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Saturday, November 11, 2023

Janv 2023, Calvi: l'espace médical encore agrandi pour accueillir des spécialistes

C'est une question de semaines avant que ne soient livrés les deux nouveaux cabinets médicaux de l'espace Alain-Charles Astolfi de Calvi. 

Pour rappel, la structure a déjà subi plusieurs extensions depuis son entrée en service, à l'été 2020. Prévue pour deux cabinets de médecine générale, au départ, elle en compte aujourd'hui six ainsi qu'un appartement destiné à accueillir les remplaçants. Mais depuis, notamment, l'installation d'une gynécologue à mi-temps, il y a quelques mois, la nécessité de pousser les murs s'est encore fait sentir. Le conseil municipal d'Ange Santini a donc opté pour la construction de deux nouveaux cabinets qui se destineront à des médecins spécialistes. Les travaux ont débuté en décembre et doivent s'achever en mars. Une visite de suivi du chantier était organisée hier matin.

" Le gros œuvre sera terminé ce vendredi, indique Philippe Grossi, l'architecte. Nous allons couler la dalle de la toiture-terrasse. Les menuiseries extérieures ont été fabriquées, elles seront posées la semaine prochaine. Place ensuite à l'étanchéité afin de pouvoir commencer le cloisonnement entre fin janvier et début février. En mars, enfin, nous aurons aussi terminé l'intérieur. Les travaux ont été allotis et répartis entre six corps séparés : la maçonnerie, les menuiseries, l'électricité, la plomberie et chauffage, l'étanchéité et enfin le placo et les peintures. "

Une extension chiffrée à 230 000 euros

À la fin d'une courte visite, le maire de Calvi a rappelé la genèse du projet : 

" La santé est l'une de nos priorités, entame Ange Santini. Nous avons, à Calvi, la chance d'avoir un hôpital de proximité mais autour duquel il existait un risque très important d'une pénurie de médecins généralistes. C'est pour cela que nous avons procédé par étapes dans la construction de cet espace médical. Nous avons dans un premier temps créé quatre cabinets médicaux, alors que nous n'avions sur place que deux médecins. Nous avons ensuite étendu les locaux et nous en sommes aujourd'hui à six généralistes et une spécialiste qui vient deux semaines par mois et qui a l'intention de s'installer très rapidement à Calvi. Nous nous sommes rendu compte ensuite que sept médecins pour six cabinets cela n'était pas satisfaisant. Nous avions alors aménagé la salle de repos en cabinet médical, dans l'attente de voir finir les travaux de cette nouvelle extension. "

Une nouvelle extension qui comprend 65 mètres carrés au sol pour deux cabinets, une salle d'attente et des toilettes. Son coût est de 230 000 € que financent la Collectivité de Corse et l'État.

 " J'en profite pour remercier nos partenaires financiers qui soutiennent cette opération depuis le début, reprend l'édile. L'étape suivante sera la réfection du parking. Il y a aujourd'hui des difficultés d'accès parce que l'école maternelle Santore se situe à côté. Et s'il fallait encore agrandir notre espace médical, je crois savoir que la construction peut supporter un étage. Cela nous évitera de grignoter encore sur le parking."

La municipalité de Calvi recherche à présent un ophtalmologue et un dermatologue, deux spécialités qui manquent cruellement dans le bassin de vie de Calvi. 

Référence

fev 2023: L'office de tourisme intercommunal Calvi-Balagne et sté transport maritime décarboné Sailcoop vers une destination plus verte

 L'heure est déjà aux préparatifs pour la saison touristique 2023. Ce mardi, les représentants de la compagnie de transport maritime décarboné Sailcoop ont été accueillis à la mairie de Calvi par l'édile Ange Santini, le président de l'office de tourisme intercommunal Jean-Baptiste Ceccaldi, la directrice Anne-Marie Piazzoli et le conseiller municipal en charge du port Marie-Laurent Guerini. Il a surtout été question de perspectives pour "verdir" la destination Calvi-Balagne.

" Nous avons présenté à nos interlocuteurs le concept de la Sailcoop et annoncé le passage à la vitesse supérieure de notre ligne de voiliers entre Calvi et Saint-Raphaël, relate Jochen Krauth, un représentant de la firme. Après l'expérimentation de l'année dernière, nous passons à un stade industriel avec dix fois plus de traversées et de billets disponibles."

Sur leur voilier de 15 mètres pouvant accueillir huit passagers, les skippers de la Sailcoop ont transporté près de 200 voyageurs l'année dernière. Cette année, la compagnie aura deux voiliers et huit skippers afin de réaliser des traversées quasi quotidiennes entre le 20 avril et le 20 octobre. Puis, entre la mi-juin et la mi-septembre, les deux voiliers se croiseront tous les jours entre Saint-Raphaël et le port corse. Objectif 2 000 passagers sur toute la saison.

" Nous sommes en train d'esquisser un partenariat avec la mairie et l'office de tourisme pour voir comment on peut, ensemble, promouvoir cette ligne de transport à la voile entre le Continent et la Corse, complète Grégoire Thery, responsable stratégie et développement pour la Sailcoop. Nous voulons voir comment nos passagers peuvent prolonger leur expérience décarbonée une fois à terre. Peuvent-ils trouver des vélos ou partir en randonnée ? Il y a un enjeu aussi avec la mairie qui est de définir les conditions d'accueil du voilier, la visibilité de la Sailcoop, et éventuellement l'hébergement de nos skippers s'il y a une relève de l'équipage."

Verdir le transport mais aussi les activités et l'hébergement

Traverser la Méditerranée en voilier prend en moyenne une vingtaine d'heures. Le départ de Saint-Raphaël est donné en début d'après-midi, pour une arrivée le lendemain en milieu de matinée. À bord, les passagers ont la possibilité de s'impliquer dans la navigation ou de se laisser porter. Un couchage en cabine et trois repas sont prévus dans le prix de la traversée, fixé à 240 € cette année.$" La vie sur le bateau, c'est de la rencontre, du partage, une autre façon d'aborder le voyage, reprennent les représentants de la Sailcoop. Le record de vitesse est de 14 heures, mais nous recherchons surtout de la régularité. Notre mission, c'est d'assurer le port à port en moins de 24 heures. S'il y a du mauvais temps, nous adaptons nos horaires de départ. Nous apportons également des garanties à nos clients en cas d'annulation : ils peuvent choisir d'être remboursés, d'attendre le prochain voilier ou d'embarquer le jour même sur un ferry. "

La Sailcoop monte en puissance sérieusement.

D'ailleurs, des postes sont à pourvoir dans cette coopérative en devenir. Le transport de passagers à la voile devrait prendre de l'ampleur dans l'avenir, mais il faudra pour cela que ces touristes soucieux de l'environnement trouvent une continuité une fois à terre.

Sur le Continent, le train électrique permet de poursuivre en zéro carbone ou presque. Sur l'île, beaucoup de choses restent à inventer.

" Notre mission est justement de continuer de prendre en charge ces visiteurs qui ont fait le choix d'une traversée décarbonée, estime Jean-Baptiste Ceccaldi. Dans le prolongement de leur traversée, ils espèrent trouver ici des activités décarbonées. Notre rôle, en tant qu'office de tourisme, c'est de leur proposer un certain nombre de prestataires afin de leur permettre de poursuivre leurs activités et la découverte de notre destination. "

Partenaires pour le festival Green Orizonte

"Il y a une offre importante de randonnées, mais aussi de circuit à vélo et même de la trottinette, recense Anne-Marie Piazzoli. Concernant l'hébergement, le label Rispettu est là pour garantir l'application d'un certain nombre de critères écologiques. Notre destination s'inscrit dans une démarche de plus en plus durable et notre festival Green orizonte en incarne la vision. La première édition aura lieu du 20 au 22 octobre 2023."

Porté par l'office de tourisme et la communauté de communes de Calvi-Balagne, Green orizonte entend "tracer des trajectoires dynamiques et respectueuses de l'environnement, mettre en place des actions innovantes et complexes dans le cadre de la protection, de la défense et de la valorisation des ressources naturelles et de la biodiversité. Green orizonte incarne la vision de demain mais aussi les actions d'aujourd'hui", indiquait en novembre dernier Laetitia Manicaccia, vise présidente communautaire, lors de présentation du futur festival.

Pour mieux s'imaginer ce que pourrait être le tourisme de demain, plus vert et plus respectueux de l'environnement, une partie des invités de Green orizonte effectuera la traversée sur les voiliers de la Sailcoop. Un "éductour", comme cela est appelé dans le jargon du tourisme, pour illustrer les possibilités de demain.

Site internet http://www.sailcoop.fr

Référence

Le casse-tête du logement des employés saisonniers à Calvi

 Viendront-ils ou ne viendront-ils pas ? 

À l'aube d'une nouvelle saison touristique, les établissements saisonniers de Calvi ouvrent leurs portes un à un. Et rares sont les patrons à ne pas se demander si leur personnel sera au rendez-vous. Ces dernières années, la crise sanitaire a modifié le rapport des gens au travail et les emplois contraignants trouvent de moins en moins de candidats. Hôteliers, restaurateurs et plagistes ont beau anticiper, ils ne sont jamais à l'abri de mauvaises surprises.

Rue Clémenceau, le restaurateur Gilles Bonneau parle d'un véritable casse-tête. 

"Tous les ans, c'est un peu la loterie, explique le patron des Bons Amis. Le gros problème de notre métier, c'est le recrutement. Les gens vous disent oui mais continuent de chercher s'ils peuvent gagner 200 € ou 300 € de plus ailleurs. Ils bougent beaucoup plus qu'avant, arrivent et repartent parfois rapidement. Ils réclament du temps pour eux. Pour nous qui n'ouvrons que quelques mois, c'est difficile de leur donner du temps libre. Puis les vrais saisonniers ont disparu, aujourd'hui on a souvent affaire à des fêtards."

Le restaurateur démarre sa saison avec trois employés, sa femme et lui-même assurent le service en salle. Au cœur de l'été, il faudra trois personnels de plus pour répondre à la demande. Et s'il n'avait pas de solution pour les loger, malgré leurs bons salaires, il ne trouverait personne.

"J'ai acheté deux appartements pour loger mes saisonniers dans des conditions acceptables, reprend-il. Ils ont chacun une chambre. J'essaye dans l'idéal de trouver une ou deux personnes logées sur place, mais c'est très dur. Les gens d'ici ne veulent plus louer leurs appartements aux saisonniers, par crainte des dégradations. Je leur donne au moins le double du salaire minimum mais même avec ça, il faut les loger."

Des tensions en cuisine

Un peu plus loin dans le cœur de la cité calvaise, l'hôtel Saint-Christophe a ouvert ce lundi. Le patron, Jean Ferrandini, attend encore une partie de ses recrues mais le gros de l'équipe est déjà là. 

"Pour le recrutement, je travaille avec Pôle Emploi et également une agence basée sur le Continent. Lorsque mes saisonniers viennent du Continent, je leur demande une lettre d'engagement. Ils la signent, mais certains se désistent quand même et cela nous met en difficulté. Le plus compliqué, c'est de recruter en cuisine. Pour le chef, il n'y a pas eu de problème. Je pense qu'il s'y retrouve avec son salaire. Mais le temps de travail compte beaucoup aussi. Il faut être correct avec les saisonniers, car trop de patrons en ont profité. Il faut déclarer la totalité des salaires. Et ces salaires, je les ai augmentés de 8 % ces deux dernières années. Chez nous, comme la saison dure 7 mois, ils sont contents puisque ça leur ouvre droit au chômage."

L'hôtel Saint-Christophe a besoin d'une trentaine de saisonniers pour la réception, le ménage et la restauration. Tous sont logés dans des chambres individuelles, tout près de l'établissement. Sans cette facilité, l'hôtel ne parviendrait sans doute pas à composer son équipe. 

"Le logement, c'est indispensable. Celui qui loue un appartement ou une chambre pour son personnel ne s'en sort pas. Il y a aussi le coût du transport. Nous faisons arriver nos équipes les jours où les billets sont moins chers. Ils n'arrivent jamais en week-end, par exemple."

Sur la plage de Calvi, le début de saison se profile également. Dix-sept plagistes ou loueurs se sont vus attribuer une autorisation d'occupation du territoire pour une période allant du 15 avril au 15 octobre. Au Sun Beach, Dominique Buttafoghi s'affaire déjà :

"Nous ouvrons fin avril. J'ai une partie de mes employés qui revient tous les ans. Je les conserve précieusement. En haute saison, on tourne à 12 saisonniers. Pour les nouveaux de cette année, je passe en premier lieu par Pôle Emploi. J'ai aussi une agence de recrutement, en cas de difficulté. Les réseaux sociaux, ça marche aussi. Il ne me manque que deux ou trois personnes pour juillet et août. C'est plutôt en cuisine que c'est tendu, les chefs et les chefs de partie sont difficiles à trouver. Tout le monde préfère les contrats longs, sur 6 mois ou 7 mois. Si on s'y prend en juin, c'est foutu."

Malgré des hausses de salaires allant jusqu'à 30 % ces dernières années, la plagiste est obligée de proposer un logement à son personnel. 

"C'est même plus important que le salaire, c'est indispensable. Nous avons des appartements que l'on ne consacre qu'aux saisonniers. J'ai essayé de ne pas loger mes saisonniers, je n'y suis pas arrivée. La plage, ce n'est pas facile, il fait chaud, les gens veulent manger tous en même temps, c'est pénible. Le personnel doit vivre dans de bonnes conditions pour tenir la saison."

Création d'une maison pour les saisonniers ?

Dans sa résidence de tourisme cinq étoiles, les Villas Mandarine, Françoise Tapias a besoin d'une douzaine de saisonniers entre la fin mars et début novembre. Le logement et une durée de contrat supérieure à six mois sont des demandes systématiques des candidats. Même dans ces conditions, trouver des saisonniers n'est pas chose aisée.

"La moitié du personnel est logée dans des bungalows, précise la patronne de l'établissement. Ce n'est pas toujours facile pour eux, ils n'ont pas spécialement envie d'être ensemble, ils voudraient plus de confort, internet, la télé, une laverie. On n'a pas suffisamment de logements pour tout le monde. Les saisonniers que je ne loge pas, se débrouillent. Ils vont dans des campings ou louent des appartements à plusieurs. Mais je ne crois pas qu'on puisse vivre au camping et faire la saison. Cela ne correspond pas à un travail qualitatif."

Pour pallier les difficultés de recrutements à la belle saison, Françoise Tapias préfère proposer des contrats à durée indéterminée, lorsque cela est possible. L'hiver, les employés apportent une aide sur d'autres tâches, se forment et montent en compétences. Fidéliser une équipe, c'est l'une des pistes pour ne pas manquer de bras.

"C'est dommage qu'on n'ait pas entériné à Calvi cette idée de maison des saisonniers. Cela existe dans les stations de ski, on pourrait faire ça d'une façon mixte avec l'État et des fonds privés, il est urgent de le faire. Il faudrait des centaines de chambres sur Calvi. Si on veut de la ressource humaine, il faut investir. Il faut du logement pas cher et du contrat de travail modulable. Il faut rentrer dans cette adaptation-là."

Malgré les difficultés de recrutement, les patrons consultés dans le cadre de ce reportage ont leurs équipes au complet. Pour cela, ils ont dû consentir des efforts sur le logement, les salaires et le temps libre. Le saisonnier d'aujourd'hui n'est plus celui d'hier et les employeurs sont bien obligés de composer avec. 

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2 nov 2023: Commémoration de tous les défunts à Calvi

 


Pluie et bourrasques de vent ont marqué cette journée du jeudi 2 novembre consacrée à la fête des Défunts. Messe, procession, prières, chants et bénédictions lors de plusieurs haltes au Monument aux Morts, à la chapelle de Loretto, au cimetière Marin et au cimetière militaire.

Nombreux ont été les proches à se rendre hier, jour le Toussaint, dans les différents cimetières de la cité Semper Fidelis pour fleurir les sépultures de leurs proches. Cette fête catholique dédiée au culte des Saints intervenait à la veille de la fête des Défunts.

À 9 heures, en l’église Sainte Marie Majeure, c’est le père Alphonse Nakima, récemment intronisé par le Cardinal Bustillo, évêque de Corse, qui célébrait l’Office en présence de quelques confrères de Saint Antoine-Abbé et Saint Erasme et de leurs prieurs Nicolas Bras et Christophe Perrimond.

À l’issue, une procession se formait pour emprunter la rue Clemenceau et le Boulevard Wilson, avant de faire une première halte au Monument aux Morts pour un moment de prières et une bénédiction. C’est ensuite à la Chapelle de Loretto qu’avait lieu la deuxième halte.

Le temps se faisait de plus en plus menaçant lorsque tous se retrouvait sur la petite place centrale du cimetière marin pour un nouveau moment de recueillement, de prières et chants des sept confrères présents.

La procession se dirigeait enfin vers le cimetière militaire. Une délégation de l’amicale des anciens du 2e REP accompagnait dès le début les fidèles. Par la suite une visite au cimetière de Notre-Dame de la Serra était prévue.

Cette cérémonie qui on l’a dit, s’est déroulée dans l’intimité était suivie comme on le craignait de la pluie et des bourrasques de vent. Ceci explique sans doute cela.

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Sept 2023: Taxe foncière des résidences secondaires majorée de 30% à Calvi: 520 000€

 Le quorum était largement atteint pour cette session du conseil municipal de Calvi pour se pencher sur un ordre du jour bien rempli. 

Ce conseil municipal a débuté par un hommage au regretté Ange-Michel Valery : en effet la place dite de l’olivier, juxtaposée à l’église Sainte Marie Majeure, portera dorénavant le nom de Place Ange-Michel Valery, en hommage à l’archiprêtre décédé en juin dernier. 

Au chapitre financier, c’est le point numéro 6 inscrit à l’ordre du jour, relatif à la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale, qui était au centre du débat entre majorité et oppositions. 

La majorité proposait une augmentation de 30%, ce qu’ont réfuté les 2 groupes d’oppositions qui souhaitaient les augmenter plus. 

" Depuis le 25 août dernier, la totalité des communes de Corse, au même titre que les communes sur le continent, ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires", explique Ange Santini, maire de Calvi. 

Un territoire corse soumis à une forte tension en terme d’hébergement. Rappelons qu’en 2020, 72 000 logements étaient déclarés résidences secondaires sur l’île selon l’Insee qui précise que ce taux est 3 fois plus élevé que sur le continent. 

Le maire rappelle que jusqu’alors il était impossible d’augmenter les taxes foncières des résidences secondaires sans augmenter celles des résidences principales. 

"Mais aujourd’hui il est possible de les majorer de 5 à 60%. À Calvi, nous avons choisi de couper la poire en 2 en l’augmentant de 30 %, ce qui rapportera à la commune de Calvi près de 520 000€. Nous taxons les résidences secondaires de manière encore raisonnable, car nous ne devons pas oublier que parmi ces résidences secondaires, il n’y a pas que des investisseurs qui viennent du continent, il y a des Corses et des Calvais qui sont aussi propriétaires et qu’il ne faut pas surtaxer" explique le maire. 

Un taux jugé trop bas pour les deux groupes d’oppositions

" Le fait d’augmenter plus franchement les taxes foncières sur les résidences secondaires permettrait de baisser celles des résidences principales et ainsi de soulager la fiscalité des calvais résidents" réplique Jérôme Sévéon, du groupe Calvi in Core.  

Les deux groupes d’oppositions ont souhaité rappeler qu’en l’espace de 2 ans, la municipalité avait augmenté 2 fois les taxes foncières, ce qui incluait à cette période celle des résidences principales. 

" 2 fois 5%, ce qui touche directement les propriétaires résidents à l’année. La 1ère fois c’était lié au covid. Et cette année, encore 5 % pour une nécessité d’équilibrer les budgets. Nous avions précisé lors de cette délibération que ce n’était pas le bon tempo à cause d’un processus d’inflation important. À Calvi il y a un véritable problème de pauvreté. Et ces 2 augmentations impactent directement les propriétaires de résidences principales ainsi que les locataires car cela met en péril le droit au logement. Comme aujourd’hui, il est possible d’augmenter uniquement les taxes foncières des résidences secondaires, il faudrait trouver un nouvel équilibre en baissant celles des principales et taxer plus les secondaires. Il ne faut plus taper sur la tête des Calvais, il faut aller chercher l’argent chez les plus aisés, notamment dans les résidences secondaires. Et pour cela, il fallait être plus volontaire que 30 % sur ces augmentations du taux des résidences secondaires. Nous nous sommes donc abstenus sur ce vote" précise Jérôme Sévéon pour les 2 groupes d’oppositions.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Taxe-fonciere-des-residences-secondaires-majoree-de-30-a-Calvi_a73853.html

Tuesday, November 7, 2023

Novembre 2023, Etude evolution marché immobilier. Le marché immobilier tourne au ralenti; -15% , et +35% sur 5 ans?

 Ajaccio et Bastia n’échappent pas aux difficultés actuelles et font face à une diminution du nombre de ventes. Calvi s’en tire mieux, notamment dans le haut de gamme.

Ajaccio : un marché en souffrance

Nombre d’investisseurs en recul, projets immobiliers reportés voire annulés, faible présence des primo-accédants… Tels sont les symptômes que manifeste le marché d’Ajaccio. 

« On retrouve même des studios à la vente, ce que l’on n’avait plus l’habitude de voir depuis des années. Un tel bien dans les beaux quartiers d’Ajaccio est resté six mois en vente, avant de partir avec une baisse de 15 % de son prix ! Les vendeurs pensent toujours que l’on est dans un marché euphorique… Sans un apport personnel d’au moins 20 %, impossible aujourd’hui que son dossier soit accepté en banque »,

 constate Damien Alexandre, de l’agence Secic Immobilier. Côté quartiers, on peut s’intéresser à Casone, proche du centre-ville et calme, qui a gardé une identité intimiste de village. « Toutes les commodités sont sur place, aussi bien pour les jeunes, avec un lycée à proximité, 

(...)

Prix m2 immobilier en Corse en novembre 2023

Villes les plus chères de Corse

Estimations au 01/10/2023 (méthodologie)

Villes où les prix de l'immobilier flambent













Référence du 07/11/2023


Forages privés : de la discrétion à l'omertà

 

Calvi; Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. Dans l'île, 30 à 50 % des nouveaux forages ne seraient pas déclarés.

Depuis le 1er janvier 2009, les puits et forages doivent faire l'objet d'une déclaration en mairie. Cette déclaration donne droit à un certain volume de prélèvement. Lorsque les besoins sont plus importants, pour l'agriculture ou l'industrie, il faut une autorisation de type arrêté préfectoral. Les professionnels sont obligés de jouer le jeu, mais souvent, les particuliers préfèrent rester sous les radars. 

"Nous n'avons pas de liste précise des particuliers qui ont un forage ou un puits, reconnaît Ange Santini, le maire de Calvi. Nous avons eu très peu de demandes en mairie et nous n'avons aucun moyen de les recenser. J'estime qu'il y en a une cinquantaine sur la commune, dont certains sont très anciens. Ils servent souvent à alimenter des potagers, des piscines ou des petits bassins. Les volumes prélevés sont dérisoires, ils représentent tout au plus 5 % de la consommation de la ville. Jamais ils ne pourront provoquer l'intrusion d'un biseau salé. Il y a un risque virtuel, il est annihilé par la technicité de l'office hydraulique."

Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. La déclaration en mairie leur incombe pourtant. "Pourquoi vais-je payer pour une eau que je prélève et que je remets immédiatement dans la terre ?", s'interroge un Calvais qui n'a pas voulu s'attarder sur le sujet.

La moitié des ouvrages ne sont pas déclarés

Les entreprises de forage, souvent complices de cette omertà, rechignent aussi à aborder le sujet : 

"On nous appelle, on nous dit où forer et on s'exécute, glisse un professionnel du sud de l'île, qui intervient régulièrement en Balagne. On trouve généralement de l'eau entre 30 mètres et 80 mètres de profondeur. Le coût dépend du type de terrain, de la profondeur, de nombreux critères. Je dirais que ça commence à 7 000 €. On arrive ainsi à puiser un ou plusieurs mètres cubes par jour. Pour la déclaration, c'est au propriétaire de s'en charger. C'est une obligation." Le BRGM de Corse estime que 30 à 50 % des nouveaux forages ne sont pas déclarés. "On fait de la sensibilisation auprès des foreurs pour qu'ils nous remontent des informations, assure Baptiste Vignerot. Il y a de toute évidence un décalage important entre l'activité des foreurs et les ouvrages qu'on nous déclare."

Au CNRS, Frédéric Huneau ne sous-estime pas la problématique : 

"On ne sait pas du tout ce que les gens font, regrette le scientifique. On n'a aucun moyen de connaître le nombre d'ouvrages en activité, et encore moins le volume pompé. À l'échelle française, c'est phénoménal, on a connaissance de moins de 30 % de la réalité. C'est même culturel de cacher un forage. C'est facile, sous une dalle, dans un abri de jardin. Les gens considèrent à tort que, puisque c'est sous leur terrain, ça leur appartient.

L'argument financier entre aussi en jeu : "Aujourd'hui, la loi dit que tout prélèvement dans le milieu naturel est soumis à une taxe, rappelle Ange de Cicco, le directeur de l'OEHC. C'est le cas pour l'eau en barrage, en rivière et en sous-terrain, c'est soumis à un taux de redevance de prélèvement."

Pour ce qui est des risques pour la nappe de la Figarella, le BRGM se veut rassurant : 

"Selon nous, cet aquifère est très peu sollicité par les privés, estime le directeur régional. C'est une zone agricole protégée, il y a très peu d'habitations qui pourraient avoir des forages non déclarés. Pour ce qui est de l'eau agricole, il faut savoir que l'office hydraulique procure une eau de bonne qualité et pas chère. L'agriculteur ne s'y retrouverait pas au niveau financier. D'anciens forages agricoles apparaissent sur nos cartes, on sait qu'ils ont été abandonnés et scellés, pour éviter tout risque de contamination."

 L'augmentation croissante de la demande en eau, avec les aléas d'un climat toujours plus sec, ne fera qu'accroître ces tensions à l'avenir. 

Référence du 08/10/23 

démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable; 4 ans après.

 les plagistes inquiets de devoir démonter leurs établissements

Quatre ans après la démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable, les restaurateurs de la plage de Calvi semblent y trouver leur compte. Mais la perspective d'un démontage hivernal les préoccupe. 

Novembre 2019. Les bulldozers rasent une à une les quinze paillotes de la pinède de Calvi. Dans la foulée, les restaurants de plage sont reconstruits en bois ou en containers, dans l'idée de pouvoir être démontés chaque hiver. Pour les propriétaires, ces travaux représentent des sommes importantes, allant de 200 000 € à près d'un million d'euros.

Les crédits courent sur 7 à 15 ans. Cet été, le quatrième depuis que la plage de Calvi a changé de visage, les socioprofessionnels continuent à assumer les coûts de la reconstruction. "Financièrement, cela a été très dur, indique un plagiste, l'un des premiers en partant du club nautique. Tout le monde a dû emprunter de l'argent ; pour la démolition, mais surtout pour reconstruire. Pour notre restaurant, l'un des plus petits de la plage, il y en a déjà pour plus de 200 000 €. Bon, il faut admettre que c'est bien mieux aujourd'hui ; que ce soit par rapport à l'esthétique ou à sa fréquentation. La démolition, cela a été un mal pour un bien."

Incontestablement, la plage de Calvi est bien plus belle depuis que ses paillotes sont uniformes. Les services de l'État délivrent chaque année une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de 5 mois, du 15 avril au 15 octobre. Pour une superficie de 650 mètres carrés, en totalité, les plagistes s'acquittent d'environ 50 000 € par saison.

" Cela ne fait que trois ou quatre ans que nous remboursons, note un autre plagiste. On a bien travaillé en 2021 et 2022, mais cette année il y a une vraie baisse. Les saisons sont plus courtes, et le pouvoir d'achat est en berne. Le maire fait tout pour que la commune récupère la gestion de la plage, mais il paraît que ça coince. On craint de devoir démonter, cet hiver. Cela aurait un coût énorme."

Depuis que les établissements démontables ont été installés, début 2020, aucun d'eux n'a jamais été retiré durant l'hiver. Une procédure est en cours pour que la commune récupère la gestion de sa plage pour les 12 ans à venir. Calvi attend notamment son classement en station touristique, ainsi que d'autres échéances administratives.

Dans l'incertitude, les plagistes s'interrogent. " Le décret plage de 2006 est obsolète, il faut impérativement le toiletter, estime Jean-Pierre Pinelli, coprésident de l'association des plagistes de Calvi avec Gilbert Vietto, Jean-Claude Butteri et Serge Levy. Il ne correspond plus aux besoins de l'économie, à l'échelle nationale. L'impact carbone d'un démontage est très important : il faut faire venir des engins, démonter, remonter. Il n'y a qu'un seul grutier sur Calvi, il lui faudrait 3 mois pour démonter tous les établissements. Il faudrait aussi que les Chemins de fer de la Corse interrompent leurs trains à chaque fois. Le coût de démontage, c'est 50 000 €, sans parler de la casse. Et on entrepose où nos containers ? Dans la pinède classée ? L'hiver, alors qu'il n'y a personne sur la plage, pourquoi il nous faudrait démonter ?"

Les plagistes espèrent tous de bonnes nouvelles avant la fin de saison, le 15 octobre.

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/52874232225451/balagne-les-plagistes-inquiets-de-devoir-demonter-leurs-etablissements

Saturday, November 4, 2023

Enclavement de la Balagne & Falasorma en Corse, et quelques cas d'école de conflictualité

 


L'enclavement de l'ensemble Balagne&Falasorma 

Cette géographie si particulière de cette micro-région induit de graves difficultés des mobilités.


On peut passer par l'intérieur en tournant après Corbara par Muro, 
même si rajoute 10km cela évite de traverser Ile-Rousse.
Développement de Lozari, Belgodère-Plage, de l'Ostriconi?

Exemple de l'importance de trouver de nouvelles voies:
cas de la vallée et du col du Marsulinu avec un gain de 13km mais surtout d'une demi-heure.
Mais la route côtière est abandonnée et en mauvaise état.

Exemple typique d'un enclavement qui implique un trajet de 120km 
à la place du vol d'oiseau de 30km.

Par le sud, le manque d'investissement induit un enclavement la Balagne & Falasorma 
mais aussi des micro-régions adjacentes
avec le seul passage du col de Vergio
le col routier le plus haut de l'île à 1 477 m
qui relie ainsi Albertacce dans le Niolo (En-Deçà-des-Monts) 
à Évisa dans les Deux-Sevi.
Il est situé sur une arête entre la Punta de Cricche (2 057 m) 
du massif du Cinto au nord et Capu a Rughja (1 712 m).
 L'hiver le PC Neige de Corte informe les usagers de la route qui veulent franchir le col.

Le col de Vergio est dominé par la statue du Christ Roi, monolithe de granit rose pesant 25 tonnes, haut de 6 m et 9,50 m avec son socle). Cette statue est l'œuvre du sculpteur corse Noël Bonardi (né le 14 février 1934 à Afa et mort le 15 mars 2012 à Afa;https://noelbonardi.wixsite.com/noel-bonardi/noel) installée depuis 1984. Elle est son œuvre monumentale la plus haute avec son socle installé en Corse.

Nous avons deux cas d'école de conflictualité



Conflictualité politique

Plutôt que de passer par le col de Palmarellu et le golfe de Girolata, il serait possible de traverser par le col de Parma, plus exactement la Bocca di Melza (771 m), la plaine de Parma et la forêt de Pirio, reliant ainsi le Fango à Serriera.
Ce projet avait étudié lors de le construction de la nouvelle route du Marsulinu mais les villages d'Osani, Curzu et Partinellu s'y sont opposés, car cette voie les auraient encore plus isolés, avec en plus à l'époque les soucis liés à la séparation administrative entre 2A et 2B.
Une piste forestière existe pour rejoindre le pont de Pirio aux bergeries de Parma.

Conflictualité géographique et écologique

Dans la voie suivante, la conflictualité repose sur la hauteur des cols (et coût tunnel) et l'écologie afin de protéger des espaces et des patrimoines naturels exceptionnels. Mais la Corse elle-même n'est-elle pas un immense patrimoine exceptionnel ? La conflictualité s'y revèle entre la transformer en un zoo pour touriste qui ont le temps et l'argent pour visiter et un espace d'équilibre entre ce patrimoine et les habitants qui souhaitent un développement "minimum" des voies d'accès et de leur entretien toutes les saisons.

Cette autre voie avait été initiée sous Napoléon III en passant par le col de Caprunale (1370 m), puis du refuge de Puscaghja, puis Bocca di Guagnarola (1833 m) pour rejoindre col de Vergio ou les bergeries de Tula ou à Tusella ou les bergeries de l'Aghiunghienti, ou Evisa,. Le large chemin pour "calèches" construit dans les années 1870 sous le col de Caprunale reste un monument des chemins de montagne en Corse et mériterait un entretien à la hauteur de ce patrimoine construit au Second Empire en utilisant des bagnards de l'époque et les hommes du Niolu.
Pour relier le col de Caprunale au col de Vergio, il est aussi beaucoup plus aisé d'éviter Guagnarola et de passer par bocca di Cuccavera (1475 m) et bocca à u Saltu (1391 m), puis le pont de Casterica (1164 m) très proche de la route D84 qui monte au col de Vergio.















Wednesday, November 1, 2023

père Alphonse originaire du Cameroun et père Louis originaire du Liban se présentent aux paroissiens

 À Calvi, père Alphonse originaire du Cameroun et père Louis originaire du Liban se présentent aux paroissiens, 

Tous deux incarnent désormais le visage jeune et souriant de l'église dans le secteur interparoissial de Calvi, qui comprend une dizaine de paroisses entre Montegrossu, Lumiu, Zilia, Calenzana, Galeria et Mansu.

Le curé Louis El Rahi et son vicaire Alphonse Nakima seront installés dans leurs fonctions le dimanche 10 septembre 2023, à l'occasion d'une messe présidée par l'Évêque de Corse François Bustillo, lors de la fête de la Nativité à Notre-Dame de la Serra. La symbolique est forte dans cette chapelle si chère aux Calvais.

En attendant le début de leur mission en Balagne, les deux religieux ont tout de même quitté leurs paroisses respectives pour un déplacement de trois jours à Calvi, à la rencontre des fidèles et des confrères.

"Dans d'autres circonstances, nous serions arrivés directement en septembre, contextualise Louis El Rahi. Mais nous tenions à rencontrer rapidement les bénévoles du presbytère, les confrères, les paroissiens, les curés qui assurent l'intérim. Nous nous organisons pour être opérationnels dès notre arrivée."

Un départ précipité de sa Gravona chérie

Le père El Rahi est arrivé en Corse en 2005 à l'âge de 18 ans. Sympathique et attachant, ce Corse d'adoption a su se faire apprécier partout où il est passé. 

"Je suis prêtre pour la Corse, j'ai été ordonné pour la Corse, je l'aime et je considère que je ne pourrais pas faire ce travail s'il en était autrement, assure-t-il. Depuis 3 ans, j'étais curé de la Gravona. J'avais mis en place des choses, monté des projets au service des jeunes, notamment un terrain de scoutisme. Que des projets financés à 100 %. Je pensais rester encore un peu dans la Gravona, puis l'évêque m'a appelé. Il m'a dit qu'il allait me dire quelque chose qui changerait ma vie : il pensait à moi pour Calvi. C'est un déracinement pour moi. Je quitte une vallée que j'ai appris à connaître et à aimer. Lorsqu'on est prêtre, on donne sa vie au seigneur et à l'Église, on n'a plus la maîtrise. Chacun de nous a des qualités et des compétences, et en fonction de cela, et au vu des besoins de son diocèse, l'évêque fait des choix. Il a dû penser que j'ai des qualités pour servir la paroisse de Calvi."

Il y a deux mois, à la fin du mois d'avril, le père Louis avait reçu un soutien fort du diocèse de Corse et de nombreux élus, après que le camp de scouts qu'il a créé ait été vandalisé. Ce fait divers, qui avait engendré un dépôt de plainte, avait été relayé par de nombreux médias.

Le père Louis et le père Alphonse ne se connaissaient qu'au téléphone avant de se rencontrer à Calvi. Le second a été curé durant 6 ans dans une province de l'extrême nord du Cameroun, avant de rejoindre la cathédrale de Bastia comme vicaire, il y a maintenant 8 mois. Cela faisait de nombreuses années qu'il n'y avait plus eu deux prêtres dans la paroisse de Calvi. Le curé Cueroli et le vicaire Nicoli semblent avoir été les derniers à partager ces fonctions à la fin des années 2000.

"Ange-Michel Valery, c'était un grand frère"

Dans une église Sainte-Marie Majeure bondée, ce mardi soir, les deux hommes d'Églises rencontraient les paroissiens et les confrères pour la premières fois. Encore sous le choc de la disparition de l'estimé Ange-Michel Valery, toute la paroisse a rendu hommage à son abbé trop tôt disparu.

"L'abbé Valery était un homme très attachant, estime le père Louis. Il était vicaire général et responsable des séminaristes lorsque je l'ai connu, en 2005. Il a été mon accompagnateur en tant que délégué de l'évêque. Très vite, une amitié s'est liée entre nous. J'ai connu ses parents lorsque j'étais vicaire à Lavasina avec le curé Pinelli. C'est là que se trouve la maison paternelle de l'abbé Valery. Son papa est enterré là-bas, j'étais présent ce jour-là. Tout ça pour dire qu'Ange-Michel était bien plus qu'un collègue, bien plus qu'un responsable des vocations. C'était un grand frère."

Ces trois jours de visite en Balagne ont été intenses pour les pères Louis et Alphonse. Ce dernier a notamment découvert Calenzana, village où se trouve le presbytère qui sera sa résidence. Parmi les chantiers en cours au sein de la paroisse, se trouve le remplacement de la statue de Notre-Dame de la Serra, détruite par la foudre le 2 septembre dernier. À la marbrerie de Carrare en Italie, des artisans finissent de sculpter la madone qui devrait être installée sur son socle au cours de l'été. L'évêque doit la bénir le 10 septembre, tout comme les deux jeunes prêtres à qui il a confié la charge des paroisses de Calvi.

Référence du 06/07/23 

https://www.corsematin.com/article/societe/2718203467982415/a-calvi-pere-alphonse-et-pere-louis-se-presentent-aux-paroissiens

Le centre culturel de 2024 à Calvi, est-il laid?

 Inscrit au PEI en 2009, le centre culturel de Calvi va finalement voir le jour en 2024. Bien qu'il ait été très attendu par les habitants, le bâtiment fait débat sur son esthétique autant que sur le choix de son emplacement

Les Bâtiments de France vont nous faire un procès pour la couleur d'un volet, mais ils laissent construire un blockhaus dans la pinède.'' Ce Calvais résume en partie l'incompréhension de certains sur les choix qui ont guidé le projet du centre culturel.

Premier point, donc, qui pose question, celui de l'esthétique. Au carrefour de la pinède et de l'entrée de ville, le bâtiment s'impose, massif. S'il a le mérite de cacher les bâtiments, somme toute peu esthétiques, du supermarché voisin, il tranche néanmoins avec les pins maritimes de la route des plages, et le petit chalet en bois qui abrite un primeur de l'autre côté de la route. Un choix d'emplacement, et une architecture qui ne manquent pas d'alimenter les conversations à Calvi.

"Les remparts, c'est beau, mais pas dans la pinède"

Pour autant, ces choix sont le fruit d'une longue réflexion : 

"Le projet a été sélectionné par un jury de concours, explique François-Marie Marchetti, président de la communauté de communes de Calvi-Balagne. Nous avons retenu celui de Maria Godlewska, dont l'architecture est vouée à rappeler les remparts de la citadelle, avec du béton bouchardé. C'est une méthode consistant à projeter du béton en écaille sur des murs en béton banché, c'est la même technique qui a été utilisée pour le Fort Charlet."

Une explication qui ne semble pas convaincre les esprits critiques, lorsque nous en faisons part : "Oui, les remparts, c'est beau, mais à la citadelle ou au fort. Pas dans une pinède à l'entrée de ville", grince un retraité.

"L'écrin de la salle se compose d'une volumétrie pleine et majoritairement minérale qui vient ''s'asseoir'' partiellement sur des espaces vitrés et perméables. La paroi verticale de 12,50 mètres de haut se plie dans un mouvement dynamique à l'endroit du pivot créé par le rond-point. Le site du projet est stratégique car à la confluence de la pinède, espace naturel littoral et du début de la ville de Calvi", explique l'architecte Maria Godlewska sur son site internet.

Une démarche qui ne convainc pas forcément, et à laquelle l'opposition regrette de ne pas avoir été associée : "Nous n'avons pas été associés au projet, et les associations concernées non plus, regrette Jérôme Sévéon. Des associations qui ont été pourtant présentes lors de la mandature précédente. L'entrée de ville a besoin de respiration, et, avec ce choix, c'est tout l'inverse."

"Le projet a été réalisé en collaboration avec les Bâtiments de France, et est édifié sur un terrain communal, cédé à l'intercommunalité pour un euro symbolique", argumente François Marchetti.

La question des parkings

Une cession qui a, en effet, le mérite de faire baisser la facture. Au-delà de l'esthétique, une question logistique est soulevée par la critique, celle des parkings. 

"Nous pouvons aussi nous poser la question de l'emplacement, et l'absence de parking adapté. Le seul espace disponible à proximité se trouve dans une zone boisée, et donc peu adaptée à la création d'une aire de stationnement", estime Jérôme Sévéon.

"C'est un point qui a plusieurs solutions, répond François Marchetti. Nous pouvons demander une mutualisation du parking du Casino en dehors des heures d'ouverture, les spectacles ayant lieu en soirée, et il y a aussi un terrain appartenant à la mairie à proximité. De plus, rien ne nous empêche de mettre en place un système de navettes pour les grands événements."

Les goûts et les couleurs sont certes subjectifs, mais ils n'exemptent pas d'une certaine réflexion. Pour autant, cet équipement public répond à un réel besoin, et son utilité n'est pas discutée. Qu'importent son esthétique, et son emplacement, sa fonctionnalité fera sans doute oublier les désaccords lorsque le centre culturel ouvrira ses portes au premier semestre 2024.

Référence du 02/10/23

https://www.corsematin.com/article/societe/12178870419453/un-centre-culturel-attendu-a-calvi-mais-qui-fait-des-decus

Premier festival de l'écologie positive en Balagne

 Calvi; Des ateliers plus que complets, des scolaires venus en nombre, des moments de fête et de partage et surtout un bel engouement autour du respect de l'environnement. Bilan très positif pour la première édition de Green Orizonte.

"Notre récompense, c'est la participation du public nombreux. Les gens étaient heureux, ils avaient le sourire aux lèvres. Nous avons su fédérer autour de la nature et du vivant. C'est une vraie réussite", estime Anne-Marie Piazzoli, la directrice de l'office du tourisme de Calvi-Balagne, au lendemain de la première édition de Green Orizonte. De vendredi à dimanche, le festival de l'écologie positive a rassemblé entre 2 500 et 3 000 personnes, depuis Calvi, Lumiu et Calenzana.

350 000 € de budget

Consacrée aux professionnels du tourisme et aux scolaires, sous un chapiteau dressé sur le terrain de l'Ortacce mais également dans plusieurs hôtels de la ville, la première journée était un condensé de conférences, d'ateliers, de pitch et de présentations sur le thème de l'écologie. Les professionnels ont pu découvrir ou redécouvrir les démarches d'écotourisme, avec l'écolabel européen et la démarche Rispettu, la réduction de déchets dans les structures d'hébergement, l'œnotourisme, la communication responsable ou encore l'alimentation durable. 

" Tous les ateliers, les conférences, les tables rondes ont été d'une grande qualité, tant sur le plan des interventions que sur le fond," se félicite Jean-Baptiste Ceccaldi, hôtelier et président de l'office de tourisme intercommunal

" À chaque fois, la jauge était atteinte ou dépassée, ce qui démontre l'intérêt des professionnels pour le programme proposé ", complète Anne-Marie Piazzoli. L'agence du tourisme de la Corse (au sujet de l'éco labellisation européenne), ainsi que l'Ademe et le Syvadec sont intervenus sur le thème de la réduction des déchets et des économies d'énergie.

Des hôtels remplis et une saison qui s'allonge

Le samedi matin, à Lumiu, et le dimanche matin, à Calenzana, le public était également au rendez-vous pour les randonnées à vélo, les balades à la découverte de la biodiversité et du paysage, les concerts et le repas durable de grande tablée avec de la " street food made in Corsica ".
" Nous sommes très satisfaits de la fréquentation malgré la météo qui n'était pas avec nous, reprend Jean-Baptiste Ceccaldi. On avait pris le pari de délocaliser une partie du festival sur deux communes de notre périmètre intercommunal, avec du scepticisme sur la fréquentation. À notre surprise, ce fut une pleine réussite. " La partie festive n'était pas en reste non plus. Les frères Torracinta, le DJ Fakear ou encore les Balanins de Sumenta Nova ont assuré une ambiance digne des plus belles soirées d'été. Le but de cet événement, placé au début des vacances de la Toussaint, était de prolonger encore un peu la saison. " Les hôteliers et les socioprofessionnels de Calvi peuvent ainsi garder leur établissement ouvert jusqu'à fin octobre, voir au-delà, ambitionne le président de l'office du tourisme. C'est un positionnement assumé, dans un but d'étalement de la saison. Depuis plusieurs années, il fait encore beau et chaud en octobre. Nous avons ce que l'on peut appeler un été indien. "
Partenaires de l'événement, des hôtels comme le Mariana, le Saint-Erasme, le Revellata, le Campo di Fiore ou encore les Arbousiers ont fait le plein durant le festival. Entre les intervenants et les prestataires de services, plus de 250 personnes sont venues spécialement à Calvi pour travailler dans le cadre de Green Orizonte. Une fréquentation qui s'est ressentie à l'échelle de la ville et que la météo pluvieuse et venteuse n'est pas parvenue à gâcher.

À l'heure du bilan, les organisateurs du festival n'ont pas encore fait d'annonce concernant une deuxième édition. En attendant d'en savoir plus, la cité Semper Fidelis prépare le prochain gros événement : le trail de Calvi, prévu pour le samedi 11 novembre.

Référence du  25/10/23

https://www.corsematin.com/article/societe/18115993932248/le-festival-de-lecologie-positive-a-largement-trouve-son-public-en-balagne

ces hôtels de Haute-Corse qui relèvent le défi de rester ouverts toute l'année en Balagne

 À Calvi comme à L'Île-Rousse, quelques établissements réduisent la voilure mais ne ferment jamais leurs portes, même en hiver. Ils visent une clientèle de travailleurs et de locaux en escapade, alors que les véritables touristes se font rares.
Combien d'hôtels seront ouverts, en décembre à Calvi ? Et combien le resteront, en février à L'Île-Rousse ? Dans les deux villes de Balagne, une poignée d'établissements ne ferme jamais boutique. Les équipes sont réduites en hiver, le taux de remplissage aléatoire, et la stratégie bien différente.

À Calvi, le Mariana n'a jamais dérogé aux mois creux depuis son ouverture en 1989. 
" En hiver, la clientèle se compose de représentants commerciaux, de militaires en permission, de Corses de toutes les microrégions ou encore de jeunes Balanins qui sortent le week-end à Calvi et dorment à l'hôtel plutôt que de reprendre la voiture, inventorie Dominique Acquaviva, le patron. Il y a aussi des groupes qui viennent en séminaires et même des ouvriers d'entreprises extérieures. Le taux de remplissage reste très aléatoire, autour de 20 % en moyenne. Comme il y a moins d'activité, le personnel est réduit de moitié. On passe à 7 salariés contre 15 à 20 en été. " Avec ses chambres à partir de 68 € l'hiver, sa salle de sport, son sauna, son hammam, ses cours de yoga et ses séances de massage, le Mariana attire aussi quelques touristes hivernaux.
Au pied de la citadelle, les 24 chambres du Belvédère ne ferment pas non plus. Le petit hôtel tourne au ralenti, avec deux salariés uniquement.
 " On arrive à louer entre 3 et 5 chambres par jour, estime Dominique Ceccaldi, le gérant. Les tarifs sont divisés par deux par rapport à la saison haute, et on n'hésite pas à surclasser les clients dès que possible. Par exemple, on offre la vue mer ou une chambre plus spacieuse. L'année dernière, nous avons fait notre meilleur mois de décembre. Il y a quand même une hausse d'activité pendant les vacances de la Noël, et le moindre événement en ville attire des clients à l'hôtel. "

Le port de commerce attire des clients

À L'Île-Rousse, l'Escale côté sud est l'un des rares hôtels ouvert à l'année. Le petit établissement de 18 chambres n'a pas de salle pouvant accueillir des séminaires ou des conférences, mais il bénéficie d'un emplacement stratégique, à mi-chemin entre la mairie et la place Paoli. Comme à Calvi, grâce à des prix plus bas, il attire aussi bien des travailleurs que des insulaires et des touristes. 
"L'hôtel se remplit bien pour les fêtes ou dès lors qu'il y a des événements comme le rallye, précise Sandrine, la réceptionniste. Il arrive que l'on soit complet, même l'hiver. La différence avec Calvi, c'est qu'on a aussi les arrivées et les départs de bateaux. Souvent, les gens préfèrent dormir sur place la veille du départ ou le soir de leur arrivée, avant de reprendre la route. Cela crée du passage. "
Outre les bénéfices, souvent limités en hiver, l'ouverture annuelle permet surtout de fidéliser une équipe en CDI, alors que le recrutement de saisonniers est, chaque année, plus aléatoire. Pour franchir le pas et ouvrir 12 mois sur 12, Marine Guglielmacci va investir plusieurs centaines de milliers d'euros pour proposer de nouveaux services au Saint-Erasme
" Nous prévoyons un espace bien-être avec hammam, sauna, bassin intérieur et massages, mais aussi une salle de coworking pour les clients de l'hôtel et même une salle de séminaire, prévoit la patronne. On s'aperçoit que beaucoup de gens ont besoin de télétravailler, ne serait-ce qu'ouvrir des emails, même pendant leurs vacances. Depuis une dizaine d'années, les saisons se sont rallongées. Avant, elles s'étiraient de mai à septembre, maintenant c'est d'avril à novembre. Notre destination ne mise plus uniquement sur la plage. Il y a tant d'activités à découvrir comme la randonnée, le VTT, les sorties en mer, l'œnotourisme, l'agritourisme qui se pratiquent mieux lorsqu'il fait moins chaud. "
L'hôtelière prévoit deux hivers de travaux, avant de rester définitivement ouverte à l'année à compter d'avril 2025. Un défi dans lequel ne se lancent que de trop rares établissements en Balagne.

Référence du 26/10/23

https://www.corsematin.com/article/societe/56725822641809/haute-corse-ces-hotels-qui-relevent-le-defi-de-rester-ouverts-toute-lannee-en-balagne

Conflits, élections, ballotage: cas de la commune de Manso, Balagne et Niolo, Haute-Corse

 08/06/23 :démissions d'élus en cascade et nouveau scrutin en vue à Mansu

Mais que se passe-t-il à la mairie du Mansu ? À mi-mandat, il reste aujourd'hui moins de la moitié des élus entrés en fonction en mars 2020. Entre le 8 avril et le 15 mai de cette année, ce sont les trois adjoints au maire ainsi que deux conseillers municipaux qui ont donné leur démission. Déjà, en juillet 2020, un premier conseiller municipal avait mis fin à ses fonctions. L'équipe municipale est désormais réduite à cinq élus. Une élection partielle, dont la date du premier tour est fixée au dimanche 9 juillet, doit avoir lieu. 
Pasquale Simeoni, 43 ans, est maire du Mansu depuis mars 2008. Ce cadre de la fonction publique a remporté l'élection de mars 2020 face à la liste menée par Ange Costa. Il dit ne pas comprendre la dissidence qui se dresse désormais face à lui. "Je n'ai aucune idée de la raison qui a fait démissionner mes trois adjoints ainsi qu'une conseillère municipale, assure l'édile. Factuellement, sur la gestion de la mairie, je ne comprends pas leur décision. Les projets en cours sont ceux présentés par notre liste en 2020. Nos finances publiques sont plus que saines. Les dépenses de fonctionnement sont au ras des pâquerettes et les investissements sont élevés. Le budget n'a rien de secret puisqu'il est à disposition de chacun en mairie. Franchement, je ne cerne pas le cœur du problème, je veux bien que l'on m'explique."
Pasquale Simeoni a-t-il fait face à un putsch raté avec la démission de la moitié de son équipe ? Beaucoup l'ont pensé dans la vallée. Avant une modification du code électoral en 2019, pareil cas de figure aurait mené vers une élection municipale complète. Un moyen de "refaire le maire" sans avoir à attendre la municipale de 2026.

"L'hypothèse d'un putsch raté n'est pas impossible, bien qu'assez invraisemblable, estime l'édile. En tout cas, c'est un coup de théâtre inédit sur la commune. S'il y avait eu des irrégularités, des problèmes de finances, j'aurai compris ces démissions. Mais là, à part la volonté d'organiser une municipale complète, je ne vois pas. En plus, j'avais annoncé depuis toujours que ce serait mon dernier mandat. Par contre, je resterai maire jusqu'à la fin, même si six personnes sont contre moi. Et je continuerai à travailler, à présenter des délibérations pour le village."-

Un élu "autocratique" selon la dissidence

Pour tenter de mieux comprendre la situation politique à Mansu, il fallait aussi donner la parole aux démissionnaires. Certains parmi ces derniers souhaitent s'éloigner de la vie publique, d'autres pourraient être de retour dès l'élection du 9 juillet. C'est le cas de Francis Olari, meneur de fait de la dissidence.
"La réalité ne correspondait plus aux rôles attribués à chacun, estime cet artisan de 62 ans vivant sur Ajaccio. En tant que premier adjoint, j'ai été destitué de mes délégations de gestion du personnel et de suivi des travaux. Je n'ai plus eu mon mot à dire. Souvent, on se retrouve devant le fait accompli. On nous a même changé la serrure de la mairie. Petit à petit, on nous a poussés vers la sortie. Le maire fait tout seul, en affirmant être le patron. À force d'entendre cela, le vase déborde. Je ne critique pas sa gestion de la commune mais bien ses rapports humains très particuliers. C'est un problème de forme plus que de fond."
Pasquale Simeoni n'entend pas démissionner et restera donc aux commandes jusqu'à mars 2026. Il pourrait toutefois être minoritaire dans son propre conseil, ce qui risque de bloquer le jeu démocratique.
 "Il restera maire, mais nous ferons en sorte de remettre de l'ordre et de redistribuer les rôles à chacun, reprend Francis Olari. Il nous faudra aussi rassembler un maximum. Les familles ont été séparées, des gens ne s'adressent plus la parole, on veut faire en sorte que dans trois ans, il n'y ait qu'une seule liste menée par des jeunes."
Les noms des six candidats autour de Francis Olari sont déjà en partie connus. On y retrouve la conseillère démissionnaire Audrey Falconetti, le jeune informaticien Jean-Roch Santucci, le candidat en 2020 Ange Costa et Gérard Maestracci, un retraité de 76 ans qui a l'expérience de la politique. 
"Pasquale Simeoni a une gestion autocratique de la commune, regrette celui qui a fait deux mandats de conseiller municipal dans une commune du Var. On lui reproche de séparer les familles. En s'entêtant, il a provoqué une situation devenue ingérable. Son équipe est borderline, toujours en limite de la légalité. Ils ont poussé l'employé communal vers la sortie, alors que c'était un agent extraordinaire. De plus, notre maire n'est jamais là puisqu'il travaille à Bastia. Ma crainte, maintenant, c'est qu'on va se retrouver dans une situation de blocage si le maire s'accroche encore à son poste. S'il en avait eu le courage, il aurait démissionné et nous aurions refait une élection complète."

"Je ne suis pas en campagne, je suis aux responsabilités"

De son côté, le maire ne compte pas s'impliquer dans l'élection du 9 juillet. "Je ne présenterai personne, je ne suis pas en campagne, je suis aux responsabilités, estime-t-il. Toutefois, il y a une liste que je soutiendrai officiellement. Il risque d'y avoir des démissionnaires qui se représentent en face. Je trouve que ça n'a aucun sens. "

Jusqu'à mars 2026, la vie politique à Mansu risque d'être bien compliquée...

09/06/23 : démissions en cascade à la mairie de Mansu

Le conseil municipal de Mansu, en Balagne, a connu six démissions d'élus depuis le début du troisième mandat de Pasquale Simeoni, en mars 2020. Si la première démission remonte à juillet 2020, les cinq autres sont récentes et s'échelonnent entre avril et mai 2023. Une élection municipale partielle est d'ores et déjà prévue pour les 9 juillet et 16 juillet, en cas de second tour. Les raisons de ces démissions ne sont pas clairement connues.

Référence