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Friday, December 1, 2023

Université de Corse, Università di Corsica

Le 3 janvier 1765 le décret de la dernière consulta de 1763 pose la première pierre.

Le premier recteur fut le frère Mariani,  professeur en droit civil, droit canon et éthique, Leonardo Grimaldi pour la philosophie et les mathématiques. 

La défaite de Ponte Novu et l'exil de Paoli et de nombreux démocrates l'éteindront le 25 juin 1769.

L’université commencera à renaitre de ses cendres en 1975 suite aux événements d'Aléria.  Grâce aux événements de l'affaire Bastelica-Fesch, elle naitra en 1981. La Sardaigne voisine,  à l'époque sous autorité espagnole, dispose de 2 universités, à Cagliari et à Sassari, depuis le début du XVIIe siècle tandis que le différentiel démographique entre les deux îles est moins important qu’aujourd’hui. [Martinetti,2018; Entre science et militantisme, une géopolitique de l’université de Corse sous le regard tutélaire de Pascal Paolihttps://www.cairn.info/revue-herodote-2018-1-page-109.htm]

Par ses nombreuses relations avec le pourtour de la Méditerranée, l'université de Corse occupe une place stratégique. Sa position scientifique souligne une originalité vis-à-vis 

Elle concentre de l'ordre de 4000 étudiants. Cette université multi-site se situe essentiellement à Corte. Cette piève de Talcini élargi à la micro-région du cortenais  n'a pas de véritable aérodrome avec un aéroport de Bastia-Poretta à 52 km. De plus elle est distante de 

  • 64 km du port de L'Île-Rousse le plus proche,
  • de 71 km du port de commerce de Bastia, et
  • de 80 km de celui d'Ajaccio.
Située dans une cuve au confluent du Tavignano et de la Restonica, la ville a connu deux phénomènes extrêmes au max du froid à −8,7°C le 2 mars 2005  et du chaud à 41,1°C le 7 juillet 2000. La température "moyenne" annuelle s'élève à 13 °C et on y compte de l'ordre de 50 jours de gel par an.

L'université assure trois missions centrées sur "l'éducation et l'élévation de l'âme des cadres du peuple corse émancipé de la tutelle génoise":

  • La formation dans toutes les disciplines via 8 structures
    • UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales
    • UFR Droit et Science Politique
    • UFR Sciences et Techniques
    • Institut universitaire de santé
    • Institut universitaire de technologie
    • Ecole de management et d'économie / Institut d'administration des entreprises
    • Institut national supérieur du professorat et de l'éducation
    • Ecole d'ingénieurs Paoli Tech
  • La recherche 
    •  2 UMR CNRS dont le centre de leur mission consiste en la production de connaissances, de savoir, de savoir-faire et de savoir-être comme réponse aux défis sociétaux de l'île dans son contexte méditerranéen.
      • Laboratoire SPE Sciences Pour l’Environnement (CNRS / Univ. de Corse). L’UMR 6134 Sciences Pour l’Environnement (SPE) est issue de 3 laboratoires créés en Corse dans les années 1980, concomitamment à la réouverture de l’Université de Corse. Le plus ancien, le laboratoire d’hélio-énergétique (URA 877 CNRS), fut créé en 1982 autour du thème de l’énergie solaire. 
      • Laboratoire LISA Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Univ. de Corse).
        Créée en 2008, l’UMR 6240 LISA est l’unique acteur régional du dispositif de recherche en Sciences Humaines et Sociales. Elle s’inscrit dans la section 39 « Espaces, Territoires et Sociétés » du département SHS du CNRS. Fortement pluridisciplinaire, l’unité tire son originalité d’un large éventail représentatif de 23 sections CNU et de 5 Branches d’Activité Professionnelles du CNRS. 
    •  3 plates-formes de recherche et développement, 
      • Myrte (Mission hYdrogène Renouvelable pour l'intégration au réseau Electrique) et Paglia Orba (Plateforme Avancée de Gestion éLectrique Insulaire, Associant stOckage et énergies Renouvelables – Objectif Autonomie) en matière d’énergies renouvelables situées à Vignola, Ajaccio,
      • Stella Mare en matière de ressources halieutiques située à Biguglia
        (Sustainable TEchnologies for LittoraL Aquaculture and MArine REsearch)
        Cette Unité UMS n°3514 est liée à  l’INstitut Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) CNRS. Sa récente structuration permet une affectation de chercheur.
      • Institut d'Etudes Scientifiques de Cargèse, CNRS / UNIVERSITÉ DE CORSE / UNIVERSITÉ CÔTE D'AZUR qui accueille 2000 chercheurs/an pour des communications scientifiques.

    • le centre INRAé avec
      • le site de l'UR SELMET-LRDE (Systèmes d’élevage méditerranéens et tropicaux - Laboratoire de Recherche sur le Développement de l’Elevage) : 12 agents INRAE-ACT (Action, Transitions et Territoires).
      • le site de SAN GIULIANO
        • SDAR : 11 agents
        • UR Agap (Amélioration Génétique et Adaptation des Plantes méditerranéennes et Tropicales) Antenne corse (rattachée à l’UMR AGAP) : 5 agents BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) , 4 agents Cirad BIOS (Systèmes Biologiques) et 2 CDD. 
        • UE Citrus : 13 agents INRAE dont 9 BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) et 4 AGROECOSYSTEM (Agroécosystèmes) et 2 ETP annuels en CDD.

    • Fédération de Recherche Environnement et Société / FR CNRS 304 qui essaie de coordonner tous ces centres de recherche  dont le but est la mise en oeuvre des 7 actions de recherche suivantes :
          • Action 1 : Bio-ressources et changements environnementaux
          • Action 2 : Faculté Mondiale de l’eau 
          • Action 3 : Qualité et Qualification
          • Action 4 : Santé
          • Action 5 : Energies Renouvelables (ENR)
          • Action 6 : Intelligence Economique
          • Action 7 : Change (Changement Climatique)
    • Science et société
      • Depuis le 1er janvier 2009, l'université de Corse a créé sa fondation universitaire « A Fundazione di l'Università di Corsica ».
      • De très nombreuses activités dont les limites conflictuelles seraient une forme d'hégémonie culturelle de cette université sur l'île.

    Sunday, November 19, 2023

    Couverture 3G, 4G, 4G+, 5G en Corse, services numériques, télétravail; Coût si qu'en mode mobile sans Box.

     

    La grandeur principale:  le débit Mb/s

    Orange a été classé meilleur réseau internet mobile au premier en 2021 (et en 2020) par nPerf. En termes d'internet mobile, il est au-dessus de la compétition même si Free Mobile le talonne désormais. Orange a ainsi le :

    • Meilleur débit descendant : 76,43 Mb/s
    • Meilleur débit montant : 11,44 Mb/s
    • L'un des meilleurs temps de réponse : 37,26 ms (contre 50,44 ms en 2020)
    • Meilleur indice de performance en navigation :  72,77 % (contre 68,59% en 2020)
    • Meilleur indice de performance en streaming : 75,16 % (contre 84,74 % en 2020)

    En janvier 2022, Orange est élu meilleur réseau mobile de France en débit montant et descendant selon UFC Que Choisir. L'opérateur affiche une vitesse moyenne de 61,5 Mb/s en téléchargement. Il est largement en tête face à la concurrence. Sur la voie montante, la vitesse de connexion moyenne est de 12,8 Mb/s.

    La loi 

    Pour avoir une carte SIM, il faut:

    • Votre pièce d'identité originale (hors permis de conduire).
    • Un relevé d'identité bancaire (RIB) 
    • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois

    Il n' y a que 4 fournisseurs

    Ci-dessous: prix au 20 nov 2023.
    TOUT les forfaits sont sans
     Engagement.

    Forfait 100Go 5G Orange

    16,99 €/mois; pendant 6 mois puis 31,99 €/mois

    10€ carte sim

    services

    Deezer premium; 1€/mois pendant 3 mois puis 10,99€/mois

    netflix essentiel  8,99 € /mois

    SOSH pas en boutique que en ligne

    100Go 5G: 13,99€/mois

    130Go 5G: 15,99€/mois

    carte sim: 10 €

    SFR

    100 Go 5G; 15.99€/mois

    Pendant 6 mois puis 30,99€/mois

    11€ carte sim

    services 

    Dont 90 Go partageables avec SFR Family.

    Deezer :7€/mois pendant 12 mois puis 10,99€/moi

    Netflix Essentiel à 10,99 €. Vous pouvez souscrire Netflix Standard avec pub 5,99 €/mois, Netflix Standard sans pub à 13,49 €/mois ou Netflix Premium à 19,99 €/mois lors de l’activation de votre compte Netflix.

    Netflix Standard et Bouquet Famille à 13,49 € par mois au lieu de 23,49 €. Vous pouvez souscrire Netflix Premium pour 4,50 €/mois supplémentaire.

    RED

    Forfait mobile sans engagement

    200Go 5G à 17,99€/mois

    option 5G offerte

    ou

    100Go 16;99€

    20€ carte sim en boutique sfr

    Bouygues B@You (sans engagement)

    100Go/mois; 13.99/mois +5G 3€/mois

    200Go/mois; 17.99/mois +5G 3€/mois

    Série Free

    120 Go en 4G/4G+ 12.99€/mois pendant 1 an, puis Forfait Free 5G à 19.99€/mois

    Forfait Free 5G

    250 Go 19.99€/mois

    (9.99€/mois pour les abonnés Freebox Pop)

    Service

    Application Free Ligue 1; Accès premium inclus

    Comment savoir la quantité de Go en un mois?

    Seulement, pour estimer ses besoins en data, encore faut-il savoir combien de gigas consomme chaque usage. Pour vous aider dans vos calculs, voici quelques exemples, à commencer par le volume des données nécessaires pour regarder des vidéos sur les principales plateformes de vidéos en streaming :

    sur YouTube 

    en qualité standard (480p) : jusqu'à 0,56 Go/h
    en définition par défaut (720p) : jusqu'à 1,86 Go par heure
    en HD : jusqu'à 3,04 Go par heure
    en 4K : jusqu'à 15,98 Go par heure  

    sur Netflix 

    en qualité standard : jusqu'à 1 Go par heure
    en HD : jusqu'à 3 Go par heure
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 7 Go par heure
    une heure de contenu téléchargé : 0,25 Go 

    sur Disney + 

    en qualité standard : jusqu'à 0,6 Go
    en HD : jusqu' à 2,2 Go
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,1 Go
    une heure de contenu sauvegardé : 1 Go 

    sur Amazon Prime Video 

    en qualité standard : jusqu'à 0,9 Go
    en HD : jusqu' à 2 Go
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,8 Go

    Voilà pour les principales applications de vidéos en streaming. Mais, qu'en est-il des autres usages sur un smartphone qui consomment de l'internet mobile ?

    Sur Spotify ou sur Deezer,

    avec une qualité sonore normale, vous consommez
    43 Mo par heure de musique écoutée,
    72 Mo avec une qualité sonore élevée.

    Jeux comme Fortnite, facebook...

     De son côté, un jeu vidéo comme Fortnite consomme 100 Mo/heure. Soit autant que les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram. 

    Autres

    Et pour le reste, Orange estime à 2 Mo la consommation d'internet mobile par heure d'utilisation sur une messagerie instantanée, à 12 Mo une heure de navigation sur le web, à 1 Mo une centaine de mails sans pièce jointe et à 50 Mo une centaine de mails avec pièce jointe.

    Google maps, Waze

    Enfin, on aimerait pouvoir vous dire quelle est la consommation en internet mode Waze ou de Google Maps. Mais, c'est trop aléatoire selon les trajets et le volume d'informations signalées pour vous donner une estimation. Seule certitude: ces deux applications ne sont pas tout gourmandes en gigas, contrairement à ce qu'on pourrait croire. 

    Molotov

    Molotov.tv vous propose plusieurs options pour surveiller votre consommation en ajustant la qualité des vidéos. Avec le mode Faible, vous consommerez 1 Go de données pour quatre heures de visionnage. Le mode Standard réduit la durée à deux heures pour la même quantité de données et le mode Élevé à une heure seulement

    Pour surveiller votre consommation de données si vous utilisez Molotov.tv avec une connexion 4G et non à travers un réseau Wi-Fi, appuyez sur la roue crantée en haut à droite de l'écran (sur Android) ou sur l'icône en forme de silhouette en haut à gauche de l'écran sur iPhone.

    Evolutions

    Pour information, depuis plusieurs années, la consommation des données mobiles ne cesse d’augmenter avec l’accroissement des usages en mobilité. D’après le dernier observatoire des consommations électroniques en France réalisé par l’ARCEP, l’usage des données mobiles sur les réseaux 4G continue de progresser à un rythme soutenu. La consommation moyenne de data en 4G par utilisateur est de 15,4 Go (au 30 juin 2023).

    Au fil du temps, nos usages évoluent, et nous consommons de plus en plus de données mobiles. Toujours selon l'ARCEP, le nombre moyen de gigas utilisés tous les mois en France et par utilisateur a en effet augmenté de 37% en 2018, de 29% en 2019, de 20% en 2020, de 22% en 2021 et encore de 26% aux premier et deuxième trimestre 2022. Et, cette tendance ne risque pas de s'arrêter.

    Controler la quantité Go

    Afin d’éviter les mauvaises surprises sur votre facture mobile en cas de dépassement de votre enveloppe web ou encore pour ne pas rester à court de data, il est important de suivre sa consommation internet mobile. 

    Sur iPhone,  les données mobiles consommées sont visibles dans les réglages de votre smartphone Apple :

    1. Rendez-vous dans le menu "Réglages",
    2. Puis "Données cellulaires",
    3. Faites défiler l’écran jusqu’en bas, puis cliquez sur "Services système".
    4. Vous pouvez ainsi consulter les statistiques de consommation de données d’une app sur la période en cours et les statistiques de consommation de données pour chaque application.

    Avec un smartphone sous Android, vous pouvez aussi mesurer vos données mobiles. Pour cela :

    1. Ouvrez l’application « Paramètres »,
    2. Puis cliquez sur « Réseau et Internet » et « Consommation des données »,
    3. Sous la partie « Mobile », vous pouvez consulter la quantité totale de données mobiles que vous avez consommez.

    Vous pouvez aussi retrouver votre consommation de gigas sur votre espace client (ou sur votre facture). Mais, vous n'aurez pas le détail application par application mais uniquement votre consommation mensuelle de data.

    Selon Ericsson, la consommation mensuelle d'internet mobile des usagers est aujourd'hui de 10 Go et  pourrait grimper à 35 Go d'ici 2026, soit une augmentation de 250%. Et, à cette même date, un utilisateur sur cinq pourrait consommer 200 gigas de data. 

    Et, sans surprise, c'est le streaming video qui représente la plus grosse partie de cette consommation. Il pèse aujourd'hui 66% du trafic mobile. Une proportion qui pourrait grimper à 77% à l'horizon 2026. 

    Calendrier fermeture des services 2G et 3G

    Orange, SFR et Bouygues Telecom ont dévoilé leur calendrier de fermeture des réseaux 2G et 3G en France. Du côté de Free Mobile, on a déjà tourné la page de la 2G.

    En février 2023, il n’y a que Free Mobile qui n’a exposé de calendrier de fin pour la 2G et la 3G. Il faut toutefois noter que la 2G chez Free Mobile est déjà inactive. Comme on peut le voir dans l’observatoire de l’Agence nationale des fréquences, aucun site 2G n’est en service chez Free, que ce soit pour la bande 900 MHz ou 1 800 MHz. Seule la 3G est encore opérationnelle.

    Opérateur de téléphonieFin du réseau 2GFin du réseau 3G
    Orange20252028
    SFR20262028
    Bouygues Telecom20262029
    Free Mobileinactive?

    Couverture Corse 3G, 4G, 4G+ et 5G

    obtenus sur les sites des FAI

    couverture Orange




    couverture SFR









    en 3G

    Références

    Monday, November 13, 2023

    26 sept 2023; Emmanuel Macron en Corse : le programme de la visite heure par heure

    Selon nos informations, la visite d'Emmanuel Macron en Corse devrait débuter demain soir, mercredi 27 septembre. Il restera sur l'île jusqu'au vendredi 29 septembre au matin, avant de s'envoler pour Malte.

    Son déplacement sera rythmé par de nombreux temps forts, à la fois mémoriels, pour les 80 ans de la libération de la Corse : le Président rendra hommage aux Corses qui ont servi dans la résistance, ainsi qu'aux goumiers marocains et aux Italiens résistants ; et politiques, il prononcera un discours à l'Assemblée de Corse.

    Découvrez son programme heure par heure

    Mercredi 27 septembre

    Arrivée du Président dans la soirée : dîner en préfecture de Corse avec les élus, notamment les présidents de groupe et les parlementaires.

    Jeudi 28 septembre

    Discours à l'Assemblée de Corse en présence des élus à 10h

    Ce moment politique pourrait être suivi d'une séquence mémorielle, avec, au programme, selon nos informations :

    Commémoration des 80 ans de la Libération de la Corse à la Citadelle d'Ajaccio

    Dépôt de gerbe devant la maison natale de la résistante Danielle Casanova

    Départ pour Bastia qui pourrait s'effectuer en début d'après-midi

    Musée de Bastia et exposition consacrée aux Corses et à la Seconde Guerre Mondiale

    Commémorations des 80 ans de la Libération de la Corse sur la place St Nicolas à Bastia, en présence de scolaires

    Enfin, le Président pourrait ensuite rejoindre Bonifacio pour l'inauguration du collège Albert Feracci, avant un départ pour Malte vendredi matin. 

    Référence

    8 sept 2023: "La question de l'autonomie de la Corse sera traitée fin 2024"

     C'est la date glissée par Gérald Darmanin - dans l'île la semaine prochaine - aux députés Liot, en Guadeloupe pour leur rentrée parlementaire. Bertrand Pancher, le président du groupe, en dit plus

    Le ministre de l'Intérieur invité par Liot en Guadeloupe. Vous y avez forcément un intérêt. Lequel ?

    On parle d'intérêts divers. D'abord, Gérald Darmanin n'est pas seulement le ministre de l'Intérieur, mais aussi celui des Outre-mer qui souffrent d'une absence de politique dans le temps. Ensuite, nous sommes un groupe où l'on compte nombre de députés insulaires liés par des problématiques communes. Si les territoires baignés par l'insularité n'ont pas tous les mêmes revendications, tous, en revanche, réclament plus de souplesse à l'horizon d'une possible révision constitutionnelle, et l'on entre dès lors dans le vif de la question corse. À la clé, la nécessité d'une réforme des institutions, le ministre en a convenu.

    Avez-vous amorcé des discussions en amont de la rentrée parlementaire, vous a-t-on fait comprendre que l'on avait besoin de vos voix ?

    Cela a été sous-tendu. La loi sur l'immigration revient fin octobre au Sénat et arrive début 2024 à l'Assemblée nationale. Nous allons veiller à ce qu'elle reste équilibrée notamment après son passage à la chambre haute où la commission des lois l'avait considérablement durcie. En ce sens, le ministre a besoin de nous.

    Les textes budgétaires ont déclenché une guerre des travées l'an dernier, qu'avez-vous négocié ?

    Nous souhaitons débattre des sujets les plus prégnants suffisamment tôt. Sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets, une avalanche de 49-3 suivie de motions de censure.

    C'est un message en direction d'Élisabeth Borne ?

    Et d'Emmanuel Macron.

    Une motion transpartisane, à l'instar de celle lancée contre la réforme des retraites, n'est donc pas exclue ?

    L'option est sur la table, surtout si l'on ne tient pas compte des objectifs que nous portons sur le plan économique, social et environnemental, entre autres.

    Le ministre a-t-il évoqué le processus d'autonomie en cours entre l'État et la Corse ?

    Longuement. Gérald Darmanin a souligné que le sujet de l'autonomie de la Corse devait se régler dans le cadre d'une révision la plus large possible donnant toutes les opportunités d'évolution institutionnelle. Il y aura vraisemblablement deux réformes constitutionnelles. Une adaptation liée à la Nouvelle-Calédonie en janvier-février prochain. Le dossier corse sera traité en fin d'année 2024, parce qu'au-delà de la Corse, la question institutionnelle se pose pour d'autres territoires d'Outre-mer. Une concertation doit se mettre en place, nous a expliqué le ministre, avec, peut-être, un élargissement à l'Hexagone en matière d'adaptation de normes. Nous avons rappelé que nous n'entendions pas lâcher la proie pour l'ombre.

    Emmanuel Macron est-il en mesure d'aller au bout de son projet et d'inscrire l'île dans la Constitution ?

    Oui, mais à condition de s'accorder avec le Sénat dans le cas où le projet est soumis au Parlement convoqué en Congrès. Il faudra dialoguer avec la chambre haute, se donner un peu de temps. Pour nous, la finalité consistera à manœuvrer au plus près pour faire aboutir la requête de la Corse, en sachant que des sollicitations se font jour ailleurs également. J'ai demandé à Bruno Retailleau de recevoir Gilles Simeoni, les contacts ont été pris, de manière à pouvoir nous assurer du soutien d'un maximum de sénateurs.

    Référence

    https://www.corsematin.com/article/politique/75704909895192/la-question-de-lautonomie-de-la-corse-sera-traitee-fin-2024

    Saturday, November 11, 2023

    1 200 saisonniers marocains en Corse pour la récolte des clémentines; en France 16 000.

    La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre 2023 à bord de vols commerciaux pris en charge par les producteurs, annonce ce vendredi 1 er septembre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

    Quelque 1200 travailleurs saisonniers marocains sont attendus à partir d'octobre par des producteurs agricoles français pour participer aux récoltes de clémentines en Corse, a indiqué vendredi à l'AFP l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui orchestre leur arrivée. «La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers», qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre à bord de vols commerciaux pris en charge «par les producteurs», de plus en plus dépendants de cette main-d’œuvre étrangère, a souligné le directeur général de l'Ofii, Didier Leschi.

    L'annonce intervient deux mois après la signature en juillet d'une convention entre l'Ofii, la FNSEA, premier syndicat agricole français et l'établissement public marocain chargé de l'emploi (Anapec), afin de «faciliter le recrutement de travailleurs saisonniers agricoles marocains» par des exploitants français. Une démarche censée «répondre aux besoins des agriculteurs qui font actuellement face à un manque de candidats, (...) remettant en question certaines récoltes», avait insisté la FNSEA.

    Les saisonniers qui arriveront à partir d'octobre en Corse après s'être vus délivrer des titres de séjour temporaires devront ensuite «repartir à l'issue du contrat», explique-t-on à l'Ofii, chargé du contrôle du retour de ces travailleurs au Maroc, où ils devront pointer dans l'antenne de l'Office français à Casablanca. Le recours aux saisonniers marocains a explosé ces dernières années, souligne le patron de l'Ofii : près de 16.000 d'entre eux ont été employés pour l'agriculture française en 2022, plus de 10.000 en 2021, 6.300 en 2018.

    Les travailleurs saisonniers étrangers, revenus en nombre depuis la levée des restrictions liées au Covid-19, sont un rouage indispensable de l'agriculture française. Dans les entreprises agricoles, cette force de travail s'est rendue si incontournable, au fil des ans, que les employeurs ont demandé aux autorités françaises d'organiser des ponts aériens exceptionnels au plus fort de la pandémie. L'Ofii avait ainsi fait venir 900 travailleurs marocains en octobre 2020 pour «sauver les récoltes» de clémentines corses.

    Référence

    Friday, November 10, 2023

    L'Espagnole Volotea indique avoir proposé une offre "historique" pour relier la Corse à la France continentale

    L'Espagnole Volotea indique avoir proposé une offre "historique" pour relier la Corse à la France continentale entre juin et août 2023. 

    L'Espagnole Volotea, première compagnie aérienne à bas coûts à avoir posé sa candidature à la délégation de service public (DSP) aérienne entre la Corse et la France continentale, suscitant des inquiétudes concernant l'emploi, annonce vouloir ouvrir une base dans l'île. La compagnie, dont la France est le marché principal avec 740 emplois directs, assure dans un communiqué publié lundi avoir proposé une offre «historique» pour relier la Corse à la France continentale entre juin et août, avec 
    «450.000 sièges», en hausse de +16% par rapport à 2019, et «plus de 2700 vols avec un taux de remplissage de 95%». «Forte de ses bonnes performances, Volotea compte y ouvrir prochainement sa première base», indique la compagnie qui propose neuf destinations depuis les quatre aéroports corses: Bordeaux, Brest, Caen, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Strasbourg et Toulouse. «Nous avons considérablement amélioré la connectivité de la Corse» et «notre candidature à la DSP est une nouvelle étape dans notre engagement en faveur de la Corse», assure le PDG et fondateur de la compagnie, Carlos Muñoz dans ce communiqué.

    Stupeur et inquiétude

    Cette candidature pour la DSP aérienne 2024-2027 a suscité stupeur et inquiétudes dans l'île. La compagnie, qui exerce déjà une DSP entre Tarbes-Lourdes et Paris-Orly, a postulé sur les lignes Paris-Orly et Marseille au départ d'Ajaccio et de Bastia, en demandant des compensations financières de 50 millions d'euros contre 96 millions pour Air Corsica-Air France, qui étaient les seules compagnies candidates pour cette DSP depuis 1998, a précisé à l'AFP une source proche du dossier. Une DSP remportée par Volotea ferait peser des craintes quant à la survie même d'Air Corsica, créée en 1989 par l'Assemblée de Corse et dont la Collectivité de Corse est actionnaire majoritaire, avec 66,8% du capital, et de ses 770 emplois. «Si la compagnie devait être retenue pour la desserte de nouvelles routes en Corse, elle s'engage fermement à faciliter la création d'emplois au niveau local», tente de rassurer la compagnie espagnole.

    L'Assemblée de Corse doit attribuer en novembre cette DSP qui débute au 1er janvier 2024 et représentait entre 90 et 95 millions d'euros par an d'aides publiques pour la DSP actuelle. Volotea fait par ailleurs partie des 17 compagnies aériennes visées par une plainte de 23 associations de 19 pays qui les accusent d'écoblanchiment et de «pratiques commerciales trompeuses». 

    Référence

    https://www.corsenetinfos.corsica/La-compagnie-aerienne-Volotea-veut-seduire-la-Corse_a73784.html

    Wednesday, November 8, 2023

    1er octobre 2023: A Rome, devant 800 Corses, François Bustillo célèbre la première messe de son cardinalat

     Dimanche 1er octobre, lendemain de sa création, son éminence François Bustillo a présidé sa première messe en tant que cardinal en la basilique des Apôtres à Rome.

    Quel bonheur d'être là aujourd'hui devant les gens que j'aime. Quelle joie de célébrer ici aujourd'hui avec vous, cardinal Mamberti, l'ange qui m'a annoncé en premier ma nomination, ma famille, avec d'autres prêtres de Rome, mes amis du monde associatif sportif culturel universitaire politique. Mes amis, c'est un privilège pour moi de vous avoir ici", ce sont les premiers mots du nouveau cardinal, dans une église pleine de pèlerins Corses.

    Au premier rang, on trouvait plusieurs maires et élus de l'île, l'ambassadeur de France au Vatican, le président de l'exécutif corse, Gilles Simeoni, et la mère du cardinal, dont l'ascension rapide vers Rome a été remarquable. Il y a moins de deux ans et demi, le franciscain de 54 ans était consacré évêque d'Ajaccio, et le voilà aujourd'hui revêtu de la pourpre cardinalice. "Je n'ai pas postulé", plaisantait-il encore il y a quelques jours, étant le premier évêque à devenir cardinal pendant son épiscopat en Corse.

    L'unité et la cohérence avant tout

    "Cherchez l'unité non seulement dans vos paroles, mais également dans vos actes et votre manière de vivre. Évitez la tentation constante de la division. Il ne suffit pas d'aller à la messe si vous n'êtes pas cohérents dans vos vies. Faut que les paroles se traduisent en actes. ", a-t-il exhorté avant de remercier, une fois de plus, les Corses d'avoir fait le déplacement jusqu'à Rome "un témoignage de votre amitié" . Et en se remémorant la ferveur manifestée par les 800 insulaires présents la veille sur la place Saint-Pierre, qui l'avaient ovationné au moment de sa création comme cardinal. "Le pape François n'a pas manqué de remarquer votre présence hier lors du Consistoire. 'Mon peuple est bel et bien vivant', lui ai-je répondu", dit-il, provoquant les rires des fidèles.

    L'élévation du Cardinal Bustillo en tant que premier évêque de Corse à recevoir cette distinction a indéniablement marqué un moment d'importante présence corse à Rome. "Hier tout le monde a pu se rendre compte de l'enthousiasme des Corses." souligne le Cardinal Mamberti à la sortie de la messe. "La presse a parlé, d'ailleurs, du fait que son nom avait été acclamé par les Corses."

    Selon le prélat originaire de Vico, le Cardinal Mamberti , la nomination de Mgr Bustillo, d'abord en tant qu'évêque d'Ajaccio, représente un don précieux du Seigneur à la Corse. 

    "Aujourd'hui, en tant que cardinal, il devient non seulement un collaborateur du Saint-Père, mais il apportera également une contribution significative à l'Église en Corse et à l'Église universelle. Sa ferveur évangélisatrice et son enthousiasme seront des atouts précieux." 

    Référence

    https://www.corsenetinfos.corsica/EN-IMAGES-A-Rome-devant-800-Corses-Francois-Bustillo-celebre-la-premiere-messe-de-son-cardinalat_a73878.html

    le cardinal Bustillo, cardinal de la Corse

     Le dimanche 8 octobre 2023, plusieurs milliers de fidèles ont assisté aux messes d'action de grâce célébrées par son éminence François-Xavier Bustillo, qui a été élevé au rang de cardinal par le Pape le 30 septembre dernier à Rome.

    La première messe a eu lieu le matin du lundi 9 octobre 2023, à 10 heures, en la cathédrale Santa Maria Assunta d'Ajaccio. L'église était comble, avec des fidèles venus des quatre coins de l'ile pour témoigner de leur affection envers leur évêque, désormais cardinal. L'atmosphère solennelle de la cérémonie a été accentuée par la présence de nombreux religieux et politiques, dont la présidente de l'Assemblée de Corse Nanette Maupertuis, le maire de la ville, Stephane Sbraggia et le député Laurent Marcangeli.

    Plus tard dans la journée c'est à l'église Saint-Jean de à Bastia qui a eu lieu la seconde messe de grâce. Ici, l'arrivée du Cardinal a été saluée par des applaudissements et des acclamations enthousiastes. 

    Dans son homélie, François Bustillo a exprimé sa gratitude envers les Corses pour leur présence et leur soutien indéfectible. Il a souligné le rôle central de la communauté dans son engagement religieux

     "Pour moi, un évêque seul, c'est un évêque triste. Un évêque entouré par son peuple, c'est un bonheur."

     Aujourd'hui, c'est un accueil d'un peuple heureux que vous m'avez réservé, et donc je suis un évêque heureux. Le Pape m'a confié une mission mais je suis serein car je ne suis pas seul, vous êtes avec moi. Merci pour ce que je reçois.

    Le Cardinal François-Xavier Bustillo a tenu à rappeler qu'il restait l'évêque de Corse malgré son titre de cardinal nouvellement acquis. Il a conclu son discours en affirmant : 

    "Maintenant, je suis le cardinal de Corse. C'est beau de porter ce titre et d'honorer mon peuple." 

    Cette nomination revêt une signification particulièrement importante pour  les fidèles insulaires qui y voient une reconnaissance longtemps attendue pour leur île et leur évêque.

    Référence

    https://www.corsenetinfos.corsica/A-Ajaccio-et-Bastia-le-cardinal-Bustillo-celebre-la-messe-devant-des-fideles-enthousiastes_a74044.html

    la philosophe Joëlle Zask, IUF fait une étude sur la Corse

     Et si l’on pouvait trouver en Corse des réponses à la crise environnementale dans laquelle a plongé la planète ? C’est le défi que la philosophe Joëlle Zask, membre de l’Institut Universitaire de France et du Centre Norbert Elias, spécialiste du pragmatisme et de philosophie sociale, et professeur à l’université d’Aix-Marseille, a choisi de relever. Elle nous présente cette étude en cours de réalisation.

    - Pouvez-vous nous exposer en quelques mots l’objet de votre étude ?

    - La problématique de départ est celle-ci : trouverait-on en Corse des réponses aux questions que la crise environnementale nous pose désormais ? Le regard que nous portons est celui d’une philosophe – moi-même – et d’un photographe – Simon Birman, avec qui je travaille. Sans nier les réalités locales souvent complexes, voire conflictuelles, nous voudrions recueillir un legs précieux, parfois inaperçu, sur lequel pèse actuellement la double menace de la sanctuarisation et de la destruction de l’environnement.
    Cet objectif étant fixé, le projet demeure largement ouvert. Sa réalisation va dépendre des interlocuteurs que nous rencontrerons, de nos observations et de nos parcours, de notre formation sur place, de la fréquentation assidue des lieux… Mais le travail est aujourd’hui suffisamment avancé pour savoir qu’il est pertinent, que ça vaut la peine de poursuivre.

    - Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de réaliser ce travail ?

    - Le point de départ, ce sont plusieurs personnes qui m’ont invitée à écrire sur la Corse ; des personnes qui m’ont entendu causer et connaissaient mon approche, mon point de vue sur la démocratie comme culture, mode de vie, et son lien avec l’écologie. On m’a dit de plusieurs côtés : « Il y a quelque chose qui nous intéresse, nous, Corses, là-dedans… ». En fait, j’ai été invitée à exercer mes concepts au contact de la Corse… J’ai été d’abord surprise, ne connaissant rien à cette île, mais me voilà mordue ! Au cours de mes premiers séjours, j’ai progressivement compris le pourquoi de cette invitation qui m’était faite. Et quel en était l’enjeu. Qu’est-ce qui, dans ma perspective, dans ma sensibilité, pouvait entrer en résonance avec des expériences, des phénomènes, des paysages de Corse ? Plusieurs choses m’ont frappée qui constituent pour l’instant les divers objets de mon étude. Il y a par exemple le cédrat, un agrume auquel colle un imaginaire puissant à partir duquel revisiter les relations tout à fait uniques entre la Corse et les Juifs, ce qui me concerne pour le coup.
    Il y a aussi le châtaignier, « poule aux œufs d’or » et « arbre de la liberté », symbole depuis Pascal Paoli de l’indépendance alimentaire et des libertés politiques en même temps. J’ai écrit un article paru dans Robba en décembre 2022 en même temps que dans AOC média sur ce sujet. 
    Il y a aussi les animaux autogouvernés en quelque sorte, à l’aise sur leur parcours, sans berger ni chien. Eux aussi illustrent le rapport entre le soin du paysage (paese) et la défense des libertés que je cherche à observer en Corse. Et plein d’autres sujets…

    - La liberté, c’est une notion qui est importante pour vous ?

    - Absolument. C’est fondamental. Pour moi qui suis spécialiste par goût de philosophie dite politique, la liberté, ce n’est pas « faire ce que je veux » mais agir, seule ou avec d’autres, entreprendre, expérimenter, transformer le monde disait Marx ! Je ressens en Corse un attachement très fort à la liberté d’action alors que, sur « le continent », on ne l’aime pas tellement. On lui préfère l’égalité notamment. Cette liberté d’action est pourtant et toujours contextuelle : on n’agit pas dans la stratosphère, mais en présence d’un environnement bien précis, en dialogue avec ce dernier. La conscience d’un partenariat avec la nature dans la construction de soi et l’usage des libertés est extrêmement prégnante dans la « Corse de l’intérieur », je l’apprécie beaucoup et la partage.

    - Sous quelle forme pensez-vous rendre publique cette étude ?

    - On l’imagine sous la forme de tableaux à la fois narratifs et photographiques composés au sein d’un dispositif quadrangulaire qui rassemble le lieu, la personne qui en parle, le photographe et moi-même qui observe et pose des questions. Il en résultera un livre conçu un peu comme une promenade. Avec les photographies argentiques en noir et blanc de Simon Birman, ce qui leur donnera une épaisseur temporelle soulignant le soi-disant “retard” des paysages corses : un « retard » dont on dit souvent qu’aujourd’hui il se révèle une avance… Nous envisageons aussi une exposition de photos ponctuée de textes et de sons, une journée d’études, pourquoi pas un colloque.

    Référence

    https://www.corsenetinfos.corsica/Quand-une-philosophe-politique-fait-une-etude-sur-la-Corse_a73985.html

    Oct 2023: La Corse a connu une très bonne année 2023 en termes de fréquentation touristique

    Chiffres de fréquentation presque identiques à l'année précédente, selon l'Agence du Tourisme de Corse (ATC). Néanmoins, des disparités sectorielles se font ressentir, notamment dans l'hébergement. Pour CNI, Angèle Bastiani, présidente de l'ATC, analyse les raisons derrière ces variations et dévoile les mesures envisagées par l'agence pour promouvoir un tourisme équilibré et durable, en favorisant une meilleure répartition des visiteurs tout au long de l'année.

    - D’abord, pourriez-vous nous donner un aperçu du bilan de la saison touristique en Corse cette année ? Est-il aussi catastrophique que ce que certains professionnels avaient annoncé ?

    - Il y a plusieurs éléments chiffrés qui permettent d’évaluer une année touristique. Le premier d’entre eux, et celui sur lequel l’ATC travaille prioritairement est la fréquentation. Il s’avère que du 1er janvier au 30 septembre 2023, la CCI nous informe que 7 026 392 passagers ont transité par les ports et aéroports de Corse. L’an dernier, à la même date, 7 057 342 passagers avaient été recensés. Nous sommes donc sur une stabilité quasi parfaite du nombre de passagers par rapport à 2022 qui était, selon tous les observateurs, une très bonne année en termes de fréquentation. La différence se fait sur la répartition de ces voyageurs sur l’année : on note par rapport aux années précédentes 
    une augmentation de la fréquentation en hiver, au printemps et en automne.
    Les deux mois de saison estivale, eux, connaissent une légère baisse (4% environ).
    L’étalement du flux de touristes, nécessaire pour notre île, est une priorité politique confirmée à de maintes reprises depuis le vote du PADDUC en 2014. Cet objectif commence à devenir une réalité.

    - Les statistiques de fréquentation des ports et aéroports semblent être positives, mais certains professionnels rapportent avoir accueilli moins de visiteurs. Comment expliquez-vous cette disparité entre les chiffres officiels et les témoignages des acteurs locaux ?

    - Tout d'abord, il faut savoir que le terme "professionnels du tourisme" regroupe de nombreuses corporations aux réalités bien distinctes : les hébergeurs, les restaurateurs, les transporteurs, les activités de loisir... Chacune de ces catégories ayant des sous-catégories qui ont elles-mêmes leurs propres réalités. Ainsi, si la fréquentation touristique 2023 s’avère en effet équivalente à celle de l’année précédente, le taux de satisfaction des professionnels de l’hébergement, que nous analysons dans notre note de conjoncture mensuelle, est inférieur à celui de l’an dernier.
    En août, par exemple, les professionnels déclarent un taux de remplissage de 77%, contre 82% en 2022.
    Toujours au mois d’août, 50% d’entre eux déclarent avoir constaté une stabilité de leurs réservations par rapport à 2022, 10% une augmentation, et 40% une baisse. Concernant le chiffre d’affaires, les statistiques sont à peu près équivalentes à celles des taux de réservation. Il ne s’agit donc pas d’une année catastrophe pour l'ensemble des professionnels du tourisme, mais d’une année où certains professionnels, principalement hébergeurs et restaurateurs, ont souffert, et nous l’ont fait savoir. 

    - De nombreux acteurs du secteur touristique en Corse attribuent la baisse de fréquentation à l'absence d'une politique touristique claire. Comment répondez-vous à ces critiques ?

    - On ne peut pas à la fois nous accuser de ne pas avoir de politique touristique, et critiquer en même temps notre politique touristique. Notre politique existe, et elle est très claire. Elle est définie par le PADDUC depuis 2014, affirmée et confirmée par les orientations successives : « un tourisme durable, fondé sur l’identité, largement réparti sur l’année et les territoires ». Ce sont les mots du PADDUC. Cela se décline, de manière opérationnelle, par ce que nous appelons la « déconcentration » touristique : géographique, temporelle et de provenance. Afin de rendre pérenne et acceptable l’activité touristique en Corse, les touristes doivent se répartir plus largement dans le temps, dans l’espace, et doivent provenir de destinations diverses en Europe et dans le monde. C’est ce que j’ai expliqué à de multiples reprises, et c’est apparemment cela qui m’a été reproché par la suite, par certains. Il n’y a pourtant aucune surprise, ces décisions sont approuvées en Conseil d’Administration de l’ATC régulièrement, y compris par les représentants des hôteliers. Cette direction est la seule qui puisse permettre à la Corse d’adopter un tourisme durable, socialement, économiquement, et en matière d’environnement. Un sondage paru chez vos collègues de Paroles de Corse en août démontre d’ailleurs que les Corses comprennent ces orientations : 67% s’y déclarent favorables (et 78% chez les électeurs nationalistes).

    - Finalement la stratégie de ne pas promouvoir la destination Corse en juillet et août a-t-elle porté ses fruits ?

    - Vous savez, une déclaration de ma part fin mai ne risque pas d’avoir un quelconque impact sur le mois de juillet, alors que la grande majorité des touristes ont déjà réservé leur billet et leur hébergement depuis longtemps… En revanche, la meilleure répartition des flux constatée cette année est certainement le fruit de plusieurs années d’engagements en ce sens, par l’ATC et tous ses partenaires. Il faut savoir que ce qui a fait réagir certains cette année existe depuis très longtemps à l’ATC. La promotion pour les mois de juillet et août était en diminution constante, jusqu’à devenir quasi inexistante. Je vais en réexpliquer les raisons, une fois encore : nous disposons, à l’ATC, d’un budget de promotion de 5 millions d’euros par an. Il s’agit d’une goutte d’eau dans l’océan de promotion naturelle faite en faveur de notre île, de toutes parts. On peut citer la promotion des opérateurs privés, par exemple, comme les transporteurs ou les hébergeurs, celle des journalistes, des blogueurs ou des influenceurs, etc… Cette gigantesque promotion non-officielle touche beaucoup plus de personnes que notre promotion institutionnelle. Incontrôlée, elle est centrée sur l’été, sur la plage, le GR20, et quelques sites emblématiques.
    Notre rôle d’agence publique est-il de venir rajouter de la promotion estivale balnéaire à cette masse déjà très importante ? Ou bien au contraire, de consacrer notre budget de promotion (7 fois inférieur à celui de la Sardaigne par exemple) à orienter les flux différemment ? Poser la question, c’est y répondre.
    Pour information, selon le CSA, en 2023 la Corse reste la région qui bénéficie de la plus forte présence médiatique au plan touristique, devant l’Occitanie et la Bretagne. Que personne ne s’inquiète : nous sommes bien loin d’avoir disparu des radars...

    - Récemment, le président de l'Exécutif de Corse a tenu des réunions avec des professionnels du tourisme qui réclament des aides pour surmonter les difficultés. Pourriez-vous nous informer des décisions prises lors de ces rencontres et nous expliquer quelles mesures l'Agence du Tourisme de Corse peut mettre en œuvre pour répondre aux besoins du secteur ?

    - Nous avons en effet rencontré à deux reprises les représentants des professionnels avec le Président, les conseillers exécutifs et les Chambres consulaires. Ces derniers nous ont fait remonter les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Nous avons pris l’engagement de les accompagner sur un certain nombre de points. Tout d’abord la construction commune d’un plan suite aux difficultés rencontrées en 2023. La seconde décision a été de construire des ateliers de travail mixtes entre le conseil exécutif de Corse et les Socioprofessionnels sur différents thèmes. Enfin, nous avons acté la construction d’un plan concerté concernant les évolutions et mutations nécessaires du modèle touristique à intégrer dans le processus d’évolution institutionnelle en cours de discussion entre la Corse et le Gouvernement. La puissance publique ne reste donc pas passive.

    - Alors que la saison touristique à venir se prépare déjà, pourriez-vous nous donner un aperçu des stratégies que l'Agence du Tourisme de Corse prévoit de mettre en place ?

    - Nous continuons à travailler sur nos trois axes principaux : 

    • l’observation,
    • le développement et
    • la promotion. 

    En termes d’observation, nous aurons en 2024 des données encore plus fiables et complètes, notamment concernant les transports, la popularité de la destination, le détail du comportement des touristes… Pour ce qui concerne le développement, nous poursuivons le soutien financier auprès de tous les professionnels engagés dans des démarches vertueuses, comme l’Eco-Label européen, pour lequel nous sommes les meilleurs élèves de France, ou encore l’accueil vélo, ou le label tourisme handicap. Plus globalement, nous continuerons à aider activement la montée en qualité de l’offre touristique via notre guide d’aides très complet. Enfin, concernant la promotion, nous allons accentuer notre politique de mise en valeur de la Corse à l’année via les thématiques comme gastronomie et vin, culture et patrimoine, sport et nature… Nous allons déployer différemment nos budgets, en privilégiant la communication digitale ciblée, mais aussi à travers la création en 2024 d’un espace permanent de promotion de la Corse en Italie, destiné à ancrer les liens entre nos territoires. Nous travaillons également sur l’ouverture et la consolidation des lignes aériennes touristiques avec la CCI, les différents offices de la CdC et les compagnies aériennes. Notre partenaire Air Corsica vient d’ailleurs d’annoncer l’augmentation des rotations envers Rome et Milan l’an prochain, du printemps à l’automne. Ces liaisons qui sont le fruit de notre travail en commun. Les compagnies maritimes ont également annoncé de nouvelles connexions entre Gênes, Porto Torres, Piombino et les ports d’Ajaccio et Bastia. La Suisse et la Belgique, marchés prioritaires, font actuellement l’objet d’un travail sur le renforcement des connexions aériennes directes. De nombreuses autres nouveautés verront le jour en 2024 en termes de connectivité maritime et aérienne, du printemps à l’automne. La réussite de notre économie touristique passe aussi par là. 

    Référence


    Tuesday, November 7, 2023

    Novembre 2023, Etude evolution marché immobilier. Le marché immobilier tourne au ralenti; -15% , et +35% sur 5 ans?

     Ajaccio et Bastia n’échappent pas aux difficultés actuelles et font face à une diminution du nombre de ventes. Calvi s’en tire mieux, notamment dans le haut de gamme.

    Ajaccio : un marché en souffrance

    Nombre d’investisseurs en recul, projets immobiliers reportés voire annulés, faible présence des primo-accédants… Tels sont les symptômes que manifeste le marché d’Ajaccio. 

    « On retrouve même des studios à la vente, ce que l’on n’avait plus l’habitude de voir depuis des années. Un tel bien dans les beaux quartiers d’Ajaccio est resté six mois en vente, avant de partir avec une baisse de 15 % de son prix ! Les vendeurs pensent toujours que l’on est dans un marché euphorique… Sans un apport personnel d’au moins 20 %, impossible aujourd’hui que son dossier soit accepté en banque »,

     constate Damien Alexandre, de l’agence Secic Immobilier. Côté quartiers, on peut s’intéresser à Casone, proche du centre-ville et calme, qui a gardé une identité intimiste de village. « Toutes les commodités sont sur place, aussi bien pour les jeunes, avec un lycée à proximité, 

    (...)

    Prix m2 immobilier en Corse en novembre 2023

    Villes les plus chères de Corse

    Estimations au 01/10/2023 (méthodologie)

    Villes où les prix de l'immobilier flambent













    Référence du 07/11/2023