Showing posts with label pratiques cultuelles. Show all posts
Showing posts with label pratiques cultuelles. Show all posts

Saturday, November 11, 2023

2 nov 2023: Commémoration de tous les défunts à Calvi

 


Pluie et bourrasques de vent ont marqué cette journée du jeudi 2 novembre consacrée à la fête des Défunts. Messe, procession, prières, chants et bénédictions lors de plusieurs haltes au Monument aux Morts, à la chapelle de Loretto, au cimetière Marin et au cimetière militaire.

Nombreux ont été les proches à se rendre hier, jour le Toussaint, dans les différents cimetières de la cité Semper Fidelis pour fleurir les sépultures de leurs proches. Cette fête catholique dédiée au culte des Saints intervenait à la veille de la fête des Défunts.

À 9 heures, en l’église Sainte Marie Majeure, c’est le père Alphonse Nakima, récemment intronisé par le Cardinal Bustillo, évêque de Corse, qui célébrait l’Office en présence de quelques confrères de Saint Antoine-Abbé et Saint Erasme et de leurs prieurs Nicolas Bras et Christophe Perrimond.

À l’issue, une procession se formait pour emprunter la rue Clemenceau et le Boulevard Wilson, avant de faire une première halte au Monument aux Morts pour un moment de prières et une bénédiction. C’est ensuite à la Chapelle de Loretto qu’avait lieu la deuxième halte.

Le temps se faisait de plus en plus menaçant lorsque tous se retrouvait sur la petite place centrale du cimetière marin pour un nouveau moment de recueillement, de prières et chants des sept confrères présents.

La procession se dirigeait enfin vers le cimetière militaire. Une délégation de l’amicale des anciens du 2e REP accompagnait dès le début les fidèles. Par la suite une visite au cimetière de Notre-Dame de la Serra était prévue.

Cette cérémonie qui on l’a dit, s’est déroulée dans l’intimité était suivie comme on le craignait de la pluie et des bourrasques de vent. Ceci explique sans doute cela.

Référence

31 aout 2023: Nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, le père Constant "un homme d’unité et de paix"

 L’émotion était forte le 23 août 2023 au sein de l’église Saint-Jean-Baptiste de Porto-Vecchio. Beaucoup de fidèles s’étaient en effet rassemblés pour la dernière messe du Père Frédéric Constant. Des temps d’au revoir qui étaient aussi teintés de la fierté de savoir que celui qui fut le curé de la cité du sel pendant les deux dernières décennies était appelé à rejoindre Ajaccio pour jouer un rôle majeur pour l’Église de Corse. Après avoir été nommé par l’évêque de Corse, Mgr Bustillo, le 20 juin dernier, depuis quelques heures, le Père Constant est en effet le nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, mission dans laquelle il succède au père Jean-Yves Coeroli, en place depuis 2021.

Né à Bastia, après une enfance à Venzolasca, le père Constant a pris le chemin du séminaire d’Aix-en-Provence, puis du séminaire d’Avignon, avant d’être ordonné prêtre en 2001. Il est alors immédiatement nommé à Porto-Vecchio où il restera 24 ans et deviendra une figure très appréciée, engagée sur tous les fronts, notamment au service des plus défavorisés. Des années desquelles il ne retire que de bons souvenirs. 

« Cela a été une expérience fondatrice de ma vie de prêtre. Baptiser, marier, enterrer, accompagner les familles, vivre le quotidien des gens, aussi bien dans la ville, que dans les campagnes, dans les villages. C’était une riche expérience de foi et d’humanité », sourit-il. Ainsi, en début de semaine, c’est avec un petit pincement au cœur qu’il a pris la route d’Ajaccio. « Quand on vit les joies et les difficultés des gens et que vous les accompagnez, il n’est pas possible d’effacer cela en quelques secondes. Cela reste ancré en soi », souffle-t-il. 

Modeste, il avoue sans détour avoir été « très surpris » lorsque l’évêque de Corse lui a fait part de sa décision de le nommer Vicaire général. « Être vicaire c’est une mission au service de l’église diocésaine, au service de toutes les paroisses, de tous les mouvements et de tous les chrétiens qui sont en Corse », souligne-t-il en reprenant : 

« C’est une nouvelle mission pour moi, qui se poursuit sur l’ensemble de la Corse afin de soutenir l’évêque dans sa mission de pasteur de l’Église de Corse ». Une mission qui sera d’autant plus enrichissante que Mgr Bustillo sera créé cardinal le 30 septembre prochain. « Ce que j’ai vécu à Porto-Vecchio je vais essayer de le partager avec tous ceux que je rencontrerai dans le cadre de ma mission », indique le père Constant à l’aube de sa nouvelle mission en confiant vouloir être « un homme d’unité et de paix ». 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Nouveau-Vicaire-general-du-diocese-d-Ajaccio-le-pere-Constant-veut-etre-un-homme-d-unite-et-de-paix_a73273.html 

Nativité de la Vierge : voici les principales célébrations en Corse

 Célébrée le 8 septembre depuis plus de douze siècles, la Nativité de la Vierge Marie est fêtée, en Corse, avec une ferveur tout particulière. Il en va ainsi depuis que A Madre Universale, a été sacrée reine de Corse en 1735.

Le programme dans le Niolu 

Chaque 8 septembre, plusieurs milliers de fidèles arpentent a Scala di Santa Regina pour monter à Casamaccioli où la fête alterne animations, traditions et célébrations religieuses. Cette année la fiera di A Santa revient  du 7 au 10 septembre. 

Coté religieux, le 7 septembre se tiendra une messe solennelle de la veille à 21 heures suivie d'une procession aux flambeaux.

Le 8 septembre, jour de la nativité de la vierge, une messe présidée par l’Évêque de Corse, Monseigneur Bustillo aura lieu à 10h30 suivie par la Granitula, la célèbre procession en forme d’escargot se tiendra à midi. Deux autres messes des pèlerins autonymes lieu le samedi et le dimanche à 11h15.

L’entrée de la foire est gratuite et les animations musicales offertes par l’association niulinca. 

A Lavasina 

Depuis son inauguration en 1677, à l'occasion de la nativité de la vierge Marie, l'église de Notre Dame de Lavasina accueille chaque année près de 3 000 personnes au soir du 7 septembre au soir pour prier et suivre la procession au bord de mer. Cette année, la procession mariale aux flambeaux aura lieu à 21 heures et avant la messe en présence de  l’Évêque de Corse, Monseigneur Bustillo. 

Le vendredi 8 septembre plusieurs messes se succéderont à 8 heures, 9 heures, 10h30 et 18h30. 

Pancheraccia 

A Pancheraccia la Vierge est apparue au 18 ème siècle à une petite fille perdue. Depuis ce jour, ce village est devenu un lieu de pèlerinage en Corse où A Madonna y est célébrée les 7 et 8 septembre.  

Le 7 à 20h30 la traditionnelle procession aux flambeaux de l'église paroissiale jusqu'au sanctuaire, une messe sera célébrée. Le 8 septembre, il y aura une messe  à 10h30 et une deuxième à 16h00.

Référence

Pourquoi les écoles ferment-elles le 8 septembre en Corse ?

 Dans le calendrier liturgique, le 8 septembre correspond à la naissance de la vierge Marie, Sainte patronne de la Corse. Sur l'île, les établissements scolaires de tous les degrés ferment leurs portes en ce jour. Mais pourquoi ?

Ce vendredi 8 septembre, jour de célébration de la nativité de la vierge Marie, tous les établissements scolaires de Corse seront fermés. Mais ce n’est pas la première année puisque cette mesure a été mise en place en 2014 après de longues discussions et polémiques.  

À cette époque, Michel Barat, alors recteur de l’Académie de Corse et franc-maçon, avait pris la décision de vaquer ce jour en raison des différentes cérémonies culturelles et mémorielles qui se déroulaient sur l’île et qui entraînaient un taux d’absentéisme important.

Depuis, le 8 septembre est toujours resté un jour vaqué pleinement intégré au calendrier scolaire et qui ne semble pas prêt d’être levé. « Depuis sa mise en place, l’ensemble des personnels éducatifs et administratifs sont très attachés à ce jour », explique le rectorat. Pour rattraper ce jour, les établissements et les professeurs procèdent à une petite accélération du programme. 

Traditionnellement, que représente le 8 septembre ?

Le 8 septembre est inscrit dans le calendrier liturgique comme étant le jour de la nativité de la vierge Marie, mère du Christ et sainte patronne de la Corse. Ainsi, les croyants de l’île célèbrent cette date en s’adonnant à des processions. À Lavasina dans le Cap Corse, Casamaccioli lors de la Santa di u Niolu et à Pancheraccia, en plaine orientale avec la « festa di a Madona », les fidèles se rassemblent par milliers.  

Historiquement, le 8 septembre est aussi une fête rurale, patrimoniale et agropastorale. Cette période correspondait dès la fin du moyen-âge, aux mouvements de population observés à la fin de l’été après la transhumance et les estives des bergers. « Les célébrations religieuses s’accompagnaient de la foire rurale notamment au Niolu à partir de 1830. C’était un moment où les bergers vendaient leurs troupeaux, du matériel et se retrouvaient. », détaille le professeur d’histoire Gérard Dykstra.

Ce moment de retrouvailles perdure toujours dans le Niolu. Lorsqu’il était étudiant et que le téléphone portable n’existait pas encore, Gérard Dykstra se souvient du 8 septembre comme « un moment convivial où tout le monde se retrouvait autour d’un verre dans les barracaghji ».

8 Sept, Ciamannaccia, Alisgiani, Campitellu : la Corse célèbre la Vierge Marie

 Le 8 septembre, la Corse s'illumine de ferveur pour célébrer la nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Cette journée revêt une signification particulièrement profonde pour les habitants de l'île, qui depuis 1735, ont placé leur foi sous la protection maternelle de Marie, faisant d'elle la Reine de Corse. Dans les villages de Ciamannaccia, Alisgiani, et Campitellu, les cérémonies religieuses s'entremêlent avec des traditions séculaires. Entre l'apparition de la Vierge Marie et l'adoration du tableau de la Vierge à la cerise, ces rituels perpétuent une spiritualité religieuse profonde.

La Scupritura de Ciamannaccia

Dans le paisible village de Ciamannaccia, niché dans les hauteurs du Taravu, l'église paroissiale de l'Annunziata se dresse en tant que bijou néo-roman. La construction de ce nouvel édifice religieux a embrassé les vestiges du mur de l'ancienne église, imprégné de l'histoire sacrée de ce lieu. Sur ce mur, une représentation de la Vierge Marie résiste au passage implacable du temps, témoignage muet de l'apparition mariale qui marqua à jamais cet endroit béni. La mémoire collective narre l'apparition miraculeuse de la Vierge Marie à Ciamannaccia, un événement qui transcende la simple croyance pour faire de l'église de l'Annunziata un sanctuaire sacré.

La légende raconte qu'une pieuse fidèle, en prière à l'intérieur de l'église, fut témoin d'un faisceau lumineux représentant la Vierge. Au réveil, le mur nord de l'église arborait un dessin exquis de Marie tenant l'enfant Jésus dans ses bras. Véronique Cesari, secrétaire de mairie, souligne l'importance de cette image : "Notre église paroissiale abrite une image que nous vénérons profondément dans tout le canton. Ce graffiti sur granit est considéré comme miraculeux selon notre tradition. Une dévotion constante lui est vouée tout au long de l'année." Chaque année, le 8 septembre, cette image est révélée au public lors de la tradition de la "Scupritura," une cérémonie religieuse qui rassemble de nombreux fidèles.

En cas de besoin de grâce tout au long de l'année, les croyants peuvent adresser leur demande au prêtre Antoine Peretti, qui dévoilera l'image pour permettre les invocations à la sainte. La célébration religieuse du 8 septembre débutera à 10h30 à l'église de l'Annunziata, suivie d'une procession et d'un apéritif déjeunatoire offert par la mairie.

Référence

8 sept; A Madonna di a Stella, une tradition partagée entre Lavatoghju et Lumiu

 Au départ de Lumiu et de Lavatoghju, il n’y a qu’un pas pour aller à La Chapelle de la Madonna di a Stella, lieu dédié à la Vierge Marie et aux liens ancestraux qui lient les deux communautés. Une fête de la nativité célébrée et partagée ce 8 septembre comme il se doit sur les hauteurs de deux communes.

Chaque 8 septembre, la Corse se pare de ferveur pour célébrer la nativité de la Vierge, la sainte patronne de l'île. En Balagne, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu se réunissent sur les hauteurs communes de leurs villages respectifs pour rendre hommage à Marie, dans un rituel qui unit tradition et convivialité.

À quelques 3 kilomètres de Lavatoghju et 2 kilomètres de Lumiu, la Chapelle de la Madonna di a Stella devient le point de ralliement emblématique des fidèles, où chaque année ils partagent un moment chargé de symbolisme et de chaleur humaine. Au cours de la messe, présidée par le frère Paul-André, les deux confréries de Sant'Antone Abbate se rejoignent pour harmonieusement entonner les chants sacrés.

"Il existe un lien entre Lumiu et Lavatoghju qui perdure depuis plusieurs siècles. Nous nous retrouvons ici, dans cette chapelle dédiée à Notre-Dame de la Stella, chaque 8 septembre." explique François Croce, membre de la confrérie de Sant'Antone Abbate de Lavatoghju. Une particularité de cette chapelle, en lien avec la légende de la Santa du Niolu, réside dans le fait qu'elle aurait été un point de passage pour la mule transportant une statue et un tableau précieux. "Ici, nous avons le mont Bracaghju, qui est peut-être une déformation du Barcagiu, le passage. C'était le chemin qu'il fallait emprunter pour traverser. La mule s'est d'abord arrêtée ici, où résidait le gardien des lieux, et c'est là que le tableau a été déposé, une pièce qui, selon les dires de l'archiprêtre Pinelli, revêt une importance encore plus grande que la statue. Le 8 septembre est une date d'une grande signification pour nous, une tradition ancestrale. Nous ne pourrions pas concevoir de ne pas être présents le 8 septembre", ajoute François Croce.

Pour les habitants de Lumiu, c'est également un pèlerinage essentiel. "Nous pourrions remonter à plus de 250 ans en arrière. C'est toujours un moment très fort, car les familles et les amis se retrouvent. Notamment, notre maire est originaire de Lavatoghju. Ces deux communautés sont étroitement liées. À une époque révolue, des mini-jeux olympiques étaient organisés à Notre-Dame de la Stella, rassemblant à nouveau familles et amis dans une ambiance festive et divertissante. C'est Lavatoghju qui prend en charge l'organisation, car nous sommes sur leur territoire. De notre côté, en participant, nous cherchons à préserver cette tradition d'échange, que ce soit sur le plan religieux ou convivial." précise Maxime Vuillamier, prieur de la confrérie Sant'Antone Abbate de Lumiu.

À la fin de la cérémonie religieuse, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu partagent un repas festif, témoignant du besoin de se réunir autour d'une table pour partager un moment de convivialité. Maxime Vuillamier conclut en disant : 

"Il s'agit d'une histoire commune entre nos deux villages. Ce sont des communautés jumelles et solidaires. Ce plateau servait autrefois à réunir ces deux communautés, une tradition toujours bien vivante aujourd'hui. Le 1er mai, c'est à Lumiu de recevoir ses voisins à Oci, pour la messe, la procession et le 'spuntinu'. Ce sont des traditions multiséculaires que nous souhaitons préserver et transmettre aux générations futures." 

Référence

Santa di u Niolu : Des milliers de fidèles réunis dans une immense ferveur

 Ce vendredi 8 septembre près de 3000 pèlerins sont venus montrer leur dévotion à la Vierge Marie toute parée de fleurs aux doux tons pastel se détachant sur le bleu marial du ciel de Casamaccioli, en présence de Mgr Bustillo, Evêque de la Corse. A l’issue de la grand messe où le recueillement des fidèles était palpable et émouvant, même, sa statue devait être portée en procession sur le champ de foire où avait lieu la traditionnelle Granitula tant attendue, en présence de 150 membres de diverses confréries insulaires.

Il est à peine 8 heures que déjà une file de voitures se forme dans la Scala di Santa Regina via le petit village de Casamacciuli, paese di a Santa. Les premiers fidèles, parmi lesquels de nombreux polyhandicapés venus chercher un peu de réconfort, se pressent sur le parvis de l’église dédiée à Notre Dame, ce sanctuaire abritant cette madonna di u Niulu tant vénérée, étant pour nous, et tous les Corses, avec a madonna di Pancheraccia et Notre Dame de Lavasina, notre petite Lourdes à nous (commune de Brando, Erbalonga), pour se recueillir à ses pieds . Dans la foulée, on se dirige vers le grand brûloir pour allumer un cierge et prier pour les siens, on l’invoque ardemment, les mains jointes, embrassant son image tant révérée. Il est temps alors d’aller se rafraîchir ou prendre un café car la matinée va être longue sous le soleil qui plombe ces hautes terres du Niolu. Le champ de foire et sa centaine d’artisans et autres barraccaghjii accueille la foule pour une première prise de contact tandis que l’heure de la messe approche. 

A 10 heures précises, les sonneurs font résonner les trois tonalités des cloches du campanile. Dans un rythme et un rite bien rodé, sans fausse note, les fidèles sont appelés à se rapprocher de l’esplanade de l’église tandis que Mgr Bustillo, Evêque de la Corse peine à se frayer un passage dans la foule dense, chacun souhaitant l’approcher, le féliciter après que le Pape François l’a créé Cardinal.

Autour de Pierre-Marie Geronimi, maire de Casamacciuli, ont pris place le président du Conseil exécutif, Gilles Simeoni, Marie-Antoinette Maupertuis, président de la CdC, Paulu Santu Parigi, sénateur de la Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva, député de la 2e circonscription de la Haute-Corse ainsi que les élus de toute la région, mais également ceux venus de Bastia ou encore Portuvechju. 

Le ciel est torride, Mgr Bustillo, assisté de nombreux prêtres, diacres ainsi que de l’archimandrite de Carghjese invite les fidèles à se recueillir en insistant sur le côté 

« cultuel, humain et amical de ce traditionnel rendez-vous du 8 septembre dans le Niolu. Rendons grâce à Dieu pour le don de la Vierge Marie et célébrer ensemble la nativité de Marie. Nous écouterons la parole de Dieu, nous recevrons le corps du Christ et nous sortirons de cette messe fortifiés intérieurement. Je suis très heureux de célébrer cette messe avec vous, avec ce peuple qui se retrouve ». 

Les confrères et les fidèles entonnaient alors le chant d’envoi, à savoir Sunate Campane Corse, sunate in allegria, cantate o chjese corse, per a Vergine Maria...

​A l’issue de la cérémonie, chantée par les membres des confréries de Piana, Carghjese, Aiacciu, Marignana, Bastia, San Teofalu di Corti, Corscia et bien sûr Casamacciuli, la statue de la Vierge, portée par les confrères, quittait l’esplanade de l’église pour rejoindre le champ de foire. Les quelques 150 confrères entamaient alors la somptueuse granitula qui s’enroulait avant de se dérouler dans une exemplarité solennelle, symbole du renouvellement de soi. C’était le moment pour Mgr Bustillo de procéder à la bénédiction urbi et orbi tandis que la foule acclamait « a so Regina » : « Evviva a Santa, Evviva a Santa, Evviva a Santa » !

Après cet intense moment de foi, place à la fête proprement dit. Il est temps pour les fidèles de se désaltérer et de se restaurer en dégustant le succulent veau à la broche de Marcel Flori. 

L’après-midi sera consacré à la découverte des savoir faire insulaires en flânant autour des stands tenus par près de 120 artisans. La foire du Niolu se poursuit jusqu’à dimanche avec un programme riche et varié.

Référence


Wednesday, November 8, 2023

Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Corse,du 4/02/1974 au 23/12/1986 est décédé le 14/10/2023 à 93ans.

Il appela à la réconciliation en faisant entendre sa voix au plus haut niveau et appeler à la raison durant cette période de l'histoire récente et douloureuse de l'histoire de la Corse, notamment lors de l'affaire Bastelica-Fesch.

Engagé dans le dialogue inter-religieux, favorable à la prise en compte des souffrances des divorcés remariés ou défenseur de la cause des sans papiers, Jean Charles Thomas était à juste titre considéré comme un homme de dialogue.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages de réflexion historique et pastorale.

Le Cortenais, Mgr Sauveur Casanova, lui avait succédé à l'Evêché de la Corse.

Aléria et affaire Bastelica-Fesch

L'évêque Jean-Charles Thomas était l'évêque de Corse durant les années où le nationalisme a pris son essor, du 4/02/1974 au 23/12/1986 . Et il n'a pas hésité, à plusieurs reprises, à prendre part au débat, marquant toutes celles et tous ceux qui ont vécu cette époque.

Alors que la Corse est en ébullition, l'homme d'Église n'hésitera pas à sortir de la réserve la plupart du temps adoptée par le clergé concernant les affaires séculaires, et plus encore politiques. Lors des événements d'Aleria, il va jusqu'à adresser une lettre au président de la République de l'époque, Valery Giscard D'estaing, dont voilà un extrait : 

"Pour peu qu'on vive en Corse et avec des Corses, on saisit et comprend que la Corse n'est pas seulement un département français parmi d'autres. Elle l'est. Mais, en même temps, et je crois prioritairement, elle est aussi une autre réalité : une histoire corse, une communauté populaire corse, un style, un ensemble d'aspirations humaines et d'habitudes. Avant d'être un département français, la Corse est psychologiquement LA CORSE."

Mais plus encore lors de la prise d’otage à l’Hôtel Fesch, il se mit au milieu de la mêlée, et s’avança entouré d’hommes qui étaient armés en se proposant de prendre la place des otages. Il s'entretiendra longuement avec les otages, ainsi qu'avec les autonomistes armés qui s'étaient réfugiés à l'intérieur de l'hôtel. Portant un message d’une paix sincère et digne, porteur d’une solution millénaire à la conflictualité, il appela les belligérants à l'arrêt des violences, et au dialogue. Au journal de 13 heures îl débattra en direct avec le ministre de l'Intérieur, Christian Bonnet.

En 2023, le cardinal François-Xavier Bustillo avait insisté sur l'importance de la prise de parole du clergé concernant l'actualité, sans pour autant franchir la ligne d'un positionnement politique ou dans des affaires de l’Etat. Il s'était lui-même exprimé à plusieurs reprises alors que la Corse s'embrasait, à la suite de la mort d'Yvan Colonna. À cette occasion, plusieurs observateurs avaient vu dans cette attitude un écho à celle de Monseigneur Thomas un demi-siècle plus tôt.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Mgr-Jean-Charles-Thomas-ancien-eveque-de-Corse-n-est-plus_a74158.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/corse-du-sud/ajaccio/jean-charles-thomas-l-eveque-d-aleria-et-de-bastelica-fesch-est-mort-2856455.html

Une cagnotte en ligne pour les six jeunes séminaristes corses

Un groupe de jeunes confrères corses a récemment lancé une cagnotte en ligne pour soutenir la formation de six jeunes séminaristes de Corse.

En Corse, un vent de renouveau souffle sur les vocations religieuses, alors que six jeunes insulaires ont choisi de consacrer leur vie à la foi et à la spiritualité en devenant prêtres. Cette décision courageuse a ravivé l'espoir d'une renaissance des vocations religieuses dans la région, marquée par une longue période de déclin. 
Petru Saveriu Luciani, Maxime Bolus, Thomas Castelli, Paul-Antoine Ettori et Joseph Berger 
se préparent à embrasser la voie du sacerdoce, un chemin semé d'obstacles, notamment financiers. La formation de ces futurs prêtres représente un coût significatif, environ 28 000 euros par an et par séminariste pour le diocèse de Corse.

Une cagnotte en ligne

Pour répondre à ce défi, des jeunes confrères corses ont récemment initié une cagnotte en ligne. Leur engagement découle d'un voyage au Saint-Siège lors de la création du Cardinal Bustillo, au cours duquel ils ont été profondément inspirés à soutenir l'Église de Corse.
"Cela faisait des décennies que nous n'avions plus eu autant de vocation sur notre terre. Six jeunes Corses ont fait le choix de tout quitter pour consacrer leur vie à la spiritualité, à la foi, et se mettre au service de leur communauté. Ils seront demain les curés de nos paroisses aux quatre coins de notre île," 
expliquent les jeunes homme à l'initiative de la cagnotte, déterminés à apporter une aide financière essentielle pour permettre aux séminaristes de poursuivre leur vocation.
"Sustenite a vucazione corsa è regalate à sti giòvani seminaristi a sperenza, per fà ch'elli diventessinu dumane i nostri preti corsi è ch'elli ci sianu sempre di più preti corsi per purtà u missaghju di u Vangeliu,"
 exhortents-ils, fiers d'avoir saisi le sens profond des paroles que le Cardinal Bustillo a prononcées lors de son homélie à la Basilica dei Santi XII Apostoli de Rome.

 A cette occasion le prélat a insisté sur l’impérative nécessité d’une cohérence dans nos actions :
 "Il ne suffit pas d'aller à la messe et de communier matin, midi et soir, si vous n'êtes pas cohérent dans votre vie, dans votre relation aux autres."  
Et ces jeunes confrères ont pris ces paroles à cœur et agissent aujourd'hui en toute cohérence, à travers leur soutien aux futurs prêtres de Corse.

Le lien de la cagnotte, vous trouverez toutes les informations utiles ici:

Référence

Wednesday, November 1, 2023

père Alphonse originaire du Cameroun et père Louis originaire du Liban se présentent aux paroissiens

 À Calvi, père Alphonse originaire du Cameroun et père Louis originaire du Liban se présentent aux paroissiens, 

Tous deux incarnent désormais le visage jeune et souriant de l'église dans le secteur interparoissial de Calvi, qui comprend une dizaine de paroisses entre Montegrossu, Lumiu, Zilia, Calenzana, Galeria et Mansu.

Le curé Louis El Rahi et son vicaire Alphonse Nakima seront installés dans leurs fonctions le dimanche 10 septembre 2023, à l'occasion d'une messe présidée par l'Évêque de Corse François Bustillo, lors de la fête de la Nativité à Notre-Dame de la Serra. La symbolique est forte dans cette chapelle si chère aux Calvais.

En attendant le début de leur mission en Balagne, les deux religieux ont tout de même quitté leurs paroisses respectives pour un déplacement de trois jours à Calvi, à la rencontre des fidèles et des confrères.

"Dans d'autres circonstances, nous serions arrivés directement en septembre, contextualise Louis El Rahi. Mais nous tenions à rencontrer rapidement les bénévoles du presbytère, les confrères, les paroissiens, les curés qui assurent l'intérim. Nous nous organisons pour être opérationnels dès notre arrivée."

Un départ précipité de sa Gravona chérie

Le père El Rahi est arrivé en Corse en 2005 à l'âge de 18 ans. Sympathique et attachant, ce Corse d'adoption a su se faire apprécier partout où il est passé. 

"Je suis prêtre pour la Corse, j'ai été ordonné pour la Corse, je l'aime et je considère que je ne pourrais pas faire ce travail s'il en était autrement, assure-t-il. Depuis 3 ans, j'étais curé de la Gravona. J'avais mis en place des choses, monté des projets au service des jeunes, notamment un terrain de scoutisme. Que des projets financés à 100 %. Je pensais rester encore un peu dans la Gravona, puis l'évêque m'a appelé. Il m'a dit qu'il allait me dire quelque chose qui changerait ma vie : il pensait à moi pour Calvi. C'est un déracinement pour moi. Je quitte une vallée que j'ai appris à connaître et à aimer. Lorsqu'on est prêtre, on donne sa vie au seigneur et à l'Église, on n'a plus la maîtrise. Chacun de nous a des qualités et des compétences, et en fonction de cela, et au vu des besoins de son diocèse, l'évêque fait des choix. Il a dû penser que j'ai des qualités pour servir la paroisse de Calvi."

Il y a deux mois, à la fin du mois d'avril, le père Louis avait reçu un soutien fort du diocèse de Corse et de nombreux élus, après que le camp de scouts qu'il a créé ait été vandalisé. Ce fait divers, qui avait engendré un dépôt de plainte, avait été relayé par de nombreux médias.

Le père Louis et le père Alphonse ne se connaissaient qu'au téléphone avant de se rencontrer à Calvi. Le second a été curé durant 6 ans dans une province de l'extrême nord du Cameroun, avant de rejoindre la cathédrale de Bastia comme vicaire, il y a maintenant 8 mois. Cela faisait de nombreuses années qu'il n'y avait plus eu deux prêtres dans la paroisse de Calvi. Le curé Cueroli et le vicaire Nicoli semblent avoir été les derniers à partager ces fonctions à la fin des années 2000.

"Ange-Michel Valery, c'était un grand frère"

Dans une église Sainte-Marie Majeure bondée, ce mardi soir, les deux hommes d'Églises rencontraient les paroissiens et les confrères pour la premières fois. Encore sous le choc de la disparition de l'estimé Ange-Michel Valery, toute la paroisse a rendu hommage à son abbé trop tôt disparu.

"L'abbé Valery était un homme très attachant, estime le père Louis. Il était vicaire général et responsable des séminaristes lorsque je l'ai connu, en 2005. Il a été mon accompagnateur en tant que délégué de l'évêque. Très vite, une amitié s'est liée entre nous. J'ai connu ses parents lorsque j'étais vicaire à Lavasina avec le curé Pinelli. C'est là que se trouve la maison paternelle de l'abbé Valery. Son papa est enterré là-bas, j'étais présent ce jour-là. Tout ça pour dire qu'Ange-Michel était bien plus qu'un collègue, bien plus qu'un responsable des vocations. C'était un grand frère."

Ces trois jours de visite en Balagne ont été intenses pour les pères Louis et Alphonse. Ce dernier a notamment découvert Calenzana, village où se trouve le presbytère qui sera sa résidence. Parmi les chantiers en cours au sein de la paroisse, se trouve le remplacement de la statue de Notre-Dame de la Serra, détruite par la foudre le 2 septembre dernier. À la marbrerie de Carrare en Italie, des artisans finissent de sculpter la madone qui devrait être installée sur son socle au cours de l'été. L'évêque doit la bénir le 10 septembre, tout comme les deux jeunes prêtres à qui il a confié la charge des paroisses de Calvi.

Référence du 06/07/23 

https://www.corsematin.com/article/societe/2718203467982415/a-calvi-pere-alphonse-et-pere-louis-se-presentent-aux-paroissiens

Ces cimetières communaux au bord de la saturation en Cors

Les cimetières insulaires accueillent, en proportion, trois fois plus de défunts que ceux du Continent.

Dans l'île, le nombre d'enterrements est trois fois supérieur à la moyenne nationale, si bien que de nombreuses communes peinent à garantir des concessions aux administrés. Un casse-tête pour les élus qui doivent redoubler d'inventivité.

À la veille de la fête des morts, 2 nov 2023, cette période à laquelle les cimetières ne sont jamais aussi visités, le fleurissement des tombes n'est pas le seul sujet de préoccupation dans les communes insulaires. Il en est un autre qui taraude bien davantage les élus : comment pousser les murs ? 

"C'est un vrai souci, confie Mathieu Ceccaldi, le maire de Marignana. Nous avons trois cimetières pour plus de 400 tombes, et on touche les limites. Dernièrement, nous avons déplacé le columbarium afin de créer trois places supplémentaires, mais cela ne règle pas le problème. Le cimetière principal a fait l'objet d'une extension il y a une dizaine d'années, et nous envisageons d'en faire une nouvelle, car nous avons du mal à répondre aux demandes des familles."

La dernière demeure de la diaspora

Le sujet - plutôt explosif - prend de l'ampleur à mesure que le temps passe. Depuis le début de cette année, huit enterrements ont eu lieu dans cette commune d'une centaine d'âmes à peine. Soit huit fois plus que la moyenne nationale qui s'établit en général à une inhumation par an pour cent habitants.

À l'échelle de l'île, ce taux est trois fois supérieur à celui que l'on observe dans la France entière. Autrement dit, les cimetières insulaires accueillent, en proportion, trois fois plus de défunts que ceux du continent. Les raisons : une population plus âgée - les plus de 65 ans représentent 29 % des habitants contre 25 % pour la moyenne - et surtout les personnes de la diaspora qui choisissent la Corse comme dernière demeure.

Pour des raisons culturelles, la crémation est, en outre, un mode de sépulture moins répandu que sur le Continent. 

Résultat : de nombreux cimetières sont au bord de la saturation. Sonia en a fait la douloureuse expérience. Il y a trois ans, cette aide soignante a perdu sa mère des suites de la Covid-19, et a rencontré bien des difficultés pour lui trouver une place au cimetière. 

"J'ai essayé d'obtenir une concession dans la région d'Ajaccio, mais c'était presque impossible, explique-t-elle. J'ai donc abandonné et j'ai conservé l'urne funéraire chez moi, dans ma chambre, même si je sais que ce n'est pas légal."

Depuis décembre 2008, la conservation d'une urne dans un domicile familial ou une autre résidence est en effet interdite. Ce cas, pour autant, en dit long sur le parcours du combattant auquel doivent faire face nombre d'administrés, alors même que la législation impose aux communes de fournir à leurs résidents une place au cimetière.

Une difficulté encore plus importante en Corse, où les élus doivent répondre à des demandes de personnes originaires d'un village mais non domiciliées dans celui-ci. 

"Il est délicat de s'en référer strictement à la loi quand une famille vient vous voir pour enterrer un proche, même s'il n'habitait pas la commune, glisse un élu du Nebbiu. Il y a un attachement au village et des codes culturels qui font qu'il n'est pas possible de leur opposer une fin de non-recevoir."

"Nous construisons au-dessus des tombes"

Le culte des morts complique aussi la tâche des décideurs, en interdisant très souvent d'effectuer des reprises de concessions, y compris pour des sépultures en déshérence. Le maire de Santa Maria è Sicchè, Guillaume Gugliemi, connaît bien ce problème. 

"Une partie des concessions sont perpétuelles et, chez nous, elles sont depuis toujours gratuites, ce qui explique aussi la pléthore de demandes que nous recevons, glisse cet élu de la Pieve de l'Ornanu. Notre cimetière, qui s'étend pourtant sur 8 000 m2, arrive à saturation. Nous sommes contraints de demander aux familles qui ont des concessions de construire au-dessus des tombes, de monter en verticalité. Pour les autres, c'est compliqué. Nous envisageons une extension mais cela pose des difficultés foncières, cela nécessite des études de sol poussées, ainsi que des autorisations spécifiques." 

C'est dire si le sujet vire parfois au casse-tête. Avec une pointe d'humour qui en dit plus qu'un long commentaire, un élu des Dui Sevi résume cette situation à bien des égards insoluble : 

"Il y a quatre ans, un maire de la Loire avait pris un arrêté municipal interdisant à ses administrés de mourir pour dénoncer la pénurie de médecins. Pour la saturation des cimetières, on n'en est pas encore là, mais presque... " 

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/50451139374589/ces-cimetieres-communaux-au-bord-de-la-saturation-en-corse