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Sunday, November 19, 2023

Couverture 3G, 4G, 4G+, 5G en Corse, services numériques, télétravail; Coût si qu'en mode mobile sans Box.

 

La grandeur principale:  le débit Mb/s

Orange a été classé meilleur réseau internet mobile au premier en 2021 (et en 2020) par nPerf. En termes d'internet mobile, il est au-dessus de la compétition même si Free Mobile le talonne désormais. Orange a ainsi le :

  • Meilleur débit descendant : 76,43 Mb/s
  • Meilleur débit montant : 11,44 Mb/s
  • L'un des meilleurs temps de réponse : 37,26 ms (contre 50,44 ms en 2020)
  • Meilleur indice de performance en navigation :  72,77 % (contre 68,59% en 2020)
  • Meilleur indice de performance en streaming : 75,16 % (contre 84,74 % en 2020)

En janvier 2022, Orange est élu meilleur réseau mobile de France en débit montant et descendant selon UFC Que Choisir. L'opérateur affiche une vitesse moyenne de 61,5 Mb/s en téléchargement. Il est largement en tête face à la concurrence. Sur la voie montante, la vitesse de connexion moyenne est de 12,8 Mb/s.

La loi 

Pour avoir une carte SIM, il faut:

  • Votre pièce d'identité originale (hors permis de conduire).
  • Un relevé d'identité bancaire (RIB) 
  • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois

Il n' y a que 4 fournisseurs

Ci-dessous: prix au 20 nov 2023.
TOUT les forfaits sont sans
 Engagement.

Forfait 100Go 5G Orange

16,99 €/mois; pendant 6 mois puis 31,99 €/mois

10€ carte sim

services

Deezer premium; 1€/mois pendant 3 mois puis 10,99€/mois

netflix essentiel  8,99 € /mois

SOSH pas en boutique que en ligne

100Go 5G: 13,99€/mois

130Go 5G: 15,99€/mois

carte sim: 10 €

SFR

100 Go 5G; 15.99€/mois

Pendant 6 mois puis 30,99€/mois

11€ carte sim

services 

Dont 90 Go partageables avec SFR Family.

Deezer :7€/mois pendant 12 mois puis 10,99€/moi

Netflix Essentiel à 10,99 €. Vous pouvez souscrire Netflix Standard avec pub 5,99 €/mois, Netflix Standard sans pub à 13,49 €/mois ou Netflix Premium à 19,99 €/mois lors de l’activation de votre compte Netflix.

Netflix Standard et Bouquet Famille à 13,49 € par mois au lieu de 23,49 €. Vous pouvez souscrire Netflix Premium pour 4,50 €/mois supplémentaire.

RED

Forfait mobile sans engagement

200Go 5G à 17,99€/mois

option 5G offerte

ou

100Go 16;99€

20€ carte sim en boutique sfr

Bouygues B@You (sans engagement)

100Go/mois; 13.99/mois +5G 3€/mois

200Go/mois; 17.99/mois +5G 3€/mois

Série Free

120 Go en 4G/4G+ 12.99€/mois pendant 1 an, puis Forfait Free 5G à 19.99€/mois

Forfait Free 5G

250 Go 19.99€/mois

(9.99€/mois pour les abonnés Freebox Pop)

Service

Application Free Ligue 1; Accès premium inclus

Comment savoir la quantité de Go en un mois?

Seulement, pour estimer ses besoins en data, encore faut-il savoir combien de gigas consomme chaque usage. Pour vous aider dans vos calculs, voici quelques exemples, à commencer par le volume des données nécessaires pour regarder des vidéos sur les principales plateformes de vidéos en streaming :

sur YouTube 

en qualité standard (480p) : jusqu'à 0,56 Go/h
en définition par défaut (720p) : jusqu'à 1,86 Go par heure
en HD : jusqu'à 3,04 Go par heure
en 4K : jusqu'à 15,98 Go par heure  

sur Netflix 

en qualité standard : jusqu'à 1 Go par heure
en HD : jusqu'à 3 Go par heure
en Ultra HD 4K : jusqu'à 7 Go par heure
une heure de contenu téléchargé : 0,25 Go 

sur Disney + 

en qualité standard : jusqu'à 0,6 Go
en HD : jusqu' à 2,2 Go
en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,1 Go
une heure de contenu sauvegardé : 1 Go 

sur Amazon Prime Video 

en qualité standard : jusqu'à 0,9 Go
en HD : jusqu' à 2 Go
en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,8 Go

Voilà pour les principales applications de vidéos en streaming. Mais, qu'en est-il des autres usages sur un smartphone qui consomment de l'internet mobile ?

Sur Spotify ou sur Deezer,

avec une qualité sonore normale, vous consommez
43 Mo par heure de musique écoutée,
72 Mo avec une qualité sonore élevée.

Jeux comme Fortnite, facebook...

 De son côté, un jeu vidéo comme Fortnite consomme 100 Mo/heure. Soit autant que les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram. 

Autres

Et pour le reste, Orange estime à 2 Mo la consommation d'internet mobile par heure d'utilisation sur une messagerie instantanée, à 12 Mo une heure de navigation sur le web, à 1 Mo une centaine de mails sans pièce jointe et à 50 Mo une centaine de mails avec pièce jointe.

Google maps, Waze

Enfin, on aimerait pouvoir vous dire quelle est la consommation en internet mode Waze ou de Google Maps. Mais, c'est trop aléatoire selon les trajets et le volume d'informations signalées pour vous donner une estimation. Seule certitude: ces deux applications ne sont pas tout gourmandes en gigas, contrairement à ce qu'on pourrait croire. 

Molotov

Molotov.tv vous propose plusieurs options pour surveiller votre consommation en ajustant la qualité des vidéos. Avec le mode Faible, vous consommerez 1 Go de données pour quatre heures de visionnage. Le mode Standard réduit la durée à deux heures pour la même quantité de données et le mode Élevé à une heure seulement

Pour surveiller votre consommation de données si vous utilisez Molotov.tv avec une connexion 4G et non à travers un réseau Wi-Fi, appuyez sur la roue crantée en haut à droite de l'écran (sur Android) ou sur l'icône en forme de silhouette en haut à gauche de l'écran sur iPhone.

Evolutions

Pour information, depuis plusieurs années, la consommation des données mobiles ne cesse d’augmenter avec l’accroissement des usages en mobilité. D’après le dernier observatoire des consommations électroniques en France réalisé par l’ARCEP, l’usage des données mobiles sur les réseaux 4G continue de progresser à un rythme soutenu. La consommation moyenne de data en 4G par utilisateur est de 15,4 Go (au 30 juin 2023).

Au fil du temps, nos usages évoluent, et nous consommons de plus en plus de données mobiles. Toujours selon l'ARCEP, le nombre moyen de gigas utilisés tous les mois en France et par utilisateur a en effet augmenté de 37% en 2018, de 29% en 2019, de 20% en 2020, de 22% en 2021 et encore de 26% aux premier et deuxième trimestre 2022. Et, cette tendance ne risque pas de s'arrêter.

Controler la quantité Go

Afin d’éviter les mauvaises surprises sur votre facture mobile en cas de dépassement de votre enveloppe web ou encore pour ne pas rester à court de data, il est important de suivre sa consommation internet mobile. 

Sur iPhone,  les données mobiles consommées sont visibles dans les réglages de votre smartphone Apple :

  1. Rendez-vous dans le menu "Réglages",
  2. Puis "Données cellulaires",
  3. Faites défiler l’écran jusqu’en bas, puis cliquez sur "Services système".
  4. Vous pouvez ainsi consulter les statistiques de consommation de données d’une app sur la période en cours et les statistiques de consommation de données pour chaque application.

Avec un smartphone sous Android, vous pouvez aussi mesurer vos données mobiles. Pour cela :

  1. Ouvrez l’application « Paramètres »,
  2. Puis cliquez sur « Réseau et Internet » et « Consommation des données »,
  3. Sous la partie « Mobile », vous pouvez consulter la quantité totale de données mobiles que vous avez consommez.

Vous pouvez aussi retrouver votre consommation de gigas sur votre espace client (ou sur votre facture). Mais, vous n'aurez pas le détail application par application mais uniquement votre consommation mensuelle de data.

Selon Ericsson, la consommation mensuelle d'internet mobile des usagers est aujourd'hui de 10 Go et  pourrait grimper à 35 Go d'ici 2026, soit une augmentation de 250%. Et, à cette même date, un utilisateur sur cinq pourrait consommer 200 gigas de data. 

Et, sans surprise, c'est le streaming video qui représente la plus grosse partie de cette consommation. Il pèse aujourd'hui 66% du trafic mobile. Une proportion qui pourrait grimper à 77% à l'horizon 2026. 

Calendrier fermeture des services 2G et 3G

Orange, SFR et Bouygues Telecom ont dévoilé leur calendrier de fermeture des réseaux 2G et 3G en France. Du côté de Free Mobile, on a déjà tourné la page de la 2G.

En février 2023, il n’y a que Free Mobile qui n’a exposé de calendrier de fin pour la 2G et la 3G. Il faut toutefois noter que la 2G chez Free Mobile est déjà inactive. Comme on peut le voir dans l’observatoire de l’Agence nationale des fréquences, aucun site 2G n’est en service chez Free, que ce soit pour la bande 900 MHz ou 1 800 MHz. Seule la 3G est encore opérationnelle.

Opérateur de téléphonieFin du réseau 2GFin du réseau 3G
Orange20252028
SFR20262028
Bouygues Telecom20262029
Free Mobileinactive?

Couverture Corse 3G, 4G, 4G+ et 5G

obtenus sur les sites des FAI

couverture Orange




couverture SFR









en 3G

Références

Saturday, November 11, 2023

A la découverte du petit train des plages en Balagne; 200 000 entre l’Île-Rousse et Calvi

 Direction la Balagne, à bord d’un train de légende surnommé "le trembotant". Il relie l’Île-Rousse à Calvi, sur 22 kilomètres.

À l’Île-Rousse (Haute-Corse), au cœur de la Balagne, un vieux train des années 80 assure un panorama exceptionnel. Quatre fois par jour, il rejoint Calvi et quitte les rochers couleur ocre pour se plonger dans le bleu de la mer. "C’est tellement beau, et c’est tellement spécial. On est complètement amoureux de cet endroit", confie un homme. Le train se faufile le long de la côte. La locomotive s’arrête au gré des demandes, devant chaque plage.

45 minutes pour rejoindre Calvi 

Il suffit de prévenir le contrôleur. Les baigneurs n’ont que quelques mètres à faire pour se jeter à l’eau. Sur le sable, le train fait presque partie du paysage. De nombreux touristes se montrent séduits. Le voyage se poursuit à travers les villages et le maquis. Les Corses surnomment ce train "le tremblotant". C’est le plus rentable de tous les trains corses. Chaque été, il connait un immense succès. "

En 2022, on en a eu plus de 200 000 entre l’Île-Rousse et Calvi, qui ont pris le train", 

se réjouit Pierre Fanti, chef de zone aux Chemins de fer de la Corse. Sur les derniers kilomètres, on distingue au loin la citadelle de Calvi. 45 minutes après le départ, tout le monde descend. 

Référence

Ces services de conciergerie qui se multiplient en Balagne

 Blanchisserie, location de draps, conciergerie... Des services en pleine expansion avec le développement des locations saisonnières de biens privés. Des "meublés de tourisme" qui, notamment grâce à la plateforme Airbnb, gagnent du terrain chaque année, jusqu'à séduire une clientèle coutumière des hôtels ou des campings.

En Balagne, ces dernières années, les conciergeries se sont multipliées. Il y en aurait près d'une dizaine, rien que sur Calvi.

"J'ai créé ma société Casa loc en 2019, relate Tania Le Courtois, jeune entrepreneur sur Calvi et Calenzana. J'avais une quarantaine de biens l'année dernière, j'ai préféré réduire leur nombre et me spécialiser dans les villas. C'est moins galère et plus rentable."

Laetitia Maestracci, de la conciergerie du même nom, a débuté l'aventure en 2021 suite à une reconversion professionnelle. Elle gère aujourd'hui un parc de 39 biens, tous situés sur Calvi, entre la pinède et la route de Portu. "C'est ma troisième saison, précise-t-elle. Je propose plusieurs types de biens, du studio à la villa. Cela me permet de proposer une offre variée et adaptée aux budgets des clients. Bien sûr, plus le bien est beau, mieux il se loue et mieux je gagne ma vie."

Commercialisation et accueil des clients

Le cœur du métier de concierge, c'est l'accueil des locataires. États des lieux, explications touristiques, ménage et changement du linge de maison sont inclus dans la prestation. Bien souvent, la conciergerie se charge aussi de la commercialisation du bien sur les différents sites et plateformes. Une solution clés en main pour des propriétaires qui vivent souvent sur le Continent et amortissent ainsi l'achat de leur résidence secondaire. "Le concierge a deux clients, résume Tania Le Courtois. Il s'agit du propriétaire et du vacancier. Il faut que nos services leur apportent une plus-value à tous les deux."

Les clients des meublés de tourisme cherchent toujours plus de flexibilité. Ainsi, les arrivées ne se font plus uniquement le week-end mais surtout en semaine, lorsque les prix des transports sont plus bas. Les réceptions de nuit sont possibles également, parfois avec l'aide de boîtes à clés. Mais dans tous les cas, un minimum de 4 nuits ou 5 nuits est demandé. Un meublé de tourisme n'a pas la flexibilité d'un hôtel.

"Je fais ce métier depuis 2018, contextualise Hervé Martelli qui a baptisé sa société La Conciergerie. Au départ, c'était une société qui proposait des services touristiques plutôt haut de gamme comme la location d'hélicoptère ou de l'événementiel. Puis j'ai repensé mon offre pour me recentrer sur de la conciergerie classique. J'ai une trentaine de biens, du petit studio à la villa de 7 chambres, sur un secteur géographique large qui va de Lozari à Calvi en passant par les villages. Je peux ainsi répondre à toutes les demandes, selon le budget. Comme je facture des coûts fixes, j'encourage les gens à louer à la semaine."

Souvent auto-entrepreneurs, les concierges font appel à des prestataires de services et sous-traitent des tâches comme le ménage ou la blanchisserie. Pour le linge de maison, la solution la plus prisée semble être la location de draps et de serviettes. Pratique, il n'y a plus à s'inquiéter de rien entre un départ et une arrivée à quelques heures d'intervalle.

Comme à l'hôtel ou en camping, chaque nuitée passée dans un meublé de tourisme est redevable d'une taxe de séjour versée à la communauté de communes, organisme collecteur. Sur le site Airbnb, cette taxe est prélevée de manière automatisée.

Les propriétaires sont aussi tenus de déclarer leurs revenus locatifs aux impôts. La location saisonnière fait donc tourner l'économie sur de multiples aspects, sans parler de transport et de restauration.

"La conciergerie ça a toujours existé, assure Hervé Martelli. Mais ces dernières années, le métier s'est structuré et professionnalisé. Ce qui se faisait autrefois de façon un peu sauvage est aujourd'hui cadré avec une immatriculation, un siret, des droits et des devoirs."

Les concierges de Balagne entrent lentement mais sûrement dans la saison haute. Il faudra courir partout en attendant l'accalmie automnale. Et, déjà, la commercialisation des biens pour la saison suivante. Ainsi va la routine dans le métier.

Référence

Sept 2023: Taxe foncière des résidences secondaires majorée de 30% à Calvi: 520 000€

 Le quorum était largement atteint pour cette session du conseil municipal de Calvi pour se pencher sur un ordre du jour bien rempli. 

Ce conseil municipal a débuté par un hommage au regretté Ange-Michel Valery : en effet la place dite de l’olivier, juxtaposée à l’église Sainte Marie Majeure, portera dorénavant le nom de Place Ange-Michel Valery, en hommage à l’archiprêtre décédé en juin dernier. 

Au chapitre financier, c’est le point numéro 6 inscrit à l’ordre du jour, relatif à la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale, qui était au centre du débat entre majorité et oppositions. 

La majorité proposait une augmentation de 30%, ce qu’ont réfuté les 2 groupes d’oppositions qui souhaitaient les augmenter plus. 

" Depuis le 25 août dernier, la totalité des communes de Corse, au même titre que les communes sur le continent, ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires", explique Ange Santini, maire de Calvi. 

Un territoire corse soumis à une forte tension en terme d’hébergement. Rappelons qu’en 2020, 72 000 logements étaient déclarés résidences secondaires sur l’île selon l’Insee qui précise que ce taux est 3 fois plus élevé que sur le continent. 

Le maire rappelle que jusqu’alors il était impossible d’augmenter les taxes foncières des résidences secondaires sans augmenter celles des résidences principales. 

"Mais aujourd’hui il est possible de les majorer de 5 à 60%. À Calvi, nous avons choisi de couper la poire en 2 en l’augmentant de 30 %, ce qui rapportera à la commune de Calvi près de 520 000€. Nous taxons les résidences secondaires de manière encore raisonnable, car nous ne devons pas oublier que parmi ces résidences secondaires, il n’y a pas que des investisseurs qui viennent du continent, il y a des Corses et des Calvais qui sont aussi propriétaires et qu’il ne faut pas surtaxer" explique le maire. 

Un taux jugé trop bas pour les deux groupes d’oppositions

" Le fait d’augmenter plus franchement les taxes foncières sur les résidences secondaires permettrait de baisser celles des résidences principales et ainsi de soulager la fiscalité des calvais résidents" réplique Jérôme Sévéon, du groupe Calvi in Core.  

Les deux groupes d’oppositions ont souhaité rappeler qu’en l’espace de 2 ans, la municipalité avait augmenté 2 fois les taxes foncières, ce qui incluait à cette période celle des résidences principales. 

" 2 fois 5%, ce qui touche directement les propriétaires résidents à l’année. La 1ère fois c’était lié au covid. Et cette année, encore 5 % pour une nécessité d’équilibrer les budgets. Nous avions précisé lors de cette délibération que ce n’était pas le bon tempo à cause d’un processus d’inflation important. À Calvi il y a un véritable problème de pauvreté. Et ces 2 augmentations impactent directement les propriétaires de résidences principales ainsi que les locataires car cela met en péril le droit au logement. Comme aujourd’hui, il est possible d’augmenter uniquement les taxes foncières des résidences secondaires, il faudrait trouver un nouvel équilibre en baissant celles des principales et taxer plus les secondaires. Il ne faut plus taper sur la tête des Calvais, il faut aller chercher l’argent chez les plus aisés, notamment dans les résidences secondaires. Et pour cela, il fallait être plus volontaire que 30 % sur ces augmentations du taux des résidences secondaires. Nous nous sommes donc abstenus sur ce vote" précise Jérôme Sévéon pour les 2 groupes d’oppositions.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Taxe-fonciere-des-residences-secondaires-majoree-de-30-a-Calvi_a73853.html

1 200 saisonniers marocains en Corse pour la récolte des clémentines; en France 16 000.

La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre 2023 à bord de vols commerciaux pris en charge par les producteurs, annonce ce vendredi 1 er septembre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Quelque 1200 travailleurs saisonniers marocains sont attendus à partir d'octobre par des producteurs agricoles français pour participer aux récoltes de clémentines en Corse, a indiqué vendredi à l'AFP l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui orchestre leur arrivée. «La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers», qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre à bord de vols commerciaux pris en charge «par les producteurs», de plus en plus dépendants de cette main-d’œuvre étrangère, a souligné le directeur général de l'Ofii, Didier Leschi.

L'annonce intervient deux mois après la signature en juillet d'une convention entre l'Ofii, la FNSEA, premier syndicat agricole français et l'établissement public marocain chargé de l'emploi (Anapec), afin de «faciliter le recrutement de travailleurs saisonniers agricoles marocains» par des exploitants français. Une démarche censée «répondre aux besoins des agriculteurs qui font actuellement face à un manque de candidats, (...) remettant en question certaines récoltes», avait insisté la FNSEA.

Les saisonniers qui arriveront à partir d'octobre en Corse après s'être vus délivrer des titres de séjour temporaires devront ensuite «repartir à l'issue du contrat», explique-t-on à l'Ofii, chargé du contrôle du retour de ces travailleurs au Maroc, où ils devront pointer dans l'antenne de l'Office français à Casablanca. Le recours aux saisonniers marocains a explosé ces dernières années, souligne le patron de l'Ofii : près de 16.000 d'entre eux ont été employés pour l'agriculture française en 2022, plus de 10.000 en 2021, 6.300 en 2018.

Les travailleurs saisonniers étrangers, revenus en nombre depuis la levée des restrictions liées au Covid-19, sont un rouage indispensable de l'agriculture française. Dans les entreprises agricoles, cette force de travail s'est rendue si incontournable, au fil des ans, que les employeurs ont demandé aux autorités françaises d'organiser des ponts aériens exceptionnels au plus fort de la pandémie. L'Ofii avait ainsi fait venir 900 travailleurs marocains en octobre 2020 pour «sauver les récoltes» de clémentines corses.

Référence

Friday, November 10, 2023

45 millions de bouteilles de vin produites en Corse en une année

 45 millions, c'est le nombre de bouteilles de vin produites en Corse en une année. 

Il y a 295 producteurs, 4 caves coopératives et 135 caves particulières avec 5 838 hectares de vignes

336 500 hectolitres de vin, 68% de rosé, 18% de rouge et14% de blancs secs et liquoreux sont consommés à 45% sur le continent, 35% en corse et 20% ailleurs dans le monde entier. 

Référence


« Construire est devenu un acte de bravoure »

 Jean-François Luciani, président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud : « Construire est devenu un acte de bravoure »

À l'occasion des Rencontres des Métiers du Gros Œuvre, qui se déroulaient au Palais des Congrès d'Ajaccio jeudi, vendredi et samedi du 21 au 23 septembre 2023 le président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud, Jean-François Luciani, est revenu pour CNI sur la situation actuelle de la construction en Corse. Entre inflation, taux d'emprunt qui augmentent et raréfaction des permis de construire, 2024 s'annonce d'ores et déjà difficile pour le secteur.

- Comment se porte le secteur du BTP aujourd’hui en Corse ?

- La fin d’année est conforme à ce qu’a été 2023, c’est-à-dire que nous sommes sur des domaines d’activités intéressants avec des permis qui ont été octroyés il y a quelques mois, voire quelques années, donc on termine ces chantiers en cours. 2024 s’annonce en revanche beaucoup plus inquiétant pour plusieurs raisons, à commencer par l’augmentation du coût des matières premières qui a conditionné une augmentation générale du coût de la construction. Il est certain que la tendance qui a été de tout construire pendant des années a fait que les matériaux ont flambé. La guerre en Ukraine a aussi fait que tous les matériaux ont connu une hausse assez conséquente allant de 40% pour certains à 100 ou 150% pour d’autres. D’autre part, la rareté des terrains à construire a incidemment augmenté leur prix. Et puis enfin, il y a aussi une augmentation des taux des prêts bancaires. In fine, l’économie générale de la construction se retrouve très impactée par tout cela. Construire aujourd’hui est devenu un acte de bravoure.

- Vous en parliez, la conjugaison de l’inflation, des taux d’emprunt qui augmentent, ainsi que de la difficulté d’obtenir un permis de construire ont-ils contribué à ralentir le marché de la construction neuve en 2023 ?

- Le marché de la construction est en train de s’écraser. Mais c’est surtout sur 2024 où nos plus grosses inquiétudes font jour puisque nous sommes confrontés à une baisse très conséquente des volumes de mètres carrés à construire.  

- Cette crise importante a-t-elle déjà conduit des acteurs de la fédération du BTP de Corse-du-Sud à devoir cesser leurs activités ?

- Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là. Mais nous avons des alertes qui sont aujourd’hui très inquiétantes, aussi bien au niveau du tribunal de commerce que du réseau de la fédération du BTP. On constate que toutes les régions de France sont touchées par cette forte déflation.

- Au niveau local, on sait que d’autres problèmes viennent également contrarier le secteur de la construction. Au cours des derniers mois, on a ainsi vu des attentats se multiplier contre des immeubles en construction, voire contre des engins appartenant à des entreprises de BTP. On se souvient d’ailleurs du communiqué que les fédérations corses avaient publié il y a quelques mois afin de marquer leur inquiétude. Quel impact cette situation a-t-elle eu ?

- Cela a plutôt eu un impact sur le fondement de ce que nous sommes. Nous sommes des constructeurs, donc nous avons simplement le devoir de réaliser ce qu’on nous commande. Nous ne sommes pas des politiques, nous n’agissons pas sur l’aménagement du territoire, et donc nous sommes des acteurs économiques qui font des choix en matière de construction, mais pas décideurs. Nous construisons là où d’autres ont fait le choix de permettre de construire. La morosité qui a atteint ceux qui ont été victimes de tels agissements nous a secoués, mais il y a là-dessous un point politique qui concerne une vision de l’aménagement du territoire qu’il faudra avoir en Corse à un moment donné. Nous sommes solidaires vis-à-vis de ceux qui ont été victimes de tels actes parce qu’ils ont simplement eu le devoir de réaliser la commande qu’on leur a passée. 

- Dans un autre registre, face à la multiplication des épisodes de canicule, le secteur doit également s’adapter. Des évolutions qui vont conduire à changer un peu le métier ?

- Nous sommes forcés de nous adapter, notamment en matière de méthodologie de travail, car le capital d’une entreprise ce sont ses salariés. Préserver nos équipes et les faire travailler dans les meilleures conditions c’est un devoir de chef d’entreprise. Et puis les matériaux vont également sûrement évoluer pour être plus à même d’être mis en œuvre dans des conditions difficiles. 

- Quelles sont les perspectives pour 2024 ?

- Une baisse très inquiétante au niveau du neuf. La rénovation énergétique est le domaine vers lequel les entreprises qui faisaient du tout construire devraient pouvoir effectuer une mutation et retrouver un volume d’affaires assez conséquent. Mais cela ne se fait pas en quelques heures, il faut modifier la structure même de l’entreprise, s’adapter, découvrir cette activité. Ce secteur d’activité n’est pas encore complément épanoui. C’est un domaine sur lequel nous avons de fortes espérances, mais le volume d’activité aujourd’hui disponible pour que l’on puisse travailler n’est pas à la mesure de ce que l’on pourrait escompter. 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Jean-Francois-Luciani-president-de-la-federation-du-BTP-de-Corse-du-Sud-Construire-est-devenu-un-acte-de-bravoure_a73703.html

Wednesday, November 8, 2023

3 octobre 2023 Insee : La Corse reste la région métropolitaine la plus touchée par la pauvreté

Ce mardi, l'Insee présentait les résultats de son panorama de la pauvreté. Avec 18% de taux de pauvreté, la Corse s'illustre une nouvelle fois comme le territoire métropolitain le plus touché.

La Corse est la région métropolitaine qui affiche le taux de pauvreté le plus élevé. C’est ce qui ressort du panorama de la pauvreté que l’Insee a publié ce mardi 3 octobre 2023. Cette étude à paraitre dans 14 régions et qui fait suite à une convention nationale avec la Délégation Interministérielle à la Prévention à la Lutte contre la Pauvreté, a été réalisée sur l’île en partenariat par l’INSEE et let le préfet représenté par le Commissaire à la lutte contre la pauvreté, Didier Medori. « Elle s’inscrit dans le cadre d’un diagnostic territorial qui va être posé par les services de l’État d’ici la fin 2023 », précise ce dernier en dévoilant que ce diagnostic servira de base pour définir le pacte territorial de solidarité que l’État souhaite construire avec la Collectivité de Corse pour la période 2024-2027 et qui visera à mettre en œuvre un certain nombre d’actions concrètes pour lutter contre la pauvreté. 

De facto, afin de dresser une photo la plus précise de la situation sur le territoire, la publication s’astreint tout d’abord à constater l’état de la pauvreté numéraire. 

« Nous nous sommes basés sur un taux de pauvreté défini par des revenus inférieurs à 60% des revenus médians de la population de France métropolitaine, ce qui correspond à 1120 euros par mois pour une personne seule et 2350 euros pour un couple avec deux enfants », indique Arnaud Huyssen, chef de projet à l’Insee Corse en reprenant : « D’après cette définition, le taux de pauvreté en Corse s’élève à 18% de la population ». Un taux qui place l’île 4 points au-dessus de la moyenne de France métropolitaine.  « Cela représente 30 000 familles et à peu près 63 000 hommes et femmes en Corse qui vivent sous le seuil de pauvreté », vient compléter Didier Medori qui pointe que « 40% de ces personnes vivent dans les agglomérations d’Ajaccio et Bastia »

En outre, l’étude relève des divergences entre les deux départements insulaires. « En Haute-Corse, le taux de pauvreté est de deux points supérieur à la moyenne régionale et atteint 20% », observe Arnaud Huyssen en notant qu’elle est ainsi 3ème sur le podium des départements où le taux de pauvreté est le plus élevé en France métropolitaine « juste derrière la Seine Saint Denis et les Pyrénées Orientales ». La Corse-du-Sud affiche pour sa part un taux de pauvreté de 16%, et se place à la 19e place départements les plus pauvres de France métropolitaine.

Pour comprendre cette différence, l’Insee avance que la Haute-Corse est « un territoire plus rural avec des personnes plus âgées ». 

Or, l’étude fait en effet ressortir que l’âge est bien le premier critère de pauvreté sur l’île, les plus de 60 étant les plus touchés, alors qu’ailleurs le taux de pauvreté a plutôt tendance à diminuer avec l’âge. 

En Corse, 19% des 75 ans et plus vit d’ailleurs sous le seuil de pauvreté contre 10% en France métropolitaine. À l’autre extrémité de la pyramide des âges, les moins de 30 ans sont également particulièrement touchés avec près d’un jeune sur quatre qui se trouve en situation de pauvreté.

Les retraités frappés de plein fouet par la pauvreté en Corse

Par ailleurs, l’Insee met également en lumière que le taux de pauvreté dépend aussi de son lieu de résidence, les territoires isolés étant les plus concernés par le phénomène. Un taux de 22% de pauvreté est ainsi enregistré dans les communes rurales non périurbaines de l’île, contre 14% au niveau national dans ce type de communes. « Du coup, ce sont logiquement les EPCI les plus rurales qui ont les taux de pauvreté les plus élevés », souligne Arnaud Huyssen en visant notamment l’Oriente (27%) et la Castagniccia-Casinca (24%). « Ces deux EPCI font partie des EPCI de France métropolitaine où la pauvreté est la plus forte », insiste-t-il en livrant par ailleurs : « On note aussi des taux de pauvreté élevés dans les EPCI à orientation plutôt touristique, comme les intercommunalités de Calvi (22%), ou de l’Ile-Rousse Balagne et du Sud Corse avec 20% ». A contrario, les EPCI urbains enregistrent des taux de pauvreté plus faibles, à l’instar de l’intercommunalité ajaccienne (14%). 

Dans une seconde partie, l’étude s’astreint par ailleurs à établir une typologie des ménages pauvres grâce à des profils sociodémographiques. « En Corse, la grosse particularité c’est que trois profils regroupent 80% des ménages pauvres », note Arnaud Huyssen. Les non insérés sur le marché du travail et locataires dans le parc privé comptent ainsi pour 20% des ménages pauvres, les travailleurs pauvres pour 16% et surtout les retraités qui affichent un taux de pauvreté 43% contre 27% en France métropolitaine. « En outre, ce sont les EPCI les plus ruraux qui regroupent les plus forts taux de ménages retraités parmi les ménages pauvres », signale le chef de projet de l’Insee en visant les communautés des communes Spelunca-Liamone (55%), Pasquale Paoli (52%) et Oriente (50%). 

Enfin, l’étude avance que trois résidents sur quatre en Corse vivent dans un territoire « fragilisé » et note qu’avec 40% des EPCI insulaires touchés, la situation de tension face au logement est le facteur qui accroit le plus le risque de pauvreté. 

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Oct 2023: le 3ème congrès de la CGT Énergie Corse

 Jeudi 5 et vendredi 6 octobre avait lieu à Porticcio  le 3ème congrès de la CGT Énergie Corse. L’organisation, majoritaire dans le domaine de l’énergie, représente environ 500 syndiqués, dont 350 actifs sur les 800 que compte la Corse. Après 4 années de mandat, Xavier Nesa a passé la main à un autre syndicaliste, Michel Fazzini.

Les deux hommes qui se connaissent bien ont travaillé plus d’un an et demi, main dans la main, sur les dossiers en cours et ceux à venir, afin de préparer la passation. De sa mandature, Xavier Nesa retient des points qui lui tenaient à cœur, comme l’avancée sur la centrale du Ricanto, dont les travaux devraient débuter au 1er semestre 2024, “pour nous c’est une grande victoire, nous avons mis 11 ans à convaincre les politiques, l’entreprise et les associations du bien-fondé du renouvellement de cette centrale”. 

Le second point est celui des concessions gazières d’Ajaccio et de Bastia qui sont toujours en cours de discussion, dont le groupe ENGIE voulait abandonner l’activité gazière depuis 2017 à cause d’un déficit de 10 millions d’euros par an. 

“L’amendement voté fin 2022 par l'État permet une compensation de ces déficits qui fait qu’aujourd’hui ENGIE reste sur le territoire Corse, et continuera l’activité gazière pendant au moins une quinzaine d’années. En termes d’emploi, si l’on cumule ces 2 chantiers, cela représente pratiquement 170 postes, et c’est une grande victoire pour nous. Notre troisième axe était celui d’améliorer le pouvoir d’achat des agents, et sur ce dossier nous avons signé des accords avec la direction qui permettent des niveaux de rémunération supplémentaires. De même que nous avons pu investir 6 millions d’euros dans la rénovation du centre de Borgo et débuter celle du centre de Marinca”.

À la tête des Activités Sociales de l'Énergie depuis 2017, président de l’Union Territoriale Corse CMCAS (jusqu’à fin novembre), membre de diverses commissions exécutives et de bureaux, Michel Fazzini prend désormais la tête de l'organisation et se prépare à une tâche exigeante. Homme de convictions depuis toujours impliqué dans le milieu syndical qui prend aujourd’hui le poste de secrétaire général. Michel Fazzini prend ses nouvelles responsabilités comme un sacerdoce et avec l’engagement et le dévouement qu’on lui connaît, la tâche des 4 prochaines années ne sera pas de tout repos.
 “Être à la tête d’un organisme ne signifie pas décider tout seul. On est un collectif, on travaille ensemble, on se voit régulièrement et on décide toujours ensemble. Mon rôle sera une nouvelle fois d’animer, de mettre en débat, d’écouter, pour prendre une décision collective. Il y a des enjeux importants, encore plus sur le secteur de l’énergie. Aujourd'hui c’est un bien qui est central y compris dans les projets d’avenir de mobilité électrique, les nouvelles technologies. Il y a donc une dimension stratégique de ce que nous produisons et ce que nous distribuons, qui confère de fait pour le secrétaire général de la CGT, organisation majoritaire à EDF, une énorme responsabilité. Mais moi je n’invente rien, je ne fais que poursuivre ce qui a été initié par mes prédécesseurs. Notre feuille de route n’est pas compliquée : l’emploi, les conditions de travail et de salaire, mais nous luttons également pour avoir un service public fort, ici en Corse comme sur le continent. Dans un contexte ultralibéral de démantèlement du secteur public de l’énergie, on se bat, on est un peu à contre-courant. On fait en sorte de préserver, de défendre ce qui nous a été légué, à nous et aux usagers. C’est une dimension qui nous est également très chère. Parmi ce que l’on porte, il est essentiel d’expliquer aux usagers, mais aussi aux acteurs institutionnels que l’énergie ne vient pas toute seule. Il faut la produire, et pour cela il faut des outils qui fonctionnent avec des combustibles. C’est tout le débat. Il faut arriver à avoir à la fois des outils performants pour les Corses, pour préserver l’emploi, mais on se bat également pour avoir des effectifs à hauteur du service public. Aujourd’hui dans le rural en particulier, c’est de plus en plus difficile à cause de l’état des réseaux, de l’éloignement, etc. Baisser les effectifs c’est inexorablement baisser la qualité du service public, surtout dans un territoire comme le nôtre. On porte l’idée d’un service public performant, qui dépanne à toute heure, qui est présent sur le terrain. La mission de service public est chevillée au corps des électriciens et gaziers, les jeunes sont attachés à ça et réclament des moyens, des effectifs. L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres, c’est vital”. détaille-t-il.

Beaucoup de chantiers

Le nouveau secrétaire général compte également faire émerger des cartons des projets comme les STEPS, des stations de transfert d'énergie par pompage qui fonctionnent en circuit fermé. 
“On milite sans cesse pour que les différents acteurs s’entendent au niveau de la création d’ouvrages hydro-électriques notamment, et la CGT continuera à se bagarrer pour que la décision politique puisse être prise au bon moment. Le temps politique et le temps industriel sont 2 choses complètement en décalage. Lorsque la décision politique est prise, le temps de la mise en œuvre est beaucoup trop long”, regrette-t-il. 

Toujours respectueux des batailles et des engagements de ses aînés, avides de justice sociale, Michel Fazzini rappelle que 
“ce sont nos anciens qui ont financé ce service public depuis 1946. Ce sont toujours les contribuables qui payent et aujourd'hui certains veulent récupérer les outils et la marchandise et ça, c’est inacceptable pour nous. Aujourd’hui les usagers ne payent pas le prix de la production, ils payent le prix de la spéculation, des marchés, des intermédiaires qui font que ça grimpe sans cesse. L’énergie est instrumentalisée, c’est un secteur très juteux : 330 milliards d’euros par an que le monde du capital infiltre en permanence, et qui cherche à s’approprier ce bien commun. C’est intolérable !”. 

Fidèle à son entreprise, il est convaincu que la jeunesse corse y a toute sa place 
“le seul tissu industriel qui existe en Corse ce sont les centrales de production d’énergie et les barrages hydro-électriques. Point barre. Offrir des emplois qualifiés à haute technicité comme le fait EDF, qui permettent à des jeunes de rester en Corse, avec de vraies perspectives de carrière , pour nous c’est une richesse qu’on défendra bec et ongles jusqu’au bout”. 

Encore beaucoup de chantiers attendent le secrétaire général de la CGT Énergie Corse et son équipe, ce qui n’est pas pour lui déplaire. 
“L’emploi a toujours été et restera notre cheval de bataille. Nous travaillons dans l'intérêt des agents, mais également dans celui des usagers, il ne faut pas l’oublier. Notre fédération propose en permanence, elle n’est pas que dans l’opposition. Au niveau national, elle met des documents, des études, des projets sur la table, pour que demain on puisse avoir la souveraineté énergétique à des tarifs qui deviennent vivables. Nous avons notre rôle à jouer pour aboutir, on l’espère, à un raisonnement beaucoup plus sensé, plus humain, et au service de toute la population”.

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Covoiturage : En Corse, 60% d'inscriptions en plus sur la plateforme Blablacar Daily en 2023

 Le covoiturage gagne du terrain en Corse, et la plateforme BlaBlaCar Daily, spécialisée dans les trajets domicile-travail, connaît une activité record sur l'île. "Une hausse de 60 % des inscriptions a été enregistrée en septembre 2023, par rapport à septembre 2022," révèle l'entreprise dans un communiqué. 

Cette tendance s'explique principalement selon BlaBlaCar par la flambée des prix des carburants, qui atteignent actuellement la barre des 2 € le litre, incitent les conducteurs corses à rechercher des moyens de réduire leurs dépenses liées aux déplacements. Selon les données de la plateforme, le covoiturage régulier permet en effet de diviser par 2, voire par 3 ou 4, le coût d'un plein en transportant régulièrement des passagers en covoiturage. Cette économie se traduit par un coût du litre d'essence réduit à seulement 50 centimes, bien en deçà du prix exorbitant de 2 € affiché à la pompe. 

"Cette économie substantielle rend le covoiturage particulièrement attractif pour les conducteurs cherchant à maîtriser leurs dépenses en carburant, d'autant plus dans un contexte de hausse continue des prix à la pompe," souligne BlaBlaCar Daily.

Il n'est pas surprenant que le covoiturage se profile comme une solution à la fois pratique et économique pour faire face à la montée en flèche des prix des carburants en Corse. De plus, cette pratique contribue à réduire la congestion routière et les émissions de carbone dans la région. 

L'ile s'illustre d'ailleurs en tant que pionnière en la matière, avec le lancement de la première collaboration de BlaBlaCar Daily avec une collectivité régionale : la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien a introduit son programme de covoiturage en partenariat avec Klaxit par BlaBlaCar Daily dès le 1er octobre. Cette initiative conjointe vise à atténuer la congestion routière, à diminuer les émissions de carbone et à fournir des solutions de mobilité plus efficaces aux habitants de la région. "Il s'agit d'une politique de soutien au covoiturage à l'échelle locale qui pourrait servir de modèle pour d'autres collectivités corses à l'avenir."souligne l'entreprise.

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https://www.corsenetinfos.corsica/Covoiturage-En-Corse-60-d-inscriptions-en-plus-sur-la-plateforme-Blablacar-Daily_a73918.html

En 2024 un nouveau "métro maritime" entre l'Italie, la Corse et la Sardaigne par la compagnie maritime Moby lines

 A l'occasion d'un événement qui s'est déroulée le 7 octobre 2023 à Ajaccio, à bord du ferry Moby Orli, l'armateur italien Moby Lines a dévoilé ses projets pour la saison 2024. La compagnie maritime a annoncé le lancement de nouvelles liaisons entre l'Italie et la Corse et dont la ligne Ajaccio - Porto Torres.

Après une saison exceptionnelle, marquée par un doublement du nombre de passagers transportés et une demande touristique croissante pour la Corse, la compagnie maritime italienne Moby Lines a décidé de doper son offre sur la Corse en lançant deux nouvelles lignes qui viendront enrichir son réseau historique : 

  • Gênes-Bastia, Livourne-Bastia et 
  • Santa Teresa di Gallura-Bonifacio. 

 Gênes-Ajaccio-Porto Torres

La première des nouvelles lignes est la Gênes-Ajaccio-Porto Torres, "créée à la demande générale du public qui rejoint la Corse depuis tout le nord-ouest italien ou le sud-est français, mais aussi depuis le reste du Nord, de Suisse, d'Allemagne et du reste de l'Europe du Nord. Et avec une arrivée à Ajaccio, la possibilité de rejoindre la capitale ou le sud Corse - après une traversée de nuit confortable - sans file d'attente, économisant des heures de route sur le temps qu'il aurait fallu pour traverser toute l'île." détaille la compagnie. De plus, l'extension de cette ligne jusqu'à Porto Torres renforcera les échanges entre la Sardaigne et la Corse, tant sur le plan touristique que commercial.

Piombino-Bastia, offrira la liaison la plus rapide entre l'Italie et la Corse,

La deuxième nouvelle ligne, Piombino-Bastia, offrira la liaison la plus rapide entre l'Italie et la Corse, établissant ainsi une sorte de "métro maritime" entre les deux destinations.

Des traversées étalées sur l'avant et l'arrière saison

Autre annonce, pour permettre aux passagers de profiter de la Corse au printemps et au début de l'automne, saisons pendant lesquelles l'île offre une beauté naturelle unique, les lignes Gênes-Bastia, Livourne-Bastia partiront plus tôt (de Livourne dès mars) et se termineront plus tard. 

"De plus, les designs extérieurs des navires créés par les lauréats d'un concours organisé dans les écoles de design de Corse, mettent en avant des éléments emblématiques de la Corse, tels que la tête de Maure, tout en arborant la couleur bleue distinctive de Moby. " détaille la compagnie. 

Ces annonces ont été faites à bord du Moby Orli, le navire phare de la flotte Moby qui desservira la Corse. Entièrement rénové ce bateau propose 400 cabines de toutes catégories, des espaces communs modernisés incluant un restaurant, un bistrot proposant des produits corses, une pizzeria, et un caviste.

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Depuis 2020, la municipalité d'U Mucale a entrepris un nouvel élan: réouverture école 40 enfants; vente de terrain à 40€/m2

Depuis 2020, la municipalité d'U Mucale a entrepris une nouvelle dynamique de développement durable et dynamique au bénéfice de ses résidents, jeunes et moins jeunes, en mettant en place une série de projets ambitieux.

Jean-Baptiste Filippi, maire engagé dans la préservation de sa commune, revient sur les réalisations passées, en cours et à venir qui contribuent à l'épanouissement de la localité. 

Parmi ces initiatives figurent des projets immobiliers destinés aux primo-accédants, la création d'une nouvelle école et le développement de nouvelles infrastructures communales, témoignant de l'engagement de la municipalité envers le bien-être de sa communauté. 

"Dans le but de préserver la commune de la spéculation foncière qui sévit partout dans l’île, nous avons décidé de proposer deux projets pour permettre aux jeunes de devenir propriétaires sur leur terre" explique Jean-Baptiste Filippi.

Pour atteindre cet objectif, la municipalité a lancé deux projets visant à permettre aux jeunes de devenir propriétaires sur leur propre terre.

Le premier projet, situé au lieu-dit I Tarrazzoni, sur une parcelle de 4 hectares dont la commune était déjà propriétaire, a été divisé en 18 lots de 1200 mètres carrés chacun, tout en préservant 2 hectares d'espace vert. 
Initialement destinés aux résidents d'U Mucale, ces terrains ont ensuite été ouverts aux jeunes habitants des villages voisins à un prix abordable de 40€ le mètre carré, soit 48 000€ par parcelle.

"Nous avons fait un prix intéressant pour qu’ils puissent devenir propriétaires. Et pour nous, rembourser les frais de viabilisation. Nous sommes à 40€ le mètre carré. Soit 48 000€ la parcelle". détaille encore le maire de la commune. 

La Collectivité de Corse offre également une aide de 10%, soit 280 000€, pour l'achat et la construction, permettant aux jeunes propriétaires d'acquérir leur terrain pour seulement 20 000€.  

Eviter la spéculation immobilière 

La municipalité a également acquis un terrain de 2 hectares à la sortie du village évitant ainsi la vente à des promoteurs immobiliers. 

"Après le décès de l’épouse du juge Marchesi, nous avons rapidement acheté le terrain de 2 hectares à la sortie du village. Nous savions qu’il intéressait de nombreux promoteurs immobiliers. Nous sommes tombés d’accord sur le prix avec les propriétaires et nous l’avons acheté à 40€ le mètre carré" explique le Jean-Baptiste Filippi.  

Ainsi, ces 14 lots, situés au lieu-dit U Petrò, seront vendus à 80€ le mètre carré, couvrant ainsi les frais d'achat et de viabilisation. Ils sont exclusivement destinés aux primo-accédants, avec l'obligation d'y résider à l'année et l'interdiction de louer ou de revendre pendant 20 ans. 

"Ils sont proposés uniquement aux primo-accédants, avec l’obligation d’y vivre à l’année, et l’interdiction de louer et de revendre durant 20 ans. Nous sommes ravis d’offrir cette opportunité à tous ces jeunes qui ont grandi ici et qui ne peuvent plus habiter dans leurs propres villages à cause de la flambée des prix".

Une commune pour les jeunes

La réouverture de l'école, 40 ans après sa fermeture, est un autre exemple du développement de l'attractivité du village. Avec l'arrivée prochaine de 32 familles à U Mucale, les enfants pourront désormais faire leur scolarité sur place. "Nous avions souhaité rouvrir l’école au village ou aujourd’hui nous sommes fiers de pouvoir accueillir une 40aine d’enfants". De la petite section au cours préparatoire, les cours ont lieu pour le moment dans le bâtiment communal mais la municipalité a récemment acquis la maison des Dary, une magnifique propriété de 3500 mètres carrés, pour 600 000€. "​Nous avons décidé de l’acheter pour ne pas laissé partir ce bien d’exception à un étranger". détaille l'élu. Ces locaux abriteront les nouveaux bureaux de la mairie ainsi qu'un appartement communal. Sur le terrain, un nouveau bâtiment scolaire est en construction, et un City Stade est presque achevé, offrant aux jeunes une option sportive locale pour les divertir.

La municipalité d'U Mucale se démarque ainsi comme un exemple de développement local dynamique et équilibré, dédié au bien-être de ses résidents et au maintien de leur qualité de vie

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https://www.corsenetinfos.corsica/U-Mucale-une-commune-en-plein-essor_a73415.html

Oct 2023: La Corse a connu une très bonne année 2023 en termes de fréquentation touristique

Chiffres de fréquentation presque identiques à l'année précédente, selon l'Agence du Tourisme de Corse (ATC). Néanmoins, des disparités sectorielles se font ressentir, notamment dans l'hébergement. Pour CNI, Angèle Bastiani, présidente de l'ATC, analyse les raisons derrière ces variations et dévoile les mesures envisagées par l'agence pour promouvoir un tourisme équilibré et durable, en favorisant une meilleure répartition des visiteurs tout au long de l'année.

- D’abord, pourriez-vous nous donner un aperçu du bilan de la saison touristique en Corse cette année ? Est-il aussi catastrophique que ce que certains professionnels avaient annoncé ?

- Il y a plusieurs éléments chiffrés qui permettent d’évaluer une année touristique. Le premier d’entre eux, et celui sur lequel l’ATC travaille prioritairement est la fréquentation. Il s’avère que du 1er janvier au 30 septembre 2023, la CCI nous informe que 7 026 392 passagers ont transité par les ports et aéroports de Corse. L’an dernier, à la même date, 7 057 342 passagers avaient été recensés. Nous sommes donc sur une stabilité quasi parfaite du nombre de passagers par rapport à 2022 qui était, selon tous les observateurs, une très bonne année en termes de fréquentation. La différence se fait sur la répartition de ces voyageurs sur l’année : on note par rapport aux années précédentes 
une augmentation de la fréquentation en hiver, au printemps et en automne.
Les deux mois de saison estivale, eux, connaissent une légère baisse (4% environ).
L’étalement du flux de touristes, nécessaire pour notre île, est une priorité politique confirmée à de maintes reprises depuis le vote du PADDUC en 2014. Cet objectif commence à devenir une réalité.

- Les statistiques de fréquentation des ports et aéroports semblent être positives, mais certains professionnels rapportent avoir accueilli moins de visiteurs. Comment expliquez-vous cette disparité entre les chiffres officiels et les témoignages des acteurs locaux ?

- Tout d'abord, il faut savoir que le terme "professionnels du tourisme" regroupe de nombreuses corporations aux réalités bien distinctes : les hébergeurs, les restaurateurs, les transporteurs, les activités de loisir... Chacune de ces catégories ayant des sous-catégories qui ont elles-mêmes leurs propres réalités. Ainsi, si la fréquentation touristique 2023 s’avère en effet équivalente à celle de l’année précédente, le taux de satisfaction des professionnels de l’hébergement, que nous analysons dans notre note de conjoncture mensuelle, est inférieur à celui de l’an dernier.
En août, par exemple, les professionnels déclarent un taux de remplissage de 77%, contre 82% en 2022.
Toujours au mois d’août, 50% d’entre eux déclarent avoir constaté une stabilité de leurs réservations par rapport à 2022, 10% une augmentation, et 40% une baisse. Concernant le chiffre d’affaires, les statistiques sont à peu près équivalentes à celles des taux de réservation. Il ne s’agit donc pas d’une année catastrophe pour l'ensemble des professionnels du tourisme, mais d’une année où certains professionnels, principalement hébergeurs et restaurateurs, ont souffert, et nous l’ont fait savoir. 

- De nombreux acteurs du secteur touristique en Corse attribuent la baisse de fréquentation à l'absence d'une politique touristique claire. Comment répondez-vous à ces critiques ?

- On ne peut pas à la fois nous accuser de ne pas avoir de politique touristique, et critiquer en même temps notre politique touristique. Notre politique existe, et elle est très claire. Elle est définie par le PADDUC depuis 2014, affirmée et confirmée par les orientations successives : « un tourisme durable, fondé sur l’identité, largement réparti sur l’année et les territoires ». Ce sont les mots du PADDUC. Cela se décline, de manière opérationnelle, par ce que nous appelons la « déconcentration » touristique : géographique, temporelle et de provenance. Afin de rendre pérenne et acceptable l’activité touristique en Corse, les touristes doivent se répartir plus largement dans le temps, dans l’espace, et doivent provenir de destinations diverses en Europe et dans le monde. C’est ce que j’ai expliqué à de multiples reprises, et c’est apparemment cela qui m’a été reproché par la suite, par certains. Il n’y a pourtant aucune surprise, ces décisions sont approuvées en Conseil d’Administration de l’ATC régulièrement, y compris par les représentants des hôteliers. Cette direction est la seule qui puisse permettre à la Corse d’adopter un tourisme durable, socialement, économiquement, et en matière d’environnement. Un sondage paru chez vos collègues de Paroles de Corse en août démontre d’ailleurs que les Corses comprennent ces orientations : 67% s’y déclarent favorables (et 78% chez les électeurs nationalistes).

- Finalement la stratégie de ne pas promouvoir la destination Corse en juillet et août a-t-elle porté ses fruits ?

- Vous savez, une déclaration de ma part fin mai ne risque pas d’avoir un quelconque impact sur le mois de juillet, alors que la grande majorité des touristes ont déjà réservé leur billet et leur hébergement depuis longtemps… En revanche, la meilleure répartition des flux constatée cette année est certainement le fruit de plusieurs années d’engagements en ce sens, par l’ATC et tous ses partenaires. Il faut savoir que ce qui a fait réagir certains cette année existe depuis très longtemps à l’ATC. La promotion pour les mois de juillet et août était en diminution constante, jusqu’à devenir quasi inexistante. Je vais en réexpliquer les raisons, une fois encore : nous disposons, à l’ATC, d’un budget de promotion de 5 millions d’euros par an. Il s’agit d’une goutte d’eau dans l’océan de promotion naturelle faite en faveur de notre île, de toutes parts. On peut citer la promotion des opérateurs privés, par exemple, comme les transporteurs ou les hébergeurs, celle des journalistes, des blogueurs ou des influenceurs, etc… Cette gigantesque promotion non-officielle touche beaucoup plus de personnes que notre promotion institutionnelle. Incontrôlée, elle est centrée sur l’été, sur la plage, le GR20, et quelques sites emblématiques.
Notre rôle d’agence publique est-il de venir rajouter de la promotion estivale balnéaire à cette masse déjà très importante ? Ou bien au contraire, de consacrer notre budget de promotion (7 fois inférieur à celui de la Sardaigne par exemple) à orienter les flux différemment ? Poser la question, c’est y répondre.
Pour information, selon le CSA, en 2023 la Corse reste la région qui bénéficie de la plus forte présence médiatique au plan touristique, devant l’Occitanie et la Bretagne. Que personne ne s’inquiète : nous sommes bien loin d’avoir disparu des radars...

- Récemment, le président de l'Exécutif de Corse a tenu des réunions avec des professionnels du tourisme qui réclament des aides pour surmonter les difficultés. Pourriez-vous nous informer des décisions prises lors de ces rencontres et nous expliquer quelles mesures l'Agence du Tourisme de Corse peut mettre en œuvre pour répondre aux besoins du secteur ?

- Nous avons en effet rencontré à deux reprises les représentants des professionnels avec le Président, les conseillers exécutifs et les Chambres consulaires. Ces derniers nous ont fait remonter les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Nous avons pris l’engagement de les accompagner sur un certain nombre de points. Tout d’abord la construction commune d’un plan suite aux difficultés rencontrées en 2023. La seconde décision a été de construire des ateliers de travail mixtes entre le conseil exécutif de Corse et les Socioprofessionnels sur différents thèmes. Enfin, nous avons acté la construction d’un plan concerté concernant les évolutions et mutations nécessaires du modèle touristique à intégrer dans le processus d’évolution institutionnelle en cours de discussion entre la Corse et le Gouvernement. La puissance publique ne reste donc pas passive.

- Alors que la saison touristique à venir se prépare déjà, pourriez-vous nous donner un aperçu des stratégies que l'Agence du Tourisme de Corse prévoit de mettre en place ?

- Nous continuons à travailler sur nos trois axes principaux : 

  • l’observation,
  • le développement et
  • la promotion. 

En termes d’observation, nous aurons en 2024 des données encore plus fiables et complètes, notamment concernant les transports, la popularité de la destination, le détail du comportement des touristes… Pour ce qui concerne le développement, nous poursuivons le soutien financier auprès de tous les professionnels engagés dans des démarches vertueuses, comme l’Eco-Label européen, pour lequel nous sommes les meilleurs élèves de France, ou encore l’accueil vélo, ou le label tourisme handicap. Plus globalement, nous continuerons à aider activement la montée en qualité de l’offre touristique via notre guide d’aides très complet. Enfin, concernant la promotion, nous allons accentuer notre politique de mise en valeur de la Corse à l’année via les thématiques comme gastronomie et vin, culture et patrimoine, sport et nature… Nous allons déployer différemment nos budgets, en privilégiant la communication digitale ciblée, mais aussi à travers la création en 2024 d’un espace permanent de promotion de la Corse en Italie, destiné à ancrer les liens entre nos territoires. Nous travaillons également sur l’ouverture et la consolidation des lignes aériennes touristiques avec la CCI, les différents offices de la CdC et les compagnies aériennes. Notre partenaire Air Corsica vient d’ailleurs d’annoncer l’augmentation des rotations envers Rome et Milan l’an prochain, du printemps à l’automne. Ces liaisons qui sont le fruit de notre travail en commun. Les compagnies maritimes ont également annoncé de nouvelles connexions entre Gênes, Porto Torres, Piombino et les ports d’Ajaccio et Bastia. La Suisse et la Belgique, marchés prioritaires, font actuellement l’objet d’un travail sur le renforcement des connexions aériennes directes. De nombreuses autres nouveautés verront le jour en 2024 en termes de connectivité maritime et aérienne, du printemps à l’automne. La réussite de notre économie touristique passe aussi par là. 

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Tuesday, November 7, 2023

Bastia : à la recherche de ces copropriétés "abandonnées" dans le centre ancien

 Les biens vacants sans maître, ce sont ces habitations reconnaissables à leurs volets continuellement clos, suite au décès ou à la disparition de leur propriétaire, et sans qu'aucune succession n'ait été engagée. Depuis quelques années, la ville de Bastia les recense, pour les remettre sur le marché.

Françoise Santini, née le 1er mars 1884, disparue en 1943, son corps n'a jamais été retrouvé. Sylvestre Curioli, né le 19 mars 1867, décédé le 18 juillet 1943... Quand elle plonge dans le passé de ces Bastiais d'un autre temps, morts depuis quatre-vingts ans, Véronique Vancoillie se laisse gagner par l'émotion : 

"Je trouve ça touchant de reparler de ces personnes oubliées de tous. Ne serait-ce qu'écrire leur nom quelque part, ça permet de les faire revivre un peu." 

Retrouver des actes de naissance, de mariage ou de décès, y lire des pans d'histoires personnelles, c'est la partie du travail que la chargée de mission à la réhabilitation du centre ancien de Bastia affectionne le plus. Elle le fait dans le but de retrouver la trace d'héritiers potentiels d'un bien vacant sans maître.

C'est comme cela que Véronique Vancoillie apprend que Françoise Santini a déjà une soixantaine d'années quand elle acquiert, en mai 1943, une copropriété au 17, rue Carbuccia. C'est la guerre et cette Bastiaise originaire de Pietricaggio profitera très peu de son bien puisqu'elle disparaîtra sous les bombardements en septembre 1943. Sa sœur en récupère la jouissance, mais sans se faire délivrer un titre de propriété. Point de départ qui aboutit à une situation des plus complexes, comme on en connaît beaucoup en Corse : 

"C'est l'effet pervers des arrêtés Miot. Les gens ne déclaraient pas leur succession, car ils étaient exonérés des droits", contextualise la chargée de mission, qui a recensé depuis 2014, une quinzaine de biens vacants sans maître.

Ces derniers représentent une part minime des logements vacants. Dans la majorité des cas, les propriétaires sont connus. Il y a deux ans, la mairie était pionnière dans l'expérimentation d'un dispositif qui a recensé 800 logements vacants dans le centre-ville de Bastia, oeuvrant ensuite auprès des propriétaires au déblocage de la situation de vacance (vente, location, aide à une réhabilitation du bien).

Parfois, certains bien sans maître sont squattés, tant il apparaît évident que plus personne n'y vit. D'autres ont tendance à disparaître visuellement du paysage, comme au 10, rue Napoléon, sans propriétaire depuis trente ans. A l'arrière de cet appartement, il y a une petite fenêtre au volet vert qu'il serait impossible d'ouvrir aujourd'hui car... une canalisation passe effrontément devant ! Ceux qui l'ont installée n'ont même pas cherché à contourner la fenêtre, sachant bien qu'il n'y a plus personne pour l'ouvrir...

Au 1er étage d'un immeuble situé dans une rue du vieux Bastia, une vieille porte en bois est recouverte de tags. Deux planches ont été clouées pour la refermer mais la porte s'ouvre quand même. A l'intérieur, ça sent l'humidité. Impossible de rentrer car la pièce est encombrée d'objets en tous genres ou de poubelles. Ce bien, sans maître depuis 1983, sert depuis de débarras aux habitants du quartier. Sa faible hauteur sous plafond, tolérée à l'époque, ne répond plus aujourd'hui aux normes de salubrité pour qu'il soit remis sur le marché. Le bien a malgré tout été incorporé dans le domaine communal par la mairie, qui proposera à la copropriété concernée de l'acquérir pour en faire un local collectif, en bonne et due forme.

Un bien est déclaré sans maître quand la succession est ouverte depuis plus de trente ans et qu'aucun héritier ne s'est manifesté. "Il n'y a pas de bien sans maître sur un appartement de 300m2 du boulevard Paoli, fait remarquer Véronique Vancoillie. Ce sont généralement des biens de petite taille, sans trop de valeur, sinon les héritiers se seraient manifestés.

" S"il ne le font pas, c'est parce que ce bien dont ils hériteraient pourrait devenir une source de charges, avec des frais de notaire à payer pouvant être supérieurs à la valeur d'un bien qui a subi les affres du temps. Parfois, la procédure lancée par la municipalité a le don de réveiller des héritiers, mais ce n'est arrivé que deux fois en dix ans à Bastia : "Une fois sur un grand appartement situé en dehors du centre ancien et une autre fois, les héritiers se sont manifestés d'un pays très lointain (le Venezuela)", révèle Hakima Bouhannou, qui travaille en complément de Véronique Vancoillie sur le POPAC de Bastia, le Programme opérationnel de prévention et d'accompagnement des copropriétés.

Elle aussi est très investie dans la mission de recensement des biens vacants sans maître, car l'existence même de ces derniers est de nature à constituer un point de blocage quand des travaux doivent être menés dans une copropriété. Il arrive en effet qu'à Bastia, des copropriétaires refusent d'engager des travaux car l'un des lots n'est pas en capacité de prendre sa part du financement, et pour cause : c'est un bien sans maître. Mais dans d'autres cas, "le syndic va continuer à faire des appels de fonds, car officiellement il n'y a pas eu de déclaration selon laquelle la personne est décédée", précise Hakima Bouhannou. Il incombera au futur acquéreur de s'acquitter de cette dette, ce qui peut constituer un obstacle, même si les biens sans maîtres sont mis sur le marché suivant l'estimation des domaines, soit à un prix très accessible. 

La mission de la mairie est donc accomplie quand un bien sans maître... retrouve un maître. En excluant ceux  qui n'envisagent pas d'en faire un Airbnb, comme le confirme Josefa Negroni, responsable du service foncier de la ville de Bastia : 

"Dans les dossiers, on porte une attention particulière aux propriétaires occupants, aux primo-accédants ou au locatif social." Emmanuelle De Gentili va même plus loin : "C'est dans les clauses de notre cahier des charges. Ce n'est pas possible de transformer la vocation de ces biens. Dans l'idée, on souhaite refroidir les prix du foncier. Ces biens sans maître ne coûtent rien à la ville, ils sont en très mauvais état et on peut les revendre à moindre cout à des personnes qui pourront bénéficier d'aides pour les rénover", synthétise la 1re adjointe bastiaise, en charge de la politique du logement, qui envisage aussi de mettre en place "des contrôles" pour que les biens réhabilités ne fassent pas l'objet d'une spéculation.

Laura-Stella Santini, par exemple, est une jeune Bastiaise qui a saisi l'opportunité de devenir propriétaire "pour 33 000 euros" d'un bien sans maître de 64m2 (plus terrasse), dans la rue Chanoine-Letteron. Au final, celui-ci lui a coûté "48 000 euros avec les frais de notaire, plus 145 000 euros de travaux". Elle bénéficiera, au terme du chantier, "d'environ 40 000 euros" de subventions octroyées par l'Agence nationale de l'habitat, la ville de Bastia et la Collectivité de Corse. 

"C'était bien délabré, mais j'ai eu un coup de coeur pour ces vieilles pierres", confie la Bastiaise, qui a mis un an et demi pour le rendre vivable. Avant son arrivée, sa terrasse faisait office de déchetterie pour certains copropriétaires de l'immeuble. "J'ai tout nettoyé et un jour, j'ai vu ma voisine jeter des restes de pastèque et de melon par la fenêtre ! Je lui ai dit d'arrêter, que c'était ma terrasse maintenant, et elle ne l'a plus refait."

Référence

Sébastien Chenu (VP RN, Assemblée) : "Il faut tenir compte des spécificités de la Corse, mais l'autonomie ne remplira pas le frigo des gens"

 Lors de sa visite à Ajaccio, ce samedi 28 octobre, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national et de l’Assemblée nationale, a échangé avec les représentants régionaux du RN, François Filoni et Nathalie Antona, sur les enjeux majeurs des élections européennes. Il a mis en avant l'importance d'un vote stratégique, abordé les particularités de la Corse, et plaidé en faveur d'une présence renforcée de l'île au Parlement européen. Chenu a également partagé les solutions du Rassemblement National pour améliorer le pouvoir d'achat, les droits de succession, et d'autres domaines essentiels, tout en réaffirmant la position du parti sur l'autonomie.

- Sébastien Chenu, vous venez pour la deuxième fois à la rencontre de la Fédération de Corse et de ses adhérents, quel est le sens de votre visite ?

- Il est double. D’abord, nous faisons beaucoup de voix, Marine Le Pen rassemble beaucoup de voix en Corse et c’est un message de sympathie, d’amitié aux Corses, qui traversent des moments difficiles, notamment en matière de pouvoir d’achat. Et puis c’est aussi préparer les élections européennes, le 9 juin, les seules élections à mi-mandat avant les prochaines présidentielles qui permettront d’envoyer un message fort à Emmanuel Macron, un message de contestation de sa politique de pouvoir d’achat, de sécurité, d’immigration. Il s’agit de mobiliser les troupes du Rassemblement National ici en Corse autour de François Filoni et de son équipe.

- Justement, concernant les élections européennes, en 2019, la liste conduite par Jordan Bardella a recueilli près de 28% des suffrages en Corse. Vous pensez pouvoir augmenter ce résultat ?

- Oui, il n’y a aucun plafond de verre. Nous le disons aux électeurs qui pourraient être tentés de voter pour d’autres listes alors qu’ils partagent nos idées, nos convictions. Votez utile. C’est le moyen d’envoyer ce message très fort à Emmanuel Macron. Vous pouvez montrer qu’une autre politique est possible, une politique qui tienne compte de la souveraineté de notre pays, que l’Union européenne ne doive pas se mêler de politique migratoire ou diplomatique comme elle le fait aujourd’hui. Nous devons aussi faire entendre la voix des Corses au Parlement européen afin que les spécificités de l'île soient prises en compte, ce qui n'est malheureusement pas le cas avec l'actuel député (vert)  dont le mandat représente pour nous un échec dans bien des domaines.  

Nous avons toujours pensé qu’il fallait tenir compte des spécificités de la Corse, de son insularité, que ce soit sur le pouvoir d’achat, sur l’urbanisme, sur les droits de succession. Il fallait avancer vers un statut qui puisse être original, particulier, mais pas l’autonomie et encore moins l’indépendance. Par conséquent, toutes les propositions que nous faisons ont vocation à laisser la Corse dans le champ de la République française évidemment, mais à traiter ces problématiques, c’est-à-dire renforcer l’enseignement de la langue corse, sans aller vers la co-officialité, prendre en compte les spécificités économiques et sociales de la Corse, les difficultés qu’elle peut avoir sans désactiver l’appartenance de la Corse à la République française.

- Les élections européennes mobilisent difficilement les électeurs. Y a-t-il des solutions ? 

- Il est important de montrer qu’avec un autre discours, une autre politique, il y aura d’autres résultats. Les Français vivent la même politique mondialiste depuis des années avec les résultats que nous connaissons aujourd’hui. Notre message est différent. Il y a d’autres chemins sur le pouvoir d’achat, sur le coût de l’énergie, etc. Il y a d’autres possibilités de faire contrairement à ce que l’on vit depuis des années. Ces possibilités sont par exemple les droits de succession, l’écologie, etc. Nous avons des solutions à faire entendre.

- Parlons maintenant de la question délicate de l'autonomie. Quelle est votre position sur ce sujet ?

- L’autonomie ne remplira pas le frigo des gens. Nous sommes favorables à ce que, face aux difficultés que connaît la Corse, son insularité, il y ait un statut particulier, original qui permette de répondre aux problématiques de pouvoir d’achat, de droits de succession, d’urbanisme, de locations immobilières. Nous avons des propositions, y compris sur le bilinguisme.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Sebastien-Chenu-Il-faut-tenir-compte-des-specificites-de-la-Corse-mais-l-autonomie-ne-remplira-pas-le-frigo-des-gens_a74443.html

Ce retour de la Corse à Cavallu, de l'archipel des Lavezzi, cheval de bataille contre la spéculation

En usant, quand il le juge nécessaire, de son droit de préemption à Cavallu, le président de l'Exécutif corse entend contrecarrer les appétits spéculatifs sur l'îlot des milliardaires, tout en y introduisant un rapport de forces.

Deux millions d'euros pour acheter 3,3 hectares de terrain à Cavallu, c'est le prix que la Collectivité de Corse avait choisi de payer, en 2018, pour remettre le pied sur un bout de paradis depuis longtemps accaparé par des milliardaires dans les bouches de Bunifaziu. 

Cette acquisition, par le biais d'un droit de préemption, avait pris les oripeaux d'un acte éminemment politique, dans la lignée de cette journée de 2010, quand Gilles Simeoni, alors simple militant autonomiste, foula le sol de l'îlot pour y planter la bandera corsa.

Ce retour de la Corse à Cavallu, qu'il voyait à l'époque "comme une plus-value politique et symbolique", Gilles Simeoni l'assume et le revendique, mais il est sous le feu des critiques du groupe de droite Un Soffiu Novu, notamment de son chef de file Jean-Martin Mondoloni, qui s'était opposé à ce que le contribuable corse en payât le prix. Et vendredi, au cours des débats à l'Assemblée de Corse, Marie-Anne Pieri, toujours pour Un Soffiu Novu, a continué à questionner Gilles Simeoni sur l'existence d'un projet de la CdC à Cavallu, "parce qu'il y a quand même une notion de service public avec la contribution des deniers des Corses", a-t-elle rappelé.

La réponse de Gilles Simeoni s'est d'abord voulue comptable : 

"Les deux millions d'euros qui ont été dépensés, je pense qu'on aurait largement pu les amortir si on avait eu une fiscalité à la hauteur des enjeux, s'est-il dédouané. Il y a un manque à gagner, en terme de recettes fiscales, qui est considérable." Et de sortir en exemple une déclaration d'intention d'aliéner, formulée le 9 mars 2022 par un vendeur sur Cavallu, pour une vente à 6 200 000 euros, qui n'a rapporté que "350 000 euros" aux diverses collectivités : "Je pense qu'on pourrait faire beaucoup mieux dans notre logique de taxation des opérations spéculatives", a martelé Gilles Simeoni, en écho au processus d'ouverture à l'autonomie de la Corse, lequel serait en capacité d'intégrer un tel outil fiscal. 

Une manne qui pourrait représenter "une centaine de millions d'euros par an pour nourrir les droits de préemption là où on pourrait le faire sur les opérations spéculatives", espère le député Jean-Félix Acquaviva qui, en 2021 avait porté la  proposition de loi contre la spéculation immobilière, laquelle avait été adoptée par l'Assemblée nationale, mais toujours pas par le Sénat.

"Qu'ils me fassent un procès"

Gilles Simeoni a affiché sa volonté d'entrer dans un rapport de forces avec les propriétaires de l'île de Cavallu :

 "Les charges de copropriété, je ne les ai paierai pas, a-t-il affirmé publiquement. C'est une décision politique. Et j'attends que l'association syndicale des propriétaires de l'île de Cavallu me fasse un procès, que je puisse moi aussi les attaquer sur le règlement qui limite la circulation sur l'île, qui interdit les plages aux tiers...  Aujourd'hui, les limitations d'aller et de venir sur l'île de Cavallu, elles existent. Est-ce que ça vous convient ? Est-ce que vous voulez qu'on reprenne pied et qu'on dise que ce territoire est soumis aux règles de droit ?" 

Avant de répondre sur le projet porté à Cavallu par sa majorité : 

"Mon objectif est d'en faire une île partie prenante de l'ensemble de la Corse, sur laquelle on accède librement et sur laquelle on fait aller des classes, dans le cadre de projets pédagogiques, pour qu'elles voient ce que ça a été pendant trente ans à Cavallu quand il n'y avait pas de règles, et ce que ce sera demain quand on aura placé en son coeur la biodiversité et la protection de l'environnement."

Deux nouvelles actions anti-spéculation

Dernièrement, la Collectivité de Corse a d'ailleurs brandi son droit de préemption à deux reprises sur Cavallu, pour mettre des bâtons dans les roues des spéculateurs. 

"Dans un premier cas, on m'a signifié une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) pour un prix faible, quelques centaines de milliers d'euros, sur une parcelle en bord de mer qui supportait un bâti en ruines, rapporte Gilles Simeoni. Nous avons exercé notre droit de préemption. Et à ce moment-là, le notaire a retiré la DIA. Et il s'est avéré que la deuxième déclaration d'intention d'aliéner ne mentionnait plus une ruine, mais une maison en partie construite. Dans ces conditions, le prix a été très fortement modifié, à près de 5 millions d'euros. Bien évidemment, il n'était plus question de préempter. Je crois que les choses sont claires. Dans un premier temps, il y a un prix déclaré. Et dans un deuxième temps, il y a un prix réel..."

La seconde décision de préemption à Cavallu s'est, elle, exercée "sur deux parcelles de 1 597 m2 et 2 140 m2, a révélé Gilles Simeoni. La curiosité de cette affaire, c'est que le service des domaines en a estimé les prix à 4 000 et 5 350 euros si elles ne sont pas constructibles et à plus d'un million d'euros si elles sont constructibles. Or, ces parcelles ont été déclarées inconstructibles suite à l'annulation de l'ancien PLU de Bonifacio par le tribunal administratif. J'ai interrogé le maire de Bunifaziu (Jean-Charles Orsucci) qui m'a indiqué que ces parcelles ont vocation à rester définitivement inconstructibles. Mais il y avait une promesse de vente qui avait été réalisée à travers une DIA pour 400 000 et 200 000 euros. Je trouve cela incompréhensible et j'ai donc exercé mon droit de préemption au nom de la collectivité de Corse, en demandant que la transaction, si elle doit se faire, se fasse au prix de la parcelle inconstructible, tel qu'évalué par les domaines."

Depuis 2018, la Collectivité de Corse a comptabilisé un total de 47 opérations immobilières sur la seule île habitée de l'archipel des Lavezzi. "Les vendeurs et acquéreurs sont pour la plupart des sociétés étrangères", a précisé Gilles Simeoni, y relevant "une opacité quasi totale, avec des prix extrêmement importants".  

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Gilles-Simeoni-veut-faire-de-Cavallu-son-cheval-de-bataille-contre-la-speculation_a74453.html