-Vecchio je vais essayer de le partager avec tous ceux que je rencontrerai dans le cadre de ma mission », indique le père Constant à l’aube de sa nouvelle mission en confiant vouloir être « un homme d’unité et de paix ». 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Nouveau-Vicaire-general-du-diocese-d-Ajaccio-le-pere-Constant-veut-etre-un-homme-d-unite-et-de-paix_a73273.html 

1 200 saisonniers marocains en Corse pour la récolte des clémentines; en France 16 000.

La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre 2023 à bord de vols commerciaux pris en charge par les producteurs, annonce ce vendredi 1 er septembre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Quelque 1200 travailleurs saisonniers marocains sont attendus à partir d'octobre par des producteurs agricoles français pour participer aux récoltes de clémentines en Corse, a indiqué vendredi à l'AFP l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui orchestre leur arrivée. «La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers», qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre à bord de vols commerciaux pris en charge «par les producteurs», de plus en plus dépendants de cette main-d’œuvre étrangère, a souligné le directeur général de l'Ofii, Didier Leschi.

L'annonce intervient deux mois après la signature en juillet d'une convention entre l'Ofii, la FNSEA, premier syndicat agricole français et l'établissement public marocain chargé de l'emploi (Anapec), afin de «faciliter le recrutement de travailleurs saisonniers agricoles marocains» par des exploitants français. Une démarche censée «répondre aux besoins des agriculteurs qui font actuellement face à un manque de candidats, (...) remettant en question certaines récoltes», avait insisté la FNSEA.

Les saisonniers qui arriveront à partir d'octobre en Corse après s'être vus délivrer des titres de séjour temporaires devront ensuite «repartir à l'issue du contrat», explique-t-on à l'Ofii, chargé du contrôle du retour de ces travailleurs au Maroc, où ils devront pointer dans l'antenne de l'Office français à Casablanca. Le recours aux saisonniers marocains a explosé ces dernières années, souligne le patron de l'Ofii : près de 16.000 d'entre eux ont été employés pour l'agriculture française en 2022, plus de 10.000 en 2021, 6.300 en 2018.

Les travailleurs saisonniers étrangers, revenus en nombre depuis la levée des restrictions liées au Covid-19, sont un rouage indispensable de l'agriculture française. Dans les entreprises agricoles, cette force de travail s'est rendue si incontournable, au fil des ans, que les employeurs ont demandé aux autorités françaises d'organiser des ponts aériens exceptionnels au plus fort de la pandémie. L'Ofii avait ainsi fait venir 900 travailleurs marocains en octobre 2020 pour «sauver les récoltes» de clémentines corses.

Référence

Tourisme : En Corse, entre inflation et concurrence déloyale, les restaurateurs voient les écueils se multiplier

 Selon le président de la branche restauration de l'UMIH Corsica, les restaurants insulaires ont enregistré une baisse d’activité moyenne de -15% à -35% par rapport à l'été passé. Si ces chiffres sont à relativiser au regard d'une année 2022 exceptionnelle en terme de fréquentation, les difficultés de la profession vont pour leur part en s'acroissant

Si depuis le début de l’été beaucoup pointent une baisse importante de la fréquentation dans les restaurants de l’île, et n’hésitent parfois pas à parler de saison catastrophique, Frédéric Ruiz, restaurateur à Biguglia et président de la branche restauration à l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) Corsica, veut pour sa part rester plus circonspect. « C’est sûr que certains grincent des dents cette année, mais il y en a qui s’en sont très bien sortis », souligne-t-il en notant que « l’impact n’est pas le même selon le type d’établissement ». « La tendance générale c’est que, par rapport à l’année dernière, il y a une baisse d’activité en moyenne de -15% à -35% pour les établissements. Mais n’oublions pas que 2022 a été une année exceptionnelle en termes de fréquentation, car les gens avaient envie de profiter après le Covid. Cette année on est retourné à des choses plus normales et l’inflation fait que le budget plaisir est moins conséquent pour les restaurants », reprend-il en notant certains changements dans les modes de consommation qui ne font pas les affaires de la profession.

« Les touristes ont eu plus facilement tendance à se faire à manger dans la cuisine de leur location », constate-t-il ainsi. Par ailleurs, il regrette le développement du paracommercialisme qui entraîne un manque à gagner important. « De plus en plus de gens s’improvisent traiteurs ou chefs à domicile, font des brunchs, et autres petites choses au black. Ces personnes ne sont pas impactées par les charges, les mises aux normes de sécurité, la TVA … C’est une concurrence déloyale qui corrélée au reste met à sac la profession », fustige-t-il. « Et puis, l’inflation touche tout le monde, le porte-monnaie est moins conséquent pour le budget plaisir et de facto pour les restaurants », relève-t-il encore en appuyant : « Aller au restaurant devient presque un luxe, un plaisir que les clients ne peuvent plus s’offrir aussi souvent qu’avant ».

Des difficultés en cascade

Une inflation qui n’épargne pas bien sûr les restaurateurs eux-mêmes. « Le prix de la viande a pratiquement doublé par rapport à il y a deux ans, les boissons ont augmenté, le café a augmenté, tout a augmenté », souffle Frédéric Ruiz en concédant qu’en bout de course les professionnels sont bien obligés de répercuter la hausse des coûts dans les assiettes. Mais le président de la branche restauration de l’UMIH Corsica tient toutefois à renverser la mauvaise image des restaurateurs qui « se gavent pendant deux mois » qui tend à se généraliser sur l'île. « Je suis d’accord que certains pratiquent une politique tarifaire qui peut être considérée comme exagérée, mais ils sont libres de faire ce qu’ils veulent dans leurs établissements. Et les prix sont affichés et les clients sont libres de consommer ou non dans tel ou tel établissement où les tarifs seraient excessifs. C’est important de ne pas généraliser, car ce n’est pas le cas de tous les restaurateurs. Il y a des gens qui travaillent toute l’année, avec des locaux, qui essayent de maintenir des tarifs cohérents pour garder leur clientèle », martèle-t-il. 

« On sent un ras-le-bol chez beaucoup de nos confrères. Certains ont envie d’arrêter et il y a même beaucoup de restaurants qui étaient ouverts à l’année qui ferme aujourd’hui », déplore Frédéric Ruiz, « Il faut se poser les vraies questions : est-ce que l’on a seulement à faire à des personnes qui veulent se gaver comme cela est inscrit dans les consciences, ou est-ce la combinaison de l’ensemble des difficultés que nous rencontrons ? », instille-t-il. « Nous sommes pris à la gorge et les clients ne comprennent pas toujours que derrière un service il y a beaucoup de choses, comme des tarifs de blanchisserie qui ont augmenté, des produits qui ont augmenté, l’électricité qui a augmenté, et puis les charges sociales qui sont là qu’il y ait 0 ou 1000 couverts. Je pense qu’en cascade il va y avoir de plus en plus de difficultés pour les restaurateurs », regrette-t-il. 

Se réinventer pour mieux résister

Face à ces perspectives, le président de la branche restauration de l’UMIH Corsica invite de facto ses confrères « à se réinventer » pour mieux résister aux crises. « Il faut revoir la politique tarifaire, il faut changer sa carte, travailler d’autres produits avec une moindre valeur ajoutée pour pouvoir les mettre en valeur dans l’assiette et garder des prix cohérents. Dans les pièces nobles, on peut se demander par exemple si on va continuer de garder du filet de bœuf à la carte, ou si l’on va passer sur du faux filet qui est un peu moins cher pour permettre au client de garder du pouvoir d’achat tout en lui donnant l'occasion de pouvoir manger de la viande », détaille-t-il, 

« Nous sommes bien obligés de nous repenser et de nous adapter à l’inflation, sinon, avec toutes les augmentations, on se retrouve vite avec des plats que l’on vend plus de 30 euros dans l’assiette, et l’on se fait traiter de voleurs. On ne peut pas juste répercuter un prix plus élevé sur un produit identique l’année d’après et s’étonner qu’il y ait une baisse de clients. On doit aussi se remettre en question en tant que professionnels par rapport aux produits que nous mettons sur notre carte pour rester attractifs ». 

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https://www.corsenetinfos.corsica/Tourisme-En-Corse-entre-inflation-et-concurrence-deloyale-les-restaurateurs-voient-les-ecueils-se-multiplier_a73277.html

Bastia : le traditionnel pèlerinage marin de A Santa jusqu'à Lavasina

 La statue de la Vierge à l'Enfant de l'église Saint-Charles de Bastia, a pris la mer dimanche après-midi pour, à bord du remorqueur "Rable" être transportée jusqu'à quelques encablures du sanctuaire de Notre-Dame de Lavasina. CNI l’a suivie à bord de la barque de Louis Azara, habitant d’Erbalonga.

Cette belle cérémonie a été organisée par a Cunfraterna San Carlu Borromeo dans le cadre de a nuvena di a Beata Vergina Maria di Lavasina à laquelle ont adhéré de nombreux fidèles et plusieurs bateaux..

Dans le sillage de ce pèlerinage marin qui a démarré à 14 heures de Bastia et que a Cunfraterna  perpétue, Antoine Saoletti a diffusé sur les réseaux sociaux les belles images de cet après-midi de a Beata Vergina Maria que l'on apprécie mieux à la lumière de notre vidéo et des commentaires de Louis Azara.

Les embarcations étaient nombreuses à suivre le chalutier bastiais transportant l’imposante statue de la Vierge (800 kg) récupérée à l’église Sainte-Marie de Bastia. Le bateau parvenu au large de la basilique, les cloches ont sonné, des chants ont fusé aussi bien de la plage où avaient pris place prêtres, confrères et public qu’en mer à bord des navires de la SNSM,  des pompiers et des nombreux plaisanciers. La tradition veut aussi qu’un bouquet soit lancé du navire transportant la Vierge, récupéré par des jeunes sur l’eau et apporté en l’église.

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Nativité de la Vierge : voici les principales célébrations en Corse

 Célébrée le 8 septembre depuis plus de douze siècles, la Nativité de la Vierge Marie est fêtée, en Corse, avec une ferveur tout particulière. Il en va ainsi depuis que A Madre Universale, a été sacrée reine de Corse en 1735.

Le programme dans le Niolu 

Chaque 8 septembre, plusieurs milliers de fidèles arpentent a Scala di Santa Regina pour monter à Casamaccioli où la fête alterne animations, traditions et célébrations religieuses. Cette année la fiera di A Santa revient  du 7 au 10 septembre. 

Coté religieux, le 7 septembre se tiendra une messe solennelle de la veille à 21 heures suivie d'une procession aux flambeaux.

Le 8 septembre, jour de la nativité de la vierge, une messe présidée par l’Évêque de Corse, Monseigneur Bustillo aura lieu à 10h30 suivie par la Granitula, la célèbre procession en forme d’escargot se tiendra à midi. Deux autres messes des pèlerins autonymes lieu le samedi et le dimanche à 11h15.

L’entrée de la foire est gratuite et les animations musicales offertes par l’association niulinca. 

A Lavasina 

Depuis son inauguration en 1677, à l'occasion de la nativité de la vierge Marie, l'église de Notre Dame de Lavasina accueille chaque année près de 3 000 personnes au soir du 7 septembre au soir pour prier et suivre la procession au bord de mer. Cette année, la procession mariale aux flambeaux aura lieu à 21 heures et avant la messe en présence de  l’Évêque de Corse, Monseigneur Bustillo. 

Le vendredi 8 septembre plusieurs messes se succéderont à 8 heures, 9 heures, 10h30 et 18h30. 

Pancheraccia 

A Pancheraccia la Vierge est apparue au 18 ème siècle à une petite fille perdue. Depuis ce jour, ce village est devenu un lieu de pèlerinage en Corse où A Madonna y est célébrée les 7 et 8 septembre.  

Le 7 à 20h30 la traditionnelle procession aux flambeaux de l'église paroissiale jusqu'au sanctuaire, une messe sera célébrée. Le 8 septembre, il y aura une messe  à 10h30 et une deuxième à 16h00.

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Pourquoi les écoles ferment-elles le 8 septembre en Corse ?

 Dans le calendrier liturgique, le 8 septembre correspond à la naissance de la vierge Marie, Sainte patronne de la Corse. Sur l'île, les établissements scolaires de tous les degrés ferment leurs portes en ce jour. Mais pourquoi ?

Ce vendredi 8 septembre, jour de célébration de la nativité de la vierge Marie, tous les établissements scolaires de Corse seront fermés. Mais ce n’est pas la première année puisque cette mesure a été mise en place en 2014 après de longues discussions et polémiques.  

À cette époque, Michel Barat, alors recteur de l’Académie de Corse et franc-maçon, avait pris la décision de vaquer ce jour en raison des différentes cérémonies culturelles et mémorielles qui se déroulaient sur l’île et qui entraînaient un taux d’absentéisme important.

Depuis, le 8 septembre est toujours resté un jour vaqué pleinement intégré au calendrier scolaire et qui ne semble pas prêt d’être levé. « Depuis sa mise en place, l’ensemble des personnels éducatifs et administratifs sont très attachés à ce jour », explique le rectorat. Pour rattraper ce jour, les établissements et les professeurs procèdent à une petite accélération du programme. 

Traditionnellement, que représente le 8 septembre ?

Le 8 septembre est inscrit dans le calendrier liturgique comme étant le jour de la nativité de la vierge Marie, mère du Christ et sainte patronne de la Corse. Ainsi, les croyants de l’île célèbrent cette date en s’adonnant à des processions. À Lavasina dans le Cap Corse, Casamaccioli lors de la Santa di u Niolu et à Pancheraccia, en plaine orientale avec la « festa di a Madona », les fidèles se rassemblent par milliers.  

Historiquement, le 8 septembre est aussi une fête rurale, patrimoniale et agropastorale. Cette période correspondait dès la fin du moyen-âge, aux mouvements de population observés à la fin de l’été après la transhumance et les estives des bergers. « Les célébrations religieuses s’accompagnaient de la foire rurale notamment au Niolu à partir de 1830. C’était un moment où les bergers vendaient leurs troupeaux, du matériel et se retrouvaient. », détaille le professeur d’histoire Gérard Dykstra.

Ce moment de retrouvailles perdure toujours dans le Niolu. Lorsqu’il était étudiant et que le téléphone portable n’existait pas encore, Gérard Dykstra se souvient du 8 septembre comme « un moment convivial où tout le monde se retrouvait autour d’un verre dans les barracaghji ».

8 Sept, Ciamannaccia, Alisgiani, Campitellu : la Corse célèbre la Vierge Marie

 Le 8 septembre, la Corse s'illumine de ferveur pour célébrer la nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Cette journée revêt une signification particulièrement profonde pour les habitants de l'île, qui depuis 1735, ont placé leur foi sous la protection maternelle de Marie, faisant d'elle la Reine de Corse. Dans les villages de Ciamannaccia, Alisgiani, et Campitellu, les cérémonies religieuses s'entremêlent avec des traditions séculaires. Entre l'apparition de la Vierge Marie et l'adoration du tableau de la Vierge à la cerise, ces rituels perpétuent une spiritualité religieuse profonde.

La Scupritura de Ciamannaccia

Dans le paisible village de Ciamannaccia, niché dans les hauteurs du Taravu, l'église paroissiale de l'Annunziata se dresse en tant que bijou néo-roman. La construction de ce nouvel édifice religieux a embrassé les vestiges du mur de l'ancienne église, imprégné de l'histoire sacrée de ce lieu. Sur ce mur, une représentation de la Vierge Marie résiste au passage implacable du temps, témoignage muet de l'apparition mariale qui marqua à jamais cet endroit béni. La mémoire collective narre l'apparition miraculeuse de la Vierge Marie à Ciamannaccia, un événement qui transcende la simple croyance pour faire de l'église de l'Annunziata un sanctuaire sacré.

La légende raconte qu'une pieuse fidèle, en prière à l'intérieur de l'église, fut témoin d'un faisceau lumineux représentant la Vierge. Au réveil, le mur nord de l'église arborait un dessin exquis de Marie tenant l'enfant Jésus dans ses bras. Véronique Cesari, secrétaire de mairie, souligne l'importance de cette image : "Notre église paroissiale abrite une image que nous vénérons profondément dans tout le canton. Ce graffiti sur granit est considéré comme miraculeux selon notre tradition. Une dévotion constante lui est vouée tout au long de l'année." Chaque année, le 8 septembre, cette image est révélée au public lors de la tradition de la "Scupritura," une cérémonie religieuse qui rassemble de nombreux fidèles.

En cas de besoin de grâce tout au long de l'année, les croyants peuvent adresser leur demande au prêtre Antoine Peretti, qui dévoilera l'image pour permettre les invocations à la sainte. La célébration religieuse du 8 septembre débutera à 10h30 à l'église de l'Annunziata, suivie d'une procession et d'un apéritif déjeunatoire offert par la mairie.

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8 sept; A Madonna di a Stella, une tradition partagée entre Lavatoghju et Lumiu

 Au départ de Lumiu et de Lavatoghju, il n’y a qu’un pas pour aller à La Chapelle de la Madonna di a Stella, lieu dédié à la Vierge Marie et aux liens ancestraux qui lient les deux communautés. Une fête de la nativité célébrée et partagée ce 8 septembre comme il se doit sur les hauteurs de deux communes.

Chaque 8 septembre, la Corse se pare de ferveur pour célébrer la nativité de la Vierge, la sainte patronne de l'île. En Balagne, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu se réunissent sur les hauteurs communes de leurs villages respectifs pour rendre hommage à Marie, dans un rituel qui unit tradition et convivialité.

À quelques 3 kilomètres de Lavatoghju et 2 kilomètres de Lumiu, la Chapelle de la Madonna di a Stella devient le point de ralliement emblématique des fidèles, où chaque année ils partagent un moment chargé de symbolisme et de chaleur humaine. Au cours de la messe, présidée par le frère Paul-André, les deux confréries de Sant'Antone Abbate se rejoignent pour harmonieusement entonner les chants sacrés.

"Il existe un lien entre Lumiu et Lavatoghju qui perdure depuis plusieurs siècles. Nous nous retrouvons ici, dans cette chapelle dédiée à Notre-Dame de la Stella, chaque 8 septembre." explique François Croce, membre de la confrérie de Sant'Antone Abbate de Lavatoghju. Une particularité de cette chapelle, en lien avec la légende de la Santa du Niolu, réside dans le fait qu'elle aurait été un point de passage pour la mule transportant une statue et un tableau précieux. "Ici, nous avons le mont Bracaghju, qui est peut-être une déformation du Barcagiu, le passage. C'était le chemin qu'il fallait emprunter pour traverser. La mule s'est d'abord arrêtée ici, où résidait le gardien des lieux, et c'est là que le tableau a été déposé, une pièce qui, selon les dires de l'archiprêtre Pinelli, revêt une importance encore plus grande que la statue. Le 8 septembre est une date d'une grande signification pour nous, une tradition ancestrale. Nous ne pourrions pas concevoir de ne pas être présents le 8 septembre", ajoute François Croce.

Pour les habitants de Lumiu, c'est également un pèlerinage essentiel. "Nous pourrions remonter à plus de 250 ans en arrière. C'est toujours un moment très fort, car les familles et les amis se retrouvent. Notamment, notre maire est originaire de Lavatoghju. Ces deux communautés sont étroitement liées. À une époque révolue, des mini-jeux olympiques étaient organisés à Notre-Dame de la Stella, rassemblant à nouveau familles et amis dans une ambiance festive et divertissante. C'est Lavatoghju qui prend en charge l'organisation, car nous sommes sur leur territoire. De notre côté, en participant, nous cherchons à préserver cette tradition d'échange, que ce soit sur le plan religieux ou convivial." précise Maxime Vuillamier, prieur de la confrérie Sant'Antone Abbate de Lumiu.

À la fin de la cérémonie religieuse, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu partagent un repas festif, témoignant du besoin de se réunir autour d'une table pour partager un moment de convivialité. Maxime Vuillamier conclut en disant : 

"Il s'agit d'une histoire commune entre nos deux villages. Ce sont des communautés jumelles et solidaires. Ce plateau servait autrefois à réunir ces deux communautés, une tradition toujours bien vivante aujourd'hui. Le 1er mai, c'est à Lumiu de recevoir ses voisins à Oci, pour la messe, la procession et le 'spuntinu'. Ce sont des traditions multiséculaires que nous souhaitons préserver et transmettre aux générations futures." 

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Santa di u Niolu : Des milliers de fidèles réunis dans une immense ferveur

 Ce vendredi 8 septembre près de 3000 pèlerins sont venus montrer leur dévotion à la Vierge Marie toute parée de fleurs aux doux tons pastel se détachant sur le bleu marial du ciel de Casamaccioli, en présence de Mgr Bustillo, Evêque de la Corse. A l’issue de la grand messe où le recueillement des fidèles était palpable et émouvant, même, sa statue devait être portée en procession sur le champ de foire où avait lieu la traditionnelle Granitula tant attendue, en présence de 150 membres de diverses confréries insulaires.

Il est à peine 8 heures que déjà une file de voitures se forme dans la Scala di Santa Regina via le petit village de Casamacciuli, paese di a Santa. Les premiers fidèles, parmi lesquels de nombreux polyhandicapés venus chercher un peu de réconfort, se pressent sur le parvis de l’église dédiée à Notre Dame, ce sanctuaire abritant cette madonna di u Niulu tant vénérée, étant pour nous, et tous les Corses, avec a madonna di Pancheraccia et Notre Dame de Lavasina, notre petite Lourdes à nous (commune de Brando, Erbalonga), pour se recueillir à ses pieds . Dans la foulée, on se dirige vers le grand brûloir pour allumer un cierge et prier pour les siens, on l’invoque ardemment, les mains jointes, embrassant son image tant révérée. Il est temps alors d’aller se rafraîchir ou prendre un café car la matinée va être longue sous le soleil qui plombe ces hautes terres du Niolu. Le champ de foire et sa centaine d’artisans et autres barraccaghjii accueille la foule pour une première prise de contact tandis que l’heure de la messe approche. 

A 10 heures précises, les sonneurs font résonner les trois tonalités des cloches du campanile. Dans un rythme et un rite bien rodé, sans fausse note, les fidèles sont appelés à se rapprocher de l’esplanade de l’église tandis que Mgr Bustillo, Evêque de la Corse peine à se frayer un passage dans la foule dense, chacun souhaitant l’approcher, le féliciter après que le Pape François l’a créé Cardinal.

Autour de Pierre-Marie Geronimi, maire de Casamacciuli, ont pris place le président du Conseil exécutif, Gilles Simeoni, Marie-Antoinette Maupertuis, président de la CdC, Paulu Santu Parigi, sénateur de la Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva, député de la 2e circonscription de la Haute-Corse ainsi que les élus de toute la région, mais également ceux venus de Bastia ou encore Portuvechju. 

Le ciel est torride, Mgr Bustillo, assisté de nombreux prêtres, diacres ainsi que de l’archimandrite de Carghjese invite les fidèles à se recueillir en insistant sur le côté 

« cultuel, humain et amical de ce traditionnel rendez-vous du 8 septembre dans le Niolu. Rendons grâce à Dieu pour le don de la Vierge Marie et célébrer ensemble la nativité de Marie. Nous écouterons la parole de Dieu, nous recevrons le corps du Christ et nous sortirons de cette messe fortifiés intérieurement. Je suis très heureux de célébrer cette messe avec vous, avec ce peuple qui se retrouve ». 

Les confrères et les fidèles entonnaient alors le chant d’envoi, à savoir Sunate Campane Corse, sunate in allegria, cantate o chjese corse, per a Vergine Maria...

​A l’issue de la cérémonie, chantée par les membres des confréries de Piana, Carghjese, Aiacciu, Marignana, Bastia, San Teofalu di Corti, Corscia et bien sûr Casamacciuli, la statue de la Vierge, portée par les confrères, quittait l’esplanade de l’église pour rejoindre le champ de foire. Les quelques 150 confrères entamaient alors la somptueuse granitula qui s’enroulait avant de se dérouler dans une exemplarité solennelle, symbole du renouvellement de soi. C’était le moment pour Mgr Bustillo de procéder à la bénédiction urbi et orbi tandis que la foule acclamait « a so Regina » : « Evviva a Santa, Evviva a Santa, Evviva a Santa » !

Après cet intense moment de foi, place à la fête proprement dit. Il est temps pour les fidèles de se désaltérer et de se restaurer en dégustant le succulent veau à la broche de Marcel Flori. 

L’après-midi sera consacré à la découverte des savoir faire insulaires en flânant autour des stands tenus par près de 120 artisans. La foire du Niolu se poursuit jusqu’à dimanche avec un programme riche et varié.

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Friday, November 10, 2023

Menaces sur la maternité de Porto-Vecchio : les grévistes et leurs soutiens attendent des réponses claires

 « Développer une offre complètement atypique », c’est le projet de Marie-Hélène Lecenne pour la maternité de Porto-Vecchio pourtant menacée de fermeture. La directrice de l’Agence régionale de santé (ARS) entendait rassurer le personnel de la maternité, tout autant que la population de l’Extrême Sud, en tenant ces propos la veille du premier jour de grève. Raté. C’est en réalité l’agacement et l’incompréhension qui a prédominé dans les rangs des grévistes et de leurs soutiens, qui étaient environ 150 ce mardi après-midi à réclamer des garanties quant au devenir de la maternité porto-vecchiaise.

Atypique : « qui ne répond pas au type habituel, difficile à classer », définit le dictionnaire. Le mot n’est pas passé auprès des défenseurs de la maternité qui se sont réunis devant la clinique de l’Ospedale. « L’ARS en Corse aussi, elle est atypique, puisqu’il n’y a que 330 000 habitants en Corse... Son existence est-elle donc justifiée ? », ironise Marie-Désirée Nicolaï-Marcellini, secrétaire nationale du Syndicat des travailleurs corses (STC). Elle fait un parallèle entre le seuil des 300 naissances annuelles réclamé initialement par l’ARS pour maintenir la maternité à Porto-Vecchio. Délégations de service public Un seuil qui n’a pas été atteint par l’établissement en 2022. « Des naissances, il y en a eu 220 à 230 », confirme Rémi François, le directeur de la clinique.

Pour les urgences et la maternité, deux missions de service public confiées par l’État à la clinique porto-vecchiaise, il reçoit « environ 3,5 millions d’euros par an ». Une enveloppe que Rémi François entend bien évidemment conserver : « Ce qui est atypique, c’est que la direction de la clinique soutient la grève », fait-il malicieusement remarquer. « La mission de service publique, elle est globale, reprend-il. Toucher à la maternité, ce serait donc aussi toucher au service des urgences. »

Mais à entendre Marie-Hélène Lecenne lundi, la maternité ne serait pas menacée : « Nous ne voulons pas la fermer, nous voulons la faire évoluer », s’était-elle confiée devant la presse. En y adjoignant, selon elle, un centre périnatal de proximité (CPP). « Actuellement, ce cas de figure n’est pas prévu par la loi, balaie Véronique Bouffard, cadre sage-femme à la clinique de l’Ospedale. Soit il y a une maternité, soit un CPP. Pas les deux. Dans un CPP, on ne pratique pas d’accouchements. En fait, elle ne connaît pas notre service car à Porto-Vecchio, nous travaillons déjà avec la PMI et le centre de planification. Tout ce qu’elle propose, c’est déjà en place. Augmenter l’offre de services à la population ne ferait que rentrer en concurrence avec les sage-femmes libérales. Quel intérêt ? » « Une césarienne, je la fais en dormant... »

Sur le terrain médical, le docteur Sami Haddad démonte l’argument selon lequel les praticiens d’une clinique qui ne réalise pas 300 accouchements annuellement seraient insuffisamment entraînés. « A Porto- Vecchio, on est quatre gynécologues obstétriciens à se relayer chaque semaine. Et quand on n’est pas ici, on travaille pour un autre établissement, alors on pratique tout le temps. » Et quand bien même, « une césarienne, je la fais en dormant... C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. »

Porte-parole de l’intersyndicale STC-FO, Lionel Baggioni a dénoncé « la non réponse de l’ARS » et réclamé un plan à long terme pour assurer la pérennité de la maternité, compte tenu de son action indispensable pour le territoire. » Dans le cas contraire, « la grève continuera. On ira crescendo si on ne nous entend pas. Ça ira jusqu’à des blocages, s’il le faut. » Membre du collectif de soutien à la maternité, Marie-Françoise Papi s’est montrée perplexe devant le discours de Marie-Hélène Lecenne, mais « elle a retenu deux choses », a-t-elle noté : « Les deux heures et demi de trajet pour rejoindre la maternité la plus proche en cas de fermeture et le service de transfert qui n’est pas suffisant. »

A l’unisson de tous, le député de la 2e circonscription de la Corse-du-Sud, Paul- André Colombani attend « des réponses claires venues de l’ARS. On veut sauver la maternité. Point. » Le projet atypique ? « Il n’est pas question de faire une expérimentation à Porto-Vecchio sur des femmes qui sont sur le point d’accoucher ». Alors que le directeur de la clinique annonce « 100 % de grévistes » en ce mardi parmi le personnel de la maternité, des papas et des mamans sont venus apporter leur soutien à l’établissement. « Liberté, proximité, sécurité », pouvait-on lire sur une pancarte. Sur une autre, en forme de cercueil : « A vita iè, a morti no ». Sophie et Maxime sont venus avec leur petite fille, Lou, âgée d’un an. « La petite est née ici. Et on n’aurait pas eu envie de faire deux heures et demi de route pour l’accouchement. Avec un tel éloignement, il y aurait de gros risques, non ? »

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https://www.corsenetinfos.corsica/Menaces-sur-la-maternite-de-Porto-Vecchio-les-grevistes-et-leurs-soutiens-attendent-des-reponses-claires_a73526.html

18 sept 2023: épisode de pollution aux poussières désertiques

 Une procédure d'alerte à la pollution de l'air est déclenchée par la préfecture de Corse pour la journée de lundi 18 septembre

Dans un communiqué diffusé ce lundi midi 18 sept 2023, Qualit’Air Corse indique que les concentrations en particules fines dans l'air restent élevées notamment sur la Corse-du-Sud pour cette journée du lundi . Pour la Haute-Corse, bien que les niveaux prévus sont moins importants, une augmentation régulière des concentrations est prévue pour la journée.

Le nuage de particules fines devrait s'éloigner progressivement vers l'Est pendant la nuit de lundi à mardi et les niveaux de qualité de l'air sur l'ensemble de la région devraient revenir à la normale pour la journée de demain.

En attendant, l’organisme de contrôle de qualité de l’air recommande « à tous de limiter ses efforts sur l'ensemble de la Corse pour aujourd'hui et particulièrement pour les personnes les plus sensibles. »

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Ajaccio : Nouvelle étape pour le projet de construction de la future centrale du Ricanto

 Attendue de longue date, la construction de cette infrastructure destinée à remplacer la vieillissante centrale du Vazzio sera soumise à enquête publique à compter du 25 septembre 2023. Une étape préalable au lancement des travaux qui pourraient enfin débuter mi-2024.

Très vieillissante, l'actuelle centrale du Vazzio située à l'entrée d'Ajaccio doit être remplacée par une nouvelle centrale plus performante. EDF PEI espère une mise en fonctionnement de cette nouvelle centrale du Ricanto à horizon 2027.

C’est un projet attendu depuis près d’une quinzaine d’années, qui prend enfin un tournant concret. La construction de la future centrale du Ricanto, portée par EDF Production Électrique Insulaire (PEI), va connaître une nouvelle étape ce lundi 25 septembre avec le lancement d’une enquête publique. 

Pour rappel, l’infrastructure a vocation à remplacer la centrale du Vazzio, installée en 1982 à l’entrée d’Ajaccio, qui est aujourd’hui très vieillissante. 

« La construction d’une nouvelle centrale vise à satisfaire le besoin en électricité de la Corse, en particulier de la région ajaccienne, et à permettre de le faire avec des performances, notamment environnementales, bien meilleures », indique Cédric Dupuis, directeur du projet. 

Alors que le Vazzio continue encore de fonctionner au fioul lourd, générant des émissions très polluantes, la question du combustible qui alimentera la nouvelle centrale est en effet longtemps restée posée. Si le gaz avait été envisagé, de longues années d’études techniques et d’appels d'offres infructueux ont enterré cette possibilité trop compliquée à mettre en place, retardant un peu plus le le projet de construction. Finalement, au mois de mars dernier, la Collectivité de Corse, en concertation avec l'État et le ministère de la transition de la transition écologique ont tranché en faveur de la biomasse

« C’est un combustible végétal renouvelable qui non seulement a des émissions polluantes très faibles, mais également, à la différence du gaz, qui a aussi des émissions de CO₂ très faibles. Donc, c’est un choix qui est relativement logique en 2023 », souligne Cédric Dupuis en notant que cette décision a « donné un coup de boost au projet ». 

« Cela a permis de déposer des dossiers de demande d'autorisation pour la construction et l'exploitation de la nouvelle centrale au mois d'avril. Il s'en est suivi une période d'instruction par les services concernés. Le 25 septembre, nous passons donc à la mise en enquête publique pour une durée d’un mois afin de recueillir toutes les observations, questions, et commentaires des personnes intéressées par ce dossier. Un registre sera mis en place physiquement en mairie et il sera également possible de participer sur Internet* », explique le directeur du projet en détaillant les prochaines étapes : « Puis, si cette enquête publique se déroule normalement, le préfet devra préparer un arrêté préfectoral qui autorise l'exploitation et la construction de la centrale début 2024. Nous attendons également d'autres autorisations, notamment des celle de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), que nous espérons également recevoir au premier trimestre. Toutes ces autorisations nous permettront de démarrer le chantier à la mi 2024, si tout se passe bien ».

Suivra ensuite une période de travaux d’au moins trois ans avant la mise en service de la future centrale du Ricanto et la déconstruction du Vazzio. Les fameuses cheminées rouges et blanches ne devraient donc pas disparaitre du paysage avant au moins 2027. 

 * Pour participer à l’enquête publique à partir du 25 septembre 9h : https://www.registre-dematerialise.fr/4828/

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45 millions de bouteilles de vin produites en Corse en une année

 45 millions, c'est le nombre de bouteilles de vin produites en Corse en une année. 

Il y a 295 producteurs, 4 caves coopératives et 135 caves particulières avec 5 838 hectares de vignes

336 500 hectolitres de vin, 68% de rosé, 18% de rouge et14% de blancs secs et liquoreux sont consommés à 45% sur le continent, 35% en corse et 20% ailleurs dans le monde entier. 

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« Construire est devenu un acte de bravoure »

 Jean-François Luciani, président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud : « Construire est devenu un acte de bravoure »

À l'occasion des Rencontres des Métiers du Gros Œuvre, qui se déroulaient au Palais des Congrès d'Ajaccio jeudi, vendredi et samedi du 21 au 23 septembre 2023 le président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud, Jean-François Luciani, est revenu pour CNI sur la situation actuelle de la construction en Corse. Entre inflation, taux d'emprunt qui augmentent et raréfaction des permis de construire, 2024 s'annonce d'ores et déjà difficile pour le secteur.

- Comment se porte le secteur du BTP aujourd’hui en Corse ?

- La fin d’année est conforme à ce qu’a été 2023, c’est-à-dire que nous sommes sur des domaines d’activités intéressants avec des permis qui ont été octroyés il y a quelques mois, voire quelques années, donc on termine ces chantiers en cours. 2024 s’annonce en revanche beaucoup plus inquiétant pour plusieurs raisons, à commencer par l’augmentation du coût des matières premières qui a conditionné une augmentation générale du coût de la construction. Il est certain que la tendance qui a été de tout construire pendant des années a fait que les matériaux ont flambé. La guerre en Ukraine a aussi fait que tous les matériaux ont connu une hausse assez conséquente allant de 40% pour certains à 100 ou 150% pour d’autres. D’autre part, la rareté des terrains à construire a incidemment augmenté leur prix. Et puis enfin, il y a aussi une augmentation des taux des prêts bancaires. In fine, l’économie générale de la construction se retrouve très impactée par tout cela. Construire aujourd’hui est devenu un acte de bravoure.

- Vous en parliez, la conjugaison de l’inflation, des taux d’emprunt qui augmentent, ainsi que de la difficulté d’obtenir un permis de construire ont-ils contribué à ralentir le marché de la construction neuve en 2023 ?

- Le marché de la construction est en train de s’écraser. Mais c’est surtout sur 2024 où nos plus grosses inquiétudes font jour puisque nous sommes confrontés à une baisse très conséquente des volumes de mètres carrés à construire.  

- Cette crise importante a-t-elle déjà conduit des acteurs de la fédération du BTP de Corse-du-Sud à devoir cesser leurs activités ?

- Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là. Mais nous avons des alertes qui sont aujourd’hui très inquiétantes, aussi bien au niveau du tribunal de commerce que du réseau de la fédération du BTP. On constate que toutes les régions de France sont touchées par cette forte déflation.

- Au niveau local, on sait que d’autres problèmes viennent également contrarier le secteur de la construction. Au cours des derniers mois, on a ainsi vu des attentats se multiplier contre des immeubles en construction, voire contre des engins appartenant à des entreprises de BTP. On se souvient d’ailleurs du communiqué que les fédérations corses avaient publié il y a quelques mois afin de marquer leur inquiétude. Quel impact cette situation a-t-elle eu ?

- Cela a plutôt eu un impact sur le fondement de ce que nous sommes. Nous sommes des constructeurs, donc nous avons simplement le devoir de réaliser ce qu’on nous commande. Nous ne sommes pas des politiques, nous n’agissons pas sur l’aménagement du territoire, et donc nous sommes des acteurs économiques qui font des choix en matière de construction, mais pas décideurs. Nous construisons là où d’autres ont fait le choix de permettre de construire. La morosité qui a atteint ceux qui ont été victimes de tels agissements nous a secoués, mais il y a là-dessous un point politique qui concerne une vision de l’aménagement du territoire qu’il faudra avoir en Corse à un moment donné. Nous sommes solidaires vis-à-vis de ceux qui ont été victimes de tels actes parce qu’ils ont simplement eu le devoir de réaliser la commande qu’on leur a passée. 

- Dans un autre registre, face à la multiplication des épisodes de canicule, le secteur doit également s’adapter. Des évolutions qui vont conduire à changer un peu le métier ?

- Nous sommes forcés de nous adapter, notamment en matière de méthodologie de travail, car le capital d’une entreprise ce sont ses salariés. Préserver nos équipes et les faire travailler dans les meilleures conditions c’est un devoir de chef d’entreprise. Et puis les matériaux vont également sûrement évoluer pour être plus à même d’être mis en œuvre dans des conditions difficiles. 

- Quelles sont les perspectives pour 2024 ?

- Une baisse très inquiétante au niveau du neuf. La rénovation énergétique est le domaine vers lequel les entreprises qui faisaient du tout construire devraient pouvoir effectuer une mutation et retrouver un volume d’affaires assez conséquent. Mais cela ne se fait pas en quelques heures, il faut modifier la structure même de l’entreprise, s’adapter, découvrir cette activité. Ce secteur d’activité n’est pas encore complément épanoui. C’est un domaine sur lequel nous avons de fortes espérances, mais le volume d’activité aujourd’hui disponible pour que l’on puisse travailler n’est pas à la mesure de ce que l’on pourrait escompter. 

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https://www.corsenetinfos.corsica/Jean-Francois-Luciani-president-de-la-federation-du-BTP-de-Corse-du-Sud-Construire-est-devenu-un-acte-de-bravoure_a73703.html

Bastia : sept 2023, restauré, le tableau de « La Visitation » retrouve A Scala Santa

 Le tableau, bien dégradé, avait été décroché de la chapelle Notre-Dame de Monserato en juin 2022 pour être confié à la SCCR (Société vorse de conservation et de restauration) installée à Speloncato.

La chapelle de Notre-Dame de Monserato située sur les hauteurs de Bastia est depuis 1995 inscrite au titre des Monuments historiques. Cet édifice religieux appartenant à la mairie de Bastia est chargé d’histoire.

Fondée au XVIe siècle, la chapelle fut gravement endommagée lors des combats de 1761 entre Génois et Corses.

Plus tard, après que Napoléon 1er en conflit avec le Pape Pie VII a exilé à Bastia 424 membres du haut clergé romain, des dons affluèrent. Si la restauration de sa façade fut réalisée sous le Second Empire en 1860, avant même cela, en 1816, le Pape avait donné son autorisation de construire à l’intérieur une « Scala Santa », un Escalier saint, en référence à celui du prétoire de Jérusalem gravi par le Christ lors de son jugement par Ponce Pilate qui décida sa crucifixion.

Il comporte 27 marches et conduit à un autel situé à 6 mètres du sol.  

«Cette Scala Santa correspond à une pratique religieuse rare, très liée à la piété baroque » souligne Philippe Peretti, adjoint au maire de Bastia, délégué au patrimoine et au mécénat. «Cette chapelle est très composite puisqu’elle contient des éléments des 17, 18 et 19e siècles. Chaque année la mairie dépense environ 1 million d’euros pour toutes ses églises. Actuellement la municipalité s’attelle à la rénovation de deux édifices patrimoniaux en plein cœur de la Citadelle : l’oratoire Sainte-Croix et la façade de la Cathédrale Sainte-Marie».

L’Escalier saint ne fut finalement réalisé qu’en 1884 grâce notamment aux dons des religieux exilés sous Napoléon 1er et en reconnaissance à l’hospitalité des Bastiais.

La chapelle avait également souffert des bombardements en 1943.Elle a été rénovée en 1977.

Outre des statues, dont une génoise de marbre blanc de 1637, la chapelle contient aussi des tableaux. Parmi ceux-ci « Le Martyre de Sainte-Félicité et de ses fils Alexandre, Vital et Martial », une œuvre attribuée au peintre bastiais Anton Benedetto Rostino (1750-1821), inscrite au titre des Monuments historiques, restaurée en 2019 par la Mairie de Bastia.

Autre tableau remarquable, « La Visitation ». Cette toile de l’artiste-peintre d’origine napolitaine Marc’Antonio De Santis, installé à Bastia au milieu du 17e siècle. Il y décédera en 1681.

La toile de 194 X 120 cm représente une scène biblique tirée des textes de l’apôtre Luc (1.39-45). La Vierge en visite chez des cousins. On la voit embrasser Sainte-Elisabeth sur le seuil de la maison avec à ses côtés Saint-Zacharie et Saint-Joseph.

Bien dégradé, la municipalité avait alors débloqué un budget de 17 220 euros pour le restaurer, travaux de restauration confiés à la spécialiste Ewa Poli de la SCCR.

L’accrochage du tableau s’est fait en présence de Philippe Peretti, Caroline Michel, directrice des services du Patrimoine, de la société SCCR et de Pascal Costa, gardien des lieux.

Si la Chapelle est dédiée à Notre-Dame de Monserato, honorée tous les ans le 2 juillet, on y cultive aussi le culte de Saint Pancrace avec messe et procession le 12 mai. Une association est en cours de création autour de Pascal Costa, le gardien bénévole de la chapelle.

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https://www.corsenetinfos.corsica/Bastia-restaure-le-tableau-de-La-Visitation-retrouve-A-Scala-Santa_a73750.html

L'Espagnole Volotea indique avoir proposé une offre "historique" pour relier la Corse à la France continentale

L'Espagnole Volotea indique avoir proposé une offre "historique" pour relier la Corse à la France continentale entre juin et août 2023. 

L'Espagnole Volotea, première compagnie aérienne à bas coûts à avoir posé sa candidature à la délégation de service public (DSP) aérienne entre la Corse et la France continentale, suscitant des inquiétudes concernant l'emploi, annonce vouloir ouvrir une base dans l'île. La compagnie, dont la France est le marché principal avec 740 emplois directs, assure dans un communiqué publié lundi avoir proposé une offre «historique» pour relier la Corse à la France continentale entre juin et août, avec 
«450.000 sièges», en hausse de +16% par rapport à 2019, et «plus de 2700 vols avec un taux de remplissage de 95%». «Forte de ses bonnes performances, Volotea compte y ouvrir prochainement sa première base», indique la compagnie qui propose neuf destinations depuis les quatre aéroports corses: Bordeaux, Brest, Caen, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Strasbourg et Toulouse. «Nous avons considérablement amélioré la connectivité de la Corse» et «notre candidature à la DSP est une nouvelle étape dans notre engagement en faveur de la Corse», assure le PDG et fondateur de la compagnie, Carlos Muñoz dans ce communiqué.

Stupeur et inquiétude

Cette candidature pour la DSP aérienne 2024-2027 a suscité stupeur et inquiétudes dans l'île. La compagnie, qui exerce déjà une DSP entre Tarbes-Lourdes et Paris-Orly, a postulé sur les lignes Paris-Orly et Marseille au départ d'Ajaccio et de Bastia, en demandant des compensations financières de 50 millions d'euros contre 96 millions pour Air Corsica-Air France, qui étaient les seules compagnies candidates pour cette DSP depuis 1998, a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Une DSP remportée par Volotea ferait peser des craintes quant à la survie même d'Air Corsica, créée en 1989 par l'Assemblée de Corse et dont la Collectivité de Corse est actionnaire majoritaire, avec 66,8% du capital, et de ses 770 emplois. «Si la compagnie devait être retenue pour la desserte de nouvelles routes en Corse, elle s'engage fermement à faciliter la création d'emplois au niveau local», tente de rassurer la compagnie espagnole.

L'Assemblée de Corse doit attribuer en novembre cette DSP qui débute au 1er janvier 2024 et représentait entre 90 et 95 millions d'euros par an d'aides publiques pour la DSP actuelle. Volotea fait par ailleurs partie des 17 compagnies aériennes visées par une plainte de 23 associations de 19 pays qui les accusent d'écoblanchiment et de «pratiques commerciales trompeuses». 

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https://www.corsenetinfos.corsica/La-compagnie-aerienne-Volotea-veut-seduire-la-Corse_a73784.html

"Un CHU pour la Corse"

Le texte plaidant en faveur de la création d'un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) en Corse rassemble une trentaine de signataires, parmi lesquels on compte des professeurs hospitalo-universitaires en poste ou à la retraite, dont font partie Josette Dall'Ava-Santucci et Laurent Papazian.

La Corse doit pouvoir être dotée d’un CHU afin que soit enfin respecté le principe fondamental du Code de la Santé Publique : l’égalité d’accès aux soins, laquelle est sérieusement mise à mal par certaines particularités de plus en plus prégnantes.

Depuis 20 ans l’Université de Corse propose l’enseignement de première année des études médicales. Les étudiants admis en seconde année sont actuellement répartis entre les CHU de Marseille, Nice et Paris. Le projet est d’étendre l’enseignement à tout le premier cycle (3 premières années) en 2024 et 2025 afin que les étudiants de l’Université de Corse afin de repousser leur départ à partir de la 4e année. La Corse est marquée par un essor démographique important (plus de 350 000 habitants au dernier recensement) et une forte activité touristique l’amenant à devoir faire face au doublement de sa population en période estivale, mais dans les faits un surcroît de population s’étendant des vacances de printemps celles de la Toussaint. Le vieillissement de la population y est particulièrement important. Ainsi, en 2019, les plus de 60 ans représentaient près de 30% de la population insulaire. Le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne française et le plus élevé pour les plus de 75 ans. L’offre hospitalière en Corse est portée par sept Centres Hospitaliers publics et huit établissements privés pour un total de 1000 lits de Médecine-Chirurgie-Obstétrique. Cette densité de lits (hors saison touristique) est inférieure à la moyenne française. Le taux de recours aux soins hors Corse atteint 20% avec 26 000 trajets depuis la Corse vers le continent pour un coût de trente millions d’euros (données CPAM).

Ces chiffres ne rendent pas compte de la pénibilité et des surcoûts pour les patients (titres de transport, ponctualité, accompagnants) avec à la clef, pour certains, une iniquité d’accès voire un renoncement aux soins. Il s’agit parfois de consultations ou d’actes mineurs pour des spécialités sous-représentées ou absentes sur l’île qui devraient être prises en charge en Corse. Paradoxalement, certaines activités très spécialisées dignes d’un CHU sont déjà présentes au sein des établissements insulaires telles que Procréation Médicalement Assistée, Centre de Ressources et Compétence de la Sclérose en Plaques, Centre Mémoire Ressources et Recherche, une activité de neuroradiologie interventionnelle ou une activité d’assistance respiratoire et cardiaque extra-corporelles. Le vieillissement de la population touche aussi les médecins dont l’âge moyen est plus élevé que la moyenne française.

Ainsi, les médecins de 70 ans et plus représentent 10% de l’effectif total. Lorsque l’on interroge les étudiants de l’université de Corse admis en seconde année et en cours de cursus, deux tiers seraient intéressés par le fait d’exercer tout ou partie de leur activité au sein du CHU de la Corse. Un travail récent montre que 70% des étudiants de l’université de Corse admis en seconde année ayant choisi la médecine générale une fois devenus Internes reviennent s’installer en Corse.

En revanche, seulement 30% de ceux ayant choisi une autre spécialité reviennent travailler en Corse. La création d’un CHU en Corse permettrait aux étudiants en médecine d’accomplir tout ou partie de leur cursus en Corse et d’y poursuivre leur carrière professionnelle. Les régions françaises métropolitaines qui ont le moins de médecins sont les mieux dotées en nombre de postes d’Internes. Sauf une. La Corse. La seule à ne pas disposer d’un CHU. L’Université de Corse abrite en son sein plusieurs unités de recherche (dans le domaine des maladies infectieuses, des mathématiques appliquées à la médecine, de la physique, de l’informatique, du vieillissement et un axe santé- environnement) qui pourraient permettre aux futurs hospitalo-universitaires de développer leurs projets de recherche.

Il ne s’agit pas d’universitaires tous les services hospitaliers insulaires, mais de cibler prioritairement (1) certaines spécialités où l’offre est faible ou nulle, et (2) certaines spécialités bien développées initiant déjà des projets de recherche clinique. L’originalité du projet construit à l’initiative de la Collectivité de Corse consiste à associer les établissements hospitaliers publics et privés (ainsi que les médecins libéraux) à travers un projet médical partagé et un conventionnement incluant les missions d’enseignement et de recherche. En effet, la complémentarité est impérative eu égard à l’isolement géographique de la Corse et à la population relativement peu nombreuse.

Ces synergies entre secteur public et secteur privé sont souhaitées par les tutelles et le CHU de la Corse serait en cette matière très innovant. Le travail préparatoire mené par un consultant a permis de mettre en lien tous ces acteurs désireux de construire ensemble ce projet visant aussi à étoffer l’offre de formation paramédicale (notamment pour les infirmières de blocs opératoires, les infirmières anesthésistes, les cadres de santé, les manipulateurs radio). Les paramédicaux sont des acteurs hospitaliers majeurs, s’engagent dans des tâches d’enseignement et de recherche, mais sont aussi la clef de la réussite d’une politique territoriale visant à développer et multiplier des parcours de soins et l’éducation thérapeutique.

La santé est en réalité un des principaux moteurs de la recherche et du développement dans les pays occidentaux. Ainsi, l’organisation des soins en Corse ne doit pas être considérée uniquement comme une charge pour la société, mais s’inscrire dans une dynamique qui favorise la création de richesses. Cette dynamique doit reposer sur des plateaux techniques performants, modernisés et attractifs et doit s’appuyer sur des structures de recherche de haut niveau et productives. En outre, cette dynamique pourra permettre tant aux soignants qu’à la population de se projeter dans un avenir plus sécurisé.

Le CHU doit permettre cela tout en conservant et développant les synergies déjà existantes avec les autres établissements hospitaliers et universitaires, s’appuyer sur celles-ci pour se construire et en créer de nouvelles qui favorisent à la fois l’échange et la progression du savoir. Il s’agit d’un objectif très ambitieux, mais tout à fait réaliste à nos yeux.

Professeurs des universités, médecins hospitalo-universitaires exerçants ou ayant exercé en CHU, nous soutenons le projet de création du CHU de la Corse.

Patrick Barbet, Paris

Marc Bazot, Paris

Dominique Barbolosi, Marseille

Sofiane Bendifallah, Paris - Jean-Michel Bartoli, Marseille

Jacques-Charles Bertrand, Paris

François Carré, Rennes

Yves- Sébastien Cordoliani, Paris

Dominique Crenesse, Nice

Josette Dall’Ava-Santucci,, Paris

Jean- François Dhainaut, Paris

Gilles Dhonneur, Bastia

Anh Tuan Dinh-Xuan, Paris

Christophe Doddoli, Marseille

Pierre Gastaud, San Fiurenzu

Jean-Michel Gracies, Bastia

Noël Graziani, Marseille

Dominique Grisoli, Marseille

Francine Leca, Paris

René-Paul Louis, Marseille

Guy Moulin, Marseille

Franck Paganelli, Marseille

Jean-Roch Paoli, Bastia

Laurent Papazian, Bastia

Didier Payen, Paris

Marie-Laurence Poli-Merol, Reims

Daniel Sereni, Paris

Andreas Stein, Marseille

Bertrand Souweine, Clermont-Ferrand

Lionel Velly, Marseille

Paul-Julien Venturini, Corti -

ean- Philippe Verhoye-Rocchesani, Rennes

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https://www.corsenetinfos.corsica/TRIBUNE-Un-CHU-pour-la-Corse_a73797.html

Wednesday, November 8, 2023

1er octobre 2023: A Rome, devant 800 Corses, François Bustillo célèbre la première messe de son cardinalat

 Dimanche 1er octobre, lendemain de sa création, son éminence François Bustillo a présidé sa première messe en tant que cardinal en la basilique des Apôtres à Rome.

Quel bonheur d'être là aujourd'hui devant les gens que j'aime. Quelle joie de célébrer ici aujourd'hui avec vous, cardinal Mamberti, l'ange qui m'a annoncé en premier ma nomination, ma famille, avec d'autres prêtres de Rome, mes amis du monde associatif sportif culturel universitaire politique. Mes amis, c'est un privilège pour moi de vous avoir ici", ce sont les premiers mots du nouveau cardinal, dans une église pleine de pèlerins Corses.

Au premier rang, on trouvait plusieurs maires et élus de l'île, l'ambassadeur de France au Vatican, le président de l'exécutif corse, Gilles Simeoni, et la mère du cardinal, dont l'ascension rapide vers Rome a été remarquable. Il y a moins de deux ans et demi, le franciscain de 54 ans était consacré évêque d'Ajaccio, et le voilà aujourd'hui revêtu de la pourpre cardinalice. "Je n'ai pas postulé", plaisantait-il encore il y a quelques jours, étant le premier évêque à devenir cardinal pendant son épiscopat en Corse.

L'unité et la cohérence avant tout

"Cherchez l'unité non seulement dans vos paroles, mais également dans vos actes et votre manière de vivre. Évitez la tentation constante de la division. Il ne suffit pas d'aller à la messe si vous n'êtes pas cohérents dans vos vies. Faut que les paroles se traduisent en actes. ", a-t-il exhorté avant de remercier, une fois de plus, les Corses d'avoir fait le déplacement jusqu'à Rome "un témoignage de votre amitié" . Et en se remémorant la ferveur manifestée par les 800 insulaires présents la veille sur la place Saint-Pierre, qui l'avaient ovationné au moment de sa création comme cardinal. "Le pape François n'a pas manqué de remarquer votre présence hier lors du Consistoire. 'Mon peuple est bel et bien vivant', lui ai-je répondu", dit-il, provoquant les rires des fidèles.

L'élévation du Cardinal Bustillo en tant que premier évêque de Corse à recevoir cette distinction a indéniablement marqué un moment d'importante présence corse à Rome. "Hier tout le monde a pu se rendre compte de l'enthousiasme des Corses." souligne le Cardinal Mamberti à la sortie de la messe. "La presse a parlé, d'ailleurs, du fait que son nom avait été acclamé par les Corses."

Selon le prélat originaire de Vico, le Cardinal Mamberti , la nomination de Mgr Bustillo, d'abord en tant qu'évêque d'Ajaccio, représente un don précieux du Seigneur à la Corse. 

"Aujourd'hui, en tant que cardinal, il devient non seulement un collaborateur du Saint-Père, mais il apportera également une contribution significative à l'Église en Corse et à l'Église universelle. Sa ferveur évangélisatrice et son enthousiasme seront des atouts précieux." 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/EN-IMAGES-A-Rome-devant-800-Corses-Francois-Bustillo-celebre-la-premiere-messe-de-son-cardinalat_a73878.html

2 octobre 2023: Nicolas Sarkozy « La Corse c’est la France »

 Quatre jours après la visite d’Emmanuel Macron en Corse, c’est un ancien Président de la République qui s’est à son tour exprimé sur l’avenir institutionnel de l’île. Invité de la matinale de RTL ce lundi, Nicolas Sarkozy a été interrogé par la journaliste Amandine Bégot sur son avis sur une possible autonomie de la Corse.

 « J’aime la Corse profondément », répond d’emblée ce dernier en assurant qu’il a été l’ancien ministre et Président qui a été « le plus souvent en Corse ». De facto, il se pose en connaisseur du dossier et pointe un dossier « passionnant » mais « très difficile ».

« Je voudrais dire une première chose, c’est que la Corse c’est la France et je suis persuadé que l’immense majorité des Corses aiment la France et sont dans la République française », estime-t-il en concédant toutefois qu’« on ne gère pas la Corse comme on gère les Hauts de Seine ». « Donc qu’il y ait une application spécifique ne me gêne pas », affirme-t-il. 

Toutefois, pour l’ancien Président de la République, « l’autonomie ne doit être ni un chiffon rouge, ni la panacée ». « Ce n’est pas parce que vous donnez l’autonomie à la Corse que vous réglerez le problème, mais ce n’est pas non plus parce que vous vous braquez sur l’unité de la République que vous réglerez le problème », explique-t-il en déroulant : « Je prends un exemple, en Corse au village, les grands-parents parlent à leurs petits-enfants en corse. Cumu và ? Va bè. Ce n’est pas pour ça qu’ils ne sont pas français. Et je ne voudrais pas qu’on laisse la langue corse otage des indépendantistes. Dans le même temps, l’autonomie ne doit pas conduire les Corses qui veulent être Français seuls face aux indépendantistes ».

Ainsi, Nicolas Sarkozy insiste encore sur le fait que l’évolution institutionnelle de l’île « est un dossier complexe » et conclut : « Je pense que la solidité de l’unité de la France passe plus par la souplesse d’organisation que par la rigidité de l’organisation ». 

https://www.corsenetinfos.corsica/Nicolas-Sarkozy-La-Corse-c-est-la-France_a73880.html