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Saturday, November 4, 2023

Enclavement de la Balagne & Falasorma en Corse, et quelques cas d'école de conflictualité

 


L'enclavement de l'ensemble Balagne&Falasorma 

Cette géographie si particulière de cette micro-région induit de graves difficultés des mobilités.


On peut passer par l'intérieur en tournant après Corbara par Muro, 
même si rajoute 10km cela évite de traverser Ile-Rousse.
Développement de Lozari, Belgodère-Plage, de l'Ostriconi?

Exemple de l'importance de trouver de nouvelles voies:
cas de la vallée et du col du Marsulinu avec un gain de 13km mais surtout d'une demi-heure.
Mais la route côtière est abandonnée et en mauvaise état.

Exemple typique d'un enclavement qui implique un trajet de 120km 
à la place du vol d'oiseau de 30km.

Par le sud, le manque d'investissement induit un enclavement la Balagne & Falasorma 
mais aussi des micro-régions adjacentes
avec le seul passage du col de Vergio
le col routier le plus haut de l'île à 1 477 m
qui relie ainsi Albertacce dans le Niolo (En-Deçà-des-Monts) 
à Évisa dans les Deux-Sevi.
Il est situé sur une arête entre la Punta de Cricche (2 057 m) 
du massif du Cinto au nord et Capu a Rughja (1 712 m).
 L'hiver le PC Neige de Corte informe les usagers de la route qui veulent franchir le col.

Le col de Vergio est dominé par la statue du Christ Roi, monolithe de granit rose pesant 25 tonnes, haut de 6 m et 9,50 m avec son socle). Cette statue est l'œuvre du sculpteur corse Noël Bonardi (né le 14 février 1934 à Afa et mort le 15 mars 2012 à Afa;https://noelbonardi.wixsite.com/noel-bonardi/noel) installée depuis 1984. Elle est son œuvre monumentale la plus haute avec son socle installé en Corse.

Nous avons deux cas d'école de conflictualité



Conflictualité politique

Plutôt que de passer par le col de Palmarellu et le golfe de Girolata, il serait possible de traverser par le col de Parma, plus exactement la Bocca di Melza (771 m), la plaine de Parma et la forêt de Pirio, reliant ainsi le Fango à Serriera.
Ce projet avait étudié lors de le construction de la nouvelle route du Marsulinu mais les villages d'Osani, Curzu et Partinellu s'y sont opposés, car cette voie les auraient encore plus isolés, avec en plus à l'époque les soucis liés à la séparation administrative entre 2A et 2B.
Une piste forestière existe pour rejoindre le pont de Pirio aux bergeries de Parma.

Conflictualité géographique et écologique

Dans la voie suivante, la conflictualité repose sur la hauteur des cols (et coût tunnel) et l'écologie afin de protéger des espaces et des patrimoines naturels exceptionnels. Mais la Corse elle-même n'est-elle pas un immense patrimoine exceptionnel ? La conflictualité s'y revèle entre la transformer en un zoo pour touriste qui ont le temps et l'argent pour visiter et un espace d'équilibre entre ce patrimoine et les habitants qui souhaitent un développement "minimum" des voies d'accès et de leur entretien toutes les saisons.

Cette autre voie avait été initiée sous Napoléon III en passant par le col de Caprunale (1370 m), puis du refuge de Puscaghja, puis Bocca di Guagnarola (1833 m) pour rejoindre col de Vergio ou les bergeries de Tula ou à Tusella ou les bergeries de l'Aghiunghienti, ou Evisa,. Le large chemin pour "calèches" construit dans les années 1870 sous le col de Caprunale reste un monument des chemins de montagne en Corse et mériterait un entretien à la hauteur de ce patrimoine construit au Second Empire en utilisant des bagnards de l'époque et les hommes du Niolu.
Pour relier le col de Caprunale au col de Vergio, il est aussi beaucoup plus aisé d'éviter Guagnarola et de passer par bocca di Cuccavera (1475 m) et bocca à u Saltu (1391 m), puis le pont de Casterica (1164 m) très proche de la route D84 qui monte au col de Vergio.















Wednesday, November 1, 2023

GR 20 : retour à une fréquentation " normale " après un pic en 2022

Le sentier de grande randonnée accuse une baisse du nombre de nuitées par rapport à l'année dernière, selon le Parc naturel régional, et retrouve des chiffres équivalents aux années d'avant Covid.

Les années ne se ressemblent par sur le sentier de grande randonnée qui traverse la dorsale insulaire. Du nord au sud, en 16 étapes, le GR20 dessert une quinzaine de refuges dont la fréquentation varie d'une année à l'autre. Après une saison 2022 record, la fréquentation en 2023 affiche une baisse de l'ordre de 20 % pour retrouver son niveau d'avant Covid.

"On estime qu'entre 15 000 et 18 000 randonneurs ont parcouru le sentier en 2022, avance Benoît Vesperini, le chef du pôle montagne au Parc naturel régional de Corse. Le refuge de Manganu, le plus fréquenté, a enregistré l'an dernier 15 712 nuitées. Le refuge de Ciottulu, le moins fréquenté, dépassait les 8 000 nuitées. L'année 2022 a connu une fréquentation exceptionnelle, avec des taux de remplissage parfois à la limite de nos capacités d'accueil. On sortait de deux saisons perturbées par le Covid, les gens avaient des envies de nature et d'évasion. D'autre part, les gens qui avaient réservé mais n'ont pas pu venir à cause de la pandémie avaient des avoirs valables jusqu'en 2022. Alors que dans certains sites naturels, on a opté pour la mise en place de quotas, sur le GR, on a préféré attendre."

À Calenzana, village de départ du célèbre sentier, le gîte communal a encaissé plus de 8 000 nuitées en 2022, pour une recette dépassant les 90 000 €. Une fréquentation inédite qui a aussi permis la création d'une boutique de randonnée, A Partanza, afin de compléter l'équipement avant le départ.

Juin a été prometteur avant une baisse...

La saison 2023 a aussi démarré sur les chapeaux de roues, avec une affluence comparable à celle de juin 2022, bien qu'en légère baisse. Puis, les mois de juillet et août ont accusé une baisse plus franche. Et les perspectives pour septembre 2023 suivent la même tendance.

"On devrait terminer la saison avec une fréquentation de l'ordre de 12 000 à 15 000 passages, reprend Benoît Vesperini. On ne s'attend pas à un mois de septembre très chargé, alors qu'il y a eu du monde jusqu'à la fin, en 2022. Le taux de fréquentation précis ne sera connu qu'en fin de saison, mais on revient sur un taux d'occupation plus normal, équivalent à celui de 2019."

Chaque refuge du GR20 a une capacité moyenne de 100 places de bivouac et de 35 lits en bat-flanc. Pour favoriser la réservation, et connaître à l'avance le nombre de randonneurs attendus, le Parc naturel a adopté en 2023 une politique tarifaire très incitative. Ainsi, la nuitée en vente directe est facturée deux fois plus cher qu'une nuitée réservée.

"En 2022, il y avait encore 40 % des randonneurs qui arrivaient sans réservation, précise le chef du pôle montagne du Parc. Cela nous a posé des problèmes, parce que certains refuges étaient déjà complets. On voudrait tendre vers 100 % de réservation pour avoir une visibilité sur les stocks, la gestion de l'eau, la préparation des repas. Cette année, on a beaucoup plus de réservations. On attend la fin de saison pour faire le bilan mais il semble que ce soit une bonne chose en termes d'organisation."

Le comportement des randonneurs semble également évoluer. Ces dernières années, la part des hébergements privés a progressé sur le GR20, et le camping sauvage reste une réalité. Par conséquent, difficile de connaître le nombre exact de sacs à dos qui arpentent, chaque année, le célèbre sentier. 


Référence du 29/08/23 

 https://www.corsematin.com/article/societe/2519018876972715/gr-20-retour-a-une-frequentation-normale-apres-un-pic-en-2022

Une fermeture de route officielle dans la vallée de la Restonica, et les gens lèvent la barrière!

 La fermeture hivernale

La fermeture hivernale de la D623 qui monte jusqu'aux Grutelle, devrait advenir sous peu. Beaucoup la jugent anticipée et aimeraient profiter plus longtemps du potentiel de cette partie de la vallée de la Restonica.

h bon ? Je ne savais pas que la route fermait pendant l'hiver'', s'étonne Augusta, qui a profité des douces températures matinales pour se promener dans la vallée de la Restonica. "Pourtant, j'y suis montée un hiver avec mes enfants quand il neigeait et la barrière n'était pas fermée, souligne la Cortenaise. C'est une chance d'avoir un tel endroit à proximité de la ville, alors tant que la météo le permet, j'en profite." Comme beaucoup d'autres, la jeune femme de 31 ans ignorait que la portion de la route départementale 623 allant du camping de Tuani jusqu'aux Grutelle, effectuerait prochainement sa fermeture annuelle.

"Deux à trois cents personnes sont déjà montées depuis ce matin", relate Théo Simonini, gérant du chalet des Grutelle qui l'assure : 

"Même quand la route est fermée, beaucoup prennent le risque de monter et ne tiennent pas compte de cette interdiction." L'accès à cette partie haute de la vallée semble donc davantage régi par la météo que par la barrière. "C'est l'état de la route qui pousse les gens à faire demi-tour, mais certainement pas la barrière, ajoute Théo Simonini. Il s'agit aussi bien des locaux que des touristes car tous veulent profiter de la neige et s'amuser avec les enfants. Ici il y a de quoi faire, alors pourquoi s'en priver..."

Une fermeture jugée inadaptée

"C'est beaucoup trop tôt pour fermer", estime de son côté Philippe, qui resserre son mousqueton avant d'escalader à nouveau l'un des imposants rochers qui longe la RD 623. Le Toulonnais de 53 ans, déjà venu au printemps dernier, juge cette fermeture trop anticipée. 

"Pourquoi ne pas la fermer lorsqu'il commence à neiger ? Je ne comprends pas. Beaucoup d'autres vallées adaptent leurs ouvertures et fermetures en fonction de la météo", commente-t-il. Il a beau n'avoir jamais été directement confronté à cette fermeture, le quinquagénaire l'assure : "Si les conditions le permettent, je monterai quand même, quitte à lever la barrière." Comme le font, finalement, beaucoup d'autres. Brice qui assure la sécurité de Philippe tandis qu'il escalade le rocher, se rend dix fois par an sur ce tronçon de la route pour "escalader, skier et faire de la rando". Et comme Augusta, il ne s'était "jamais aperçu que la route fermait".

Probablement parce qu'une fois la barrière ouverte par un usager, celle-ci le reste jusqu'à ce que quelqu'un ne décide de la refermer. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Jean-François, qui s'était déjà rendu dans la vallée l'an dernier à la même époque. 

"La barrière était levée et je n'avais aucune idée que la route fermait, donc j'étais monté dormir là-haut à la belle étoile, et je me suis fait verbaliser", raconte le Gardois de 67 ans. "C'est dommage", souffle de son côté Brice. D'autant que pour lui, la fermeture hivernale ne tombe pas aux bonnes périodes. "Pour grimper dans des conditions météorologiques optimales, on ne peut le faire qu'à partir de l'automne jusqu'au début du printemps, donc cette fermeture tombe pile sur les moments où je pratique mes activités", déplore l'Ajaccien qui considère aussi que la fermeture advient trop tôt. "S'il y a un risque manifeste d'avalanche ou d'éboulement, ça se justifie, autrement il faut adapter cette fermeture aux conditions de neige. Ça pousse les gens à enfreindre une règle." Pas pour tout le monde visiblement : "Je n'irai pas ouvrir une barrière qui est fermée, c'est certain. Si elle est fermée, c'est qu'il y a une raison." affirme de son côté le sexagénaire. "En revanche, c'est sûr que cela représente une perte conséquente pour la population, les touristes et donc les commerçants", glisse-t-il.

La tenue, le 14 novembre prochain, d'une réunion entre la mairie et le service des routes de la Collectivité de Corse (CdC) sera-t-elle l'occasion d'évoquer ce sujet ? "L'ensemble des sujets propres au domaine routier, aussi bien dans le cadre des projets de l'ORT mais aussi de la Restonica, dont ce point-là, seront abordés", commente Xavier Poli. 

Référence du 02/11/2023

https://www.corsematin.com/article/societe/38153625417888/une-fermeture-de-route-officielle-pour-une-circulation-officieuse-dans-la-vallee-de-la-restonica

L'accès aux soins est devenu plus problématique en Corse qu'à l'échelle nationale; une solution bricolée dans le Niolu

 Pas vraiment un désert médical, mais pas bien lotie non plus, avec une moyenne de 323 médecins pour 100 000 habitants soit 20 points de moins que la moyenne métropolitaine. La Corse est une région de bas de tableau en termes de densité médicale. Un classement qui cache toutefois une forte disparité entre Corse-du-Sud et Haute-Corse.

Un nombre croissant de patients qui se retrouvent sans médecin traitant, des difficultés récurrentes pour obtenir un rendez-vous chez des spécialistes...

L'accès aux soins est une problématique de plus en plus aiguë à travers la Corse, en zone urbaine comme en milieu rural, même si la tendance cache des disparités en lien avec l'urgence ou non de la demande, la spécialité concernée ou encore le profil de la portion du territoire concernée. Et, de ce point de vue, l'écart se creuse entre l'île et la moyenne nationale selon l'étude que vient de publier l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee Corse).

En chiffres, voilà ce que ça donne : Au 1er janvier 2023, 1 126 médecins exercent en Corse, ce qui équivaut à une densité de 323 médecins pour 100 000 habitants contre 341 au plan national.

L'île est un peu mieux lotie en généralistes, 159 généralistes pour 100 000 insulaires contre 147 à l'échelle nationale, mais manque nettement de spécialistes; 164 spécialistes pour 100 000 habitants contre une moyenne nationale de 194.

S'agissant des soins dentaires et du maillage officinal, la balance pèse légèrement en faveur de l'île, 71 praticiens pour 100 000 habitants et 67 au national et 114 pharmacies pour 100 000 habitants contre 109, ce qui place l'île au 7e rang des 12 régions françaises, derrière l'Auvergne-Rhône-Alpes et juste devant le Grand Est. Toutefois, c'est la Corse-du-Sud, à l'évidence plus attractive pour la population médicale avec une densité de 350 praticiens pour 100 000 habitants contre 299 en Haute-Corse, qui permet de limiter le déclassement.

C'est en Provence-Alpes-Côte d’Azur que la densité médicale est la plus élevée, soit 409 médecins pour 100 000 habitants, dont 171 généralistes et 238 spécialistes. Le territoire attire aussi plus de chirurgiens-dentistes et de pharmaciens que la moyenne, respectivement 95 et 125 pour 100 000 habitants.

A contrario, la région la moins bien dotée est le Centre-Val de Loire, avec 256 médecins pour 100 000 habitants, soit 115 généralistes et 141 spécialistes. Une faiblesse des effectifs qui se retrouve chez les chirurgiens-dentistes (45 pour 100 000 habitants) et du côté des officines (104 pour 100 000)

Référence

du 01/11/2023

https://www.corsematin.com/article/sante/12061426504508/sante-lacces-aux-soins-est-devenu-plus-problematique-en-corse-qua-lechelle-nationale

Quand un enfant du village revient et sauve l'offre de santé du Niolu

Calacuccia; Dès janvier 2024, le Niolu aura de nouveau un médecin permanent. Originaire d'Albertacce, le docteur Jean-Paul Langlade a revu ses plans pour ne pas laisser tomber les patients de sa vallée d'origine. 
Depuis le 13 août 2023 et le départ de son unique médecin généraliste, le docteur Titus Ududec, la vallée du Niolu vit avec l'appréhension quotidienne de ne pas trouver de médecin permanent. Plusieurs pistes ont été étudiées, de la Corse jusqu'à la Roumanie. Aucune n'a été concluante. Jusqu'à la mi-septembre.
Le docteur Jean-Paul Langlade était à l'origine un sparadrap prévu dès janvier 2024 pour ralentir l'hémorragie d'un Niolu qui se retrouvait sans médecin. Une fois de plus. S'il ne devait à l'origine consulter que quelques jours par mois pour profiter d'une paisible retraite à Albertacce, le médecin de 63 ans, a finalement fait le choix du cœur : "Impossible de rester au Bar des amis sans rien faire, alors que des gens avec qui j'ai grandi et qui m'ont vu grandir ont besoin de moi." Car s'il exerce la médecine générale depuis 33 ans en Ariège, Jean-Paul Langlade, comme son nom ne l'indique pas, est bien Niulincu. "Ma mère était une Albertini, d'Albertacce. Forcément", s'amuse le médecin.

Docteur tout-terrain

Devant la mairie de Calacuccia, plusieurs habitants sont venus le saluer en amont d'une réunion sur sa future installation. "Il aime tellement son village qu'il vient y finir sa carrière", se réjouit le maire d'Albertacce, Pierre-François Albertini. Finir ? Plutôt prolonger. À 63 ans, le docteur Langlade repousse de cinq ans la retraite qu'il devait prendre au 1er janvier.

Avec deux cabinets dans les Pyrénées, Jean-Paul Langlade a roulé sa bosse dans les zones montagneuses et connaît les spécificités du rural, ses avantages et ses inconvénients. 
"Je suis également toujours médecin coordonnateur dans un Ehpad et je travaille souvent avec un public âgé", souligne le médecin. L'homme partage également une conviction, celle qu'une vie médicale est possible dans le rural, loin de la fatalité. Et cela commence par la coopération entre les professionnels de santé.

Une équipe de soins primaires existe déjà et est composée des infirmiers et du pharmacien de la vallée. "Elle est en sommeil. Mon rôle sera de l'animer pour une prise en charge pluridisciplinaire et de l'articuler avec les services sociaux car on a beaucoup de gens âgés qui vivent dans des conditions difficiles", indique Jean-Paul Langlade qui anime déjà une équipe de soins primaires en Ariège.

Espoir en cathéter

Également maître de stage, le médecin compte bien "créer les conditions pour attirer des étudiants en médecine pendant leurs stages", sans oublier le développement de la télémédecine. 
À 82 ans, Lucie avoue son soulagement : 
"On dort plus tranquille quand on a un médecin à proximité. Plus besoin de faire des heures de route." Récemment opérée du cœur, elle doit voir un médecin une fois par mois : "Pour l'instant je vais à Bastia ou à Corte mais c'est toute une organisation, assez fatigante. Et puis, en ville, les médecins ne prennent pas le temps de discuter. En plus, il parle corse. C'est parfait."

Référence

du  03/10/23

https://www.corsematin.com/article/sante/17616005332458/quand-un-enfant-du-village-revient-et-sauve-loffre-de-sante-du-niolu

Galeria et Manso: trois baigneurs piégés par une crue de la rivière Fangu

Conflits: touristes et crue dangereuse de la rivière Fangu

Les pompiers de Haute-Corse sont intervenus, vers 16 h 30 ce lundi après-midi 05/06/23, pour porter assistance à trois personnes, deux enfants et un adulte, en difficulté après une crue soudaine de la rivière Fangu.
Ces touristes d'origine allemande ont été évacués par l'hélicoptère Dragon 2B et les pompiers du Groupement de recherche et d'intervention en milieu aquatique. Aucun d'eux n'a été blessé. Les orages qui se succèdent en montagne rendent dangereuse la pratique de la baignade en rivière.

Référence

Conflits, élections, ballotage: cas de la commune de Manso, Balagne et Niolo, Haute-Corse

 08/06/23 :démissions d'élus en cascade et nouveau scrutin en vue à Mansu

Mais que se passe-t-il à la mairie du Mansu ? À mi-mandat, il reste aujourd'hui moins de la moitié des élus entrés en fonction en mars 2020. Entre le 8 avril et le 15 mai de cette année, ce sont les trois adjoints au maire ainsi que deux conseillers municipaux qui ont donné leur démission. Déjà, en juillet 2020, un premier conseiller municipal avait mis fin à ses fonctions. L'équipe municipale est désormais réduite à cinq élus. Une élection partielle, dont la date du premier tour est fixée au dimanche 9 juillet, doit avoir lieu. 
Pasquale Simeoni, 43 ans, est maire du Mansu depuis mars 2008. Ce cadre de la fonction publique a remporté l'élection de mars 2020 face à la liste menée par Ange Costa. Il dit ne pas comprendre la dissidence qui se dresse désormais face à lui. "Je n'ai aucune idée de la raison qui a fait démissionner mes trois adjoints ainsi qu'une conseillère municipale, assure l'édile. Factuellement, sur la gestion de la mairie, je ne comprends pas leur décision. Les projets en cours sont ceux présentés par notre liste en 2020. Nos finances publiques sont plus que saines. Les dépenses de fonctionnement sont au ras des pâquerettes et les investissements sont élevés. Le budget n'a rien de secret puisqu'il est à disposition de chacun en mairie. Franchement, je ne cerne pas le cœur du problème, je veux bien que l'on m'explique."
Pasquale Simeoni a-t-il fait face à un putsch raté avec la démission de la moitié de son équipe ? Beaucoup l'ont pensé dans la vallée. Avant une modification du code électoral en 2019, pareil cas de figure aurait mené vers une élection municipale complète. Un moyen de "refaire le maire" sans avoir à attendre la municipale de 2026.

"L'hypothèse d'un putsch raté n'est pas impossible, bien qu'assez invraisemblable, estime l'édile. En tout cas, c'est un coup de théâtre inédit sur la commune. S'il y avait eu des irrégularités, des problèmes de finances, j'aurai compris ces démissions. Mais là, à part la volonté d'organiser une municipale complète, je ne vois pas. En plus, j'avais annoncé depuis toujours que ce serait mon dernier mandat. Par contre, je resterai maire jusqu'à la fin, même si six personnes sont contre moi. Et je continuerai à travailler, à présenter des délibérations pour le village."-

Un élu "autocratique" selon la dissidence

Pour tenter de mieux comprendre la situation politique à Mansu, il fallait aussi donner la parole aux démissionnaires. Certains parmi ces derniers souhaitent s'éloigner de la vie publique, d'autres pourraient être de retour dès l'élection du 9 juillet. C'est le cas de Francis Olari, meneur de fait de la dissidence.
"La réalité ne correspondait plus aux rôles attribués à chacun, estime cet artisan de 62 ans vivant sur Ajaccio. En tant que premier adjoint, j'ai été destitué de mes délégations de gestion du personnel et de suivi des travaux. Je n'ai plus eu mon mot à dire. Souvent, on se retrouve devant le fait accompli. On nous a même changé la serrure de la mairie. Petit à petit, on nous a poussés vers la sortie. Le maire fait tout seul, en affirmant être le patron. À force d'entendre cela, le vase déborde. Je ne critique pas sa gestion de la commune mais bien ses rapports humains très particuliers. C'est un problème de forme plus que de fond."
Pasquale Simeoni n'entend pas démissionner et restera donc aux commandes jusqu'à mars 2026. Il pourrait toutefois être minoritaire dans son propre conseil, ce qui risque de bloquer le jeu démocratique.
 "Il restera maire, mais nous ferons en sorte de remettre de l'ordre et de redistribuer les rôles à chacun, reprend Francis Olari. Il nous faudra aussi rassembler un maximum. Les familles ont été séparées, des gens ne s'adressent plus la parole, on veut faire en sorte que dans trois ans, il n'y ait qu'une seule liste menée par des jeunes."
Les noms des six candidats autour de Francis Olari sont déjà en partie connus. On y retrouve la conseillère démissionnaire Audrey Falconetti, le jeune informaticien Jean-Roch Santucci, le candidat en 2020 Ange Costa et Gérard Maestracci, un retraité de 76 ans qui a l'expérience de la politique. 
"Pasquale Simeoni a une gestion autocratique de la commune, regrette celui qui a fait deux mandats de conseiller municipal dans une commune du Var. On lui reproche de séparer les familles. En s'entêtant, il a provoqué une situation devenue ingérable. Son équipe est borderline, toujours en limite de la légalité. Ils ont poussé l'employé communal vers la sortie, alors que c'était un agent extraordinaire. De plus, notre maire n'est jamais là puisqu'il travaille à Bastia. Ma crainte, maintenant, c'est qu'on va se retrouver dans une situation de blocage si le maire s'accroche encore à son poste. S'il en avait eu le courage, il aurait démissionné et nous aurions refait une élection complète."

"Je ne suis pas en campagne, je suis aux responsabilités"

De son côté, le maire ne compte pas s'impliquer dans l'élection du 9 juillet. "Je ne présenterai personne, je ne suis pas en campagne, je suis aux responsabilités, estime-t-il. Toutefois, il y a une liste que je soutiendrai officiellement. Il risque d'y avoir des démissionnaires qui se représentent en face. Je trouve que ça n'a aucun sens. "

Jusqu'à mars 2026, la vie politique à Mansu risque d'être bien compliquée...

09/06/23 : démissions en cascade à la mairie de Mansu

Le conseil municipal de Mansu, en Balagne, a connu six démissions d'élus depuis le début du troisième mandat de Pasquale Simeoni, en mars 2020. Si la première démission remonte à juillet 2020, les cinq autres sont récentes et s'échelonnent entre avril et mai 2023. Une élection municipale partielle est d'ores et déjà prévue pour les 9 juillet et 16 juillet, en cas de second tour. Les raisons de ces démissions ne sont pas clairement connues.

Référence