Showing posts with label a. Show all posts
Showing posts with label a. Show all posts

Saturday, November 11, 2023

Janv 2023, Calvi: l'espace médical encore agrandi pour accueillir des spécialistes

C'est une question de semaines avant que ne soient livrés les deux nouveaux cabinets médicaux de l'espace Alain-Charles Astolfi de Calvi. 

Pour rappel, la structure a déjà subi plusieurs extensions depuis son entrée en service, à l'été 2020. Prévue pour deux cabinets de médecine générale, au départ, elle en compte aujourd'hui six ainsi qu'un appartement destiné à accueillir les remplaçants. Mais depuis, notamment, l'installation d'une gynécologue à mi-temps, il y a quelques mois, la nécessité de pousser les murs s'est encore fait sentir. Le conseil municipal d'Ange Santini a donc opté pour la construction de deux nouveaux cabinets qui se destineront à des médecins spécialistes. Les travaux ont débuté en décembre et doivent s'achever en mars. Une visite de suivi du chantier était organisée hier matin.

" Le gros œuvre sera terminé ce vendredi, indique Philippe Grossi, l'architecte. Nous allons couler la dalle de la toiture-terrasse. Les menuiseries extérieures ont été fabriquées, elles seront posées la semaine prochaine. Place ensuite à l'étanchéité afin de pouvoir commencer le cloisonnement entre fin janvier et début février. En mars, enfin, nous aurons aussi terminé l'intérieur. Les travaux ont été allotis et répartis entre six corps séparés : la maçonnerie, les menuiseries, l'électricité, la plomberie et chauffage, l'étanchéité et enfin le placo et les peintures. "

Une extension chiffrée à 230 000 euros

À la fin d'une courte visite, le maire de Calvi a rappelé la genèse du projet : 

" La santé est l'une de nos priorités, entame Ange Santini. Nous avons, à Calvi, la chance d'avoir un hôpital de proximité mais autour duquel il existait un risque très important d'une pénurie de médecins généralistes. C'est pour cela que nous avons procédé par étapes dans la construction de cet espace médical. Nous avons dans un premier temps créé quatre cabinets médicaux, alors que nous n'avions sur place que deux médecins. Nous avons ensuite étendu les locaux et nous en sommes aujourd'hui à six généralistes et une spécialiste qui vient deux semaines par mois et qui a l'intention de s'installer très rapidement à Calvi. Nous nous sommes rendu compte ensuite que sept médecins pour six cabinets cela n'était pas satisfaisant. Nous avions alors aménagé la salle de repos en cabinet médical, dans l'attente de voir finir les travaux de cette nouvelle extension. "

Une nouvelle extension qui comprend 65 mètres carrés au sol pour deux cabinets, une salle d'attente et des toilettes. Son coût est de 230 000 € que financent la Collectivité de Corse et l'État.

 " J'en profite pour remercier nos partenaires financiers qui soutiennent cette opération depuis le début, reprend l'édile. L'étape suivante sera la réfection du parking. Il y a aujourd'hui des difficultés d'accès parce que l'école maternelle Santore se situe à côté. Et s'il fallait encore agrandir notre espace médical, je crois savoir que la construction peut supporter un étage. Cela nous évitera de grignoter encore sur le parking."

La municipalité de Calvi recherche à présent un ophtalmologue et un dermatologue, deux spécialités qui manquent cruellement dans le bassin de vie de Calvi. 

Référence

Pigna ne se visite qu'à pieds

 Entre Calvi et l’Ile-Rousse, en Balagne (Haute-Corse), se trouve le somptueux village de Pigna.

Maisons blondes, volets azurs, pierres et glaise : ses charmes sont multiples et sa communauté d’artistes et d’artisans fait de l’endroit l’un des plus singuliers de l’île.

Pigna est un village construit sur la roche, à 224 mètres d’altitude, au pied d’une montagne culminant à 562 mètres.

En 2014, l’INSEE y comptait 114 habitants, sans forcément tenir compte des chiens et des chats.

La particularité du village ? Seuls les piétons y sont autorisés ! Un parking existe pour les visiteurs, à l’entrée du village et il est payant.

Au diable la voiture donc, bonjour le calme des ruelles pavées et le chant de la nature. L’agitation des villes ne manque à personne en pareils lieux.

Au fil des années, Pigna est devenu le village des artisans et musiciens. Ses habitants ont su s’organiser en collectif dynamique, ce qui a empêché l’endroit de se dépeupler.

À force de restaurations, il a peu à peu retrouvé son lustre d’antan et reste peu prisé des touristes en été par rapport au reste de l’île, accessible en voiture.

Au sommet du village, une vue panoramique sur la baie d’Algajola, le village de Corbara et la mer, bien entendu. 

En plus de déambuler dans les ruelles, certains endroits sont à voir absolument : l’église de l’Immaculée Conception et ses deux clochers, par exemple. Elle a été construite à la fin du 19e siècle.

La fontaine du centre du village vaut également le détour. Enfin, puisque l’endroit s’y prête, ne partez pas de Pigna sans visiter ses merveilles artisanales : céramiques, bijoux, instruments de musique, produits régionaux… Il y a des petites boutiques pour tous les goûts. 

Enfin, à Pigna, il n’est pas rare d’assister à plusieurs concerts tout au long de l’été. L’authenticité corse se trouve, en partie, ici. 

Référence

Friday, November 10, 2023

Menaces sur la maternité de Porto-Vecchio : les grévistes et leurs soutiens attendent des réponses claires

 « Développer une offre complètement atypique », c’est le projet de Marie-Hélène Lecenne pour la maternité de Porto-Vecchio pourtant menacée de fermeture. La directrice de l’Agence régionale de santé (ARS) entendait rassurer le personnel de la maternité, tout autant que la population de l’Extrême Sud, en tenant ces propos la veille du premier jour de grève. Raté. C’est en réalité l’agacement et l’incompréhension qui a prédominé dans les rangs des grévistes et de leurs soutiens, qui étaient environ 150 ce mardi après-midi à réclamer des garanties quant au devenir de la maternité porto-vecchiaise.

Atypique : « qui ne répond pas au type habituel, difficile à classer », définit le dictionnaire. Le mot n’est pas passé auprès des défenseurs de la maternité qui se sont réunis devant la clinique de l’Ospedale. « L’ARS en Corse aussi, elle est atypique, puisqu’il n’y a que 330 000 habitants en Corse... Son existence est-elle donc justifiée ? », ironise Marie-Désirée Nicolaï-Marcellini, secrétaire nationale du Syndicat des travailleurs corses (STC). Elle fait un parallèle entre le seuil des 300 naissances annuelles réclamé initialement par l’ARS pour maintenir la maternité à Porto-Vecchio. Délégations de service public Un seuil qui n’a pas été atteint par l’établissement en 2022. « Des naissances, il y en a eu 220 à 230 », confirme Rémi François, le directeur de la clinique.

Pour les urgences et la maternité, deux missions de service public confiées par l’État à la clinique porto-vecchiaise, il reçoit « environ 3,5 millions d’euros par an ». Une enveloppe que Rémi François entend bien évidemment conserver : « Ce qui est atypique, c’est que la direction de la clinique soutient la grève », fait-il malicieusement remarquer. « La mission de service publique, elle est globale, reprend-il. Toucher à la maternité, ce serait donc aussi toucher au service des urgences. »

Mais à entendre Marie-Hélène Lecenne lundi, la maternité ne serait pas menacée : « Nous ne voulons pas la fermer, nous voulons la faire évoluer », s’était-elle confiée devant la presse. En y adjoignant, selon elle, un centre périnatal de proximité (CPP). « Actuellement, ce cas de figure n’est pas prévu par la loi, balaie Véronique Bouffard, cadre sage-femme à la clinique de l’Ospedale. Soit il y a une maternité, soit un CPP. Pas les deux. Dans un CPP, on ne pratique pas d’accouchements. En fait, elle ne connaît pas notre service car à Porto-Vecchio, nous travaillons déjà avec la PMI et le centre de planification. Tout ce qu’elle propose, c’est déjà en place. Augmenter l’offre de services à la population ne ferait que rentrer en concurrence avec les sage-femmes libérales. Quel intérêt ? » « Une césarienne, je la fais en dormant... »

Sur le terrain médical, le docteur Sami Haddad démonte l’argument selon lequel les praticiens d’une clinique qui ne réalise pas 300 accouchements annuellement seraient insuffisamment entraînés. « A Porto- Vecchio, on est quatre gynécologues obstétriciens à se relayer chaque semaine. Et quand on n’est pas ici, on travaille pour un autre établissement, alors on pratique tout le temps. » Et quand bien même, « une césarienne, je la fais en dormant... C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. »

Porte-parole de l’intersyndicale STC-FO, Lionel Baggioni a dénoncé « la non réponse de l’ARS » et réclamé un plan à long terme pour assurer la pérennité de la maternité, compte tenu de son action indispensable pour le territoire. » Dans le cas contraire, « la grève continuera. On ira crescendo si on ne nous entend pas. Ça ira jusqu’à des blocages, s’il le faut. » Membre du collectif de soutien à la maternité, Marie-Françoise Papi s’est montrée perplexe devant le discours de Marie-Hélène Lecenne, mais « elle a retenu deux choses », a-t-elle noté : « Les deux heures et demi de trajet pour rejoindre la maternité la plus proche en cas de fermeture et le service de transfert qui n’est pas suffisant. »

A l’unisson de tous, le député de la 2e circonscription de la Corse-du-Sud, Paul- André Colombani attend « des réponses claires venues de l’ARS. On veut sauver la maternité. Point. » Le projet atypique ? « Il n’est pas question de faire une expérimentation à Porto-Vecchio sur des femmes qui sont sur le point d’accoucher ». Alors que le directeur de la clinique annonce « 100 % de grévistes » en ce mardi parmi le personnel de la maternité, des papas et des mamans sont venus apporter leur soutien à l’établissement. « Liberté, proximité, sécurité », pouvait-on lire sur une pancarte. Sur une autre, en forme de cercueil : « A vita iè, a morti no ». Sophie et Maxime sont venus avec leur petite fille, Lou, âgée d’un an. « La petite est née ici. Et on n’aurait pas eu envie de faire deux heures et demi de route pour l’accouchement. Avec un tel éloignement, il y aurait de gros risques, non ? »

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Menaces-sur-la-maternite-de-Porto-Vecchio-les-grevistes-et-leurs-soutiens-attendent-des-reponses-claires_a73526.html

Wednesday, November 8, 2023

Covoiturage : En Corse, 60% d'inscriptions en plus sur la plateforme Blablacar Daily en 2023

 Le covoiturage gagne du terrain en Corse, et la plateforme BlaBlaCar Daily, spécialisée dans les trajets domicile-travail, connaît une activité record sur l'île. "Une hausse de 60 % des inscriptions a été enregistrée en septembre 2023, par rapport à septembre 2022," révèle l'entreprise dans un communiqué. 

Cette tendance s'explique principalement selon BlaBlaCar par la flambée des prix des carburants, qui atteignent actuellement la barre des 2 € le litre, incitent les conducteurs corses à rechercher des moyens de réduire leurs dépenses liées aux déplacements. Selon les données de la plateforme, le covoiturage régulier permet en effet de diviser par 2, voire par 3 ou 4, le coût d'un plein en transportant régulièrement des passagers en covoiturage. Cette économie se traduit par un coût du litre d'essence réduit à seulement 50 centimes, bien en deçà du prix exorbitant de 2 € affiché à la pompe. 

"Cette économie substantielle rend le covoiturage particulièrement attractif pour les conducteurs cherchant à maîtriser leurs dépenses en carburant, d'autant plus dans un contexte de hausse continue des prix à la pompe," souligne BlaBlaCar Daily.

Il n'est pas surprenant que le covoiturage se profile comme une solution à la fois pratique et économique pour faire face à la montée en flèche des prix des carburants en Corse. De plus, cette pratique contribue à réduire la congestion routière et les émissions de carbone dans la région. 

L'ile s'illustre d'ailleurs en tant que pionnière en la matière, avec le lancement de la première collaboration de BlaBlaCar Daily avec une collectivité régionale : la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien a introduit son programme de covoiturage en partenariat avec Klaxit par BlaBlaCar Daily dès le 1er octobre. Cette initiative conjointe vise à atténuer la congestion routière, à diminuer les émissions de carbone et à fournir des solutions de mobilité plus efficaces aux habitants de la région. "Il s'agit d'une politique de soutien au covoiturage à l'échelle locale qui pourrait servir de modèle pour d'autres collectivités corses à l'avenir."souligne l'entreprise.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Covoiturage-En-Corse-60-d-inscriptions-en-plus-sur-la-plateforme-Blablacar-Daily_a73918.html

le cardinal Bustillo, cardinal de la Corse

 Le dimanche 8 octobre 2023, plusieurs milliers de fidèles ont assisté aux messes d'action de grâce célébrées par son éminence François-Xavier Bustillo, qui a été élevé au rang de cardinal par le Pape le 30 septembre dernier à Rome.

La première messe a eu lieu le matin du lundi 9 octobre 2023, à 10 heures, en la cathédrale Santa Maria Assunta d'Ajaccio. L'église était comble, avec des fidèles venus des quatre coins de l'ile pour témoigner de leur affection envers leur évêque, désormais cardinal. L'atmosphère solennelle de la cérémonie a été accentuée par la présence de nombreux religieux et politiques, dont la présidente de l'Assemblée de Corse Nanette Maupertuis, le maire de la ville, Stephane Sbraggia et le député Laurent Marcangeli.

Plus tard dans la journée c'est à l'église Saint-Jean de à Bastia qui a eu lieu la seconde messe de grâce. Ici, l'arrivée du Cardinal a été saluée par des applaudissements et des acclamations enthousiastes. 

Dans son homélie, François Bustillo a exprimé sa gratitude envers les Corses pour leur présence et leur soutien indéfectible. Il a souligné le rôle central de la communauté dans son engagement religieux

 "Pour moi, un évêque seul, c'est un évêque triste. Un évêque entouré par son peuple, c'est un bonheur."

 Aujourd'hui, c'est un accueil d'un peuple heureux que vous m'avez réservé, et donc je suis un évêque heureux. Le Pape m'a confié une mission mais je suis serein car je ne suis pas seul, vous êtes avec moi. Merci pour ce que je reçois.

Le Cardinal François-Xavier Bustillo a tenu à rappeler qu'il restait l'évêque de Corse malgré son titre de cardinal nouvellement acquis. Il a conclu son discours en affirmant : 

"Maintenant, je suis le cardinal de Corse. C'est beau de porter ce titre et d'honorer mon peuple." 

Cette nomination revêt une signification particulièrement importante pour  les fidèles insulaires qui y voient une reconnaissance longtemps attendue pour leur île et leur évêque.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/A-Ajaccio-et-Bastia-le-cardinal-Bustillo-celebre-la-messe-devant-des-fideles-enthousiastes_a74044.html