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Saturday, November 11, 2023

fev 2023: L'office de tourisme intercommunal Calvi-Balagne et sté transport maritime décarboné Sailcoop vers une destination plus verte

 L'heure est déjà aux préparatifs pour la saison touristique 2023. Ce mardi, les représentants de la compagnie de transport maritime décarboné Sailcoop ont été accueillis à la mairie de Calvi par l'édile Ange Santini, le président de l'office de tourisme intercommunal Jean-Baptiste Ceccaldi, la directrice Anne-Marie Piazzoli et le conseiller municipal en charge du port Marie-Laurent Guerini. Il a surtout été question de perspectives pour "verdir" la destination Calvi-Balagne.

" Nous avons présenté à nos interlocuteurs le concept de la Sailcoop et annoncé le passage à la vitesse supérieure de notre ligne de voiliers entre Calvi et Saint-Raphaël, relate Jochen Krauth, un représentant de la firme. Après l'expérimentation de l'année dernière, nous passons à un stade industriel avec dix fois plus de traversées et de billets disponibles."

Sur leur voilier de 15 mètres pouvant accueillir huit passagers, les skippers de la Sailcoop ont transporté près de 200 voyageurs l'année dernière. Cette année, la compagnie aura deux voiliers et huit skippers afin de réaliser des traversées quasi quotidiennes entre le 20 avril et le 20 octobre. Puis, entre la mi-juin et la mi-septembre, les deux voiliers se croiseront tous les jours entre Saint-Raphaël et le port corse. Objectif 2 000 passagers sur toute la saison.

" Nous sommes en train d'esquisser un partenariat avec la mairie et l'office de tourisme pour voir comment on peut, ensemble, promouvoir cette ligne de transport à la voile entre le Continent et la Corse, complète Grégoire Thery, responsable stratégie et développement pour la Sailcoop. Nous voulons voir comment nos passagers peuvent prolonger leur expérience décarbonée une fois à terre. Peuvent-ils trouver des vélos ou partir en randonnée ? Il y a un enjeu aussi avec la mairie qui est de définir les conditions d'accueil du voilier, la visibilité de la Sailcoop, et éventuellement l'hébergement de nos skippers s'il y a une relève de l'équipage."

Verdir le transport mais aussi les activités et l'hébergement

Traverser la Méditerranée en voilier prend en moyenne une vingtaine d'heures. Le départ de Saint-Raphaël est donné en début d'après-midi, pour une arrivée le lendemain en milieu de matinée. À bord, les passagers ont la possibilité de s'impliquer dans la navigation ou de se laisser porter. Un couchage en cabine et trois repas sont prévus dans le prix de la traversée, fixé à 240 € cette année.$" La vie sur le bateau, c'est de la rencontre, du partage, une autre façon d'aborder le voyage, reprennent les représentants de la Sailcoop. Le record de vitesse est de 14 heures, mais nous recherchons surtout de la régularité. Notre mission, c'est d'assurer le port à port en moins de 24 heures. S'il y a du mauvais temps, nous adaptons nos horaires de départ. Nous apportons également des garanties à nos clients en cas d'annulation : ils peuvent choisir d'être remboursés, d'attendre le prochain voilier ou d'embarquer le jour même sur un ferry. "

La Sailcoop monte en puissance sérieusement.

D'ailleurs, des postes sont à pourvoir dans cette coopérative en devenir. Le transport de passagers à la voile devrait prendre de l'ampleur dans l'avenir, mais il faudra pour cela que ces touristes soucieux de l'environnement trouvent une continuité une fois à terre.

Sur le Continent, le train électrique permet de poursuivre en zéro carbone ou presque. Sur l'île, beaucoup de choses restent à inventer.

" Notre mission est justement de continuer de prendre en charge ces visiteurs qui ont fait le choix d'une traversée décarbonée, estime Jean-Baptiste Ceccaldi. Dans le prolongement de leur traversée, ils espèrent trouver ici des activités décarbonées. Notre rôle, en tant qu'office de tourisme, c'est de leur proposer un certain nombre de prestataires afin de leur permettre de poursuivre leurs activités et la découverte de notre destination. "

Partenaires pour le festival Green Orizonte

"Il y a une offre importante de randonnées, mais aussi de circuit à vélo et même de la trottinette, recense Anne-Marie Piazzoli. Concernant l'hébergement, le label Rispettu est là pour garantir l'application d'un certain nombre de critères écologiques. Notre destination s'inscrit dans une démarche de plus en plus durable et notre festival Green orizonte en incarne la vision. La première édition aura lieu du 20 au 22 octobre 2023."

Porté par l'office de tourisme et la communauté de communes de Calvi-Balagne, Green orizonte entend "tracer des trajectoires dynamiques et respectueuses de l'environnement, mettre en place des actions innovantes et complexes dans le cadre de la protection, de la défense et de la valorisation des ressources naturelles et de la biodiversité. Green orizonte incarne la vision de demain mais aussi les actions d'aujourd'hui", indiquait en novembre dernier Laetitia Manicaccia, vise présidente communautaire, lors de présentation du futur festival.

Pour mieux s'imaginer ce que pourrait être le tourisme de demain, plus vert et plus respectueux de l'environnement, une partie des invités de Green orizonte effectuera la traversée sur les voiliers de la Sailcoop. Un "éductour", comme cela est appelé dans le jargon du tourisme, pour illustrer les possibilités de demain.

Site internet http://www.sailcoop.fr

Référence

Wednesday, November 8, 2023

Oct 2023: La Corse a connu une très bonne année 2023 en termes de fréquentation touristique

Chiffres de fréquentation presque identiques à l'année précédente, selon l'Agence du Tourisme de Corse (ATC). Néanmoins, des disparités sectorielles se font ressentir, notamment dans l'hébergement. Pour CNI, Angèle Bastiani, présidente de l'ATC, analyse les raisons derrière ces variations et dévoile les mesures envisagées par l'agence pour promouvoir un tourisme équilibré et durable, en favorisant une meilleure répartition des visiteurs tout au long de l'année.

- D’abord, pourriez-vous nous donner un aperçu du bilan de la saison touristique en Corse cette année ? Est-il aussi catastrophique que ce que certains professionnels avaient annoncé ?

- Il y a plusieurs éléments chiffrés qui permettent d’évaluer une année touristique. Le premier d’entre eux, et celui sur lequel l’ATC travaille prioritairement est la fréquentation. Il s’avère que du 1er janvier au 30 septembre 2023, la CCI nous informe que 7 026 392 passagers ont transité par les ports et aéroports de Corse. L’an dernier, à la même date, 7 057 342 passagers avaient été recensés. Nous sommes donc sur une stabilité quasi parfaite du nombre de passagers par rapport à 2022 qui était, selon tous les observateurs, une très bonne année en termes de fréquentation. La différence se fait sur la répartition de ces voyageurs sur l’année : on note par rapport aux années précédentes 
une augmentation de la fréquentation en hiver, au printemps et en automne.
Les deux mois de saison estivale, eux, connaissent une légère baisse (4% environ).
L’étalement du flux de touristes, nécessaire pour notre île, est une priorité politique confirmée à de maintes reprises depuis le vote du PADDUC en 2014. Cet objectif commence à devenir une réalité.

- Les statistiques de fréquentation des ports et aéroports semblent être positives, mais certains professionnels rapportent avoir accueilli moins de visiteurs. Comment expliquez-vous cette disparité entre les chiffres officiels et les témoignages des acteurs locaux ?

- Tout d'abord, il faut savoir que le terme "professionnels du tourisme" regroupe de nombreuses corporations aux réalités bien distinctes : les hébergeurs, les restaurateurs, les transporteurs, les activités de loisir... Chacune de ces catégories ayant des sous-catégories qui ont elles-mêmes leurs propres réalités. Ainsi, si la fréquentation touristique 2023 s’avère en effet équivalente à celle de l’année précédente, le taux de satisfaction des professionnels de l’hébergement, que nous analysons dans notre note de conjoncture mensuelle, est inférieur à celui de l’an dernier.
En août, par exemple, les professionnels déclarent un taux de remplissage de 77%, contre 82% en 2022.
Toujours au mois d’août, 50% d’entre eux déclarent avoir constaté une stabilité de leurs réservations par rapport à 2022, 10% une augmentation, et 40% une baisse. Concernant le chiffre d’affaires, les statistiques sont à peu près équivalentes à celles des taux de réservation. Il ne s’agit donc pas d’une année catastrophe pour l'ensemble des professionnels du tourisme, mais d’une année où certains professionnels, principalement hébergeurs et restaurateurs, ont souffert, et nous l’ont fait savoir. 

- De nombreux acteurs du secteur touristique en Corse attribuent la baisse de fréquentation à l'absence d'une politique touristique claire. Comment répondez-vous à ces critiques ?

- On ne peut pas à la fois nous accuser de ne pas avoir de politique touristique, et critiquer en même temps notre politique touristique. Notre politique existe, et elle est très claire. Elle est définie par le PADDUC depuis 2014, affirmée et confirmée par les orientations successives : « un tourisme durable, fondé sur l’identité, largement réparti sur l’année et les territoires ». Ce sont les mots du PADDUC. Cela se décline, de manière opérationnelle, par ce que nous appelons la « déconcentration » touristique : géographique, temporelle et de provenance. Afin de rendre pérenne et acceptable l’activité touristique en Corse, les touristes doivent se répartir plus largement dans le temps, dans l’espace, et doivent provenir de destinations diverses en Europe et dans le monde. C’est ce que j’ai expliqué à de multiples reprises, et c’est apparemment cela qui m’a été reproché par la suite, par certains. Il n’y a pourtant aucune surprise, ces décisions sont approuvées en Conseil d’Administration de l’ATC régulièrement, y compris par les représentants des hôteliers. Cette direction est la seule qui puisse permettre à la Corse d’adopter un tourisme durable, socialement, économiquement, et en matière d’environnement. Un sondage paru chez vos collègues de Paroles de Corse en août démontre d’ailleurs que les Corses comprennent ces orientations : 67% s’y déclarent favorables (et 78% chez les électeurs nationalistes).

- Finalement la stratégie de ne pas promouvoir la destination Corse en juillet et août a-t-elle porté ses fruits ?

- Vous savez, une déclaration de ma part fin mai ne risque pas d’avoir un quelconque impact sur le mois de juillet, alors que la grande majorité des touristes ont déjà réservé leur billet et leur hébergement depuis longtemps… En revanche, la meilleure répartition des flux constatée cette année est certainement le fruit de plusieurs années d’engagements en ce sens, par l’ATC et tous ses partenaires. Il faut savoir que ce qui a fait réagir certains cette année existe depuis très longtemps à l’ATC. La promotion pour les mois de juillet et août était en diminution constante, jusqu’à devenir quasi inexistante. Je vais en réexpliquer les raisons, une fois encore : nous disposons, à l’ATC, d’un budget de promotion de 5 millions d’euros par an. Il s’agit d’une goutte d’eau dans l’océan de promotion naturelle faite en faveur de notre île, de toutes parts. On peut citer la promotion des opérateurs privés, par exemple, comme les transporteurs ou les hébergeurs, celle des journalistes, des blogueurs ou des influenceurs, etc… Cette gigantesque promotion non-officielle touche beaucoup plus de personnes que notre promotion institutionnelle. Incontrôlée, elle est centrée sur l’été, sur la plage, le GR20, et quelques sites emblématiques.
Notre rôle d’agence publique est-il de venir rajouter de la promotion estivale balnéaire à cette masse déjà très importante ? Ou bien au contraire, de consacrer notre budget de promotion (7 fois inférieur à celui de la Sardaigne par exemple) à orienter les flux différemment ? Poser la question, c’est y répondre.
Pour information, selon le CSA, en 2023 la Corse reste la région qui bénéficie de la plus forte présence médiatique au plan touristique, devant l’Occitanie et la Bretagne. Que personne ne s’inquiète : nous sommes bien loin d’avoir disparu des radars...

- Récemment, le président de l'Exécutif de Corse a tenu des réunions avec des professionnels du tourisme qui réclament des aides pour surmonter les difficultés. Pourriez-vous nous informer des décisions prises lors de ces rencontres et nous expliquer quelles mesures l'Agence du Tourisme de Corse peut mettre en œuvre pour répondre aux besoins du secteur ?

- Nous avons en effet rencontré à deux reprises les représentants des professionnels avec le Président, les conseillers exécutifs et les Chambres consulaires. Ces derniers nous ont fait remonter les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Nous avons pris l’engagement de les accompagner sur un certain nombre de points. Tout d’abord la construction commune d’un plan suite aux difficultés rencontrées en 2023. La seconde décision a été de construire des ateliers de travail mixtes entre le conseil exécutif de Corse et les Socioprofessionnels sur différents thèmes. Enfin, nous avons acté la construction d’un plan concerté concernant les évolutions et mutations nécessaires du modèle touristique à intégrer dans le processus d’évolution institutionnelle en cours de discussion entre la Corse et le Gouvernement. La puissance publique ne reste donc pas passive.

- Alors que la saison touristique à venir se prépare déjà, pourriez-vous nous donner un aperçu des stratégies que l'Agence du Tourisme de Corse prévoit de mettre en place ?

- Nous continuons à travailler sur nos trois axes principaux : 

  • l’observation,
  • le développement et
  • la promotion. 

En termes d’observation, nous aurons en 2024 des données encore plus fiables et complètes, notamment concernant les transports, la popularité de la destination, le détail du comportement des touristes… Pour ce qui concerne le développement, nous poursuivons le soutien financier auprès de tous les professionnels engagés dans des démarches vertueuses, comme l’Eco-Label européen, pour lequel nous sommes les meilleurs élèves de France, ou encore l’accueil vélo, ou le label tourisme handicap. Plus globalement, nous continuerons à aider activement la montée en qualité de l’offre touristique via notre guide d’aides très complet. Enfin, concernant la promotion, nous allons accentuer notre politique de mise en valeur de la Corse à l’année via les thématiques comme gastronomie et vin, culture et patrimoine, sport et nature… Nous allons déployer différemment nos budgets, en privilégiant la communication digitale ciblée, mais aussi à travers la création en 2024 d’un espace permanent de promotion de la Corse en Italie, destiné à ancrer les liens entre nos territoires. Nous travaillons également sur l’ouverture et la consolidation des lignes aériennes touristiques avec la CCI, les différents offices de la CdC et les compagnies aériennes. Notre partenaire Air Corsica vient d’ailleurs d’annoncer l’augmentation des rotations envers Rome et Milan l’an prochain, du printemps à l’automne. Ces liaisons qui sont le fruit de notre travail en commun. Les compagnies maritimes ont également annoncé de nouvelles connexions entre Gênes, Porto Torres, Piombino et les ports d’Ajaccio et Bastia. La Suisse et la Belgique, marchés prioritaires, font actuellement l’objet d’un travail sur le renforcement des connexions aériennes directes. De nombreuses autres nouveautés verront le jour en 2024 en termes de connectivité maritime et aérienne, du printemps à l’automne. La réussite de notre économie touristique passe aussi par là. 

Référence


Saturday, November 4, 2023

Enclavement de la Balagne & Falasorma en Corse, et quelques cas d'école de conflictualité

 


L'enclavement de l'ensemble Balagne&Falasorma 

Cette géographie si particulière de cette micro-région induit de graves difficultés des mobilités.


On peut passer par l'intérieur en tournant après Corbara par Muro, 
même si rajoute 10km cela évite de traverser Ile-Rousse.
Développement de Lozari, Belgodère-Plage, de l'Ostriconi?

Exemple de l'importance de trouver de nouvelles voies:
cas de la vallée et du col du Marsulinu avec un gain de 13km mais surtout d'une demi-heure.
Mais la route côtière est abandonnée et en mauvaise état.

Exemple typique d'un enclavement qui implique un trajet de 120km 
à la place du vol d'oiseau de 30km.

Par le sud, le manque d'investissement induit un enclavement la Balagne & Falasorma 
mais aussi des micro-régions adjacentes
avec le seul passage du col de Vergio
le col routier le plus haut de l'île à 1 477 m
qui relie ainsi Albertacce dans le Niolo (En-Deçà-des-Monts) 
à Évisa dans les Deux-Sevi.
Il est situé sur une arête entre la Punta de Cricche (2 057 m) 
du massif du Cinto au nord et Capu a Rughja (1 712 m).
 L'hiver le PC Neige de Corte informe les usagers de la route qui veulent franchir le col.

Le col de Vergio est dominé par la statue du Christ Roi, monolithe de granit rose pesant 25 tonnes, haut de 6 m et 9,50 m avec son socle). Cette statue est l'œuvre du sculpteur corse Noël Bonardi (né le 14 février 1934 à Afa et mort le 15 mars 2012 à Afa;https://noelbonardi.wixsite.com/noel-bonardi/noel) installée depuis 1984. Elle est son œuvre monumentale la plus haute avec son socle installé en Corse.

Nous avons deux cas d'école de conflictualité



Conflictualité politique

Plutôt que de passer par le col de Palmarellu et le golfe de Girolata, il serait possible de traverser par le col de Parma, plus exactement la Bocca di Melza (771 m), la plaine de Parma et la forêt de Pirio, reliant ainsi le Fango à Serriera.
Ce projet avait étudié lors de le construction de la nouvelle route du Marsulinu mais les villages d'Osani, Curzu et Partinellu s'y sont opposés, car cette voie les auraient encore plus isolés, avec en plus à l'époque les soucis liés à la séparation administrative entre 2A et 2B.
Une piste forestière existe pour rejoindre le pont de Pirio aux bergeries de Parma.

Conflictualité géographique et écologique

Dans la voie suivante, la conflictualité repose sur la hauteur des cols (et coût tunnel) et l'écologie afin de protéger des espaces et des patrimoines naturels exceptionnels. Mais la Corse elle-même n'est-elle pas un immense patrimoine exceptionnel ? La conflictualité s'y revèle entre la transformer en un zoo pour touriste qui ont le temps et l'argent pour visiter et un espace d'équilibre entre ce patrimoine et les habitants qui souhaitent un développement "minimum" des voies d'accès et de leur entretien toutes les saisons.

Cette autre voie avait été initiée sous Napoléon III en passant par le col de Caprunale (1370 m), puis du refuge de Puscaghja, puis Bocca di Guagnarola (1833 m) pour rejoindre col de Vergio ou les bergeries de Tula ou à Tusella ou les bergeries de l'Aghiunghienti, ou Evisa,. Le large chemin pour "calèches" construit dans les années 1870 sous le col de Caprunale reste un monument des chemins de montagne en Corse et mériterait un entretien à la hauteur de ce patrimoine construit au Second Empire en utilisant des bagnards de l'époque et les hommes du Niolu.
Pour relier le col de Caprunale au col de Vergio, il est aussi beaucoup plus aisé d'éviter Guagnarola et de passer par bocca di Cuccavera (1475 m) et bocca à u Saltu (1391 m), puis le pont de Casterica (1164 m) très proche de la route D84 qui monte au col de Vergio.















Wednesday, November 1, 2023

30 ans après; Balagne : la Route des Artisans, véritable vitrine de la microrégion

 Cette année, Strada di l'Artigiani fête ses trente ans. Outil de communication pour les producteurs et gage de qualité pour les visiteurs, l'association poursuit sa route dans le paysage balanin.

Dans les ruelles de Pigna, de nombreux vacanciers se baladent avec une brochure rouge et bleue à la main. Exposé à l'entrée de l'atelier de verrerie Atraverre, ce fascicule propose à ses lecteurs un itinéraire à suivre pour aller à la rencontre de ses artisans.

Tout juste arrivé sur l'île, Sergio se balade avec sa femme et son enfant : "Je suis architecte, donc tout ce qui a trait à l'art m'intéresse." Pour rejoindre Saint-Florent, le vacancier italien envisage quelques pauses chez des créateurs, en s'aidant de la fameuse brochure. Depuis trente ans, ce petit bout de papier est distribué en nombre sur le territoire. "On édite 35 000 exemplaires chaque année, c'est assez stable, explique Matthieu Graziani. On est présent sur plusieurs sites partenaires comme les offices de tourisme, mais aussi les hôtels et les aéroports."

Grâce à la Route des Artisans, tous assurent gagner en visibilité

Grâce à la coopération de ces acteurs du tourisme et aux panneaux qui ornent les chemins, l'association s'assure une visibilité au plus proche des potentiels visiteurs. "C'est un document que l'on donne automatiquement, au même titre que le plan de la ville, avance l'office de tourisme de Calvi. On en distribue entre 4 000 et 5 000 exemplaires par an. Cela permet aux vacanciers d'aller directement voir le producteur et de découvrir les villages typiques de l'arrière-pays." 

"Il y a certaines personnes qui viennent grâce au catalogue, confirme Cécile Machado, créatrice de bougies à Lozari. Beaucoup aimeraient avoir un car qui les amène d'atelier en atelier." S'il est impossible pour tous les artisans de savoir quels visiteurs viennent spécialement grâce à La route des Artisans, tous assurent gagner en visibilité.

"C'est quelque chose que les gens suivent, c'est un bon repère qualitatif pour eux", appuie Jocelyne Boyer, de l'atelier Vetrarte. À l'aide d'une charte stricte, l'association recense 45 créateurs implantés dans la microrégion.

"L'association est un gage de qualité, insiste Mathieu Graziani, président et maître luthier à L'Île-Rousse. On sélectionne les artisans qui ont un savoir-faire et qui transforment la matière sur place." Après des contrôles de membres de l'association et le jugement d'une commission, de nouveaux venus peuvent être intégrés à la Route des Artisans. Une démarche volontaire de la part des créateurs, ou engagée par l'association.

Dès le lancement de son activité de céramique artistique en 2007, Catherine d'Angeli a voulu s'associer à la Strada di l'Artigiani. "Ça faisait partie de mes plans, je souscris totalement à leur charte", explique la créatrice basée à Santa Reparata. Pour la céramiste, il n'est pas seulement question de communication mais de "valeurs partagées par les artisans". "C'est la seule publicité que je prends, et celle que je garderai jusqu'à la fin de ma carrière."

Référence du 12/08/23

https://www.corsematin.com/article/economie/45945301449025/balagne-la-route-des-artisans-veritable-vitrine-de-la-microregion

La Corse, une terre de mariage pour des couples venus de loin

 L'Île de beauté fait rêver des fiancés de toute la France, à la recherche d'authenticité et de mer en toile de fond. D'avril à octobre, ils sont nombreux à venir s'y marier, avec un budget moyen souvent supérieur à 20 000 €.

Pourquoi se marier dans une région qui n'est pas la sienne ? Chaque année, plusieurs dizaines de couples continentaux choisissent de s'unir en Corse. Le mariage civil est logiquement rattaché au lieu de résidence, puisqu'il y a un justificatif de domicile à fournir, mais la liberté reste totale pour la partie religieuse et la partie festive.

"Les couples du Continent représentent 80 % de ma clientèle, assure Sandy Giovansily, organisatrice d'une vingtaine de mariages en Balagne, chaque année. Ils viennent chercher de l'authenticité, un terroir, des valeurs qu'ils ont découverts durant leurs vacances. Parfois, la demande en mariage a eu lieu ici. Ils tiennent donc à se marier en Corse et sont prêts à payer un peu plus cher. La Corse et les Corses, ça fait toujours rêver."

Un mariage se prépare généralement un an à l'avance, parfois deux. Une organisation qui commence par le choix du site en fonction de critères propres à chaque couple. Selon la durée de privatisation, la capacité d'accueil, le confort et l'emplacement, la location s'échelonne de quelques milliers d'euros à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Pour le pénitencier de Coti-Chiavari, par exemple, il faudra débourser entre 4 000 € et 5 000 € selon la saison. Dans le sud de l'île, des villas avec piscine ou bien des paillotes privatisées se négocient à plus de 20 000 €.

"Se marier en Corse, c'est plus cher qu'ailleurs, parce qu'il faut compter le transport et l'hébergement, témoignent Sylvie et Pascal, un couple de trentenaires qui s'est dit oui l'année dernière, en Plaine orientale. On habite la région lyonnaise et on était déjà venus plusieurs fois en vacances. La Corse, c'est une région à part. On s'y attache vite. D'un commun accord, on a décidé de se marier pour la faire découvrir à nos proches."

Un peu de Corse même dans l'assiette

"C'est tendance de se marier en Corse, constate aussi Jean-Michel Cabrera, patron du traiteur Le Hussard, à Ajaccio. Notre île fait rêver, c'est indéniable. Il y a beaucoup de demandes, mais elles n'aboutissent pas toutes. Je dirais même qu'il y a un recul ces deux dernières années, à cause du coût du logement et du transport. On a un peu de difficultés sur juillet et août, alors qu'on est toujours complets en juin et septembre, lorsqu'il est plus facile de trouver des billets et des chambres d'hôtel." 

Une fois qu'ils ont trouvé le site de leurs rêves, en accord avec leur budget, les futurs mariés peaufinent les nombreux détails de l'événement. À commencer par le repas.

"Très souvent, les gens demandent une touche locale dans l'assiette, relate Mélanie Moracchini, organisatrice de mariages entre Ajaccio, Piana et Sartène. Ils veulent de la charcuterie, du fromage corse, des beignets cuits sur place, du granité de myrte à la place du trou normand. Ils aiment aussi écouter des chants corses au moment du cocktail."

"Mon fils est agriculteur, je vends le fromage et le brocciu qu'il fabrique, mais aussi du veau corse et des légumes bios, reprend Jean-Michel Cabrera. Cela nous permet de valoriser nos produits."

Une économie induite

Les couples continentaux représenteraient 70 % à 80 % de la clientèle des régisseurs de mariages insulaires. À chaque fois ou presque, la quasi-totalité des convives se déplace depuis le Continent, avec de nombreuses retombées pour l'économie de l'île.

"Il y a les organisateurs, le groupe de musique, le DJ, le fleuriste, la maquilleuse, la coiffeuse, le photographe, la location de voiture, la garde d'enfants, l'hébergement, le transport, ça fait travailler beaucoup de corps de métiers, énumère Mélanie Moracchini. On parle de mariés qui ont souvent des moyens, de beaux budgets et de beaux projets. Cela fait travailler du monde, et crée de belles retombées économiques pour la Corse."

Le calendrier des mariages sur l'île est en train de se remplir sérieusement pour 2024. Pour espérer se marier dans un site prisé lors du dernier week-end de juin ou du premier week-end de septembre, il vaudra mieux se dépêcher pour avoir sa place en 2025.

" Le secteur du mariage repart bien, on est content, estime Sandy Giovansily. On revient sur la dynamique d'avant Covid. D'ailleurs, on est de plus en plus à faire ce métier. "

Référence du 17/08/23

https://www.corsematin.com/article/societe/1473903119627115/la-corse-une-terre-de-mariage-pour-des-couples-venus-de-loin

GR 20 : retour à une fréquentation " normale " après un pic en 2022

Le sentier de grande randonnée accuse une baisse du nombre de nuitées par rapport à l'année dernière, selon le Parc naturel régional, et retrouve des chiffres équivalents aux années d'avant Covid.

Les années ne se ressemblent par sur le sentier de grande randonnée qui traverse la dorsale insulaire. Du nord au sud, en 16 étapes, le GR20 dessert une quinzaine de refuges dont la fréquentation varie d'une année à l'autre. Après une saison 2022 record, la fréquentation en 2023 affiche une baisse de l'ordre de 20 % pour retrouver son niveau d'avant Covid.

"On estime qu'entre 15 000 et 18 000 randonneurs ont parcouru le sentier en 2022, avance Benoît Vesperini, le chef du pôle montagne au Parc naturel régional de Corse. Le refuge de Manganu, le plus fréquenté, a enregistré l'an dernier 15 712 nuitées. Le refuge de Ciottulu, le moins fréquenté, dépassait les 8 000 nuitées. L'année 2022 a connu une fréquentation exceptionnelle, avec des taux de remplissage parfois à la limite de nos capacités d'accueil. On sortait de deux saisons perturbées par le Covid, les gens avaient des envies de nature et d'évasion. D'autre part, les gens qui avaient réservé mais n'ont pas pu venir à cause de la pandémie avaient des avoirs valables jusqu'en 2022. Alors que dans certains sites naturels, on a opté pour la mise en place de quotas, sur le GR, on a préféré attendre."

À Calenzana, village de départ du célèbre sentier, le gîte communal a encaissé plus de 8 000 nuitées en 2022, pour une recette dépassant les 90 000 €. Une fréquentation inédite qui a aussi permis la création d'une boutique de randonnée, A Partanza, afin de compléter l'équipement avant le départ.

Juin a été prometteur avant une baisse...

La saison 2023 a aussi démarré sur les chapeaux de roues, avec une affluence comparable à celle de juin 2022, bien qu'en légère baisse. Puis, les mois de juillet et août ont accusé une baisse plus franche. Et les perspectives pour septembre 2023 suivent la même tendance.

"On devrait terminer la saison avec une fréquentation de l'ordre de 12 000 à 15 000 passages, reprend Benoît Vesperini. On ne s'attend pas à un mois de septembre très chargé, alors qu'il y a eu du monde jusqu'à la fin, en 2022. Le taux de fréquentation précis ne sera connu qu'en fin de saison, mais on revient sur un taux d'occupation plus normal, équivalent à celui de 2019."

Chaque refuge du GR20 a une capacité moyenne de 100 places de bivouac et de 35 lits en bat-flanc. Pour favoriser la réservation, et connaître à l'avance le nombre de randonneurs attendus, le Parc naturel a adopté en 2023 une politique tarifaire très incitative. Ainsi, la nuitée en vente directe est facturée deux fois plus cher qu'une nuitée réservée.

"En 2022, il y avait encore 40 % des randonneurs qui arrivaient sans réservation, précise le chef du pôle montagne du Parc. Cela nous a posé des problèmes, parce que certains refuges étaient déjà complets. On voudrait tendre vers 100 % de réservation pour avoir une visibilité sur les stocks, la gestion de l'eau, la préparation des repas. Cette année, on a beaucoup plus de réservations. On attend la fin de saison pour faire le bilan mais il semble que ce soit une bonne chose en termes d'organisation."

Le comportement des randonneurs semble également évoluer. Ces dernières années, la part des hébergements privés a progressé sur le GR20, et le camping sauvage reste une réalité. Par conséquent, difficile de connaître le nombre exact de sacs à dos qui arpentent, chaque année, le célèbre sentier. 


Référence du 29/08/23 

 https://www.corsematin.com/article/societe/2519018876972715/gr-20-retour-a-une-frequentation-normale-apres-un-pic-en-2022

Premier festival de l'écologie positive en Balagne

 Calvi; Des ateliers plus que complets, des scolaires venus en nombre, des moments de fête et de partage et surtout un bel engouement autour du respect de l'environnement. Bilan très positif pour la première édition de Green Orizonte.

"Notre récompense, c'est la participation du public nombreux. Les gens étaient heureux, ils avaient le sourire aux lèvres. Nous avons su fédérer autour de la nature et du vivant. C'est une vraie réussite", estime Anne-Marie Piazzoli, la directrice de l'office du tourisme de Calvi-Balagne, au lendemain de la première édition de Green Orizonte. De vendredi à dimanche, le festival de l'écologie positive a rassemblé entre 2 500 et 3 000 personnes, depuis Calvi, Lumiu et Calenzana.

350 000 € de budget

Consacrée aux professionnels du tourisme et aux scolaires, sous un chapiteau dressé sur le terrain de l'Ortacce mais également dans plusieurs hôtels de la ville, la première journée était un condensé de conférences, d'ateliers, de pitch et de présentations sur le thème de l'écologie. Les professionnels ont pu découvrir ou redécouvrir les démarches d'écotourisme, avec l'écolabel européen et la démarche Rispettu, la réduction de déchets dans les structures d'hébergement, l'œnotourisme, la communication responsable ou encore l'alimentation durable. 

" Tous les ateliers, les conférences, les tables rondes ont été d'une grande qualité, tant sur le plan des interventions que sur le fond," se félicite Jean-Baptiste Ceccaldi, hôtelier et président de l'office de tourisme intercommunal

" À chaque fois, la jauge était atteinte ou dépassée, ce qui démontre l'intérêt des professionnels pour le programme proposé ", complète Anne-Marie Piazzoli. L'agence du tourisme de la Corse (au sujet de l'éco labellisation européenne), ainsi que l'Ademe et le Syvadec sont intervenus sur le thème de la réduction des déchets et des économies d'énergie.

Des hôtels remplis et une saison qui s'allonge

Le samedi matin, à Lumiu, et le dimanche matin, à Calenzana, le public était également au rendez-vous pour les randonnées à vélo, les balades à la découverte de la biodiversité et du paysage, les concerts et le repas durable de grande tablée avec de la " street food made in Corsica ".
" Nous sommes très satisfaits de la fréquentation malgré la météo qui n'était pas avec nous, reprend Jean-Baptiste Ceccaldi. On avait pris le pari de délocaliser une partie du festival sur deux communes de notre périmètre intercommunal, avec du scepticisme sur la fréquentation. À notre surprise, ce fut une pleine réussite. " La partie festive n'était pas en reste non plus. Les frères Torracinta, le DJ Fakear ou encore les Balanins de Sumenta Nova ont assuré une ambiance digne des plus belles soirées d'été. Le but de cet événement, placé au début des vacances de la Toussaint, était de prolonger encore un peu la saison. " Les hôteliers et les socioprofessionnels de Calvi peuvent ainsi garder leur établissement ouvert jusqu'à fin octobre, voir au-delà, ambitionne le président de l'office du tourisme. C'est un positionnement assumé, dans un but d'étalement de la saison. Depuis plusieurs années, il fait encore beau et chaud en octobre. Nous avons ce que l'on peut appeler un été indien. "
Partenaires de l'événement, des hôtels comme le Mariana, le Saint-Erasme, le Revellata, le Campo di Fiore ou encore les Arbousiers ont fait le plein durant le festival. Entre les intervenants et les prestataires de services, plus de 250 personnes sont venues spécialement à Calvi pour travailler dans le cadre de Green Orizonte. Une fréquentation qui s'est ressentie à l'échelle de la ville et que la météo pluvieuse et venteuse n'est pas parvenue à gâcher.

À l'heure du bilan, les organisateurs du festival n'ont pas encore fait d'annonce concernant une deuxième édition. En attendant d'en savoir plus, la cité Semper Fidelis prépare le prochain gros événement : le trail de Calvi, prévu pour le samedi 11 novembre.

Référence du  25/10/23

https://www.corsematin.com/article/societe/18115993932248/le-festival-de-lecologie-positive-a-largement-trouve-son-public-en-balagne