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Friday, December 1, 2023

Université de Corse, Università di Corsica

Le 3 janvier 1765 le décret de la dernière consulta de 1763 pose la première pierre.

Le premier recteur fut le frère Mariani,  professeur en droit civil, droit canon et éthique, Leonardo Grimaldi pour la philosophie et les mathématiques. 

La défaite de Ponte Novu et l'exil de Paoli et de nombreux démocrates l'éteindront le 25 juin 1769.

L’université commencera à renaitre de ses cendres en 1975 suite aux événements d'Aléria.  Grâce aux événements de l'affaire Bastelica-Fesch, elle naitra en 1981. La Sardaigne voisine,  à l'époque sous autorité espagnole, dispose de 2 universités, à Cagliari et à Sassari, depuis le début du XVIIe siècle tandis que le différentiel démographique entre les deux îles est moins important qu’aujourd’hui. [Martinetti,2018; Entre science et militantisme, une géopolitique de l’université de Corse sous le regard tutélaire de Pascal Paolihttps://www.cairn.info/revue-herodote-2018-1-page-109.htm]

Par ses nombreuses relations avec le pourtour de la Méditerranée, l'université de Corse occupe une place stratégique. Sa position scientifique souligne une originalité vis-à-vis 

Elle concentre de l'ordre de 4000 étudiants. Cette université multi-site se situe essentiellement à Corte. Cette piève de Talcini élargi à la micro-région du cortenais  n'a pas de véritable aérodrome avec un aéroport de Bastia-Poretta à 52 km. De plus elle est distante de 

  • 64 km du port de L'Île-Rousse le plus proche,
  • de 71 km du port de commerce de Bastia, et
  • de 80 km de celui d'Ajaccio.
Située dans une cuve au confluent du Tavignano et de la Restonica, la ville a connu deux phénomènes extrêmes au max du froid à −8,7°C le 2 mars 2005  et du chaud à 41,1°C le 7 juillet 2000. La température "moyenne" annuelle s'élève à 13 °C et on y compte de l'ordre de 50 jours de gel par an.

L'université assure trois missions centrées sur "l'éducation et l'élévation de l'âme des cadres du peuple corse émancipé de la tutelle génoise":

  • La formation dans toutes les disciplines via 8 structures
    • UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales
    • UFR Droit et Science Politique
    • UFR Sciences et Techniques
    • Institut universitaire de santé
    • Institut universitaire de technologie
    • Ecole de management et d'économie / Institut d'administration des entreprises
    • Institut national supérieur du professorat et de l'éducation
    • Ecole d'ingénieurs Paoli Tech
  • La recherche 
    •  2 UMR CNRS dont le centre de leur mission consiste en la production de connaissances, de savoir, de savoir-faire et de savoir-être comme réponse aux défis sociétaux de l'île dans son contexte méditerranéen.
      • Laboratoire SPE Sciences Pour l’Environnement (CNRS / Univ. de Corse). L’UMR 6134 Sciences Pour l’Environnement (SPE) est issue de 3 laboratoires créés en Corse dans les années 1980, concomitamment à la réouverture de l’Université de Corse. Le plus ancien, le laboratoire d’hélio-énergétique (URA 877 CNRS), fut créé en 1982 autour du thème de l’énergie solaire. 
      • Laboratoire LISA Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Univ. de Corse).
        Créée en 2008, l’UMR 6240 LISA est l’unique acteur régional du dispositif de recherche en Sciences Humaines et Sociales. Elle s’inscrit dans la section 39 « Espaces, Territoires et Sociétés » du département SHS du CNRS. Fortement pluridisciplinaire, l’unité tire son originalité d’un large éventail représentatif de 23 sections CNU et de 5 Branches d’Activité Professionnelles du CNRS. 
    •  3 plates-formes de recherche et développement, 
      • Myrte (Mission hYdrogène Renouvelable pour l'intégration au réseau Electrique) et Paglia Orba (Plateforme Avancée de Gestion éLectrique Insulaire, Associant stOckage et énergies Renouvelables – Objectif Autonomie) en matière d’énergies renouvelables situées à Vignola, Ajaccio,
      • Stella Mare en matière de ressources halieutiques située à Biguglia
        (Sustainable TEchnologies for LittoraL Aquaculture and MArine REsearch)
        Cette Unité UMS n°3514 est liée à  l’INstitut Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) CNRS. Sa récente structuration permet une affectation de chercheur.
      • Institut d'Etudes Scientifiques de Cargèse, CNRS / UNIVERSITÉ DE CORSE / UNIVERSITÉ CÔTE D'AZUR qui accueille 2000 chercheurs/an pour des communications scientifiques.

    • le centre INRAé avec
      • le site de l'UR SELMET-LRDE (Systèmes d’élevage méditerranéens et tropicaux - Laboratoire de Recherche sur le Développement de l’Elevage) : 12 agents INRAE-ACT (Action, Transitions et Territoires).
      • le site de SAN GIULIANO
        • SDAR : 11 agents
        • UR Agap (Amélioration Génétique et Adaptation des Plantes méditerranéennes et Tropicales) Antenne corse (rattachée à l’UMR AGAP) : 5 agents BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) , 4 agents Cirad BIOS (Systèmes Biologiques) et 2 CDD. 
        • UE Citrus : 13 agents INRAE dont 9 BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) et 4 AGROECOSYSTEM (Agroécosystèmes) et 2 ETP annuels en CDD.

    • Fédération de Recherche Environnement et Société / FR CNRS 304 qui essaie de coordonner tous ces centres de recherche  dont le but est la mise en oeuvre des 7 actions de recherche suivantes :
          • Action 1 : Bio-ressources et changements environnementaux
          • Action 2 : Faculté Mondiale de l’eau 
          • Action 3 : Qualité et Qualification
          • Action 4 : Santé
          • Action 5 : Energies Renouvelables (ENR)
          • Action 6 : Intelligence Economique
          • Action 7 : Change (Changement Climatique)
    • Science et société
      • Depuis le 1er janvier 2009, l'université de Corse a créé sa fondation universitaire « A Fundazione di l'Università di Corsica ».
      • De très nombreuses activités dont les limites conflictuelles seraient une forme d'hégémonie culturelle de cette université sur l'île.

    Wednesday, November 8, 2023

    Oct 2023: La Corse a connu une très bonne année 2023 en termes de fréquentation touristique

    Chiffres de fréquentation presque identiques à l'année précédente, selon l'Agence du Tourisme de Corse (ATC). Néanmoins, des disparités sectorielles se font ressentir, notamment dans l'hébergement. Pour CNI, Angèle Bastiani, présidente de l'ATC, analyse les raisons derrière ces variations et dévoile les mesures envisagées par l'agence pour promouvoir un tourisme équilibré et durable, en favorisant une meilleure répartition des visiteurs tout au long de l'année.

    - D’abord, pourriez-vous nous donner un aperçu du bilan de la saison touristique en Corse cette année ? Est-il aussi catastrophique que ce que certains professionnels avaient annoncé ?

    - Il y a plusieurs éléments chiffrés qui permettent d’évaluer une année touristique. Le premier d’entre eux, et celui sur lequel l’ATC travaille prioritairement est la fréquentation. Il s’avère que du 1er janvier au 30 septembre 2023, la CCI nous informe que 7 026 392 passagers ont transité par les ports et aéroports de Corse. L’an dernier, à la même date, 7 057 342 passagers avaient été recensés. Nous sommes donc sur une stabilité quasi parfaite du nombre de passagers par rapport à 2022 qui était, selon tous les observateurs, une très bonne année en termes de fréquentation. La différence se fait sur la répartition de ces voyageurs sur l’année : on note par rapport aux années précédentes 
    une augmentation de la fréquentation en hiver, au printemps et en automne.
    Les deux mois de saison estivale, eux, connaissent une légère baisse (4% environ).
    L’étalement du flux de touristes, nécessaire pour notre île, est une priorité politique confirmée à de maintes reprises depuis le vote du PADDUC en 2014. Cet objectif commence à devenir une réalité.

    - Les statistiques de fréquentation des ports et aéroports semblent être positives, mais certains professionnels rapportent avoir accueilli moins de visiteurs. Comment expliquez-vous cette disparité entre les chiffres officiels et les témoignages des acteurs locaux ?

    - Tout d'abord, il faut savoir que le terme "professionnels du tourisme" regroupe de nombreuses corporations aux réalités bien distinctes : les hébergeurs, les restaurateurs, les transporteurs, les activités de loisir... Chacune de ces catégories ayant des sous-catégories qui ont elles-mêmes leurs propres réalités. Ainsi, si la fréquentation touristique 2023 s’avère en effet équivalente à celle de l’année précédente, le taux de satisfaction des professionnels de l’hébergement, que nous analysons dans notre note de conjoncture mensuelle, est inférieur à celui de l’an dernier.
    En août, par exemple, les professionnels déclarent un taux de remplissage de 77%, contre 82% en 2022.
    Toujours au mois d’août, 50% d’entre eux déclarent avoir constaté une stabilité de leurs réservations par rapport à 2022, 10% une augmentation, et 40% une baisse. Concernant le chiffre d’affaires, les statistiques sont à peu près équivalentes à celles des taux de réservation. Il ne s’agit donc pas d’une année catastrophe pour l'ensemble des professionnels du tourisme, mais d’une année où certains professionnels, principalement hébergeurs et restaurateurs, ont souffert, et nous l’ont fait savoir. 

    - De nombreux acteurs du secteur touristique en Corse attribuent la baisse de fréquentation à l'absence d'une politique touristique claire. Comment répondez-vous à ces critiques ?

    - On ne peut pas à la fois nous accuser de ne pas avoir de politique touristique, et critiquer en même temps notre politique touristique. Notre politique existe, et elle est très claire. Elle est définie par le PADDUC depuis 2014, affirmée et confirmée par les orientations successives : « un tourisme durable, fondé sur l’identité, largement réparti sur l’année et les territoires ». Ce sont les mots du PADDUC. Cela se décline, de manière opérationnelle, par ce que nous appelons la « déconcentration » touristique : géographique, temporelle et de provenance. Afin de rendre pérenne et acceptable l’activité touristique en Corse, les touristes doivent se répartir plus largement dans le temps, dans l’espace, et doivent provenir de destinations diverses en Europe et dans le monde. C’est ce que j’ai expliqué à de multiples reprises, et c’est apparemment cela qui m’a été reproché par la suite, par certains. Il n’y a pourtant aucune surprise, ces décisions sont approuvées en Conseil d’Administration de l’ATC régulièrement, y compris par les représentants des hôteliers. Cette direction est la seule qui puisse permettre à la Corse d’adopter un tourisme durable, socialement, économiquement, et en matière d’environnement. Un sondage paru chez vos collègues de Paroles de Corse en août démontre d’ailleurs que les Corses comprennent ces orientations : 67% s’y déclarent favorables (et 78% chez les électeurs nationalistes).

    - Finalement la stratégie de ne pas promouvoir la destination Corse en juillet et août a-t-elle porté ses fruits ?

    - Vous savez, une déclaration de ma part fin mai ne risque pas d’avoir un quelconque impact sur le mois de juillet, alors que la grande majorité des touristes ont déjà réservé leur billet et leur hébergement depuis longtemps… En revanche, la meilleure répartition des flux constatée cette année est certainement le fruit de plusieurs années d’engagements en ce sens, par l’ATC et tous ses partenaires. Il faut savoir que ce qui a fait réagir certains cette année existe depuis très longtemps à l’ATC. La promotion pour les mois de juillet et août était en diminution constante, jusqu’à devenir quasi inexistante. Je vais en réexpliquer les raisons, une fois encore : nous disposons, à l’ATC, d’un budget de promotion de 5 millions d’euros par an. Il s’agit d’une goutte d’eau dans l’océan de promotion naturelle faite en faveur de notre île, de toutes parts. On peut citer la promotion des opérateurs privés, par exemple, comme les transporteurs ou les hébergeurs, celle des journalistes, des blogueurs ou des influenceurs, etc… Cette gigantesque promotion non-officielle touche beaucoup plus de personnes que notre promotion institutionnelle. Incontrôlée, elle est centrée sur l’été, sur la plage, le GR20, et quelques sites emblématiques.
    Notre rôle d’agence publique est-il de venir rajouter de la promotion estivale balnéaire à cette masse déjà très importante ? Ou bien au contraire, de consacrer notre budget de promotion (7 fois inférieur à celui de la Sardaigne par exemple) à orienter les flux différemment ? Poser la question, c’est y répondre.
    Pour information, selon le CSA, en 2023 la Corse reste la région qui bénéficie de la plus forte présence médiatique au plan touristique, devant l’Occitanie et la Bretagne. Que personne ne s’inquiète : nous sommes bien loin d’avoir disparu des radars...

    - Récemment, le président de l'Exécutif de Corse a tenu des réunions avec des professionnels du tourisme qui réclament des aides pour surmonter les difficultés. Pourriez-vous nous informer des décisions prises lors de ces rencontres et nous expliquer quelles mesures l'Agence du Tourisme de Corse peut mettre en œuvre pour répondre aux besoins du secteur ?

    - Nous avons en effet rencontré à deux reprises les représentants des professionnels avec le Président, les conseillers exécutifs et les Chambres consulaires. Ces derniers nous ont fait remonter les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Nous avons pris l’engagement de les accompagner sur un certain nombre de points. Tout d’abord la construction commune d’un plan suite aux difficultés rencontrées en 2023. La seconde décision a été de construire des ateliers de travail mixtes entre le conseil exécutif de Corse et les Socioprofessionnels sur différents thèmes. Enfin, nous avons acté la construction d’un plan concerté concernant les évolutions et mutations nécessaires du modèle touristique à intégrer dans le processus d’évolution institutionnelle en cours de discussion entre la Corse et le Gouvernement. La puissance publique ne reste donc pas passive.

    - Alors que la saison touristique à venir se prépare déjà, pourriez-vous nous donner un aperçu des stratégies que l'Agence du Tourisme de Corse prévoit de mettre en place ?

    - Nous continuons à travailler sur nos trois axes principaux : 

    • l’observation,
    • le développement et
    • la promotion. 

    En termes d’observation, nous aurons en 2024 des données encore plus fiables et complètes, notamment concernant les transports, la popularité de la destination, le détail du comportement des touristes… Pour ce qui concerne le développement, nous poursuivons le soutien financier auprès de tous les professionnels engagés dans des démarches vertueuses, comme l’Eco-Label européen, pour lequel nous sommes les meilleurs élèves de France, ou encore l’accueil vélo, ou le label tourisme handicap. Plus globalement, nous continuerons à aider activement la montée en qualité de l’offre touristique via notre guide d’aides très complet. Enfin, concernant la promotion, nous allons accentuer notre politique de mise en valeur de la Corse à l’année via les thématiques comme gastronomie et vin, culture et patrimoine, sport et nature… Nous allons déployer différemment nos budgets, en privilégiant la communication digitale ciblée, mais aussi à travers la création en 2024 d’un espace permanent de promotion de la Corse en Italie, destiné à ancrer les liens entre nos territoires. Nous travaillons également sur l’ouverture et la consolidation des lignes aériennes touristiques avec la CCI, les différents offices de la CdC et les compagnies aériennes. Notre partenaire Air Corsica vient d’ailleurs d’annoncer l’augmentation des rotations envers Rome et Milan l’an prochain, du printemps à l’automne. Ces liaisons qui sont le fruit de notre travail en commun. Les compagnies maritimes ont également annoncé de nouvelles connexions entre Gênes, Porto Torres, Piombino et les ports d’Ajaccio et Bastia. La Suisse et la Belgique, marchés prioritaires, font actuellement l’objet d’un travail sur le renforcement des connexions aériennes directes. De nombreuses autres nouveautés verront le jour en 2024 en termes de connectivité maritime et aérienne, du printemps à l’automne. La réussite de notre économie touristique passe aussi par là. 

    Référence


    Wednesday, November 1, 2023

    2023; à la découverte du centre de recherche scientifique la Stareso, Calvi

     La station de recherches océanographiques de la Revellata, à Calvi, organisait hier un après-midi portes ouvertes auquel plus de 150 visiteurs aux profils variés se sont présentés. Visite guidée, ateliers et conférences étaient au programme.

    Toute l'équipe - soit une vingtaine de scientifiques et de techniciens - était mobilisée pour accueillir le public lors de cet après-midi exceptionnel.

    "C'est historique, c'est l'une de nos premières journées portes ouvertes depuis de très nombreuses années, s'enthousiasme Michel Marengo, le directeur scientifique de la station. Il y avait une vraie attente de la part du public, et on s'est dit qu'à l'occasion de la fête de la science, on accueillerait tous ceux qui le souhaitent. La Stareso est assez excentrée, à la pointe de la Revellata, cela fait notre spécificité en termes de recherches, car l'environnement est exceptionnel, mais on est moins accessibles au grand public. Alors, pour compenser notre isolement, on fait pas mal de sensibilisation auprès des écoles, des scolaires en général et des universités. Mais pour le grand public, c'est quasiment une première."

    Les drones sous-marins, stars de cette journée

    Par la mer ou par la terre, parfois à pied, plus de 150 visiteurs se sont présentés. Des navettes avaient été mises en place pour faciliter la logistique car il est très difficile d'accéder à la Stareso avec une simple voiture, la piste de plusieurs kilomètres étant en mauvais état. Les enfants, particulièrement, apprécient le matériel exposé sous leurs yeux.

    Les drones sous-marins, capables de filmer et de retransmettre les images en direct, ont été l'objet de toutes les attentions. 
    "Ce sont des ROV (pour "Remotely Operated Vehicles", ndlr), ils nous servent à faire de la prospection sous-marine, en complément du travail des plongeurs, vulgarise Hervé Arranz, le technicien pilote. Pédagogiquement, pour les élèves et les étudiants, ça permet de montrer en direct ce qui se passe sous l'eau. Aussi, ces ROV nous permettent d'aller dans des profondeurs beaucoup plus grandes. Alors que nos plongeurs se limitent à 40 mètres de fond, ces appareils peuvent descendre jusqu'à 300 mètres. De plus, alors qu'un plongeur va rester 30 minutes sous l'eau, un ROV peut y rester plusieurs heures. Le plongeur et la machine sont complémentaires." 
    Ces portes ouvertes étaient aussi l'occasion d'accueillir des intervenants extérieurs comme Jérémie Simeoni, du comité régional des pêches de Corse, dont la mission est de sensibiliser les usagers de la mer au respect de l'environnement.

    Parmi les visiteurs se trouvaient aussi des étudiants en sciences, dans d'autres domaines que la mer, mais capables de pousser la technicité des conversations vers des domaines de pointe. On entend alors parler de conductivité, de turbidité, de déplacement de phytoplancton.

    Référence

    Saturday, October 7, 2023

    Premier billet: Introduction à ce Blog; la natalité

     Préambule

    En 1800                               1 milliard d’être humain,
    En 1930                               2 milliards d’être humain,
    En octobre 2023,                8.1 milliards,
    En 2050 de l’ordre de        10 milliards.

    (Ref: Pison Gilles, démographe INED; https://www.ined.fr/fr/recherche/chercheurs/Pison+Gilles
    pour ses travaux voir: https://orcid.org/0000-0001-5916-2360)

    L'ordre de grandeur en fin 2023 est de l'ordre de 150 millions de naissance/an et 50 millions de décès/an.

    L'autre point est que cette "quantité" augmente sur une surface, la surface habitable. Afin de faciliter ce flux et cette accumulation du nombre d'individu sur cette surface, il reste nécessaire de classifier les ruraux et les citadins mais même pour cette classification il existe de nombreux écueils. Mais beaucoup de conséquences liées au pillage des ressources et à la mauvaise gestion de TOUS nos déchets reposent non pas en premier sur le nombre d'habitant mais sur le mode de les couplages entre consommation/recyclage/déchet. de certains groupes.

    Même un démographe professionnel comme Pison Gilles a déclaré sur France 2 le 9 octobre 2023 à 20h45 qu'avoir un ou des enfants "c'est fatiguant" en fortement décourageant nos jeunes et a insisté pour que les jeunes n'aient plus d'enfant, ou malgré tout s'ils en ont qu'ils les élèvent à une forme d'écologie  !!! 

    Motivations

    Ce blog désire partager et archiver mes recherches en se focalisant sur une partie de notre planète. Cette surface se situe sur l'Afrique, la Méditerranée et la "péninsule de l'Eurasie"  partie occidentale du continent Eurasie nommée "Europe".

    Le but de la science n'est pas en premier la lutte contre l'ignorance et les erreurs mais UNE CLARIFICATION du problème (posé par ses motivations) souvent très complexe, enchevêtré avec des inquiétude, avec des fausses opinions, et embrouillé par des paniques.

    Prenons l'exemple de la Côte d’Ivoire

    L'estimation de la croissance urbaine nécessite avant toute chose la définition de l’espace urbain, ce qui n’est pas un exercice aisé en Côte d’Ivoire. Lors du recensement de 1975, la ville était définie comme une localité ayant plus de 10 000 habitants (et comptant entre 4 000 et 10 000 habitants avec au moins 50 % des chefs de ménage ayant une activité non agricole). Après le recensement de 1998, la ville est désormais une localité de plus de 3 000 habitants agglomérés, dotée de fonctions politiques et administratives, la distinguant des villages par le niveau des équipements et par une population active non agricole dépassant 50 % (INS, 2001). Dureau (1993) propose la définition physique de la ville en tant que zone continue d’espace bâti. Pour la Côte d’Ivoire, l’auteur propose la taille de 5 000 habitants agglomérés. 

    Partant de ce critère, elle est passée de 2 146 293 en 1975 à 4 220 535 en 1988 et à 6 529 138 en 1998, soit un doublement en 13 ans et un triplement en 23 ans. Elle a augmenté de 7 % sur la période 1975-1988 contre 4 % sur la période 1988-1998. Il y a donc eu une période de forte croissance due aux performances économiques des années 1960 à 1970 suivie d’une période de régression entraînée par la crise économique des années 1980. Ce pays aurait connu depuis la fin des années 1990, si l’on s’en tient au critère de 5 000 habitants agglomérés, la transition urbaine ; c’est-à-dire le passage à la majorité urbaine. La population urbaine est estimée à 54,2 % en 2015 par la CIA. En 2015, environ 54 % de la population mondiale vivait en milieu urbain.

    La population de la zone d'Abidjan a dépassé 7 millions d'habitant en cette fin 2023. Depuis 2001Abidjan est gérée  par un « district autonome » de 2 119 km2 mais l'étalement urbain abidjanais s'accélère encore.

    L'autre point difficile concerne les migrations et toutes les formes de déraçinement (induites via les enfants des migrants qui sont "métissés" entre deux cultures). En Côte d’Ivoire l’attitude populationniste du gouvernement a induit une politique migratoire qui a encouragé durant une longue période la venue des "étrangers"  pour promouvoir le développement économique. En vue de faciliter leur intégration, le président Houphouët avait,  en 1966, même proposé la double nationalité aux ressortissants d’Afrique Occidentale Française. Selon le recensement général de la population de 1998, la population étrangère représentait alors 26 % de la population totale du pays, et plus de 95 % de cette population étrangère provenait des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le Burkina Faso fournissait à lui seul 56 % de la population étrangère en Côte d’Ivoire, soit 14,6 % de la population totale du pays. Au début des années 1990, l’instauration de la carte de séjour des étrangers a produit de nombreux effets. 

    L’augmentation rapide des étrangers a surtout contribué à la croissance des villes ivoiriennes. En 1975 ils représentaient près de 40 % des citadins. Entre 1978 et 1979, deux étrangers sur trois immigraient en ville dont ~41 % à Abidjan. Les Maliens se sont installés majoritairement en ville avec un quart de leur effectif à Abidjan. Contrairement à eux, les Burkinabés se sont installés dans les régions à forte production de cultures d’exportation. Plus de la moitié des Nigérians résident actuellement à Abidjan.

    L' aspect crucial en plus de la géographie repose sur "l'histoire", les classes d'âge, visialisé par la célèbre Pyramide des âges. 

    Cote d'Ivoire

    https://www.populationpyramid.net/fr/c%C3%B4te-divoire/2022/


    France
    en Corse
    solde naturel en Corse

    Il est intéressant de constater en cette fin 2023 que le nombre de naissance par an en Côte d’Ivoire pays de 30 millions d'habitant a beaucoup dépasssé ce nombre de naissance que génère le France, pays de 70 millions d'habitant. La Côte d’Ivoire est maintenant au dessus de 700 000 naissances/an avec une forte croissance et la France vient de passer en dessous de ces 700 000 naissances/an avec une forte décroissance. 

    La France n'a que 1.7 millions de fille de 0-4ans, la Cote d'Ivoire a     2.15 millions de fille de 0-4ans,
    La France n'a que 1.9 millions de fille de 5-9ans, la Cote d'Ivoire a     2 millions de fille de  5-9ans,
    La France n'a que 2    millions de fille de 10-14ans, la Cote d'Ivoire a 1.8 millions de fille de  10-14ans, 
    1KinshasaDrapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo17 071 000
    2ParisDrapeau de la France France12 532 901
    3AlgerDrapeau de l'Algérie Algérie7 796 923
    4AbidjanDrapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire6 207 000
    5CasablancaDrapeau du Maroc Maroc4 270 750
    6Montréal (RMR)Drapeau du Canada Canada4 060 700
    7DakarDrapeau du Sénégal Sénégal3 520 000
    8BamakoDrapeau du Mali Mali3 337 122
    9YaoundéDrapeau du Cameroun Cameroun3 060 000
    10DoualaDrapeau du Cameroun Cameroun2 768 000
    11OuagadougouDrapeau du Burkina Faso Burkina Faso2 700 000
    12Port-au-PrinceDrapeau d'Haïti Haïti2 440 000
    13TananariveDrapeau de Madagascar Madagascar2 398 000
    14LyonDrapeau de la France France2 291 763
    15BeyrouthDrapeau du Liban Liban2 200 000
    16TunisDrapeau de la Tunisie Tunisie1 990 000
    17LoméDrapeau du Togo Togo1 941 000
    18RabatDrapeau du Maroc Maroc1 845 000
    19BrazzavilleDrapeau de la république du Congo République du Congo1 838 348
    20MarseilleDrapeau de la France France1 752 398
    Données de 2021.
    On constate que Abidjan est déjà la 4ième ville francophone au monde avec une forte probabilité de dépasser Alger avant 2050. En 2023 Alger pèse 8 millions d'habitant (7 millions pour Abidjan). L'écart en 2015 était de 1.5 milliosn qui s'est réduit à 1million en seulement 7ans.
    Sur ces 20 villes, trois sont en France, une au Canada, une dans les Caraibes, une en Méditerranée orientale, et 14 sont en Afrique (et Madagascar). 

    Voir aussi liste:

    Cas de Lyon-St-Etienne (aire urbaine)

    L'aire urbaine de Lyon est une aire urbaine française centrée sur la ville de Lyon de 2.5 millions.
    Aire urbaine de Saint-Étienne est une aire urbaine française centrée sur la ville de St-Etienne de 0.6 millions. Le cas Lyon et St-Etienne resssemble à une grosse étoile qui interagit avec une étoile moyenne.
    La réalité fonctionnelle de ce peuple Ségusiave fait que ces deux aires travaillent ensemble avec une continuité territoriale via la clé de Givors.
    L'aire Lyon-St-Etienne (7600 km2) regroupe 3.1 millions d'habitant qui lui permettrait de rester dans le top 10 des aires urbaines francophones. 

    Cas de Montreal

    Le cas de Montreal est très intéressant car la Canada a une forte polique migratoire avec sélection. 
    D'ici 2040, environ 10 millions de baby-boomers et 3,5 millions de travailleurs supplémentaires quitteront la population active du Canada. Cela signifie que le Canada aura besoin d'environ 13,5 millions de travailleurs jusqu'en 2040 pour s'assurer que sa main-d'œuvre qualifiée ne diminue pas. Jusqu'en 2040, environ 12 millions d'étudiants devraient obtenir leur diplôme et entrer dans le bassin d'emploi canadien. Le Canada devra donc combler un déficit de 1,5 million de travailleurs.
    Selon Statistique Canada, la population du Canada était estimée à tout près de 40,1 millions de personnes au 1er juillet 2023, au terme d'une hausse de 2,9% en une année. Il s'agit de la plus forte croissance de la population canadienne enregistrée sur une période de douze mois depuis 1957 (Estimations démographiques du Canada au 1er juillet 2023). 
    Selon Statistique Canada, «si le taux d'accroissement démographique observé au cours de la dernière année devait demeurer au même niveau dans le futur, la population du Canada doublerait en 25 ans.»
    Le rythme désiré par les politiciens serait de 400 000 immigrés-net/an.
    Canada is tracking to pass 40 million people late in 2023 and is following the Statscan high population growth scenario to pass 50 million people by 2040. Canada should have 44 million people by 2030.

    Mais en fait Montreal devrait assez peu augmenter.

    Méthode

    Le 3 février 1623, Galilée reçoit l'autorisation de publier son Saggiatore qu'il dédie au nouveau Pape. L'ouvrage paraît le 20 octobre 1623, il y a 400 ans exactement jour pour jour. En 1618, on a observé le passage de trois comètes, phénomène qui relance la polémique sur l'incorruptibilité des cieux. Dans ce livre Galilée considère avec erreur que les comètes seraient comme des rayons lumineux et non comme de vrais objets, erreur démontrant la nécessaire modestie des savants pour toutes les générations. Mais le meilleur ouvrage de Galilée reste celui de 1638 dont la lecture me ravit encore: Discorsi e Dimonstrazioni matematiche intorno a due scienze attenanti alla mecanica ed i movimenti locali.

    Il me fallait finir cette "introduction-pitch" par ce paragraphe dans son  Saggiatore qui a participé à me décider à donner ma vie à la science et à devenir "chercheur CNRS":

    « La philosophie est écrite dans cet immense livre qui se tient toujours ouvert devant nos yeux, je veux dire l'Univers, mais on ne peut le comprendre si l'on ne s'applique d'abord à en comprendre la langue et à connaître les caractères avec lesquels il est écrit. Il est écrit dans la langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles et autres figures géométriques, sans le moyen desquels il est humainement impossible d'en comprendre un mot. Sans eux, c'est une errance vaine dans un labyrinthe obscur"

    Trois cartes importantes

    Croissance de la population avec les frontières actuelles des pays.
    Depuis 2015 l'Afrique croit, l'Europe s'effondre.


    Croissance de la population avec les frontières actuelles des pays
    et les critères définissant les "urbains".
    Encore beaucoup de migration vers les villes.



    Croissance de la population urbaine avec les frontières actuelles des pays



    ©S. Mottin