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Saturday, November 11, 2023

Les mini-réseaux solaires, grande solution pour l'électricité propre dans l'Afrique rurale

 Infirmière dans un village du centre du Nigeria, Andat Datau a rencontré son lot de défis quotidiens. L'un des plus délicats? Les accouchements sous la seule lumière d'une lampe torche

Pendant plusieurs années, la localité de Sabon Gida dépendait de générateurs diesel ou de lampes, qui laissaient souvent sa population démunie dans le noir, comme des millions d'autres Africains.

"C'était stressant de tenir des lampes torches", a confié Mme Datau à l'AFP dans sa clinique de l'Etat de Nasarawa (centre-nord). "Même faire des injections sans électricité était difficile pour nous".

Mais tout ou presque a changé il y a un an, grâce à une initiative privée-publique de la Banque mondiale, le fabricant américain de mini-réseaux Husk Power Systems et l'Agence d'électrification rurale du Nigeria.

L'établissement de santé a été raccordé à un mini-réseau solaire qui fournit à près de la moitié des ménages de cette localité d'agriculteurs et à la plupart de ses entreprises une électricité quasiment constante.

Aujourd'hui, Sabon Gida a parfois plus de lumière que Lagos, la capitale économique du pays, où de nombreuses personnes se débrouillent avec une demi-journée d'électricité - parfois beaucoup moins - provenant d'un réseau défectueux.

Les mini-réseaux, détachés des réseaux nationaux de distribution électrique et alimentant généralement les communautés rurales, ne sont pas nouveaux. Mais ils se sont multipliés grâce la baisse des coûts des panneaux photovoltaïques au cours de la dernière décennie.

Et l'Afrique rurale sort progressivement de l'obscurité.

La lumière "n'était auparavant réservée qu'aux riches, qui utilisaient des générateurs électriques dans leurs maisons", a déclaré Dauda Yakubu, un chef traditionnel de Sabon Gida.

Près de 600 millions d'Africains n'ont pas d'accès à l'électricité, et rien qu'au Nigeria, ce chiffre s'élève à 90 millions, soit environ 40% du pays le plus peuplé du continent.

Le triplement des énergies renouvelables, y compris l'énergie solaire, est l'un des objectifs jugés les plus atteignables à la COP28, à Dubaï (30 novembre-12 décembre).

Et loin d'être anecdotiques, les mini-réseaux électriques sont considérés par la Banque mondiale et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) comme une solution d'ampleur pour offrir aux régions rurales d'Afrique subsaharienne un accès à l'électricité sans passer par les énergies fossiles.

- Une solution viable ? -

Dans un rapport publié cette année, la Banque mondiale indique que l'utilisation des mini-réseaux solaires est passée de seulement 500 installations en 2010 à plus de 3.000 aujourd'hui. On estime que 9.000 autres seront mis en service d'ici quelques années.

Pourtant, le développement du solaire en Afrique est confronté à d'énormes défis, notamment rassurer des investisseurs qui se méfient de sa viabilité, les pressions inflationnistes sur l'équipement, un meilleur financement public et la mise en place de politiques claires pour promouvoir son utilisation.

Pour atteindre les objectifs de développement durable visant à fournir de l'électricité à 380 millions de personnes en Afrique d'ici à 2030, 160.000 mini-réseaux sont nécessaires.

Le rythme actuel ne prévoit que 12.000 nouveaux réseaux d'ici là, selon le programme d'aide à la gestion du secteur de l'énergie de la Banque mondiale.

"Le gouvernement considère ce modèle comme le moyen le plus efficace d'accroître rapidement l'accès à l'électricité", a indiqué Abba Aliya, de l'Agence d'électrification rurale du Nigeria.

Selon la Banque mondiale, l'approche "axée sur le marché" adoptée par le Nigeria en matière de mini-réseaux solaires a déjà permis de mettre en service plus de 100 projets, tandis que l'Ethiopie, la Zambie et le Kenya ont adopté de nouvelles réglementations afin d'attirer les investissements privés.

Les Etats manquent souvent de fonds pour les projets à grande échelle, tandis que les projets à petite échelle ne sont pas viables pour le secteur privé, a déclaré Abel Gaiya, chercheur pour le groupe de réflexion Clean Technology Hub, basé à Abuja.

"Si vous retirez les mini-réseaux de l'équation, vous restez confronté au problème de l'extension des réseaux nationaux qui ne sont pas disponibles pour un grand nombre de communautés. Les mini-réseaux sont donc essentiels", a-t-il expliqué.

Husk Power, qui oeuvre aussi dans d'autres pays africains et en Inde, possède douze réseaux au Nigeria, et compte en installer 60 autres d'ici la fin de l'année.

Non loin de Sabon Gida, sur le long d'une route non goudronnée, le village d'Igbabo a aussi rejoint le programme il y a deux ans. Environ 350 ménages et entreprises ont accès à la centrale solaire Husk Power de 172 panneaux.

John Buhari propose toujours le même prix dans son entreprise de recharge de téléphones, mais il fait désormais plus de bénéfices parce qu'il ne paie plus le carburant de son générateur.

Par mois, les ménages paient en moyenne 2.500 nairas pour l'électricité, et les entreprises 10.000 nairas.

Dans les environs, Husk Power mène un projet pilote de motos électriques, dans le cadre de son approche intégrée visant à fournir de l'électricité et des équipements dans la ruralité.

À Sabon Gida, personne ne pourrait être plus satisfait de l'énergie solaire que Shagari Abari, propriétaire d'un salon de visionnage, où les habitants se réunissent sur des bancs en béton pour regarder des matchs de football et des films.

"La plupart du temps, avec mon générateur, il y a des défaillances et des pannes pendant les matchs, et la foule commence à me crier dessus", explique-t-il. "Mais avec l'énergie solaire, c'est fiable et moins cher".

Réference

Friday, November 10, 2023

Ajaccio : Nouvelle étape pour le projet de construction de la future centrale du Ricanto

 Attendue de longue date, la construction de cette infrastructure destinée à remplacer la vieillissante centrale du Vazzio sera soumise à enquête publique à compter du 25 septembre 2023. Une étape préalable au lancement des travaux qui pourraient enfin débuter mi-2024.

Très vieillissante, l'actuelle centrale du Vazzio située à l'entrée d'Ajaccio doit être remplacée par une nouvelle centrale plus performante. EDF PEI espère une mise en fonctionnement de cette nouvelle centrale du Ricanto à horizon 2027.

C’est un projet attendu depuis près d’une quinzaine d’années, qui prend enfin un tournant concret. La construction de la future centrale du Ricanto, portée par EDF Production Électrique Insulaire (PEI), va connaître une nouvelle étape ce lundi 25 septembre avec le lancement d’une enquête publique. 

Pour rappel, l’infrastructure a vocation à remplacer la centrale du Vazzio, installée en 1982 à l’entrée d’Ajaccio, qui est aujourd’hui très vieillissante. 

« La construction d’une nouvelle centrale vise à satisfaire le besoin en électricité de la Corse, en particulier de la région ajaccienne, et à permettre de le faire avec des performances, notamment environnementales, bien meilleures », indique Cédric Dupuis, directeur du projet. 

Alors que le Vazzio continue encore de fonctionner au fioul lourd, générant des émissions très polluantes, la question du combustible qui alimentera la nouvelle centrale est en effet longtemps restée posée. Si le gaz avait été envisagé, de longues années d’études techniques et d’appels d'offres infructueux ont enterré cette possibilité trop compliquée à mettre en place, retardant un peu plus le le projet de construction. Finalement, au mois de mars dernier, la Collectivité de Corse, en concertation avec l'État et le ministère de la transition de la transition écologique ont tranché en faveur de la biomasse

« C’est un combustible végétal renouvelable qui non seulement a des émissions polluantes très faibles, mais également, à la différence du gaz, qui a aussi des émissions de CO₂ très faibles. Donc, c’est un choix qui est relativement logique en 2023 », souligne Cédric Dupuis en notant que cette décision a « donné un coup de boost au projet ». 

« Cela a permis de déposer des dossiers de demande d'autorisation pour la construction et l'exploitation de la nouvelle centrale au mois d'avril. Il s'en est suivi une période d'instruction par les services concernés. Le 25 septembre, nous passons donc à la mise en enquête publique pour une durée d’un mois afin de recueillir toutes les observations, questions, et commentaires des personnes intéressées par ce dossier. Un registre sera mis en place physiquement en mairie et il sera également possible de participer sur Internet* », explique le directeur du projet en détaillant les prochaines étapes : « Puis, si cette enquête publique se déroule normalement, le préfet devra préparer un arrêté préfectoral qui autorise l'exploitation et la construction de la centrale début 2024. Nous attendons également d'autres autorisations, notamment des celle de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), que nous espérons également recevoir au premier trimestre. Toutes ces autorisations nous permettront de démarrer le chantier à la mi 2024, si tout se passe bien ».

Suivra ensuite une période de travaux d’au moins trois ans avant la mise en service de la future centrale du Ricanto et la déconstruction du Vazzio. Les fameuses cheminées rouges et blanches ne devraient donc pas disparaitre du paysage avant au moins 2027. 

 * Pour participer à l’enquête publique à partir du 25 septembre 9h : https://www.registre-dematerialise.fr/4828/

Référence


Wednesday, November 8, 2023

Oct 2023: le 3ème congrès de la CGT Énergie Corse

 Jeudi 5 et vendredi 6 octobre avait lieu à Porticcio  le 3ème congrès de la CGT Énergie Corse. L’organisation, majoritaire dans le domaine de l’énergie, représente environ 500 syndiqués, dont 350 actifs sur les 800 que compte la Corse. Après 4 années de mandat, Xavier Nesa a passé la main à un autre syndicaliste, Michel Fazzini.

Les deux hommes qui se connaissent bien ont travaillé plus d’un an et demi, main dans la main, sur les dossiers en cours et ceux à venir, afin de préparer la passation. De sa mandature, Xavier Nesa retient des points qui lui tenaient à cœur, comme l’avancée sur la centrale du Ricanto, dont les travaux devraient débuter au 1er semestre 2024, “pour nous c’est une grande victoire, nous avons mis 11 ans à convaincre les politiques, l’entreprise et les associations du bien-fondé du renouvellement de cette centrale”. 

Le second point est celui des concessions gazières d’Ajaccio et de Bastia qui sont toujours en cours de discussion, dont le groupe ENGIE voulait abandonner l’activité gazière depuis 2017 à cause d’un déficit de 10 millions d’euros par an. 

“L’amendement voté fin 2022 par l'État permet une compensation de ces déficits qui fait qu’aujourd’hui ENGIE reste sur le territoire Corse, et continuera l’activité gazière pendant au moins une quinzaine d’années. En termes d’emploi, si l’on cumule ces 2 chantiers, cela représente pratiquement 170 postes, et c’est une grande victoire pour nous. Notre troisième axe était celui d’améliorer le pouvoir d’achat des agents, et sur ce dossier nous avons signé des accords avec la direction qui permettent des niveaux de rémunération supplémentaires. De même que nous avons pu investir 6 millions d’euros dans la rénovation du centre de Borgo et débuter celle du centre de Marinca”.

À la tête des Activités Sociales de l'Énergie depuis 2017, président de l’Union Territoriale Corse CMCAS (jusqu’à fin novembre), membre de diverses commissions exécutives et de bureaux, Michel Fazzini prend désormais la tête de l'organisation et se prépare à une tâche exigeante. Homme de convictions depuis toujours impliqué dans le milieu syndical qui prend aujourd’hui le poste de secrétaire général. Michel Fazzini prend ses nouvelles responsabilités comme un sacerdoce et avec l’engagement et le dévouement qu’on lui connaît, la tâche des 4 prochaines années ne sera pas de tout repos.
 “Être à la tête d’un organisme ne signifie pas décider tout seul. On est un collectif, on travaille ensemble, on se voit régulièrement et on décide toujours ensemble. Mon rôle sera une nouvelle fois d’animer, de mettre en débat, d’écouter, pour prendre une décision collective. Il y a des enjeux importants, encore plus sur le secteur de l’énergie. Aujourd'hui c’est un bien qui est central y compris dans les projets d’avenir de mobilité électrique, les nouvelles technologies. Il y a donc une dimension stratégique de ce que nous produisons et ce que nous distribuons, qui confère de fait pour le secrétaire général de la CGT, organisation majoritaire à EDF, une énorme responsabilité. Mais moi je n’invente rien, je ne fais que poursuivre ce qui a été initié par mes prédécesseurs. Notre feuille de route n’est pas compliquée : l’emploi, les conditions de travail et de salaire, mais nous luttons également pour avoir un service public fort, ici en Corse comme sur le continent. Dans un contexte ultralibéral de démantèlement du secteur public de l’énergie, on se bat, on est un peu à contre-courant. On fait en sorte de préserver, de défendre ce qui nous a été légué, à nous et aux usagers. C’est une dimension qui nous est également très chère. Parmi ce que l’on porte, il est essentiel d’expliquer aux usagers, mais aussi aux acteurs institutionnels que l’énergie ne vient pas toute seule. Il faut la produire, et pour cela il faut des outils qui fonctionnent avec des combustibles. C’est tout le débat. Il faut arriver à avoir à la fois des outils performants pour les Corses, pour préserver l’emploi, mais on se bat également pour avoir des effectifs à hauteur du service public. Aujourd’hui dans le rural en particulier, c’est de plus en plus difficile à cause de l’état des réseaux, de l’éloignement, etc. Baisser les effectifs c’est inexorablement baisser la qualité du service public, surtout dans un territoire comme le nôtre. On porte l’idée d’un service public performant, qui dépanne à toute heure, qui est présent sur le terrain. La mission de service public est chevillée au corps des électriciens et gaziers, les jeunes sont attachés à ça et réclament des moyens, des effectifs. L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres, c’est vital”. détaille-t-il.

Beaucoup de chantiers

Le nouveau secrétaire général compte également faire émerger des cartons des projets comme les STEPS, des stations de transfert d'énergie par pompage qui fonctionnent en circuit fermé. 
“On milite sans cesse pour que les différents acteurs s’entendent au niveau de la création d’ouvrages hydro-électriques notamment, et la CGT continuera à se bagarrer pour que la décision politique puisse être prise au bon moment. Le temps politique et le temps industriel sont 2 choses complètement en décalage. Lorsque la décision politique est prise, le temps de la mise en œuvre est beaucoup trop long”, regrette-t-il. 

Toujours respectueux des batailles et des engagements de ses aînés, avides de justice sociale, Michel Fazzini rappelle que 
“ce sont nos anciens qui ont financé ce service public depuis 1946. Ce sont toujours les contribuables qui payent et aujourd'hui certains veulent récupérer les outils et la marchandise et ça, c’est inacceptable pour nous. Aujourd’hui les usagers ne payent pas le prix de la production, ils payent le prix de la spéculation, des marchés, des intermédiaires qui font que ça grimpe sans cesse. L’énergie est instrumentalisée, c’est un secteur très juteux : 330 milliards d’euros par an que le monde du capital infiltre en permanence, et qui cherche à s’approprier ce bien commun. C’est intolérable !”. 

Fidèle à son entreprise, il est convaincu que la jeunesse corse y a toute sa place 
“le seul tissu industriel qui existe en Corse ce sont les centrales de production d’énergie et les barrages hydro-électriques. Point barre. Offrir des emplois qualifiés à haute technicité comme le fait EDF, qui permettent à des jeunes de rester en Corse, avec de vraies perspectives de carrière , pour nous c’est une richesse qu’on défendra bec et ongles jusqu’au bout”. 

Encore beaucoup de chantiers attendent le secrétaire général de la CGT Énergie Corse et son équipe, ce qui n’est pas pour lui déplaire. 
“L’emploi a toujours été et restera notre cheval de bataille. Nous travaillons dans l'intérêt des agents, mais également dans celui des usagers, il ne faut pas l’oublier. Notre fédération propose en permanence, elle n’est pas que dans l’opposition. Au niveau national, elle met des documents, des études, des projets sur la table, pour que demain on puisse avoir la souveraineté énergétique à des tarifs qui deviennent vivables. Nous avons notre rôle à jouer pour aboutir, on l’espère, à un raisonnement beaucoup plus sensé, plus humain, et au service de toute la population”.

Référence

 

Covoiturage : En Corse, 60% d'inscriptions en plus sur la plateforme Blablacar Daily en 2023

 Le covoiturage gagne du terrain en Corse, et la plateforme BlaBlaCar Daily, spécialisée dans les trajets domicile-travail, connaît une activité record sur l'île. "Une hausse de 60 % des inscriptions a été enregistrée en septembre 2023, par rapport à septembre 2022," révèle l'entreprise dans un communiqué. 

Cette tendance s'explique principalement selon BlaBlaCar par la flambée des prix des carburants, qui atteignent actuellement la barre des 2 € le litre, incitent les conducteurs corses à rechercher des moyens de réduire leurs dépenses liées aux déplacements. Selon les données de la plateforme, le covoiturage régulier permet en effet de diviser par 2, voire par 3 ou 4, le coût d'un plein en transportant régulièrement des passagers en covoiturage. Cette économie se traduit par un coût du litre d'essence réduit à seulement 50 centimes, bien en deçà du prix exorbitant de 2 € affiché à la pompe. 

"Cette économie substantielle rend le covoiturage particulièrement attractif pour les conducteurs cherchant à maîtriser leurs dépenses en carburant, d'autant plus dans un contexte de hausse continue des prix à la pompe," souligne BlaBlaCar Daily.

Il n'est pas surprenant que le covoiturage se profile comme une solution à la fois pratique et économique pour faire face à la montée en flèche des prix des carburants en Corse. De plus, cette pratique contribue à réduire la congestion routière et les émissions de carbone dans la région. 

L'ile s'illustre d'ailleurs en tant que pionnière en la matière, avec le lancement de la première collaboration de BlaBlaCar Daily avec une collectivité régionale : la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien a introduit son programme de covoiturage en partenariat avec Klaxit par BlaBlaCar Daily dès le 1er octobre. Cette initiative conjointe vise à atténuer la congestion routière, à diminuer les émissions de carbone et à fournir des solutions de mobilité plus efficaces aux habitants de la région. "Il s'agit d'une politique de soutien au covoiturage à l'échelle locale qui pourrait servir de modèle pour d'autres collectivités corses à l'avenir."souligne l'entreprise.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Covoiturage-En-Corse-60-d-inscriptions-en-plus-sur-la-plateforme-Blablacar-Daily_a73918.html

Tuesday, November 7, 2023

Université, oct 2023 : la recherche en Corse pour lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique du Sud

 L'Université de Corse a pris la tête d'un projet international de formation Erasmus+ visant à réduire la pauvreté énergétique en Afrique du Sud, en partenariat avec des institutions grecques et sud-africaines. Un projet de formation et de recherche qui met en avant l'expertise corse dans le domaine des énergies renouvelables et de la transition énergétique.

Le programme Erasmus+ de l'Union européenne, dédié à l'éducation, à la formation, à la jeunesse et au sport, a lancé un appel à projet de coopération internationale en 2022. L'Université de Corse, en collaboration avec des partenaires grecs et sud-africains, a remporté cet appel à candidature, marquant ainsi le début d'un projet international visant à lutter contre la pauvreté énergétique en Afrique du Sud.

L'Université de Corse, en particulier son école d'ingénieurs PaoliTech, travaillera en étroite collaboration avec les partenaires grecs, notamment l'Université de West Attica, le Metropolitan College et ReadLab. Ensemble, ils mettront en commun leur expertise en formation dans le domaine de l'énergie, en se concentrant sur les énergies renouvelables, pour concevoir un programme de Master sur la "Réduction de la pauvreté énergétique". Cette initiative revêt une importance cruciale en Afrique du Sud, où l'accès à l'énergie demeure un défi majeur.

arallèlement à la création de ce programme de Master, les partenaires développeront également une formation continue ciblée, destinée aux professionnels de l'énergie et aux décideurs publics. Cette formation sera dispensée via des plateformes numériques sur mesure, offrant ainsi une approche globale pour aborder la question de la pauvreté énergétique.

Le projet a débuté avec un séminaire de travail d'une semaine, qui s'est tenu du 8 au 13 Octobre 2023 au Laboratoire Georges Peri à Ajaccio. Au cours de ces journées, la délégation a eu l'opportunité de réaliser plusieurs visites d'études, notamment des activités pratiques sur les plateformes Paglia Orba et Myrte à Ajaccio. De plus, en collaboration avec EDF Corse, les membres de la délégation ont exploré le centre de dispatching, la centrale hydraulique d'Occana et le barrage de Tolla.

L'Université de Corse a également accueilli la délégation, offrant une présentation détaillée de l'école d'ingénieurs Paoli Tech, suivie d'une visite des installations pédagogiques de l'école. Cette visite a inclus la salle de travaux pratiques et la plateforme expérimentale. Les membres de la délégation ont également pu découvrir deux entités importantes de l'Université, à savoir son FabLab et sa Bibliothèque Universitaire, pour se familiariser avec les technologies de pointe déployées pour la formation des étudiants.

Le point culminant de cette série de rencontres a été un séminaire sur la pauvreté énergétique, qui a vu la participation de l'Office National de la Précarité Énergétique (ONPE), l'ADEME, EDF Corse et NANOE, une organisation œuvrant pour le développement de l'électrification en Afrique.

La prochaine étape majeure de ce projet captivant consistera en une visite d'études en Grèce en Février 2024.

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