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Monday, November 13, 2023

8 sept 2023: "La question de l'autonomie de la Corse sera traitée fin 2024"

 C'est la date glissée par Gérald Darmanin - dans l'île la semaine prochaine - aux députés Liot, en Guadeloupe pour leur rentrée parlementaire. Bertrand Pancher, le président du groupe, en dit plus

Le ministre de l'Intérieur invité par Liot en Guadeloupe. Vous y avez forcément un intérêt. Lequel ?

On parle d'intérêts divers. D'abord, Gérald Darmanin n'est pas seulement le ministre de l'Intérieur, mais aussi celui des Outre-mer qui souffrent d'une absence de politique dans le temps. Ensuite, nous sommes un groupe où l'on compte nombre de députés insulaires liés par des problématiques communes. Si les territoires baignés par l'insularité n'ont pas tous les mêmes revendications, tous, en revanche, réclament plus de souplesse à l'horizon d'une possible révision constitutionnelle, et l'on entre dès lors dans le vif de la question corse. À la clé, la nécessité d'une réforme des institutions, le ministre en a convenu.

Avez-vous amorcé des discussions en amont de la rentrée parlementaire, vous a-t-on fait comprendre que l'on avait besoin de vos voix ?

Cela a été sous-tendu. La loi sur l'immigration revient fin octobre au Sénat et arrive début 2024 à l'Assemblée nationale. Nous allons veiller à ce qu'elle reste équilibrée notamment après son passage à la chambre haute où la commission des lois l'avait considérablement durcie. En ce sens, le ministre a besoin de nous.

Les textes budgétaires ont déclenché une guerre des travées l'an dernier, qu'avez-vous négocié ?

Nous souhaitons débattre des sujets les plus prégnants suffisamment tôt. Sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets, une avalanche de 49-3 suivie de motions de censure.

C'est un message en direction d'Élisabeth Borne ?

Et d'Emmanuel Macron.

Une motion transpartisane, à l'instar de celle lancée contre la réforme des retraites, n'est donc pas exclue ?

L'option est sur la table, surtout si l'on ne tient pas compte des objectifs que nous portons sur le plan économique, social et environnemental, entre autres.

Le ministre a-t-il évoqué le processus d'autonomie en cours entre l'État et la Corse ?

Longuement. Gérald Darmanin a souligné que le sujet de l'autonomie de la Corse devait se régler dans le cadre d'une révision la plus large possible donnant toutes les opportunités d'évolution institutionnelle. Il y aura vraisemblablement deux réformes constitutionnelles. Une adaptation liée à la Nouvelle-Calédonie en janvier-février prochain. Le dossier corse sera traité en fin d'année 2024, parce qu'au-delà de la Corse, la question institutionnelle se pose pour d'autres territoires d'Outre-mer. Une concertation doit se mettre en place, nous a expliqué le ministre, avec, peut-être, un élargissement à l'Hexagone en matière d'adaptation de normes. Nous avons rappelé que nous n'entendions pas lâcher la proie pour l'ombre.

Emmanuel Macron est-il en mesure d'aller au bout de son projet et d'inscrire l'île dans la Constitution ?

Oui, mais à condition de s'accorder avec le Sénat dans le cas où le projet est soumis au Parlement convoqué en Congrès. Il faudra dialoguer avec la chambre haute, se donner un peu de temps. Pour nous, la finalité consistera à manœuvrer au plus près pour faire aboutir la requête de la Corse, en sachant que des sollicitations se font jour ailleurs également. J'ai demandé à Bruno Retailleau de recevoir Gilles Simeoni, les contacts ont été pris, de manière à pouvoir nous assurer du soutien d'un maximum de sénateurs.

Référence

https://www.corsematin.com/article/politique/75704909895192/la-question-de-lautonomie-de-la-corse-sera-traitee-fin-2024

Tuesday, November 7, 2023

Sébastien Chenu (VP RN, Assemblée) : "Il faut tenir compte des spécificités de la Corse, mais l'autonomie ne remplira pas le frigo des gens"

 Lors de sa visite à Ajaccio, ce samedi 28 octobre, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et de l’Assemblée nationale, a échangé avec les représentants régionaux du RN, François Filoni et Nathalie Antona, sur les enjeux majeurs des élections européennes. Il a mis en avant l'importance d'un vote stratégique, abordé les particularités de la Corse, et plaidé en faveur d'une présence renforcée de l'île au Parlement européen. Chenu a également partagé les solutions du Rassemblement National pour améliorer le pouvoir d'achat, les droits de succession, et d'autres domaines essentiels, tout en réaffirmant la position du parti sur l'autonomie.

- Sébastien Chenu, vous venez pour la deuxième fois à la rencontre de la Fédération de Corse et de ses adhérents, quel est le sens de votre visite ?

- Il est double. D’abord, nous faisons beaucoup de voix, Marine Le Pen rassemble beaucoup de voix en Corse et c’est un message de sympathie, d’amitié aux Corses, qui traversent des moments difficiles, notamment en matière de pouvoir d’achat. Et puis c’est aussi préparer les élections européennes, le 9 juin, les seules élections à mi-mandat avant les prochaines présidentielles qui permettront d’envoyer un message fort à Emmanuel Macron, un message de contestation de sa politique de pouvoir d’achat, de sécurité, d’immigration. Il s’agit de mobiliser les troupes du Rassemblement National ici en Corse autour de François Filoni et de son équipe.

- Justement, concernant les élections européennes, en 2019, la liste conduite par Jordan Bardella a recueilli près de 28% des suffrages en Corse. Vous pensez pouvoir augmenter ce résultat ?

- Oui, il n’y a aucun plafond de verre. Nous le disons aux électeurs qui pourraient être tentés de voter pour d’autres listes alors qu’ils partagent nos idées, nos convictions. Votez utile. C’est le moyen d’envoyer ce message très fort à Emmanuel Macron. Vous pouvez montrer qu’une autre politique est possible, une politique qui tienne compte de la souveraineté de notre pays, que l’Union européenne ne doive pas se mêler de politique migratoire ou diplomatique comme elle le fait aujourd’hui. Nous devons aussi faire entendre la voix des Corses au Parlement européen afin que les spécificités de l'île soient prises en compte, ce qui n'est malheureusement pas le cas avec l'actuel député (vert)  dont le mandat représente pour nous un échec dans bien des domaines.  

Nous avons toujours pensé qu’il fallait tenir compte des spécificités de la Corse, de son insularité, que ce soit sur le pouvoir d’achat, sur l’urbanisme, sur les droits de succession. Il fallait avancer vers un statut qui puisse être original, particulier, mais pas l’autonomie et encore moins l’indépendance. Par conséquent, toutes les propositions que nous faisons ont vocation à laisser la Corse dans le champ de la République française évidemment, mais à traiter ces problématiques, c’est-à-dire renforcer l’enseignement de la langue corse, sans aller vers la co-officialité, prendre en compte les spécificités économiques et sociales de la Corse, les difficultés qu’elle peut avoir sans désactiver l’appartenance de la Corse à la République française.

- Les élections européennes mobilisent difficilement les électeurs. Y a-t-il des solutions ? 

- Il est important de montrer qu’avec un autre discours, une autre politique, il y aura d’autres résultats. Les Français vivent la même politique mondialiste depuis des années avec les résultats que nous connaissons aujourd’hui. Notre message est différent. Il y a d’autres chemins sur le pouvoir d’achat, sur le coût de l’énergie, etc. Il y a d’autres possibilités de faire contrairement à ce que l’on vit depuis des années. Ces possibilités sont par exemple les droits de succession, l’écologie, etc. Nous avons des solutions à faire entendre.

- Parlons maintenant de la question délicate de l'autonomie. Quelle est votre position sur ce sujet ?

- L’autonomie ne remplira pas le frigo des gens. Nous sommes favorables à ce que, face aux difficultés que connaît la Corse, son insularité, il y ait un statut particulier, original qui permette de répondre aux problématiques de pouvoir d’achat, de droits de succession, d’urbanisme, de locations immobilières. Nous avons des propositions, y compris sur le bilinguisme.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Sebastien-Chenu-Il-faut-tenir-compte-des-specificites-de-la-Corse-mais-l-autonomie-ne-remplira-pas-le-frigo-des-gens_a74443.html