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Wednesday, November 8, 2023

EN IMAGES: 18 oct 2023 Pietracorbara, ~15 tortues caouannes sont nées

C’est l’heureux dénouement d’une longue attente. Ce mercredi, les œufs pondus en juillet dernier sur la plage des Pietracorbara ont commencé à éclore. Plusieurs dizaines de bébés sont sortis et ont gagné la mer à la seule force de leur instinct.

L'été 2023 aura été marqué par les pontes de tortues caouannes sur le littoral corse. Bien que ces créatures marines se fassent plutôt discrètes dans cette région du monde, le Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate a confirmé une année exceptionnelle avec au moins deux cas de pontes sur l'île. Après une première éclosion le 18 septembre à Coti-Chiavari, une autre a suivi ce 18 octobre à Pietracorbara, avec la naissance d'une quinzaine de bébés tortues qui ont rejoint la mer de manière naturelle.

La découverte de ce nid de tortues caouannes remonte au 8 août dernier, lorsque des vacanciers ont observé une "tortue géante se dirigeant vers la mer". Cet événement a immédiatement mobilisé de nombreuses acteurs afin de garantir le succès de la ponte. "Les agents du Parc marin, les agents des services départementaux de l'OFB, de la CdC, du conservatoire du littoral, de la commune de Pietracorbara, les gendarmes de Brandu, l'association "Cétacés Association Recherche Insulaire" et les bénévoles du Collectif "TORTUGA - les gardiens du nid" se sont relayés pour assurer une surveillance constante du nid. Ce dispositif a été coordonné par Cathy Cesarini, la référente du Réseau Tortues Marines de Méditerranée Française en Corse (RTMMF), en étroite collaboration avec le Parc." détaille le Parc dans un communiqué.

 Un phénomène exceptionnel en France

Une fois les éclosions terminées, le  Réseau Tortues Marines de Méditerranée Française (RTMMF) analysera les prélèvements pour obtenir des données plus précises et tenter de mieux comprendre ce phénomène à long terme. Comme l'a expliqué Cathy Cesarini, présidente de l'association CARI (Cétacés Association Recherche Insulaire) et coordinatrice régionale du RTMMF il y a quelques mois dans nos colonnes, ces tortues pondent généralement en Grèce, en Turquie ou à Chypre, mais rarement sur les côtes françaises ou italiennes.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/EN-IMAGES-Pietracorbara-Une-quinzaine-de-tortues-caouannes-sont-nees_a74236.html

Tuesday, November 7, 2023

démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable; 4 ans après.

 les plagistes inquiets de devoir démonter leurs établissements

Quatre ans après la démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable, les restaurateurs de la plage de Calvi semblent y trouver leur compte. Mais la perspective d'un démontage hivernal les préoccupe. 

Novembre 2019. Les bulldozers rasent une à une les quinze paillotes de la pinède de Calvi. Dans la foulée, les restaurants de plage sont reconstruits en bois ou en containers, dans l'idée de pouvoir être démontés chaque hiver. Pour les propriétaires, ces travaux représentent des sommes importantes, allant de 200 000 € à près d'un million d'euros.

Les crédits courent sur 7 à 15 ans. Cet été, le quatrième depuis que la plage de Calvi a changé de visage, les socioprofessionnels continuent à assumer les coûts de la reconstruction. "Financièrement, cela a été très dur, indique un plagiste, l'un des premiers en partant du club nautique. Tout le monde a dû emprunter de l'argent ; pour la démolition, mais surtout pour reconstruire. Pour notre restaurant, l'un des plus petits de la plage, il y en a déjà pour plus de 200 000 €. Bon, il faut admettre que c'est bien mieux aujourd'hui ; que ce soit par rapport à l'esthétique ou à sa fréquentation. La démolition, cela a été un mal pour un bien."

Incontestablement, la plage de Calvi est bien plus belle depuis que ses paillotes sont uniformes. Les services de l'État délivrent chaque année une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de 5 mois, du 15 avril au 15 octobre. Pour une superficie de 650 mètres carrés, en totalité, les plagistes s'acquittent d'environ 50 000 € par saison.

" Cela ne fait que trois ou quatre ans que nous remboursons, note un autre plagiste. On a bien travaillé en 2021 et 2022, mais cette année il y a une vraie baisse. Les saisons sont plus courtes, et le pouvoir d'achat est en berne. Le maire fait tout pour que la commune récupère la gestion de la plage, mais il paraît que ça coince. On craint de devoir démonter, cet hiver. Cela aurait un coût énorme."

Depuis que les établissements démontables ont été installés, début 2020, aucun d'eux n'a jamais été retiré durant l'hiver. Une procédure est en cours pour que la commune récupère la gestion de sa plage pour les 12 ans à venir. Calvi attend notamment son classement en station touristique, ainsi que d'autres échéances administratives.

Dans l'incertitude, les plagistes s'interrogent. " Le décret plage de 2006 est obsolète, il faut impérativement le toiletter, estime Jean-Pierre Pinelli, coprésident de l'association des plagistes de Calvi avec Gilbert Vietto, Jean-Claude Butteri et Serge Levy. Il ne correspond plus aux besoins de l'économie, à l'échelle nationale. L'impact carbone d'un démontage est très important : il faut faire venir des engins, démonter, remonter. Il n'y a qu'un seul grutier sur Calvi, il lui faudrait 3 mois pour démonter tous les établissements. Il faudrait aussi que les Chemins de fer de la Corse interrompent leurs trains à chaque fois. Le coût de démontage, c'est 50 000 €, sans parler de la casse. Et on entrepose où nos containers ? Dans la pinède classée ? L'hiver, alors qu'il n'y a personne sur la plage, pourquoi il nous faudrait démonter ?"

Les plagistes espèrent tous de bonnes nouvelles avant la fin de saison, le 15 octobre.

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/52874232225451/balagne-les-plagistes-inquiets-de-devoir-demonter-leurs-etablissements

Wednesday, November 1, 2023

2023; à la découverte du centre de recherche scientifique la Stareso, Calvi

 La station de recherches océanographiques de la Revellata, à Calvi, organisait hier un après-midi portes ouvertes auquel plus de 150 visiteurs aux profils variés se sont présentés. Visite guidée, ateliers et conférences étaient au programme.

Toute l'équipe - soit une vingtaine de scientifiques et de techniciens - était mobilisée pour accueillir le public lors de cet après-midi exceptionnel.

"C'est historique, c'est l'une de nos premières journées portes ouvertes depuis de très nombreuses années, s'enthousiasme Michel Marengo, le directeur scientifique de la station. Il y avait une vraie attente de la part du public, et on s'est dit qu'à l'occasion de la fête de la science, on accueillerait tous ceux qui le souhaitent. La Stareso est assez excentrée, à la pointe de la Revellata, cela fait notre spécificité en termes de recherches, car l'environnement est exceptionnel, mais on est moins accessibles au grand public. Alors, pour compenser notre isolement, on fait pas mal de sensibilisation auprès des écoles, des scolaires en général et des universités. Mais pour le grand public, c'est quasiment une première."

Les drones sous-marins, stars de cette journée

Par la mer ou par la terre, parfois à pied, plus de 150 visiteurs se sont présentés. Des navettes avaient été mises en place pour faciliter la logistique car il est très difficile d'accéder à la Stareso avec une simple voiture, la piste de plusieurs kilomètres étant en mauvais état. Les enfants, particulièrement, apprécient le matériel exposé sous leurs yeux.

Les drones sous-marins, capables de filmer et de retransmettre les images en direct, ont été l'objet de toutes les attentions. 
"Ce sont des ROV (pour "Remotely Operated Vehicles", ndlr), ils nous servent à faire de la prospection sous-marine, en complément du travail des plongeurs, vulgarise Hervé Arranz, le technicien pilote. Pédagogiquement, pour les élèves et les étudiants, ça permet de montrer en direct ce qui se passe sous l'eau. Aussi, ces ROV nous permettent d'aller dans des profondeurs beaucoup plus grandes. Alors que nos plongeurs se limitent à 40 mètres de fond, ces appareils peuvent descendre jusqu'à 300 mètres. De plus, alors qu'un plongeur va rester 30 minutes sous l'eau, un ROV peut y rester plusieurs heures. Le plongeur et la machine sont complémentaires." 
Ces portes ouvertes étaient aussi l'occasion d'accueillir des intervenants extérieurs comme Jérémie Simeoni, du comité régional des pêches de Corse, dont la mission est de sensibiliser les usagers de la mer au respect de l'environnement.

Parmi les visiteurs se trouvaient aussi des étudiants en sciences, dans d'autres domaines que la mer, mais capables de pousser la technicité des conversations vers des domaines de pointe. On entend alors parler de conductivité, de turbidité, de déplacement de phytoplancton.

Référence