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Friday, November 10, 2023

Bastia : sept 2023, restauré, le tableau de « La Visitation » retrouve A Scala Santa

 Le tableau, bien dégradé, avait été décroché de la chapelle Notre-Dame de Monserato en juin 2022 pour être confié à la SCCR (Société vorse de conservation et de restauration) installée à Speloncato.

La chapelle de Notre-Dame de Monserato située sur les hauteurs de Bastia est depuis 1995 inscrite au titre des Monuments historiques. Cet édifice religieux appartenant à la mairie de Bastia est chargé d’histoire.

Fondée au XVIe siècle, la chapelle fut gravement endommagée lors des combats de 1761 entre Génois et Corses.

Plus tard, après que Napoléon 1er en conflit avec le Pape Pie VII a exilé à Bastia 424 membres du haut clergé romain, des dons affluèrent. Si la restauration de sa façade fut réalisée sous le Second Empire en 1860, avant même cela, en 1816, le Pape avait donné son autorisation de construire à l’intérieur une « Scala Santa », un Escalier saint, en référence à celui du prétoire de Jérusalem gravi par le Christ lors de son jugement par Ponce Pilate qui décida sa crucifixion.

Il comporte 27 marches et conduit à un autel situé à 6 mètres du sol.  

«Cette Scala Santa correspond à une pratique religieuse rare, très liée à la piété baroque » souligne Philippe Peretti, adjoint au maire de Bastia, délégué au patrimoine et au mécénat. «Cette chapelle est très composite puisqu’elle contient des éléments des 17, 18 et 19e siècles. Chaque année la mairie dépense environ 1 million d’euros pour toutes ses églises. Actuellement la municipalité s’attelle à la rénovation de deux édifices patrimoniaux en plein cœur de la Citadelle : l’oratoire Sainte-Croix et la façade de la Cathédrale Sainte-Marie».

L’Escalier saint ne fut finalement réalisé qu’en 1884 grâce notamment aux dons des religieux exilés sous Napoléon 1er et en reconnaissance à l’hospitalité des Bastiais.

La chapelle avait également souffert des bombardements en 1943.Elle a été rénovée en 1977.

Outre des statues, dont une génoise de marbre blanc de 1637, la chapelle contient aussi des tableaux. Parmi ceux-ci « Le Martyre de Sainte-Félicité et de ses fils Alexandre, Vital et Martial », une œuvre attribuée au peintre bastiais Anton Benedetto Rostino (1750-1821), inscrite au titre des Monuments historiques, restaurée en 2019 par la Mairie de Bastia.

Autre tableau remarquable, « La Visitation ». Cette toile de l’artiste-peintre d’origine napolitaine Marc’Antonio De Santis, installé à Bastia au milieu du 17e siècle. Il y décédera en 1681.

La toile de 194 X 120 cm représente une scène biblique tirée des textes de l’apôtre Luc (1.39-45). La Vierge en visite chez des cousins. On la voit embrasser Sainte-Elisabeth sur le seuil de la maison avec à ses côtés Saint-Zacharie et Saint-Joseph.

Bien dégradé, la municipalité avait alors débloqué un budget de 17 220 euros pour le restaurer, travaux de restauration confiés à la spécialiste Ewa Poli de la SCCR.

L’accrochage du tableau s’est fait en présence de Philippe Peretti, Caroline Michel, directrice des services du Patrimoine, de la société SCCR et de Pascal Costa, gardien des lieux.

Si la Chapelle est dédiée à Notre-Dame de Monserato, honorée tous les ans le 2 juillet, on y cultive aussi le culte de Saint Pancrace avec messe et procession le 12 mai. Une association est en cours de création autour de Pascal Costa, le gardien bénévole de la chapelle.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Bastia-restaure-le-tableau-de-La-Visitation-retrouve-A-Scala-Santa_a73750.html

Tuesday, November 7, 2023

démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable; 4 ans après.

 les plagistes inquiets de devoir démonter leurs établissements

Quatre ans après la démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable, les restaurateurs de la plage de Calvi semblent y trouver leur compte. Mais la perspective d'un démontage hivernal les préoccupe. 

Novembre 2019. Les bulldozers rasent une à une les quinze paillotes de la pinède de Calvi. Dans la foulée, les restaurants de plage sont reconstruits en bois ou en containers, dans l'idée de pouvoir être démontés chaque hiver. Pour les propriétaires, ces travaux représentent des sommes importantes, allant de 200 000 € à près d'un million d'euros.

Les crédits courent sur 7 à 15 ans. Cet été, le quatrième depuis que la plage de Calvi a changé de visage, les socioprofessionnels continuent à assumer les coûts de la reconstruction. "Financièrement, cela a été très dur, indique un plagiste, l'un des premiers en partant du club nautique. Tout le monde a dû emprunter de l'argent ; pour la démolition, mais surtout pour reconstruire. Pour notre restaurant, l'un des plus petits de la plage, il y en a déjà pour plus de 200 000 €. Bon, il faut admettre que c'est bien mieux aujourd'hui ; que ce soit par rapport à l'esthétique ou à sa fréquentation. La démolition, cela a été un mal pour un bien."

Incontestablement, la plage de Calvi est bien plus belle depuis que ses paillotes sont uniformes. Les services de l'État délivrent chaque année une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de 5 mois, du 15 avril au 15 octobre. Pour une superficie de 650 mètres carrés, en totalité, les plagistes s'acquittent d'environ 50 000 € par saison.

" Cela ne fait que trois ou quatre ans que nous remboursons, note un autre plagiste. On a bien travaillé en 2021 et 2022, mais cette année il y a une vraie baisse. Les saisons sont plus courtes, et le pouvoir d'achat est en berne. Le maire fait tout pour que la commune récupère la gestion de la plage, mais il paraît que ça coince. On craint de devoir démonter, cet hiver. Cela aurait un coût énorme."

Depuis que les établissements démontables ont été installés, début 2020, aucun d'eux n'a jamais été retiré durant l'hiver. Une procédure est en cours pour que la commune récupère la gestion de sa plage pour les 12 ans à venir. Calvi attend notamment son classement en station touristique, ainsi que d'autres échéances administratives.

Dans l'incertitude, les plagistes s'interrogent. " Le décret plage de 2006 est obsolète, il faut impérativement le toiletter, estime Jean-Pierre Pinelli, coprésident de l'association des plagistes de Calvi avec Gilbert Vietto, Jean-Claude Butteri et Serge Levy. Il ne correspond plus aux besoins de l'économie, à l'échelle nationale. L'impact carbone d'un démontage est très important : il faut faire venir des engins, démonter, remonter. Il n'y a qu'un seul grutier sur Calvi, il lui faudrait 3 mois pour démonter tous les établissements. Il faudrait aussi que les Chemins de fer de la Corse interrompent leurs trains à chaque fois. Le coût de démontage, c'est 50 000 €, sans parler de la casse. Et on entrepose où nos containers ? Dans la pinède classée ? L'hiver, alors qu'il n'y a personne sur la plage, pourquoi il nous faudrait démonter ?"

Les plagistes espèrent tous de bonnes nouvelles avant la fin de saison, le 15 octobre.

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/52874232225451/balagne-les-plagistes-inquiets-de-devoir-demonter-leurs-etablissements

Wednesday, November 1, 2023

soirée consacrée aux communautés de Saint-Erasme et de Saint-Antoine, confréries, à l'occasion des Journées du patrimoine

 Au fort Charlet de Calvi, une plongée dans l'intimité des confréries

Le centre de conservation et de rénovation du patrimoine mobilier de Corse, situé dans le fort Charlet de Calvi, a été, ce vendredi soir, le théâtre d'un événement inhabituel en ces lieux. Il s'agissait, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, du vernissage d'une exposition photographique consacrée aux deux confréries calvaises : Saint-Erasme et Saint-Antoine.

 J'ai découvert il y a quelques années le centre de restauration du patrimoine de Calvi, relate Olivier Sanchez. Sarah et Carine, qui y travaillent, me l'ont fait visiter et je me suis tout de suite imaginé sur des projets photos personnels : les murs en granite, les grands espaces, les plafonds hauts se prêtent parfaitement à une exposition de photos. On a donc décidé d'exposer dix clichés en format 250 cm x 180 cm sur la vie des confréries de Calvi. C'est un parcours initiatique, l'introduction d'un événement plus important qui viendra à compter de juillet 2024. "

Ami de longue date du photographe, Christophe Perrimond est aussi le prieur de la confrérie Saint-Erasme de Calvi. C'est un peu lui qui a facilité l'immersion d'un appareil photo dans les moments les plus solennels de la vie religieuse, notamment la préparation de la Semaine sainte et du Catenacciu. Passionné par l'histoire de sa ville, Christophe Perrimond a complété l'exposition photographique par un long propos sur l'histoire des confréries à Calvi. Les origines, la fonction sociale, le patrimoine matériel et immatériel des différentes communautés religieuses a été abordé, avec force d'exemples et de références.

Un livre de 300 pages bientôt édité

La dizaine de photos exposées au fort Charlet va être complétée, l'année prochaine. " Il y en aura 80 supplémentaires, annonce Olivier Sanchez. Ce sera quelque chose de plus large, de plus élaboré, et cela concernera les confréries de toute l'île. Dans le même temps, un livre de 300 pages va être édité. C'est le fruit d'un long travail de collecte, dans la discrétion, l'humilité et surtout la confiance que m'ont accordée tous les confrères. J'espère qu'ils se reconnaîtront dans ce travail. "

Une centaine de personnes était présente pour ce vernissage au fort Charlet. Il y avait des amis d'Olivier Sanchez et de Christophe Perrimond, des confrères, des élus. Un intérêt populaire qui valide la pertinence d'une telle exposition, dans ce lieu. En tout cas, la directrice du centre était convaincue : " Je remercie chaleureusement Olivier Sanchez pour sa confiance, pour son amour de l'art, du patrimoine et du travail bien fait, a assuré Sarah Le Berre-Albertini. Parallèlement à son travail de photo reporter, il a trouvé le temps de poursuivre un projet un peu spécial, pendant près de 25 ans, celui de documenter l'activité des confréries religieuses. Au bout d'un quart de siècle, on imagine à quel point il fait désormais partie du décor, ce qui lui permet de capter des instants où les confrères sont tout à fait naturels, plongés dans leur foi et n'ont plus conscience d'être pris en photo. Cela nous offre des images magiques. Je ne doute pas que ces photographies feront un jour partie des archives de la Corse, car c'est un travail de fond, une mine précieuse pour documenter un phénomène contemporain, le renouveau des confréries. Les confréries ont toujours eu une part active dans la société corse, elles ont même largement contribué à la construction du patrimoine religieux insulaire, surtout aux XVIIe et au XVIIIe siècles, grâce à des commandes prestigieuses d'œuvres d'art, de tableaux, de statues, de retables qui furent commandés par les confrères aux plus grands maîtres baroques italiens." Une exposition à découvrir un vendredi sur deux, lors des ouvertures du fort au public.

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