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Friday, November 10, 2023

"Un CHU pour la Corse"

Le texte plaidant en faveur de la création d'un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) en Corse rassemble une trentaine de signataires, parmi lesquels on compte des professeurs hospitalo-universitaires en poste ou à la retraite, dont font partie Josette Dall'Ava-Santucci et Laurent Papazian.

La Corse doit pouvoir être dotée d’un CHU afin que soit enfin respecté le principe fondamental du Code de la Santé Publique : l’égalité d’accès aux soins, laquelle est sérieusement mise à mal par certaines particularités de plus en plus prégnantes.

Depuis 20 ans l’Université de Corse propose l’enseignement de première année des études médicales. Les étudiants admis en seconde année sont actuellement répartis entre les CHU de Marseille, Nice et Paris. Le projet est d’étendre l’enseignement à tout le premier cycle (3 premières années) en 2024 et 2025 afin que les étudiants de l’Université de Corse afin de repousser leur départ à partir de la 4e année. La Corse est marquée par un essor démographique important (plus de 350 000 habitants au dernier recensement) et une forte activité touristique l’amenant à devoir faire face au doublement de sa population en période estivale, mais dans les faits un surcroît de population s’étendant des vacances de printemps celles de la Toussaint. Le vieillissement de la population y est particulièrement important. Ainsi, en 2019, les plus de 60 ans représentaient près de 30% de la population insulaire. Le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne française et le plus élevé pour les plus de 75 ans. L’offre hospitalière en Corse est portée par sept Centres Hospitaliers publics et huit établissements privés pour un total de 1000 lits de Médecine-Chirurgie-Obstétrique. Cette densité de lits (hors saison touristique) est inférieure à la moyenne française. Le taux de recours aux soins hors Corse atteint 20% avec 26 000 trajets depuis la Corse vers le continent pour un coût de trente millions d’euros (données CPAM).

Ces chiffres ne rendent pas compte de la pénibilité et des surcoûts pour les patients (titres de transport, ponctualité, accompagnants) avec à la clef, pour certains, une iniquité d’accès voire un renoncement aux soins. Il s’agit parfois de consultations ou d’actes mineurs pour des spécialités sous-représentées ou absentes sur l’île qui devraient être prises en charge en Corse. Paradoxalement, certaines activités très spécialisées dignes d’un CHU sont déjà présentes au sein des établissements insulaires telles que Procréation Médicalement Assistée, Centre de Ressources et Compétence de la Sclérose en Plaques, Centre Mémoire Ressources et Recherche, une activité de neuroradiologie interventionnelle ou une activité d’assistance respiratoire et cardiaque extra-corporelles. Le vieillissement de la population touche aussi les médecins dont l’âge moyen est plus élevé que la moyenne française.

Ainsi, les médecins de 70 ans et plus représentent 10% de l’effectif total. Lorsque l’on interroge les étudiants de l’université de Corse admis en seconde année et en cours de cursus, deux tiers seraient intéressés par le fait d’exercer tout ou partie de leur activité au sein du CHU de la Corse. Un travail récent montre que 70% des étudiants de l’université de Corse admis en seconde année ayant choisi la médecine générale une fois devenus Internes reviennent s’installer en Corse.

En revanche, seulement 30% de ceux ayant choisi une autre spécialité reviennent travailler en Corse. La création d’un CHU en Corse permettrait aux étudiants en médecine d’accomplir tout ou partie de leur cursus en Corse et d’y poursuivre leur carrière professionnelle. Les régions françaises métropolitaines qui ont le moins de médecins sont les mieux dotées en nombre de postes d’Internes. Sauf une. La Corse. La seule à ne pas disposer d’un CHU. L’Université de Corse abrite en son sein plusieurs unités de recherche (dans le domaine des maladies infectieuses, des mathématiques appliquées à la médecine, de la physique, de l’informatique, du vieillissement et un axe santé- environnement) qui pourraient permettre aux futurs hospitalo-universitaires de développer leurs projets de recherche.

Il ne s’agit pas d’universitaires tous les services hospitaliers insulaires, mais de cibler prioritairement (1) certaines spécialités où l’offre est faible ou nulle, et (2) certaines spécialités bien développées initiant déjà des projets de recherche clinique. L’originalité du projet construit à l’initiative de la Collectivité de Corse consiste à associer les établissements hospitaliers publics et privés (ainsi que les médecins libéraux) à travers un projet médical partagé et un conventionnement incluant les missions d’enseignement et de recherche. En effet, la complémentarité est impérative eu égard à l’isolement géographique de la Corse et à la population relativement peu nombreuse.

Ces synergies entre secteur public et secteur privé sont souhaitées par les tutelles et le CHU de la Corse serait en cette matière très innovant. Le travail préparatoire mené par un consultant a permis de mettre en lien tous ces acteurs désireux de construire ensemble ce projet visant aussi à étoffer l’offre de formation paramédicale (notamment pour les infirmières de blocs opératoires, les infirmières anesthésistes, les cadres de santé, les manipulateurs radio). Les paramédicaux sont des acteurs hospitaliers majeurs, s’engagent dans des tâches d’enseignement et de recherche, mais sont aussi la clef de la réussite d’une politique territoriale visant à développer et multiplier des parcours de soins et l’éducation thérapeutique.

La santé est en réalité un des principaux moteurs de la recherche et du développement dans les pays occidentaux. Ainsi, l’organisation des soins en Corse ne doit pas être considérée uniquement comme une charge pour la société, mais s’inscrire dans une dynamique qui favorise la création de richesses. Cette dynamique doit reposer sur des plateaux techniques performants, modernisés et attractifs et doit s’appuyer sur des structures de recherche de haut niveau et productives. En outre, cette dynamique pourra permettre tant aux soignants qu’à la population de se projeter dans un avenir plus sécurisé.

Le CHU doit permettre cela tout en conservant et développant les synergies déjà existantes avec les autres établissements hospitaliers et universitaires, s’appuyer sur celles-ci pour se construire et en créer de nouvelles qui favorisent à la fois l’échange et la progression du savoir. Il s’agit d’un objectif très ambitieux, mais tout à fait réaliste à nos yeux.

Professeurs des universités, médecins hospitalo-universitaires exerçants ou ayant exercé en CHU, nous soutenons le projet de création du CHU de la Corse.

Patrick Barbet, Paris

Marc Bazot, Paris

Dominique Barbolosi, Marseille

Sofiane Bendifallah, Paris - Jean-Michel Bartoli, Marseille

Jacques-Charles Bertrand, Paris

François Carré, Rennes

Yves- Sébastien Cordoliani, Paris

Dominique Crenesse, Nice

Josette Dall’Ava-Santucci,, Paris

Jean- François Dhainaut, Paris

Gilles Dhonneur, Bastia

Anh Tuan Dinh-Xuan, Paris

Christophe Doddoli, Marseille

Pierre Gastaud, San Fiurenzu

Jean-Michel Gracies, Bastia

Noël Graziani, Marseille

Dominique Grisoli, Marseille

Francine Leca, Paris

René-Paul Louis, Marseille

Guy Moulin, Marseille

Franck Paganelli, Marseille

Jean-Roch Paoli, Bastia

Laurent Papazian, Bastia

Didier Payen, Paris

Marie-Laurence Poli-Merol, Reims

Daniel Sereni, Paris

Andreas Stein, Marseille

Bertrand Souweine, Clermont-Ferrand

Lionel Velly, Marseille

Paul-Julien Venturini, Corti -

ean- Philippe Verhoye-Rocchesani, Rennes

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/TRIBUNE-Un-CHU-pour-la-Corse_a73797.html

Wednesday, November 8, 2023

3 octobre 2023 Insee : La Corse reste la région métropolitaine la plus touchée par la pauvreté

Ce mardi, l'Insee présentait les résultats de son panorama de la pauvreté. Avec 18% de taux de pauvreté, la Corse s'illustre une nouvelle fois comme le territoire métropolitain le plus touché.

La Corse est la région métropolitaine qui affiche le taux de pauvreté le plus élevé. C’est ce qui ressort du panorama de la pauvreté que l’Insee a publié ce mardi 3 octobre 2023. Cette étude à paraitre dans 14 régions et qui fait suite à une convention nationale avec la Délégation Interministérielle à la Prévention à la Lutte contre la Pauvreté, a été réalisée sur l’île en partenariat par l’INSEE et let le préfet représenté par le Commissaire à la lutte contre la pauvreté, Didier Medori. « Elle s’inscrit dans le cadre d’un diagnostic territorial qui va être posé par les services de l’État d’ici la fin 2023 », précise ce dernier en dévoilant que ce diagnostic servira de base pour définir le pacte territorial de solidarité que l’État souhaite construire avec la Collectivité de Corse pour la période 2024-2027 et qui visera à mettre en œuvre un certain nombre d’actions concrètes pour lutter contre la pauvreté. 

De facto, afin de dresser une photo la plus précise de la situation sur le territoire, la publication s’astreint tout d’abord à constater l’état de la pauvreté numéraire. 

« Nous nous sommes basés sur un taux de pauvreté défini par des revenus inférieurs à 60% des revenus médians de la population de France métropolitaine, ce qui correspond à 1120 euros par mois pour une personne seule et 2350 euros pour un couple avec deux enfants », indique Arnaud Huyssen, chef de projet à l’Insee Corse en reprenant : « D’après cette définition, le taux de pauvreté en Corse s’élève à 18% de la population ». Un taux qui place l’île 4 points au-dessus de la moyenne de France métropolitaine.  « Cela représente 30 000 familles et à peu près 63 000 hommes et femmes en Corse qui vivent sous le seuil de pauvreté », vient compléter Didier Medori qui pointe que « 40% de ces personnes vivent dans les agglomérations d’Ajaccio et Bastia »

En outre, l’étude relève des divergences entre les deux départements insulaires. « En Haute-Corse, le taux de pauvreté est de deux points supérieur à la moyenne régionale et atteint 20% », observe Arnaud Huyssen en notant qu’elle est ainsi 3ème sur le podium des départements où le taux de pauvreté est le plus élevé en France métropolitaine « juste derrière la Seine Saint Denis et les Pyrénées Orientales ». La Corse-du-Sud affiche pour sa part un taux de pauvreté de 16%, et se place à la 19e place départements les plus pauvres de France métropolitaine.

Pour comprendre cette différence, l’Insee avance que la Haute-Corse est « un territoire plus rural avec des personnes plus âgées ». 

Or, l’étude fait en effet ressortir que l’âge est bien le premier critère de pauvreté sur l’île, les plus de 60 étant les plus touchés, alors qu’ailleurs le taux de pauvreté a plutôt tendance à diminuer avec l’âge. 

En Corse, 19% des 75 ans et plus vit d’ailleurs sous le seuil de pauvreté contre 10% en France métropolitaine. À l’autre extrémité de la pyramide des âges, les moins de 30 ans sont également particulièrement touchés avec près d’un jeune sur quatre qui se trouve en situation de pauvreté.

Les retraités frappés de plein fouet par la pauvreté en Corse

Par ailleurs, l’Insee met également en lumière que le taux de pauvreté dépend aussi de son lieu de résidence, les territoires isolés étant les plus concernés par le phénomène. Un taux de 22% de pauvreté est ainsi enregistré dans les communes rurales non périurbaines de l’île, contre 14% au niveau national dans ce type de communes. « Du coup, ce sont logiquement les EPCI les plus rurales qui ont les taux de pauvreté les plus élevés », souligne Arnaud Huyssen en visant notamment l’Oriente (27%) et la Castagniccia-Casinca (24%). « Ces deux EPCI font partie des EPCI de France métropolitaine où la pauvreté est la plus forte », insiste-t-il en livrant par ailleurs : « On note aussi des taux de pauvreté élevés dans les EPCI à orientation plutôt touristique, comme les intercommunalités de Calvi (22%), ou de l’Ile-Rousse Balagne et du Sud Corse avec 20% ». A contrario, les EPCI urbains enregistrent des taux de pauvreté plus faibles, à l’instar de l’intercommunalité ajaccienne (14%). 

Dans une seconde partie, l’étude s’astreint par ailleurs à établir une typologie des ménages pauvres grâce à des profils sociodémographiques. « En Corse, la grosse particularité c’est que trois profils regroupent 80% des ménages pauvres », note Arnaud Huyssen. Les non insérés sur le marché du travail et locataires dans le parc privé comptent ainsi pour 20% des ménages pauvres, les travailleurs pauvres pour 16% et surtout les retraités qui affichent un taux de pauvreté 43% contre 27% en France métropolitaine. « En outre, ce sont les EPCI les plus ruraux qui regroupent les plus forts taux de ménages retraités parmi les ménages pauvres », signale le chef de projet de l’Insee en visant les communautés des communes Spelunca-Liamone (55%), Pasquale Paoli (52%) et Oriente (50%). 

Enfin, l’étude avance que trois résidents sur quatre en Corse vivent dans un territoire « fragilisé » et note qu’avec 40% des EPCI insulaires touchés, la situation de tension face au logement est le facteur qui accroit le plus le risque de pauvreté. 

Référence

Depuis 2020, la municipalité d'U Mucale a entrepris un nouvel élan: réouverture école 40 enfants; vente de terrain à 40€/m2

Depuis 2020, la municipalité d'U Mucale a entrepris une nouvelle dynamique de développement durable et dynamique au bénéfice de ses résidents, jeunes et moins jeunes, en mettant en place une série de projets ambitieux.

Jean-Baptiste Filippi, maire engagé dans la préservation de sa commune, revient sur les réalisations passées, en cours et à venir qui contribuent à l'épanouissement de la localité. 

Parmi ces initiatives figurent des projets immobiliers destinés aux primo-accédants, la création d'une nouvelle école et le développement de nouvelles infrastructures communales, témoignant de l'engagement de la municipalité envers le bien-être de sa communauté. 

"Dans le but de préserver la commune de la spéculation foncière qui sévit partout dans l’île, nous avons décidé de proposer deux projets pour permettre aux jeunes de devenir propriétaires sur leur terre" explique Jean-Baptiste Filippi.

Pour atteindre cet objectif, la municipalité a lancé deux projets visant à permettre aux jeunes de devenir propriétaires sur leur propre terre.

Le premier projet, situé au lieu-dit I Tarrazzoni, sur une parcelle de 4 hectares dont la commune était déjà propriétaire, a été divisé en 18 lots de 1200 mètres carrés chacun, tout en préservant 2 hectares d'espace vert. 
Initialement destinés aux résidents d'U Mucale, ces terrains ont ensuite été ouverts aux jeunes habitants des villages voisins à un prix abordable de 40€ le mètre carré, soit 48 000€ par parcelle.

"Nous avons fait un prix intéressant pour qu’ils puissent devenir propriétaires. Et pour nous, rembourser les frais de viabilisation. Nous sommes à 40€ le mètre carré. Soit 48 000€ la parcelle". détaille encore le maire de la commune. 

La Collectivité de Corse offre également une aide de 10%, soit 280 000€, pour l'achat et la construction, permettant aux jeunes propriétaires d'acquérir leur terrain pour seulement 20 000€.  

Eviter la spéculation immobilière 

La municipalité a également acquis un terrain de 2 hectares à la sortie du village évitant ainsi la vente à des promoteurs immobiliers. 

"Après le décès de l’épouse du juge Marchesi, nous avons rapidement acheté le terrain de 2 hectares à la sortie du village. Nous savions qu’il intéressait de nombreux promoteurs immobiliers. Nous sommes tombés d’accord sur le prix avec les propriétaires et nous l’avons acheté à 40€ le mètre carré" explique le Jean-Baptiste Filippi.  

Ainsi, ces 14 lots, situés au lieu-dit U Petrò, seront vendus à 80€ le mètre carré, couvrant ainsi les frais d'achat et de viabilisation. Ils sont exclusivement destinés aux primo-accédants, avec l'obligation d'y résider à l'année et l'interdiction de louer ou de revendre pendant 20 ans. 

"Ils sont proposés uniquement aux primo-accédants, avec l’obligation d’y vivre à l’année, et l’interdiction de louer et de revendre durant 20 ans. Nous sommes ravis d’offrir cette opportunité à tous ces jeunes qui ont grandi ici et qui ne peuvent plus habiter dans leurs propres villages à cause de la flambée des prix".

Une commune pour les jeunes

La réouverture de l'école, 40 ans après sa fermeture, est un autre exemple du développement de l'attractivité du village. Avec l'arrivée prochaine de 32 familles à U Mucale, les enfants pourront désormais faire leur scolarité sur place. "Nous avions souhaité rouvrir l’école au village ou aujourd’hui nous sommes fiers de pouvoir accueillir une 40aine d’enfants". De la petite section au cours préparatoire, les cours ont lieu pour le moment dans le bâtiment communal mais la municipalité a récemment acquis la maison des Dary, une magnifique propriété de 3500 mètres carrés, pour 600 000€. "​Nous avons décidé de l’acheter pour ne pas laissé partir ce bien d’exception à un étranger". détaille l'élu. Ces locaux abriteront les nouveaux bureaux de la mairie ainsi qu'un appartement communal. Sur le terrain, un nouveau bâtiment scolaire est en construction, et un City Stade est presque achevé, offrant aux jeunes une option sportive locale pour les divertir.

La municipalité d'U Mucale se démarque ainsi comme un exemple de développement local dynamique et équilibré, dédié au bien-être de ses résidents et au maintien de leur qualité de vie

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/U-Mucale-une-commune-en-plein-essor_a73415.html

Tuesday, November 7, 2023

démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable; 4 ans après.

 les plagistes inquiets de devoir démonter leurs établissements

Quatre ans après la démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable, les restaurateurs de la plage de Calvi semblent y trouver leur compte. Mais la perspective d'un démontage hivernal les préoccupe. 

Novembre 2019. Les bulldozers rasent une à une les quinze paillotes de la pinède de Calvi. Dans la foulée, les restaurants de plage sont reconstruits en bois ou en containers, dans l'idée de pouvoir être démontés chaque hiver. Pour les propriétaires, ces travaux représentent des sommes importantes, allant de 200 000 € à près d'un million d'euros.

Les crédits courent sur 7 à 15 ans. Cet été, le quatrième depuis que la plage de Calvi a changé de visage, les socioprofessionnels continuent à assumer les coûts de la reconstruction. "Financièrement, cela a été très dur, indique un plagiste, l'un des premiers en partant du club nautique. Tout le monde a dû emprunter de l'argent ; pour la démolition, mais surtout pour reconstruire. Pour notre restaurant, l'un des plus petits de la plage, il y en a déjà pour plus de 200 000 €. Bon, il faut admettre que c'est bien mieux aujourd'hui ; que ce soit par rapport à l'esthétique ou à sa fréquentation. La démolition, cela a été un mal pour un bien."

Incontestablement, la plage de Calvi est bien plus belle depuis que ses paillotes sont uniformes. Les services de l'État délivrent chaque année une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de 5 mois, du 15 avril au 15 octobre. Pour une superficie de 650 mètres carrés, en totalité, les plagistes s'acquittent d'environ 50 000 € par saison.

" Cela ne fait que trois ou quatre ans que nous remboursons, note un autre plagiste. On a bien travaillé en 2021 et 2022, mais cette année il y a une vraie baisse. Les saisons sont plus courtes, et le pouvoir d'achat est en berne. Le maire fait tout pour que la commune récupère la gestion de la plage, mais il paraît que ça coince. On craint de devoir démonter, cet hiver. Cela aurait un coût énorme."

Depuis que les établissements démontables ont été installés, début 2020, aucun d'eux n'a jamais été retiré durant l'hiver. Une procédure est en cours pour que la commune récupère la gestion de sa plage pour les 12 ans à venir. Calvi attend notamment son classement en station touristique, ainsi que d'autres échéances administratives.

Dans l'incertitude, les plagistes s'interrogent. " Le décret plage de 2006 est obsolète, il faut impérativement le toiletter, estime Jean-Pierre Pinelli, coprésident de l'association des plagistes de Calvi avec Gilbert Vietto, Jean-Claude Butteri et Serge Levy. Il ne correspond plus aux besoins de l'économie, à l'échelle nationale. L'impact carbone d'un démontage est très important : il faut faire venir des engins, démonter, remonter. Il n'y a qu'un seul grutier sur Calvi, il lui faudrait 3 mois pour démonter tous les établissements. Il faudrait aussi que les Chemins de fer de la Corse interrompent leurs trains à chaque fois. Le coût de démontage, c'est 50 000 €, sans parler de la casse. Et on entrepose où nos containers ? Dans la pinède classée ? L'hiver, alors qu'il n'y a personne sur la plage, pourquoi il nous faudrait démonter ?"

Les plagistes espèrent tous de bonnes nouvelles avant la fin de saison, le 15 octobre.

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/52874232225451/balagne-les-plagistes-inquiets-de-devoir-demonter-leurs-etablissements

Saturday, November 4, 2023

Enclavement de la Balagne & Falasorma en Corse, et quelques cas d'école de conflictualité

 


L'enclavement de l'ensemble Balagne&Falasorma 

Cette géographie si particulière de cette micro-région induit de graves difficultés des mobilités.


On peut passer par l'intérieur en tournant après Corbara par Muro, 
même si rajoute 10km cela évite de traverser Ile-Rousse.
Développement de Lozari, Belgodère-Plage, de l'Ostriconi?

Exemple de l'importance de trouver de nouvelles voies:
cas de la vallée et du col du Marsulinu avec un gain de 13km mais surtout d'une demi-heure.
Mais la route côtière est abandonnée et en mauvaise état.

Exemple typique d'un enclavement qui implique un trajet de 120km 
à la place du vol d'oiseau de 30km.

Par le sud, le manque d'investissement induit un enclavement la Balagne & Falasorma 
mais aussi des micro-régions adjacentes
avec le seul passage du col de Vergio
le col routier le plus haut de l'île à 1 477 m
qui relie ainsi Albertacce dans le Niolo (En-Deçà-des-Monts) 
à Évisa dans les Deux-Sevi.
Il est situé sur une arête entre la Punta de Cricche (2 057 m) 
du massif du Cinto au nord et Capu a Rughja (1 712 m).
 L'hiver le PC Neige de Corte informe les usagers de la route qui veulent franchir le col.

Le col de Vergio est dominé par la statue du Christ Roi, monolithe de granit rose pesant 25 tonnes, haut de 6 m et 9,50 m avec son socle). Cette statue est l'œuvre du sculpteur corse Noël Bonardi (né le 14 février 1934 à Afa et mort le 15 mars 2012 à Afa;https://noelbonardi.wixsite.com/noel-bonardi/noel) installée depuis 1984. Elle est son œuvre monumentale la plus haute avec son socle installé en Corse.

Nous avons deux cas d'école de conflictualité



Conflictualité politique

Plutôt que de passer par le col de Palmarellu et le golfe de Girolata, il serait possible de traverser par le col de Parma, plus exactement la Bocca di Melza (771 m), la plaine de Parma et la forêt de Pirio, reliant ainsi le Fango à Serriera.
Ce projet avait étudié lors de le construction de la nouvelle route du Marsulinu mais les villages d'Osani, Curzu et Partinellu s'y sont opposés, car cette voie les auraient encore plus isolés, avec en plus à l'époque les soucis liés à la séparation administrative entre 2A et 2B.
Une piste forestière existe pour rejoindre le pont de Pirio aux bergeries de Parma.

Conflictualité géographique et écologique

Dans la voie suivante, la conflictualité repose sur la hauteur des cols (et coût tunnel) et l'écologie afin de protéger des espaces et des patrimoines naturels exceptionnels. Mais la Corse elle-même n'est-elle pas un immense patrimoine exceptionnel ? La conflictualité s'y revèle entre la transformer en un zoo pour touriste qui ont le temps et l'argent pour visiter et un espace d'équilibre entre ce patrimoine et les habitants qui souhaitent un développement "minimum" des voies d'accès et de leur entretien toutes les saisons.

Cette autre voie avait été initiée sous Napoléon III en passant par le col de Caprunale (1370 m), puis du refuge de Puscaghja, puis Bocca di Guagnarola (1833 m) pour rejoindre col de Vergio ou les bergeries de Tula ou à Tusella ou les bergeries de l'Aghiunghienti, ou Evisa,. Le large chemin pour "calèches" construit dans les années 1870 sous le col de Caprunale reste un monument des chemins de montagne en Corse et mériterait un entretien à la hauteur de ce patrimoine construit au Second Empire en utilisant des bagnards de l'époque et les hommes du Niolu.
Pour relier le col de Caprunale au col de Vergio, il est aussi beaucoup plus aisé d'éviter Guagnarola et de passer par bocca di Cuccavera (1475 m) et bocca à u Saltu (1391 m), puis le pont de Casterica (1164 m) très proche de la route D84 qui monte au col de Vergio.















Wednesday, November 1, 2023

deux autorisations d'hospitalisation à domicile cohabitent sur le territoire de Balagne.

 Hospitalisation à domicile : une nouvelle offre en Balagne

Le centre hospitalier de Calvi-Balagne propose, depuis le 16 janvier 2023, un service d'hospitalisation à domicile (HAD) en partenariat avec l'hôpital de Corte.

Les directrices des deux établissements, Danielle Bourcelet pour la Balagne et Charlotte Lhomme pour le Centre Corse, ont présenté, ce mardi 18 avril, cette nouvelle offre lors d'une conférence de presse commune, à Calvi.

" Nous avons souhaité communiquer parce qu'il existe une confusion entre notre HAD publique et l'HAD privée, contextualisent les deux directrices. Depuis janvier, deux autorisations d'hospitalisation à domicile cohabitent sur le territoire de Balagne. L'hôpital de Calvi ne disposant pas de sa propre autorisation, nous utilisons celle de l'hôpital de Corte dans le cadre d'un partenariat entre les deux structures. L'aire géographique de l'hôpital de Corte, qui comprenait déjà le Centre Corse et la Plaine orientale, s'étend désormais à la Balagne. "

Une équipe dédiée à l'hospitalisation à domicile en Balagne a été constituée. Elle se compose du médecin coordinateur Charles Ryckewaert et deux infirmières coordinatrices, Émilie Fresu et Maheva Ettori. Les protocoles utilisés et les outils informatiques sont les mêmes que ceux utilisés par les collègues cortenais. Le service est joignable du lundi au vendredi, de 8 heures à 18 heures. Une astreinte est également en place 24 heures sur 24 pour les urgences.

"Nous avons signé des partenariats avec les libéraux qui fournissent du matériel ou interviennent au domicile pour réaliser les soins, précise le Dr Ryckewaert. Notre HAD met à disposition les moyens matériels, organise leur livraison et la récupération des déchets de soins. Mais ce n'est pas nous qui faisons ces soins. En général, l'HAD intervient en aval d'une hospitalisation, sur des soins qui peuvent être assez lourds. Le patient a le choix du professionnel qui va intervenir chez lui. "

Depuis sa mise en place en janvier, l'HAD publique prend en charge une dizaine de patients en Balagne. Un chiffre qui devrait s'élever jusqu'à 15 patients ou 20 patients d'ici la fin de l'année. À titre de comparaison, entre le Centre Corse et la Plaine orientale, c'est une trentaine de patients qui est prise en charge par l'hôpital cortenais.

Un véritable feuilleton

L'hospitalisation à domicile en Balagne a connu des péripéties nombreuses ces dernières années. En mai 2021, l'hôpital de Calvi-Balagne et l'association Hospitalisation à domicile de Corse unissaient leurs forces dans la création d'un Groupement de coopération sanitaire (GCS). Ce partenariat entre l'hôpital public et la structure privée n'a jamais vraiment fonctionné, pour s'éteindre au bout de quelques mois. Depuis 2015, l'hospitalisation à domicile en Balagne traversait une crise profonde et la tentative de conciliation de mai 2021 n'y aura rien changé.

Plus récemment, en 14 janvier 2023, la communauté de communes de L'Île-Rousse-Balagne actait pour trois années une convention de moyens avec l'association d'Hospitalisation à domicile de Corse. Une convention qui comprend la mise à disposition d'une infirmière du CIAS à hauteur de 15 % de son temps de travail et d'une assistance sociale à hauteur de 10 %.

Un local mutualisé, vitrine de l'association HAD en Balagne, était également inauguré sur l'avenue Paul-Doumer de L'Île-Rousse. "L'HAD a besoin de proximité et de connaissance du terrain pour développer le service que nous voulons, justifiait Lionel Mortini, le président de la communauté de communes. Nous repartons de zéro, avec notre CIAS, dans le cadre de ce nouveau partenariat, car il existe un véritable manque, un trou dans la raquette. Il faut que les gens qui peuvent être soignés à la maison le soient, dans de bonnes conditions."

En crise depuis près de huit ans, l'hospitalisation à domicile en Balagne se décline désormais en deux offres distinctes ; une publique et une privée. Pour les usagers, la différence est peu visible puisque, dans les deux cas, ce sont les professionnels de santé libéraux du territoire qui effectuent les soins.

Contact : 06 74 55 79 50 ou had@chcalvi-balagne.fr

Référence du 19/04/23

https://www.corsematin.com/articles/hospitalisation-a-domicile-une-nouvelle-offre-en-balagne-140658

Haute-Corse : une rentrée en tout petit comité dans la classe unique du Giunsani

 Olmi-Cappella; De la maternelle au CM2, sept enfants ont repris le chemin de l'école de la vallée, située à Olmi-Cappella (Haute-Corse). Un effectif restreint, pour la maîtresse Marion Katz et son aide maternelle Virginie Buono, qui assurent un suivi personnalisé.

Une classe unique, c'est un peu l'ambiance d'une famille nombreuse. En tout cas, c'est ainsi que Marion Katz décrit la mission d'enseignement qu'elle assure depuis 15 ans dans l'école intercommunale d'Olmi-Cappella, qui regroupe les quatre communes du Giunsani. 

"Nous étions neuf l'année dernière, il y a eu deux départs en sixième, une élève sur le collège de Calvi et un élève à Moltifao, indique la professeure des écoles. Il n'y a pas eu d'entrée de maternelle, mais nous en aurons plusieurs l'année prochaine et la suivante. L'école et assurée de se maintenir."

 Depuis sa prise de poste, en 2008, l'enseignante a vu varier ses effectifs de 5 élèves jusqu'à 13 certaines années. À chaque rentrée, il faut s'adapter au niveau des élèves. "Par exemple, cette année, je n'ai pas de CE1 ni de CE2, relate-t-elle. Toutes les années sont importantes, mais les CP et les CE1 sont celles qui requièrent le plus d'attention puisque ces élèves ne sont pas autonomes en lecture et en écriture. Ce sont les niveaux phares, avec le CM2, pour bien préparer le passage en sixième." Baptiste, le "grand" de l'école, est en CM2. Il entame donc sa huitième et dernière année de scolarité au village. Fiurenzu, Lou et Tanguy sont à peine plus jeunes, en CM1. Raphaël et Eloane, au CP, apprendront à lire cette année. Cette dernière est la seule fille de l'établissement. Enfin, c'est Ignace, le seul élève de maternelle, qui requiert l'attention exclusive de Virginie Buono, son aide dédiée.

Reprise en douceur

Après deux mois d'une liberté totale dans les ruelles de leurs villages respectifs, les enfants se retrouvent pour une reprise progressive. 

"L'objectif est de les amener en douceur à reprendre une vie collective, à se réapproprier certaines règles, avec une tolérance zéro sur la violence, qu'elle soit verbale ou physique, précise l'enseignante. On suit le projet phare de lutte contre le harcèlement, la priorité est que les élèves n'aient pas l'appréhension de venir en classe. Il y a un travail de sensibilisation : ne pas insulter, ne pas frapper. Il faut désamorcer dès que cela arrive. La difficulté, dans une petite école, c'est qu'on n'a pas beaucoup de choix de copains et c'est souvent la dispute avec le meilleur ami. On n'a pas d'autres camarades pour se consoler et ça vire au microdrame."

Ce matin-là, c'est temps libre en extérieur, rentrée en classe en chanson, avant de rouvrir les cahiers. Si tout se passe bien, une séance de sport est prévue pour clôturer la matinée. Six heures par jour, une quarantaine de semaines par an, pendant huit ans, cela laisse du temps pour créer des liens forts. "Lorsqu'ils partent en sixième, c'est un déchirement, confie la maîtresse. Les CM2 qui viennent de partir, c'étaient mes élèves depuis la moyenne section de maternelle. Dans une classe unique, on a un relationnel fort avec chacun d'eux. Je différencie les apprentissages, j'adapte la pédagogie à chacun. Le temps passe vite, les premiers CP que j'ai eus sont en licence aujourd'hui."

Un avenir assuré

Pour ne pas grandir trop isolés, les écoliers du Giunsani prennent part à de fréquents échanges avec d'autres établissements de Balagne et du Centre Corse. L'année dernière, ils ont accueilli durant deux jours leurs camarades de l'école de Galeria, ainsi que les éco-délégués du collège de Calvi. Cette année, un échange avec le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Zilia-Montegrossu est prévu, sur le thème de la musique.

Le maire d'Olmi-Cappella, Frédéric Mariani, est passé à l'école, en cette période de rentrée, pour s'assurer du confort de chacun.

"Voir l'école fermer dans le Giunsani, cela a toujours été ma hantise, confesse-t-il. Heureusement, ce n'est jamais arrivé et les perspectives sont très bonnes puisqu'il y a eu une dizaine de naissances ces trois dernières années, et d'autres sont à venir. Nous avons pu rouvrir la micro-crèche, sous l'autorité de la communauté de communes. Elle est aujourd'hui trop petite pour accueillir les neuf enfants inscrits. Nous allons demander une dérogation. C'est de bon augure, l'avenir de l'école est assuré pour la décennie qui arrive." 

 Référence


À L’Île-Rousse, un collectif et une pétition contre la construction d'immeubles

 U Cullettivu 66, composé de riverains, attaque en justice un permis délivré par la commune de L'Île-Rousse concernant la construction d'immeubles de quatre étages sur le terrain situé entre les écoles et le rond-point de Santa-Reparata

Le permis de construire, délivré le 12 juillet 2023 par la commune de L'Île-Rousse, prévoit la construction de quatre immeubles en R+4 sur le terrain situé entre les écoles de L'Île-Rousse et le rond-point menant à Santa-Reparata. Dans ce lotissement dit du Moulin à vent, sur une superficie d'un demi-hectare, le projet prévoit la réalisation de 66 appartements, ainsi que de parkings en sous-sol, sur une hauteur totale de près de 15 mètres.

La perspective de cette nouvelle promotion déplaît aux riverains qui ont décidé de constituer un collectif, baptisé Cullettivu 66. Un recours auprès du tribunal administratif de Bastia a été déposé le 25 septembre 2023 et une pétition en ligne rassemble près de 300 signataires. Le collectif justifie sa prise de position par la proximité avec les écoles et le taux de résidences secondaires, déjà élevé sur la commune. En effet, la ville de 3 224 habitants comporte 3 418 logements, mais 1 527 de ces logements sont destinés à la population permanente et 1 861 sont des résidences secondaires.

"Il n'y a pas de problèmes de logement à L'Île-Rousse, mais des problèmes de politique du logement, assure le collectif. Lorsque nous avons réalisé ce qu'allait devenir ce lopin de terre, nous nous sommes dit que c'était pure folie qu'il puisse y avoir une énième promotion immobilière dont nous ne savons rien. Car il manque les informations sur la destination de la promotion et sa composition. On sait aujourd'hui que le T2 est surtout destiné à la location saisonnière. Les jeunes Île-Roussiens qui s'installent ont besoin de plusieurs chambres, pour fonder une famille."

Un espace public pour les élèves

Selon nos informations, ce n'est pas la première fois qu'un projet immobilier est balayé sur ce même terrain du Moulin à vent. Une première promotion privée, puis une promotion sociale confiée a Erilia, avaient été abandonnées. À chaque fois, c'est la hauteur des immeubles qui a causé du tort au porteur de projet. D'autres refus, notamment de la CDC, auraient été justifiés par de mauvaises conditions d'accès.

Selon le Cullettivu 66, il en va aussi de la sécurité et du confort des 300 enfants des écoles.

 "Nul n'ignore que les principales victimes d'accidents urbains sont les enfants de moins de 10 ans : petite taille, mauvaise analyse latérale, mauvaise perception des sons et de la vitesse, assure le collectif. Nos écoles ont perdu 40 élèves en 5 ans car les écoles environnantes ont toutes développé des installations ludiques et sportives qui attirent les élèves. Comment est-ce possible que dans une ville de plus de 3 000 habitants, nous ayons une école primaire et maternelle avec seulement 20 places de parking. Il y a un terrain vague de 5 000 mètres carrés et il ne s'y passe rien, aucun projet dédié à notre jeunesse. Nous souhaitons que la mairie ou une collectivité autre rachète ce terrain, en fasse un espace public, un projet dédié aux élèves des deux écoles et ouvert à tous le reste du temps.

Contactée, la municipalité de L'Île-Rousse estime qu'elle a de bonnes chances d'arbitrer le litige en faveur du collectif.

 "On a opposé un premier refus de permis contre ce projet, le 19 avril 2023, pour une question d'accès, puisqu'il y avait un avis défavorable de la CdC, rappelle Benjamin Genuini, conseil municipal en charge de l'urbanisme. Le projet a été remodelé et a finalement obtenu toutes les autorisations possibles, notamment des services de l'État. Mais il y a un point de droit qui nous a échappé : le règlement du lotissement du Moulin à vent interdit les constructions supérieures à une certaine hauteur. Ce point nous paraît fondé, le promoteur a été avisé et s'il n'apporte pas d'éléments contraires, le permis va être retiré."

Le Cullettivu 66, prêt à aller devant les tribunaux, a peut-être déjà gagné son combat.

Référence du 13/10/23

https://www.corsematin.com/article/societe/13266585542251/a-l-ile-rousse-un-collectif-et-une-petition-contre-la-construction-dimmeubles

Une fermeture de route officielle dans la vallée de la Restonica, et les gens lèvent la barrière!

 La fermeture hivernale

La fermeture hivernale de la D623 qui monte jusqu'aux Grutelle, devrait advenir sous peu. Beaucoup la jugent anticipée et aimeraient profiter plus longtemps du potentiel de cette partie de la vallée de la Restonica.

h bon ? Je ne savais pas que la route fermait pendant l'hiver'', s'étonne Augusta, qui a profité des douces températures matinales pour se promener dans la vallée de la Restonica. "Pourtant, j'y suis montée un hiver avec mes enfants quand il neigeait et la barrière n'était pas fermée, souligne la Cortenaise. C'est une chance d'avoir un tel endroit à proximité de la ville, alors tant que la météo le permet, j'en profite." Comme beaucoup d'autres, la jeune femme de 31 ans ignorait que la portion de la route départementale 623 allant du camping de Tuani jusqu'aux Grutelle, effectuerait prochainement sa fermeture annuelle.

"Deux à trois cents personnes sont déjà montées depuis ce matin", relate Théo Simonini, gérant du chalet des Grutelle qui l'assure : 

"Même quand la route est fermée, beaucoup prennent le risque de monter et ne tiennent pas compte de cette interdiction." L'accès à cette partie haute de la vallée semble donc davantage régi par la météo que par la barrière. "C'est l'état de la route qui pousse les gens à faire demi-tour, mais certainement pas la barrière, ajoute Théo Simonini. Il s'agit aussi bien des locaux que des touristes car tous veulent profiter de la neige et s'amuser avec les enfants. Ici il y a de quoi faire, alors pourquoi s'en priver..."

Une fermeture jugée inadaptée

"C'est beaucoup trop tôt pour fermer", estime de son côté Philippe, qui resserre son mousqueton avant d'escalader à nouveau l'un des imposants rochers qui longe la RD 623. Le Toulonnais de 53 ans, déjà venu au printemps dernier, juge cette fermeture trop anticipée. 

"Pourquoi ne pas la fermer lorsqu'il commence à neiger ? Je ne comprends pas. Beaucoup d'autres vallées adaptent leurs ouvertures et fermetures en fonction de la météo", commente-t-il. Il a beau n'avoir jamais été directement confronté à cette fermeture, le quinquagénaire l'assure : "Si les conditions le permettent, je monterai quand même, quitte à lever la barrière." Comme le font, finalement, beaucoup d'autres. Brice qui assure la sécurité de Philippe tandis qu'il escalade le rocher, se rend dix fois par an sur ce tronçon de la route pour "escalader, skier et faire de la rando". Et comme Augusta, il ne s'était "jamais aperçu que la route fermait".

Probablement parce qu'une fois la barrière ouverte par un usager, celle-ci le reste jusqu'à ce que quelqu'un ne décide de la refermer. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Jean-François, qui s'était déjà rendu dans la vallée l'an dernier à la même époque. 

"La barrière était levée et je n'avais aucune idée que la route fermait, donc j'étais monté dormir là-haut à la belle étoile, et je me suis fait verbaliser", raconte le Gardois de 67 ans. "C'est dommage", souffle de son côté Brice. D'autant que pour lui, la fermeture hivernale ne tombe pas aux bonnes périodes. "Pour grimper dans des conditions météorologiques optimales, on ne peut le faire qu'à partir de l'automne jusqu'au début du printemps, donc cette fermeture tombe pile sur les moments où je pratique mes activités", déplore l'Ajaccien qui considère aussi que la fermeture advient trop tôt. "S'il y a un risque manifeste d'avalanche ou d'éboulement, ça se justifie, autrement il faut adapter cette fermeture aux conditions de neige. Ça pousse les gens à enfreindre une règle." Pas pour tout le monde visiblement : "Je n'irai pas ouvrir une barrière qui est fermée, c'est certain. Si elle est fermée, c'est qu'il y a une raison." affirme de son côté le sexagénaire. "En revanche, c'est sûr que cela représente une perte conséquente pour la population, les touristes et donc les commerçants", glisse-t-il.

La tenue, le 14 novembre prochain, d'une réunion entre la mairie et le service des routes de la Collectivité de Corse (CdC) sera-t-elle l'occasion d'évoquer ce sujet ? "L'ensemble des sujets propres au domaine routier, aussi bien dans le cadre des projets de l'ORT mais aussi de la Restonica, dont ce point-là, seront abordés", commente Xavier Poli. 

Référence du 02/11/2023

https://www.corsematin.com/article/societe/38153625417888/une-fermeture-de-route-officielle-pour-une-circulation-officieuse-dans-la-vallee-de-la-restonica

L'accès aux soins est devenu plus problématique en Corse qu'à l'échelle nationale; une solution bricolée dans le Niolu

 Pas vraiment un désert médical, mais pas bien lotie non plus, avec une moyenne de 323 médecins pour 100 000 habitants soit 20 points de moins que la moyenne métropolitaine. La Corse est une région de bas de tableau en termes de densité médicale. Un classement qui cache toutefois une forte disparité entre Corse-du-Sud et Haute-Corse.

Un nombre croissant de patients qui se retrouvent sans médecin traitant, des difficultés récurrentes pour obtenir un rendez-vous chez des spécialistes...

L'accès aux soins est une problématique de plus en plus aiguë à travers la Corse, en zone urbaine comme en milieu rural, même si la tendance cache des disparités en lien avec l'urgence ou non de la demande, la spécialité concernée ou encore le profil de la portion du territoire concernée. Et, de ce point de vue, l'écart se creuse entre l'île et la moyenne nationale selon l'étude que vient de publier l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee Corse).

En chiffres, voilà ce que ça donne : Au 1er janvier 2023, 1 126 médecins exercent en Corse, ce qui équivaut à une densité de 323 médecins pour 100 000 habitants contre 341 au plan national.

L'île est un peu mieux lotie en généralistes, 159 généralistes pour 100 000 insulaires contre 147 à l'échelle nationale, mais manque nettement de spécialistes; 164 spécialistes pour 100 000 habitants contre une moyenne nationale de 194.

S'agissant des soins dentaires et du maillage officinal, la balance pèse légèrement en faveur de l'île, 71 praticiens pour 100 000 habitants et 67 au national et 114 pharmacies pour 100 000 habitants contre 109, ce qui place l'île au 7e rang des 12 régions françaises, derrière l'Auvergne-Rhône-Alpes et juste devant le Grand Est. Toutefois, c'est la Corse-du-Sud, à l'évidence plus attractive pour la population médicale avec une densité de 350 praticiens pour 100 000 habitants contre 299 en Haute-Corse, qui permet de limiter le déclassement.

C'est en Provence-Alpes-Côte d’Azur que la densité médicale est la plus élevée, soit 409 médecins pour 100 000 habitants, dont 171 généralistes et 238 spécialistes. Le territoire attire aussi plus de chirurgiens-dentistes et de pharmaciens que la moyenne, respectivement 95 et 125 pour 100 000 habitants.

A contrario, la région la moins bien dotée est le Centre-Val de Loire, avec 256 médecins pour 100 000 habitants, soit 115 généralistes et 141 spécialistes. Une faiblesse des effectifs qui se retrouve chez les chirurgiens-dentistes (45 pour 100 000 habitants) et du côté des officines (104 pour 100 000)

Référence

du 01/11/2023

https://www.corsematin.com/article/sante/12061426504508/sante-lacces-aux-soins-est-devenu-plus-problematique-en-corse-qua-lechelle-nationale

Quand un enfant du village revient et sauve l'offre de santé du Niolu

Calacuccia; Dès janvier 2024, le Niolu aura de nouveau un médecin permanent. Originaire d'Albertacce, le docteur Jean-Paul Langlade a revu ses plans pour ne pas laisser tomber les patients de sa vallée d'origine. 
Depuis le 13 août 2023 et le départ de son unique médecin généraliste, le docteur Titus Ududec, la vallée du Niolu vit avec l'appréhension quotidienne de ne pas trouver de médecin permanent. Plusieurs pistes ont été étudiées, de la Corse jusqu'à la Roumanie. Aucune n'a été concluante. Jusqu'à la mi-septembre.
Le docteur Jean-Paul Langlade était à l'origine un sparadrap prévu dès janvier 2024 pour ralentir l'hémorragie d'un Niolu qui se retrouvait sans médecin. Une fois de plus. S'il ne devait à l'origine consulter que quelques jours par mois pour profiter d'une paisible retraite à Albertacce, le médecin de 63 ans, a finalement fait le choix du cœur : "Impossible de rester au Bar des amis sans rien faire, alors que des gens avec qui j'ai grandi et qui m'ont vu grandir ont besoin de moi." Car s'il exerce la médecine générale depuis 33 ans en Ariège, Jean-Paul Langlade, comme son nom ne l'indique pas, est bien Niulincu. "Ma mère était une Albertini, d'Albertacce. Forcément", s'amuse le médecin.

Docteur tout-terrain

Devant la mairie de Calacuccia, plusieurs habitants sont venus le saluer en amont d'une réunion sur sa future installation. "Il aime tellement son village qu'il vient y finir sa carrière", se réjouit le maire d'Albertacce, Pierre-François Albertini. Finir ? Plutôt prolonger. À 63 ans, le docteur Langlade repousse de cinq ans la retraite qu'il devait prendre au 1er janvier.

Avec deux cabinets dans les Pyrénées, Jean-Paul Langlade a roulé sa bosse dans les zones montagneuses et connaît les spécificités du rural, ses avantages et ses inconvénients. 
"Je suis également toujours médecin coordonnateur dans un Ehpad et je travaille souvent avec un public âgé", souligne le médecin. L'homme partage également une conviction, celle qu'une vie médicale est possible dans le rural, loin de la fatalité. Et cela commence par la coopération entre les professionnels de santé.

Une équipe de soins primaires existe déjà et est composée des infirmiers et du pharmacien de la vallée. "Elle est en sommeil. Mon rôle sera de l'animer pour une prise en charge pluridisciplinaire et de l'articuler avec les services sociaux car on a beaucoup de gens âgés qui vivent dans des conditions difficiles", indique Jean-Paul Langlade qui anime déjà une équipe de soins primaires en Ariège.

Espoir en cathéter

Également maître de stage, le médecin compte bien "créer les conditions pour attirer des étudiants en médecine pendant leurs stages", sans oublier le développement de la télémédecine. 
À 82 ans, Lucie avoue son soulagement : 
"On dort plus tranquille quand on a un médecin à proximité. Plus besoin de faire des heures de route." Récemment opérée du cœur, elle doit voir un médecin une fois par mois : "Pour l'instant je vais à Bastia ou à Corte mais c'est toute une organisation, assez fatigante. Et puis, en ville, les médecins ne prennent pas le temps de discuter. En plus, il parle corse. C'est parfait."

Référence

du  03/10/23

https://www.corsematin.com/article/sante/17616005332458/quand-un-enfant-du-village-revient-et-sauve-loffre-de-sante-du-niolu

Ces cimetières communaux au bord de la saturation en Cors

Les cimetières insulaires accueillent, en proportion, trois fois plus de défunts que ceux du Continent.

Dans l'île, le nombre d'enterrements est trois fois supérieur à la moyenne nationale, si bien que de nombreuses communes peinent à garantir des concessions aux administrés. Un casse-tête pour les élus qui doivent redoubler d'inventivité.

À la veille de la fête des morts, 2 nov 2023, cette période à laquelle les cimetières ne sont jamais aussi visités, le fleurissement des tombes n'est pas le seul sujet de préoccupation dans les communes insulaires. Il en est un autre qui taraude bien davantage les élus : comment pousser les murs ? 

"C'est un vrai souci, confie Mathieu Ceccaldi, le maire de Marignana. Nous avons trois cimetières pour plus de 400 tombes, et on touche les limites. Dernièrement, nous avons déplacé le columbarium afin de créer trois places supplémentaires, mais cela ne règle pas le problème. Le cimetière principal a fait l'objet d'une extension il y a une dizaine d'années, et nous envisageons d'en faire une nouvelle, car nous avons du mal à répondre aux demandes des familles."

La dernière demeure de la diaspora

Le sujet - plutôt explosif - prend de l'ampleur à mesure que le temps passe. Depuis le début de cette année, huit enterrements ont eu lieu dans cette commune d'une centaine d'âmes à peine. Soit huit fois plus que la moyenne nationale qui s'établit en général à une inhumation par an pour cent habitants.

À l'échelle de l'île, ce taux est trois fois supérieur à celui que l'on observe dans la France entière. Autrement dit, les cimetières insulaires accueillent, en proportion, trois fois plus de défunts que ceux du continent. Les raisons : une population plus âgée - les plus de 65 ans représentent 29 % des habitants contre 25 % pour la moyenne - et surtout les personnes de la diaspora qui choisissent la Corse comme dernière demeure.

Pour des raisons culturelles, la crémation est, en outre, un mode de sépulture moins répandu que sur le Continent. 

Résultat : de nombreux cimetières sont au bord de la saturation. Sonia en a fait la douloureuse expérience. Il y a trois ans, cette aide soignante a perdu sa mère des suites de la Covid-19, et a rencontré bien des difficultés pour lui trouver une place au cimetière. 

"J'ai essayé d'obtenir une concession dans la région d'Ajaccio, mais c'était presque impossible, explique-t-elle. J'ai donc abandonné et j'ai conservé l'urne funéraire chez moi, dans ma chambre, même si je sais que ce n'est pas légal."

Depuis décembre 2008, la conservation d'une urne dans un domicile familial ou une autre résidence est en effet interdite. Ce cas, pour autant, en dit long sur le parcours du combattant auquel doivent faire face nombre d'administrés, alors même que la législation impose aux communes de fournir à leurs résidents une place au cimetière.

Une difficulté encore plus importante en Corse, où les élus doivent répondre à des demandes de personnes originaires d'un village mais non domiciliées dans celui-ci. 

"Il est délicat de s'en référer strictement à la loi quand une famille vient vous voir pour enterrer un proche, même s'il n'habitait pas la commune, glisse un élu du Nebbiu. Il y a un attachement au village et des codes culturels qui font qu'il n'est pas possible de leur opposer une fin de non-recevoir."

"Nous construisons au-dessus des tombes"

Le culte des morts complique aussi la tâche des décideurs, en interdisant très souvent d'effectuer des reprises de concessions, y compris pour des sépultures en déshérence. Le maire de Santa Maria è Sicchè, Guillaume Gugliemi, connaît bien ce problème. 

"Une partie des concessions sont perpétuelles et, chez nous, elles sont depuis toujours gratuites, ce qui explique aussi la pléthore de demandes que nous recevons, glisse cet élu de la Pieve de l'Ornanu. Notre cimetière, qui s'étend pourtant sur 8 000 m2, arrive à saturation. Nous sommes contraints de demander aux familles qui ont des concessions de construire au-dessus des tombes, de monter en verticalité. Pour les autres, c'est compliqué. Nous envisageons une extension mais cela pose des difficultés foncières, cela nécessite des études de sol poussées, ainsi que des autorisations spécifiques." 

C'est dire si le sujet vire parfois au casse-tête. Avec une pointe d'humour qui en dit plus qu'un long commentaire, un élu des Dui Sevi résume cette situation à bien des égards insoluble : 

"Il y a quatre ans, un maire de la Loire avait pris un arrêté municipal interdisant à ses administrés de mourir pour dénoncer la pénurie de médecins. Pour la saturation des cimetières, on n'en est pas encore là, mais presque... " 

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/50451139374589/ces-cimetieres-communaux-au-bord-de-la-saturation-en-corse

Conflits, élections, ballotage: cas de la commune de Manso, Balagne et Niolo, Haute-Corse

 08/06/23 :démissions d'élus en cascade et nouveau scrutin en vue à Mansu

Mais que se passe-t-il à la mairie du Mansu ? À mi-mandat, il reste aujourd'hui moins de la moitié des élus entrés en fonction en mars 2020. Entre le 8 avril et le 15 mai de cette année, ce sont les trois adjoints au maire ainsi que deux conseillers municipaux qui ont donné leur démission. Déjà, en juillet 2020, un premier conseiller municipal avait mis fin à ses fonctions. L'équipe municipale est désormais réduite à cinq élus. Une élection partielle, dont la date du premier tour est fixée au dimanche 9 juillet, doit avoir lieu. 
Pasquale Simeoni, 43 ans, est maire du Mansu depuis mars 2008. Ce cadre de la fonction publique a remporté l'élection de mars 2020 face à la liste menée par Ange Costa. Il dit ne pas comprendre la dissidence qui se dresse désormais face à lui. "Je n'ai aucune idée de la raison qui a fait démissionner mes trois adjoints ainsi qu'une conseillère municipale, assure l'édile. Factuellement, sur la gestion de la mairie, je ne comprends pas leur décision. Les projets en cours sont ceux présentés par notre liste en 2020. Nos finances publiques sont plus que saines. Les dépenses de fonctionnement sont au ras des pâquerettes et les investissements sont élevés. Le budget n'a rien de secret puisqu'il est à disposition de chacun en mairie. Franchement, je ne cerne pas le cœur du problème, je veux bien que l'on m'explique."
Pasquale Simeoni a-t-il fait face à un putsch raté avec la démission de la moitié de son équipe ? Beaucoup l'ont pensé dans la vallée. Avant une modification du code électoral en 2019, pareil cas de figure aurait mené vers une élection municipale complète. Un moyen de "refaire le maire" sans avoir à attendre la municipale de 2026.

"L'hypothèse d'un putsch raté n'est pas impossible, bien qu'assez invraisemblable, estime l'édile. En tout cas, c'est un coup de théâtre inédit sur la commune. S'il y avait eu des irrégularités, des problèmes de finances, j'aurai compris ces démissions. Mais là, à part la volonté d'organiser une municipale complète, je ne vois pas. En plus, j'avais annoncé depuis toujours que ce serait mon dernier mandat. Par contre, je resterai maire jusqu'à la fin, même si six personnes sont contre moi. Et je continuerai à travailler, à présenter des délibérations pour le village."-

Un élu "autocratique" selon la dissidence

Pour tenter de mieux comprendre la situation politique à Mansu, il fallait aussi donner la parole aux démissionnaires. Certains parmi ces derniers souhaitent s'éloigner de la vie publique, d'autres pourraient être de retour dès l'élection du 9 juillet. C'est le cas de Francis Olari, meneur de fait de la dissidence.
"La réalité ne correspondait plus aux rôles attribués à chacun, estime cet artisan de 62 ans vivant sur Ajaccio. En tant que premier adjoint, j'ai été destitué de mes délégations de gestion du personnel et de suivi des travaux. Je n'ai plus eu mon mot à dire. Souvent, on se retrouve devant le fait accompli. On nous a même changé la serrure de la mairie. Petit à petit, on nous a poussés vers la sortie. Le maire fait tout seul, en affirmant être le patron. À force d'entendre cela, le vase déborde. Je ne critique pas sa gestion de la commune mais bien ses rapports humains très particuliers. C'est un problème de forme plus que de fond."
Pasquale Simeoni n'entend pas démissionner et restera donc aux commandes jusqu'à mars 2026. Il pourrait toutefois être minoritaire dans son propre conseil, ce qui risque de bloquer le jeu démocratique.
 "Il restera maire, mais nous ferons en sorte de remettre de l'ordre et de redistribuer les rôles à chacun, reprend Francis Olari. Il nous faudra aussi rassembler un maximum. Les familles ont été séparées, des gens ne s'adressent plus la parole, on veut faire en sorte que dans trois ans, il n'y ait qu'une seule liste menée par des jeunes."
Les noms des six candidats autour de Francis Olari sont déjà en partie connus. On y retrouve la conseillère démissionnaire Audrey Falconetti, le jeune informaticien Jean-Roch Santucci, le candidat en 2020 Ange Costa et Gérard Maestracci, un retraité de 76 ans qui a l'expérience de la politique. 
"Pasquale Simeoni a une gestion autocratique de la commune, regrette celui qui a fait deux mandats de conseiller municipal dans une commune du Var. On lui reproche de séparer les familles. En s'entêtant, il a provoqué une situation devenue ingérable. Son équipe est borderline, toujours en limite de la légalité. Ils ont poussé l'employé communal vers la sortie, alors que c'était un agent extraordinaire. De plus, notre maire n'est jamais là puisqu'il travaille à Bastia. Ma crainte, maintenant, c'est qu'on va se retrouver dans une situation de blocage si le maire s'accroche encore à son poste. S'il en avait eu le courage, il aurait démissionné et nous aurions refait une élection complète."

"Je ne suis pas en campagne, je suis aux responsabilités"

De son côté, le maire ne compte pas s'impliquer dans l'élection du 9 juillet. "Je ne présenterai personne, je ne suis pas en campagne, je suis aux responsabilités, estime-t-il. Toutefois, il y a une liste que je soutiendrai officiellement. Il risque d'y avoir des démissionnaires qui se représentent en face. Je trouve que ça n'a aucun sens. "

Jusqu'à mars 2026, la vie politique à Mansu risque d'être bien compliquée...

09/06/23 : démissions en cascade à la mairie de Mansu

Le conseil municipal de Mansu, en Balagne, a connu six démissions d'élus depuis le début du troisième mandat de Pasquale Simeoni, en mars 2020. Si la première démission remonte à juillet 2020, les cinq autres sont récentes et s'échelonnent entre avril et mai 2023. Une élection municipale partielle est d'ores et déjà prévue pour les 9 juillet et 16 juillet, en cas de second tour. Les raisons de ces démissions ne sont pas clairement connues.

Référence



Conflits : la non-construction de 29 logements sociaux et de 8 villas à proximité de la chapelle de Calenzana

 François Colonna d'Istria a souhaité répondre aux arguments du tribunal administratif et de l'association U Levante qui ont motivé la non-construction de 29 logements sociaux et de 8 villas à proximité de la chapelle de Calenzana

Les engins de chantier ne viendront pas, en face de la chapelle Sainte-Restitude de Calenzana. La cour administrative d'appel de Marseille a confirmé en juin 2023 la décision prise en première instance : le permis d'aménager un lotissement de huit lots à bâtir, ainsi que le permis de construire de onze bâtiments comprenant vingt-neuf logements sociaux, sont tous deux annulés. La commune de Calenzana avait délivré ces permis en 2020, se félicitant du caractère social de ce projet et de la perspective de loger une trentaine de familles non loin du village. Mais dans cette affaire, l'association de défense de l'écologie U Levante a eu gain de cause.

"Malgré le code de l'urbanisme qui interdit les constructions en discontinuité, le maire de Calenzana avait délivré deux autorisations d'urbanisme pour deux très gros projets immobiliers sur 1,8 hectare d'espaces stratégiques agricoles constitués de terrains plats et très fertiles situés dans une magnifique oliveraie" expliquait l'association.

Quelques semaines après la parution d'un article dans Corse-Matin, relatant la décision du TA, le propriétaire des terrains concernés par la promotion a souhaité sortir du silence pour dire son indignation et son incompréhension. François Colonna d'Istria souhaite aussi se défendre des allégations portées à son encontre.

"Je ne suis ni le porteur du projet, ni un spéculateur, ni même un professionnel, tient à préciser le septuagénaire. Ces propriétés sont dans la famille depuis des temps immémoriaux. Nous les avons toujours exploitées et entretenues, nous y avions des vignes, nous y récoltions les olives. Il y a effectivement eu un projet, qui n'avait rien de spéculatif. Voyant les difficultés qu'ont les jeunes à accéder à la propriété, je me suis dit que, dans le droit fil de ce qu'a fait ma famille pour la commune, je pouvais faire quelque chose. Je me suis rapproché du Logis corse, demandant s'ils pouvaient réaliser un programme à connotation sociale, pour notre jeunesse et à un prix abordable. Sur les 29 logements sociaux, une moitié se destinait à de l'accession à la propriété et l'autre moitié à de la location. Je m'étais engagé à vendre ce terrain aux Logis corses pour moins de 45 € du mètre carré. C'est un tarif très en dessous du prix du marché. D'autre part, je me suis aussi engagé, puisqu'il était question que la commune termine l'assainissement de la zone de Sainte-Restitude, à participer à hauteur de 180 000 euros sur le fruit de la vente aux Logis corses. En contrepartie, je voulais faire un lotissement de huit lots, sur un terrain total de 17 ha, sans détruire aucun olivier puisque les maisons auraient été implantées au milieu."
Dans cette affaire où s'opposent écologie et besoins sociaux, l'arbitrage ne pouvait être que délicat. Au terme, la satisfaction d'U Levante est sans doute à la hauteur de la déception du propriétaire.

"Je suis un particulier épris de l'intérêt public"

François Colonna d'Istria est le petit-fils de Joseph Marini, maire de Calenzana durant un demi-siècle, et le neveu de Philippe Marini, qui a fait un mandat au tournant des années 1980. Dans la lignée de ses aïeux, François Colonna d'Istria a aussi porté l'écharpe durant les années 1990.
"Je suis indigné, au plus profond de moi-même : s'il y avait bien un projet qu'il aurait fallu regarder de plus près, c'est celui-là. Je crois que c'est le seul en Haute-Corse qui émane d'un privé qui contacte un organisme social, qui fait un prix aussi abordable et participe à la construction d'un équipement communal. La contrepartie, c'est huit lots dont deux réservés à mes enfants. Je suis d'autant plus amer au regard de l'héritage familial. Les Marini ont donné à la commune les sources des Nove ochji, pour l'alimenter en eau. Mon grand-oncle a donné le terrain du stade, dans le village, en échange d'un pierrier dans la plaine. Je voulais m'inscrire aussi dans cette lignée-là. Mais je constate que la somme des intérêts particuliers ne fait jamais l'intérêt général. Le projet est terminé, je n'y donnerai plus suite, par dégoût, et par indignation. J'interpelle U Levante à propos des termes de spéculation et de promotion. Ce sont des mots que je réfute ! Je les invite à trouver d'autres particuliers qui se sont comportés comme je l'ai fait, dans l'intérêt de ma commune. Tel un particulier qui a toujours été épris de l'intérêt public."

Voir les commentaires pour y analyser cette conflictualité 

Référence

2023; à la découverte du centre de recherche scientifique la Stareso, Calvi

 La station de recherches océanographiques de la Revellata, à Calvi, organisait hier un après-midi portes ouvertes auquel plus de 150 visiteurs aux profils variés se sont présentés. Visite guidée, ateliers et conférences étaient au programme.

Toute l'équipe - soit une vingtaine de scientifiques et de techniciens - était mobilisée pour accueillir le public lors de cet après-midi exceptionnel.

"C'est historique, c'est l'une de nos premières journées portes ouvertes depuis de très nombreuses années, s'enthousiasme Michel Marengo, le directeur scientifique de la station. Il y avait une vraie attente de la part du public, et on s'est dit qu'à l'occasion de la fête de la science, on accueillerait tous ceux qui le souhaitent. La Stareso est assez excentrée, à la pointe de la Revellata, cela fait notre spécificité en termes de recherches, car l'environnement est exceptionnel, mais on est moins accessibles au grand public. Alors, pour compenser notre isolement, on fait pas mal de sensibilisation auprès des écoles, des scolaires en général et des universités. Mais pour le grand public, c'est quasiment une première."

Les drones sous-marins, stars de cette journée

Par la mer ou par la terre, parfois à pied, plus de 150 visiteurs se sont présentés. Des navettes avaient été mises en place pour faciliter la logistique car il est très difficile d'accéder à la Stareso avec une simple voiture, la piste de plusieurs kilomètres étant en mauvais état. Les enfants, particulièrement, apprécient le matériel exposé sous leurs yeux.

Les drones sous-marins, capables de filmer et de retransmettre les images en direct, ont été l'objet de toutes les attentions. 
"Ce sont des ROV (pour "Remotely Operated Vehicles", ndlr), ils nous servent à faire de la prospection sous-marine, en complément du travail des plongeurs, vulgarise Hervé Arranz, le technicien pilote. Pédagogiquement, pour les élèves et les étudiants, ça permet de montrer en direct ce qui se passe sous l'eau. Aussi, ces ROV nous permettent d'aller dans des profondeurs beaucoup plus grandes. Alors que nos plongeurs se limitent à 40 mètres de fond, ces appareils peuvent descendre jusqu'à 300 mètres. De plus, alors qu'un plongeur va rester 30 minutes sous l'eau, un ROV peut y rester plusieurs heures. Le plongeur et la machine sont complémentaires." 
Ces portes ouvertes étaient aussi l'occasion d'accueillir des intervenants extérieurs comme Jérémie Simeoni, du comité régional des pêches de Corse, dont la mission est de sensibiliser les usagers de la mer au respect de l'environnement.

Parmi les visiteurs se trouvaient aussi des étudiants en sciences, dans d'autres domaines que la mer, mais capables de pousser la technicité des conversations vers des domaines de pointe. On entend alors parler de conductivité, de turbidité, de déplacement de phytoplancton.

Référence

2023 octobre ; la folie de l'immobilier à Calvi, Corse

 A cause des prix élevés de l'immobilier à Calvi, la commune va basculer en zone A

La cité balanine change de statut et rejoint Porto-Vecchio, Bonifacio et Ajaccio au classement des villes corses dans lesquelles il est particulièrement difficile de se loger. Un changement qui facilite notamment l'accès au prêt à taux zéro.

Calvi, commune la plus chère de Haute-Corse ?

Avec un prix moyen du mètre carré à l'achat de 5 144 € (selon le site seloger.com en août 2023, N.D.L.R.), Calvi surpasse largement Bastia (3 428 €), Corte (3 210 €) et Ghisonaccia (3 007 €). La cité balanine est, en revanche, nettement derrière Porto-Vecchio et ses 5 850 € du mètre carré.



Soupçonnée d'irrégularités financières par la chambre régionale des comptes de Paca pour des promotions immobilières réalisées à Calvi, Lucciana et Belgodère, la société d'économie mixte d'expansion de La Valette-du-Var, Semexval, est à nouveau la cible de l'opposition municipale calvaise qui juge inacceptable que la mairie ait confié, en février 2021, la quatrième phase de la construction de Campu Longu, à l'aménageur public.
Le 19 mars 2021 la chambre régionale des comptes publiait un rapport sur la gestion de la Semexval dans lequel Les magistrats relevaient plusieurs "insuffisances" et "irrégularités" commises entre 2010 à 2018 en Corse par cette société d’économie mixte d’expansion. Selon nos confrères de France Bleu Provence
 "l’examen approfondi de certaines opérations immobilières, parmi lesquelles on retrouve la construction d’une centaine de logements à Calvi, d’un lotissement de 110 villas de standing à Bélgodere, révèle "des irrégularités importantes" dans le montage financier mais aussi, pour le programme de Calvi, dans le processus d’attribution des logements." 

Référence 

Saturday, October 7, 2023

Premier billet: Introduction à ce Blog; la natalité

 Préambule

En 1800                               1 milliard d’être humain,
En 1930                               2 milliards d’être humain,
En octobre 2023,                8.1 milliards,
En 2050 de l’ordre de        10 milliards.

(Ref: Pison Gilles, démographe INED; https://www.ined.fr/fr/recherche/chercheurs/Pison+Gilles
pour ses travaux voir: https://orcid.org/0000-0001-5916-2360)

L'ordre de grandeur en fin 2023 est de l'ordre de 150 millions de naissance/an et 50 millions de décès/an.

L'autre point est que cette "quantité" augmente sur une surface, la surface habitable. Afin de faciliter ce flux et cette accumulation du nombre d'individu sur cette surface, il reste nécessaire de classifier les ruraux et les citadins mais même pour cette classification il existe de nombreux écueils. Mais beaucoup de conséquences liées au pillage des ressources et à la mauvaise gestion de TOUS nos déchets reposent non pas en premier sur le nombre d'habitant mais sur le mode de les couplages entre consommation/recyclage/déchet. de certains groupes.

Même un démographe professionnel comme Pison Gilles a déclaré sur France 2 le 9 octobre 2023 à 20h45 qu'avoir un ou des enfants "c'est fatiguant" en fortement décourageant nos jeunes et a insisté pour que les jeunes n'aient plus d'enfant, ou malgré tout s'ils en ont qu'ils les élèvent à une forme d'écologie  !!! 

Motivations

Ce blog désire partager et archiver mes recherches en se focalisant sur une partie de notre planète. Cette surface se situe sur l'Afrique, la Méditerranée et la "péninsule de l'Eurasie"  partie occidentale du continent Eurasie nommée "Europe".

Le but de la science n'est pas en premier la lutte contre l'ignorance et les erreurs mais UNE CLARIFICATION du problème (posé par ses motivations) souvent très complexe, enchevêtré avec des inquiétude, avec des fausses opinions, et embrouillé par des paniques.

Prenons l'exemple de la Côte d’Ivoire

L'estimation de la croissance urbaine nécessite avant toute chose la définition de l’espace urbain, ce qui n’est pas un exercice aisé en Côte d’Ivoire. Lors du recensement de 1975, la ville était définie comme une localité ayant plus de 10 000 habitants (et comptant entre 4 000 et 10 000 habitants avec au moins 50 % des chefs de ménage ayant une activité non agricole). Après le recensement de 1998, la ville est désormais une localité de plus de 3 000 habitants agglomérés, dotée de fonctions politiques et administratives, la distinguant des villages par le niveau des équipements et par une population active non agricole dépassant 50 % (INS, 2001). Dureau (1993) propose la définition physique de la ville en tant que zone continue d’espace bâti. Pour la Côte d’Ivoire, l’auteur propose la taille de 5 000 habitants agglomérés. 

Partant de ce critère, elle est passée de 2 146 293 en 1975 à 4 220 535 en 1988 et à 6 529 138 en 1998, soit un doublement en 13 ans et un triplement en 23 ans. Elle a augmenté de 7 % sur la période 1975-1988 contre 4 % sur la période 1988-1998. Il y a donc eu une période de forte croissance due aux performances économiques des années 1960 à 1970 suivie d’une période de régression entraînée par la crise économique des années 1980. Ce pays aurait connu depuis la fin des années 1990, si l’on s’en tient au critère de 5 000 habitants agglomérés, la transition urbaine ; c’est-à-dire le passage à la majorité urbaine. La population urbaine est estimée à 54,2 % en 2015 par la CIA. En 2015, environ 54 % de la population mondiale vivait en milieu urbain.

La population de la zone d'Abidjan a dépassé 7 millions d'habitant en cette fin 2023. Depuis 2001Abidjan est gérée  par un « district autonome » de 2 119 km2 mais l'étalement urbain abidjanais s'accélère encore.

L'autre point difficile concerne les migrations et toutes les formes de déraçinement (induites via les enfants des migrants qui sont "métissés" entre deux cultures). En Côte d’Ivoire l’attitude populationniste du gouvernement a induit une politique migratoire qui a encouragé durant une longue période la venue des "étrangers"  pour promouvoir le développement économique. En vue de faciliter leur intégration, le président Houphouët avait,  en 1966, même proposé la double nationalité aux ressortissants d’Afrique Occidentale Française. Selon le recensement général de la population de 1998, la population étrangère représentait alors 26 % de la population totale du pays, et plus de 95 % de cette population étrangère provenait des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le Burkina Faso fournissait à lui seul 56 % de la population étrangère en Côte d’Ivoire, soit 14,6 % de la population totale du pays. Au début des années 1990, l’instauration de la carte de séjour des étrangers a produit de nombreux effets. 

L’augmentation rapide des étrangers a surtout contribué à la croissance des villes ivoiriennes. En 1975 ils représentaient près de 40 % des citadins. Entre 1978 et 1979, deux étrangers sur trois immigraient en ville dont ~41 % à Abidjan. Les Maliens se sont installés majoritairement en ville avec un quart de leur effectif à Abidjan. Contrairement à eux, les Burkinabés se sont installés dans les régions à forte production de cultures d’exportation. Plus de la moitié des Nigérians résident actuellement à Abidjan.

L' aspect crucial en plus de la géographie repose sur "l'histoire", les classes d'âge, visialisé par la célèbre Pyramide des âges. 

Cote d'Ivoire

https://www.populationpyramid.net/fr/c%C3%B4te-divoire/2022/


France
en Corse
solde naturel en Corse

Il est intéressant de constater en cette fin 2023 que le nombre de naissance par an en Côte d’Ivoire pays de 30 millions d'habitant a beaucoup dépasssé ce nombre de naissance que génère le France, pays de 70 millions d'habitant. La Côte d’Ivoire est maintenant au dessus de 700 000 naissances/an avec une forte croissance et la France vient de passer en dessous de ces 700 000 naissances/an avec une forte décroissance. 

La France n'a que 1.7 millions de fille de 0-4ans, la Cote d'Ivoire a     2.15 millions de fille de 0-4ans,
La France n'a que 1.9 millions de fille de 5-9ans, la Cote d'Ivoire a     2 millions de fille de  5-9ans,
La France n'a que 2    millions de fille de 10-14ans, la Cote d'Ivoire a 1.8 millions de fille de  10-14ans, 
1KinshasaDrapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo17 071 000
2ParisDrapeau de la France France12 532 901
3AlgerDrapeau de l'Algérie Algérie7 796 923
4AbidjanDrapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire6 207 000
5CasablancaDrapeau du Maroc Maroc4 270 750
6Montréal (RMR)Drapeau du Canada Canada4 060 700
7DakarDrapeau du Sénégal Sénégal3 520 000
8BamakoDrapeau du Mali Mali3 337 122
9YaoundéDrapeau du Cameroun Cameroun3 060 000
10DoualaDrapeau du Cameroun Cameroun2 768 000
11OuagadougouDrapeau du Burkina Faso Burkina Faso2 700 000
12Port-au-PrinceDrapeau d'Haïti Haïti2 440 000
13TananariveDrapeau de Madagascar Madagascar2 398 000
14LyonDrapeau de la France France2 291 763
15BeyrouthDrapeau du Liban Liban2 200 000
16TunisDrapeau de la Tunisie Tunisie1 990 000
17LoméDrapeau du Togo Togo1 941 000
18RabatDrapeau du Maroc Maroc1 845 000
19BrazzavilleDrapeau de la république du Congo République du Congo1 838 348
20MarseilleDrapeau de la France France1 752 398
Données de 2021.
On constate que Abidjan est déjà la 4ième ville francophone au monde avec une forte probabilité de dépasser Alger avant 2050. En 2023 Alger pèse 8 millions d'habitant (7 millions pour Abidjan). L'écart en 2015 était de 1.5 milliosn qui s'est réduit à 1million en seulement 7ans.
Sur ces 20 villes, trois sont en France, une au Canada, une dans les Caraibes, une en Méditerranée orientale, et 14 sont en Afrique (et Madagascar). 

Voir aussi liste:

Cas de Lyon-St-Etienne (aire urbaine)

L'aire urbaine de Lyon est une aire urbaine française centrée sur la ville de Lyon de 2.5 millions.
Aire urbaine de Saint-Étienne est une aire urbaine française centrée sur la ville de St-Etienne de 0.6 millions. Le cas Lyon et St-Etienne resssemble à une grosse étoile qui interagit avec une étoile moyenne.
La réalité fonctionnelle de ce peuple Ségusiave fait que ces deux aires travaillent ensemble avec une continuité territoriale via la clé de Givors.
L'aire Lyon-St-Etienne (7600 km2) regroupe 3.1 millions d'habitant qui lui permettrait de rester dans le top 10 des aires urbaines francophones. 

Cas de Montreal

Le cas de Montreal est très intéressant car la Canada a une forte polique migratoire avec sélection. 
D'ici 2040, environ 10 millions de baby-boomers et 3,5 millions de travailleurs supplémentaires quitteront la population active du Canada. Cela signifie que le Canada aura besoin d'environ 13,5 millions de travailleurs jusqu'en 2040 pour s'assurer que sa main-d'œuvre qualifiée ne diminue pas. Jusqu'en 2040, environ 12 millions d'étudiants devraient obtenir leur diplôme et entrer dans le bassin d'emploi canadien. Le Canada devra donc combler un déficit de 1,5 million de travailleurs.
Selon Statistique Canada, la population du Canada était estimée à tout près de 40,1 millions de personnes au 1er juillet 2023, au terme d'une hausse de 2,9% en une année. Il s'agit de la plus forte croissance de la population canadienne enregistrée sur une période de douze mois depuis 1957 (Estimations démographiques du Canada au 1er juillet 2023). 
Selon Statistique Canada, «si le taux d'accroissement démographique observé au cours de la dernière année devait demeurer au même niveau dans le futur, la population du Canada doublerait en 25 ans.»
Le rythme désiré par les politiciens serait de 400 000 immigrés-net/an.
Canada is tracking to pass 40 million people late in 2023 and is following the Statscan high population growth scenario to pass 50 million people by 2040. Canada should have 44 million people by 2030.

Mais en fait Montreal devrait assez peu augmenter.

Méthode

Le 3 février 1623, Galilée reçoit l'autorisation de publier son Saggiatore qu'il dédie au nouveau Pape. L'ouvrage paraît le 20 octobre 1623, il y a 400 ans exactement jour pour jour. En 1618, on a observé le passage de trois comètes, phénomène qui relance la polémique sur l'incorruptibilité des cieux. Dans ce livre Galilée considère avec erreur que les comètes seraient comme des rayons lumineux et non comme de vrais objets, erreur démontrant la nécessaire modestie des savants pour toutes les générations. Mais le meilleur ouvrage de Galilée reste celui de 1638 dont la lecture me ravit encore: Discorsi e Dimonstrazioni matematiche intorno a due scienze attenanti alla mecanica ed i movimenti locali.

Il me fallait finir cette "introduction-pitch" par ce paragraphe dans son  Saggiatore qui a participé à me décider à donner ma vie à la science et à devenir "chercheur CNRS":

« La philosophie est écrite dans cet immense livre qui se tient toujours ouvert devant nos yeux, je veux dire l'Univers, mais on ne peut le comprendre si l'on ne s'applique d'abord à en comprendre la langue et à connaître les caractères avec lesquels il est écrit. Il est écrit dans la langue mathématique et ses caractères sont des triangles, des cercles et autres figures géométriques, sans le moyen desquels il est humainement impossible d'en comprendre un mot. Sans eux, c'est une errance vaine dans un labyrinthe obscur"

Trois cartes importantes

Croissance de la population avec les frontières actuelles des pays.
Depuis 2015 l'Afrique croit, l'Europe s'effondre.


Croissance de la population avec les frontières actuelles des pays
et les critères définissant les "urbains".
Encore beaucoup de migration vers les villes.



Croissance de la population urbaine avec les frontières actuelles des pays



©S. Mottin