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Saturday, November 11, 2023

Galeria : focus sur l'histoire paroissiale à l'occasion de ses 150 ans

 C'est au cœur de l'hiver, le 29 décembre 1872, que fut bénie l'église Sainte Marie Immaculée Conception de Galeria. Située au-dessus de l'unique route qui desservait le village jusqu'au hameau de Calca, elle rassemblait autour d'elle ce qui constituait le centre de la vie villageoise. Elle demeure, cent cinquante ans plus tard, un édifice patrimonial communal et culturel cher au cœur des habitants.

Cet anniversaire est l'occasion de replonger dans l'histoire de la paroisse de Galeria, de ses édifices et de ses usages.

Une paroisse avant d'être une commune

D'après les renseignements trouvés dans le Registre coutumier de la paroisse, Galeria a été probablement érigée en paroisse en 1844. Soit une vingtaine d'années avant la constitution de la commune de Galeria. La population compte alors 1 271 habitants et se divise en deux parties.

Une partie, forte d'environ 800 habitants, forme la population foraine ou externe que constituent les hameaux et bergeries du Filosorma, répandus sur le vaste territoire des communes de Galeria et de Manso. Elle ne fait pas partie de la paroisse de Galeria et ne participe pas aux frais du culte car la grande majorité des familles qui la composent émigrent six à sept mois de l'année dans leurs paroisses respectives du doyenné de Calacuccia.

L'autre partie, constituée par les villages de Galeria et de Calca, forme la population dite agglomérée ou interne. " Elle compte environ cent familles, soit environ cinq cents âmes ".

C'est la population paroissiale réelle, qui fréquente l'église de Galeria et contribue aux frais du culte. Cette population s'installe peu à peu, structure le village et emporte avec elle les usages, les valeurs et les traditions religieuses reçues des anciens du Niolu. Elle manifeste sa foi en construisant, en 1837, le premier édifice ouvert au culte à Galeria, A Ghjesgiarella. Cette toute petite chapelle est desservie, jusqu'en 1873, par des prêtres venus de Calacuccia, de Lozzi ou d'Ota, afin de célébrer les principaux moments de la vie religieuse, notamment les obsèques des habitants inhumés dans le cimetière attenant.

Une église se construit

Peu à peu, l'accroissement de la population conduit les habitants à ériger, de leurs propres mains, en 1872, une église plus grande pouvant accueillir une centaine de fidèles. Le culte se déplace alors de la chapelle Sainte Marie Immaculée Conception, à l'église du même nom. Le presbytère, probablement construit à la même période, peut héberger, à partir de 1873, des prêtres à demeure. L'achèvement de l'église est concrétisé en 1876, par la construction du clocher. Le 10 septembre 1901, l'ensemble est complété, sur la place de l'église, par l'érection de la Croix jubilaire, bénie par l'abbé Luciani et qui sera remplacée puis bénie par l'abbé Pinelli le 30 mai 2004.

Mais il ne fut pas prévu d'oratoire particulier pour la confrérie qui allait se former cinquante ans plus tard. Les chantres se réunissaient dans l'église paroissiale pour chanter, réciter les offices et les prières. En 1975, la caisse de la Confrérie de Saint-Antoine est léguée à la caisse paroissiale. Cela donne une indication de la date de clôture de la confrérie. Fidèles à leur foi et à leur engagement, les confrères tenaient un rôle religieux et social essentiel auprès de la population : rôle religieux dans l'animation des cérémonies et dans l'organisation des obsèques ; rôle social dans l'aide aux familles nécessiteuses. 

Des intérêts gérés par la "Fabrique"

Quelques timides tentatives de renouer avec la tradition des confréries ont été portées ces dernières années par quelques jeunes du village, mais n'ont pas abouti.

Jusqu'en 1912, les intérêts de la chapelle et de l'église sont gérés par la Fabrique, établissement public du culte. D'après une note relevée sur un vieux registre, Monseigneur Casanelli d'Istria, alors évêque d'Ajaccio, aurait nommé en 1837, des fabriciens pour gérer les intérêts de la Chapelle de Sainte Marie Immaculée conception. Ils siégeaient au conseil de fabrique avec deux membres de droit : le curé et le maire. En 1905, avec la loi de séparation de l'Église et de l'État, la chapelle et l'église deviennent des biens communaux dont l'administration est, depuis, gérée par l'association diocésaine d'Ajaccio.

Les travaux de restauration en cours et à venir, comme les efforts d'entretien, de restauration, de transformation dont elle a été l'objet depuis des décennies, témoignent de l'intérêt que la commune et ses habitants portent à leur église, cet édifice patrimonial incontournable de la vie religieuse et sociale de la population de Galeria.

Référence

https://www.corsematin.com/articles/galeria-focus-sur-lhistoire-paroissiale-a-loccasion-de-ses-150-ans-137022

8 sept; A Madonna di a Stella, une tradition partagée entre Lavatoghju et Lumiu

 Au départ de Lumiu et de Lavatoghju, il n’y a qu’un pas pour aller à La Chapelle de la Madonna di a Stella, lieu dédié à la Vierge Marie et aux liens ancestraux qui lient les deux communautés. Une fête de la nativité célébrée et partagée ce 8 septembre comme il se doit sur les hauteurs de deux communes.

Chaque 8 septembre, la Corse se pare de ferveur pour célébrer la nativité de la Vierge, la sainte patronne de l'île. En Balagne, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu se réunissent sur les hauteurs communes de leurs villages respectifs pour rendre hommage à Marie, dans un rituel qui unit tradition et convivialité.

À quelques 3 kilomètres de Lavatoghju et 2 kilomètres de Lumiu, la Chapelle de la Madonna di a Stella devient le point de ralliement emblématique des fidèles, où chaque année ils partagent un moment chargé de symbolisme et de chaleur humaine. Au cours de la messe, présidée par le frère Paul-André, les deux confréries de Sant'Antone Abbate se rejoignent pour harmonieusement entonner les chants sacrés.

"Il existe un lien entre Lumiu et Lavatoghju qui perdure depuis plusieurs siècles. Nous nous retrouvons ici, dans cette chapelle dédiée à Notre-Dame de la Stella, chaque 8 septembre." explique François Croce, membre de la confrérie de Sant'Antone Abbate de Lavatoghju. Une particularité de cette chapelle, en lien avec la légende de la Santa du Niolu, réside dans le fait qu'elle aurait été un point de passage pour la mule transportant une statue et un tableau précieux. "Ici, nous avons le mont Bracaghju, qui est peut-être une déformation du Barcagiu, le passage. C'était le chemin qu'il fallait emprunter pour traverser. La mule s'est d'abord arrêtée ici, où résidait le gardien des lieux, et c'est là que le tableau a été déposé, une pièce qui, selon les dires de l'archiprêtre Pinelli, revêt une importance encore plus grande que la statue. Le 8 septembre est une date d'une grande signification pour nous, une tradition ancestrale. Nous ne pourrions pas concevoir de ne pas être présents le 8 septembre", ajoute François Croce.

Pour les habitants de Lumiu, c'est également un pèlerinage essentiel. "Nous pourrions remonter à plus de 250 ans en arrière. C'est toujours un moment très fort, car les familles et les amis se retrouvent. Notamment, notre maire est originaire de Lavatoghju. Ces deux communautés sont étroitement liées. À une époque révolue, des mini-jeux olympiques étaient organisés à Notre-Dame de la Stella, rassemblant à nouveau familles et amis dans une ambiance festive et divertissante. C'est Lavatoghju qui prend en charge l'organisation, car nous sommes sur leur territoire. De notre côté, en participant, nous cherchons à préserver cette tradition d'échange, que ce soit sur le plan religieux ou convivial." précise Maxime Vuillamier, prieur de la confrérie Sant'Antone Abbate de Lumiu.

À la fin de la cérémonie religieuse, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu partagent un repas festif, témoignant du besoin de se réunir autour d'une table pour partager un moment de convivialité. Maxime Vuillamier conclut en disant : 

"Il s'agit d'une histoire commune entre nos deux villages. Ce sont des communautés jumelles et solidaires. Ce plateau servait autrefois à réunir ces deux communautés, une tradition toujours bien vivante aujourd'hui. Le 1er mai, c'est à Lumiu de recevoir ses voisins à Oci, pour la messe, la procession et le 'spuntinu'. Ce sont des traditions multiséculaires que nous souhaitons préserver et transmettre aux générations futures." 

Référence

Wednesday, November 8, 2023

Une cagnotte en ligne pour les six jeunes séminaristes corses

Un groupe de jeunes confrères corses a récemment lancé une cagnotte en ligne pour soutenir la formation de six jeunes séminaristes de Corse.

En Corse, un vent de renouveau souffle sur les vocations religieuses, alors que six jeunes insulaires ont choisi de consacrer leur vie à la foi et à la spiritualité en devenant prêtres. Cette décision courageuse a ravivé l'espoir d'une renaissance des vocations religieuses dans la région, marquée par une longue période de déclin. 
Petru Saveriu Luciani, Maxime Bolus, Thomas Castelli, Paul-Antoine Ettori et Joseph Berger 
se préparent à embrasser la voie du sacerdoce, un chemin semé d'obstacles, notamment financiers. La formation de ces futurs prêtres représente un coût significatif, environ 28 000 euros par an et par séminariste pour le diocèse de Corse.

Une cagnotte en ligne

Pour répondre à ce défi, des jeunes confrères corses ont récemment initié une cagnotte en ligne. Leur engagement découle d'un voyage au Saint-Siège lors de la création du Cardinal Bustillo, au cours duquel ils ont été profondément inspirés à soutenir l'Église de Corse.
"Cela faisait des décennies que nous n'avions plus eu autant de vocation sur notre terre. Six jeunes Corses ont fait le choix de tout quitter pour consacrer leur vie à la spiritualité, à la foi, et se mettre au service de leur communauté. Ils seront demain les curés de nos paroisses aux quatre coins de notre île," 
expliquent les jeunes homme à l'initiative de la cagnotte, déterminés à apporter une aide financière essentielle pour permettre aux séminaristes de poursuivre leur vocation.
"Sustenite a vucazione corsa è regalate à sti giòvani seminaristi a sperenza, per fà ch'elli diventessinu dumane i nostri preti corsi è ch'elli ci sianu sempre di più preti corsi per purtà u missaghju di u Vangeliu,"
 exhortents-ils, fiers d'avoir saisi le sens profond des paroles que le Cardinal Bustillo a prononcées lors de son homélie à la Basilica dei Santi XII Apostoli de Rome.

 A cette occasion le prélat a insisté sur l’impérative nécessité d’une cohérence dans nos actions :
 "Il ne suffit pas d'aller à la messe et de communier matin, midi et soir, si vous n'êtes pas cohérent dans votre vie, dans votre relation aux autres."  
Et ces jeunes confrères ont pris ces paroles à cœur et agissent aujourd'hui en toute cohérence, à travers leur soutien aux futurs prêtres de Corse.

Le lien de la cagnotte, vous trouverez toutes les informations utiles ici:

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Tuesday, November 7, 2023

les archives de la Société Historique de Corte

C’est en 1990 qu’a été créée la Société Historique de Corte par le professeur Jean Cancellieri et le professeur Gérard Giorgetti. 

L’objectif était de faire connaître l’histoire de la cité Paoline et de regrouper tous les passionnés au sein d’une association pour œuvrer ensemble à la mise en valeur du patrimoine de la ville et aux recherches historiques. 

Après quelques années de mise en sommeil, la Société Historique s’est dotée d’un nouveau bureau et c’est Françoise Ferreira qui en a été élue présidente. Elles sont assistées par Gérard Giorgetti, trésorier, et Martine Barriel-Gambini, secrétaire. 

Et ses travaux ont pu ainsi reprendre avec de nouveaux adhérents. Car l’association dispose d’un fonds exceptionnel, récolté durant plus de 20 ans. 

« D’abord, de par ses fonctions d’enseignants à, l’Université de Corse, le professeur Jean Cancellieri a récupéré tous les mémoires et toutes les thèses d’histoire qui sont parues sur toute la Corse. Et je crois que nous les seuls à disposer de ce fonds. Nous avons ainsi une dizaine de cartons bien remplis qui sont entreposés dans nos, locaux de la Maison Arrighi de Casanova », a développé Gérard Giorgetti.

Des documents qui, certes, ne concernent pas que Corte, mais qui sont particulièrement importants et intéressants pour les historiens. Ils sont conservés précieusement et peuvent bien sûr être consultés. L’association possède également toutes les archives du regretté Jean Pulicani, féru d’histoires et qui avait proposé de nombreuses conférences sur Pascal Paoli ou encore le Palazzu Naziunale, 

« et puis nous possédons également des archives spécifiques sur Corte, concernant la religion, les chapelles, comme San Stefanu, sur l’ancienne route d’Ajaccio, que personne ne connaît aujourd’hui, les oratoires ainsi que les églises ou encore Corte ville Paoline et Corte ville napoléonienne, sans oublier les vieilles maisons qui ont marqué l’histoire à différentes périodes à savoir la Maison Benedetti, la maison Gauthier, la maison Mariani, la maison Rossi, etc. ». 

En revanche, la Société Historiques est toujours à la recherche de documents concernant les confréries de la ville qui, on la sait, étaient nombreuse jusqu’avant-guerre. 

« Le professeur Cancellieri disait d’ailleurs qu’elles étaient au nombre de 12, et chacune organisait ses propres processions durant la semaine sainte vers Santa Marione ou sur la route du Calvaire », ajoute Françoise Ferreira.

Raconter des anecdotes

En ce moment, les membres de l’association travaillent sur les élections et les fameux Partidone et Partidellu et surtout les chansons électorales : 

« Nous interrogeons les gens pour essayer de récolter les paroles de ces chansons, car la politique cortenaise en chanson a marqué des générations comme par exemple ce couplet : « Tagliati i to cappelli, è un fà micca u to fieru. Tu chi vulià esse merre un si mancu cunsigliere ». Un couplet qui avait été écrit pour un certain Casanova u riccu qui s’est ruiné pour faire l’adduction d’eau potable dans la ville et qui n’a pas été élu. Il était membre du Partidone, et les siens l’ont trahi en ne lui donnant pas de voix. Nous avons également des photos de fêtes électorales et de défilés dans les rues de la ville ». 

L’idée de l’association est d’organiser une conférence de manière très vivante et de raconter ces différentes anecdotes, 

« nous souhaiterions également que les participants fassent part de leur vécu, de leur souvenir et de ce qu’ils ont entendu raconter au sein de leur famille à l’occasion de ce moment de rencontre. Nous pensons aussi apprendre ces chansons aux plus jeunes et de les faire chanter le jour de cette conférence », a expliqué Françoise Ferreira.

La Société Historique de Corte souhaite également numériser tous les documents en sa possession de manière à les préserver, car le local dont elle dispose mériterait quelques travaux de restauration au niveau des fenêtres, par exemple, « il serait dommage que notre fonds subisse des dégradations. Il n’y a pas de grands travaux à effectuer, mais il nous faut tout de même des moyens financiers pour la réfection et surtout pour la numérisation de nos archives », ajoute le trésorier.

L’association travaille également avec l’adjointe à la culture, Marie Albertini, quant à l’aménagement du site autour du clocher triangulaire de Grossetti,

 « nous réfléchissons sur la réalisation d’une fresque évoquant l’histoire du couvent Saint-François et les différentes Cunsulte qui s’y sont tenues, par exemple. Expos et conférences sont également au programme de la Société Historique pour l’année qui vient », a conclu Françoise Ferreira.

Réference

https://www.corsenetinfos.corsica/En-immersion-dans-les-archives-de-la-Societe-Historique-de-Corte_a74290.html

Wednesday, November 1, 2023

VIDEO: La nouvelle statue de Notre-Dame de la Serra, Calvi, a retrouvé son rocher et le traditionnel pèlerinage du 8 septembre.

Après deux tentatives, la nouvelle statue de Notre-Dame de la Serra a retrouvé son rocher

La statue avait été endommagée après un coup de foudre le 2 septembre 2022. 

La nouvelle statue de Notre-Dame de la Serra a finalement pu être érigée, ce jeudi 7 septembre, à Calvi, aux alentours de 19 heures. Deux entreprises locales ont offert leur concours pour le grutage et la pose de la Vierge mais un problème technique a retardé la pose de la statue et contraint les ouvriers à effectuer une seconde tentative. 

Un peu plus d'un an après le coup de foudre qui avait endommagé la statue de Notre-Dame de la Serra, une nouvelle Madone est sur le point d'être érigée. Fabriquée dans le marbre de Carrare, en Italie, la nouvelle statue a été financée grâce aux généreux dons des paroissiens. Elle était arrivée au chantier naval de Calvi le 24 août dernier.
C'est un moment attendu et espéré depuis longtemps, et qui intervient la veille des fêtes du 8 septembre.

Réference

Notre Dame de la Serra

Il s’agit de la chapelle de Notre Dame de la Serra, édifiée au XV siècle (1479) inscrite au patrimoine religieux calvais. Quant à la sculpture, elle représente la vierge Marie, les calvais lui ont confié la protection de la cité et lui consacrent depuis 500 ans un pèlerinage.

Perchée sur la colline dont elle porte le nom la chapelle de Notre-Dame de la Serra a été construite en 1479. Détruite par les Anglais lors du siège de 1794, elle sera reconstruite entre 1850 et 1860 sur les ruines de l’ancien sanctuaire. Juste à côté de la chapelle, il y a un énorme rocher sur lequel se trouve la statue de la Vierge avec les bras ouverts vers Calvi, telle une protectrice. La légende de Notre Dame de la Serra dit que si vous y venez avec l’être cher, vous assurez longévité à votre histoire et à votre couple…

De là, on domine toute la ville et toute la baie avec en fonds la punta de Spano, et par beau temps, le désert des agriates et le cap Corse. C’est très beau en été, mais c’est encore plus extraordinaire l’hiver avec sur la droite toute les montagnes enneigées.

Réference


Autres patrimoines religieux de Calvi

  • Chapelle Notre Dame de Loreto (Madonna di Loretu) proche de la mairie.
  • Chapelle Santa Maria Vecchia ruinée, située dans le centre-ville, en face la sous-préfecture, surplombant l'avenue de la République (RN 197). La chapelle Santa Maria avait été élevée au début du xviie siècle ; elle prend plus tard le nom de Santa Maria Vecchia. Cette chapelle funéraire est tout ce qui reste de l'ancienne basilique Santa Maria. Le cimetière aux alentours a continué d’être fréquenté jusqu'au xixe siècle par les Calvais très attachés au site de cette vieille basilique.
  • Notre-Dame de la mer : Vierge haute de soixante centimètres; sculptée et offerte par Anne-Marie Moretti. Elle a été immergée en 2004 par 20 m de profondeur au large de la pointe Saint-François.

Liste des chapelles de Haute-Corse


Liste des églises de Haute-Corse


soirée consacrée aux communautés de Saint-Erasme et de Saint-Antoine, confréries, à l'occasion des Journées du patrimoine

 Au fort Charlet de Calvi, une plongée dans l'intimité des confréries

Le centre de conservation et de rénovation du patrimoine mobilier de Corse, situé dans le fort Charlet de Calvi, a été, ce vendredi soir, le théâtre d'un événement inhabituel en ces lieux. Il s'agissait, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, du vernissage d'une exposition photographique consacrée aux deux confréries calvaises : Saint-Erasme et Saint-Antoine.

 J'ai découvert il y a quelques années le centre de restauration du patrimoine de Calvi, relate Olivier Sanchez. Sarah et Carine, qui y travaillent, me l'ont fait visiter et je me suis tout de suite imaginé sur des projets photos personnels : les murs en granite, les grands espaces, les plafonds hauts se prêtent parfaitement à une exposition de photos. On a donc décidé d'exposer dix clichés en format 250 cm x 180 cm sur la vie des confréries de Calvi. C'est un parcours initiatique, l'introduction d'un événement plus important qui viendra à compter de juillet 2024. "

Ami de longue date du photographe, Christophe Perrimond est aussi le prieur de la confrérie Saint-Erasme de Calvi. C'est un peu lui qui a facilité l'immersion d'un appareil photo dans les moments les plus solennels de la vie religieuse, notamment la préparation de la Semaine sainte et du Catenacciu. Passionné par l'histoire de sa ville, Christophe Perrimond a complété l'exposition photographique par un long propos sur l'histoire des confréries à Calvi. Les origines, la fonction sociale, le patrimoine matériel et immatériel des différentes communautés religieuses a été abordé, avec force d'exemples et de références.

Un livre de 300 pages bientôt édité

La dizaine de photos exposées au fort Charlet va être complétée, l'année prochaine. " Il y en aura 80 supplémentaires, annonce Olivier Sanchez. Ce sera quelque chose de plus large, de plus élaboré, et cela concernera les confréries de toute l'île. Dans le même temps, un livre de 300 pages va être édité. C'est le fruit d'un long travail de collecte, dans la discrétion, l'humilité et surtout la confiance que m'ont accordée tous les confrères. J'espère qu'ils se reconnaîtront dans ce travail. "

Une centaine de personnes était présente pour ce vernissage au fort Charlet. Il y avait des amis d'Olivier Sanchez et de Christophe Perrimond, des confrères, des élus. Un intérêt populaire qui valide la pertinence d'une telle exposition, dans ce lieu. En tout cas, la directrice du centre était convaincue : " Je remercie chaleureusement Olivier Sanchez pour sa confiance, pour son amour de l'art, du patrimoine et du travail bien fait, a assuré Sarah Le Berre-Albertini. Parallèlement à son travail de photo reporter, il a trouvé le temps de poursuivre un projet un peu spécial, pendant près de 25 ans, celui de documenter l'activité des confréries religieuses. Au bout d'un quart de siècle, on imagine à quel point il fait désormais partie du décor, ce qui lui permet de capter des instants où les confrères sont tout à fait naturels, plongés dans leur foi et n'ont plus conscience d'être pris en photo. Cela nous offre des images magiques. Je ne doute pas que ces photographies feront un jour partie des archives de la Corse, car c'est un travail de fond, une mine précieuse pour documenter un phénomène contemporain, le renouveau des confréries. Les confréries ont toujours eu une part active dans la société corse, elles ont même largement contribué à la construction du patrimoine religieux insulaire, surtout aux XVIIe et au XVIIIe siècles, grâce à des commandes prestigieuses d'œuvres d'art, de tableaux, de statues, de retables qui furent commandés par les confrères aux plus grands maîtres baroques italiens." Une exposition à découvrir un vendredi sur deux, lors des ouvertures du fort au public.

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