Saturday, November 11, 2023

Le casse-tête du logement des employés saisonniers à Calvi

 Viendront-ils ou ne viendront-ils pas ? 

À l'aube d'une nouvelle saison touristique, les établissements saisonniers de Calvi ouvrent leurs portes un à un. Et rares sont les patrons à ne pas se demander si leur personnel sera au rendez-vous. Ces dernières années, la crise sanitaire a modifié le rapport des gens au travail et les emplois contraignants trouvent de moins en moins de candidats. Hôteliers, restaurateurs et plagistes ont beau anticiper, ils ne sont jamais à l'abri de mauvaises surprises.

Rue Clémenceau, le restaurateur Gilles Bonneau parle d'un véritable casse-tête. 

"Tous les ans, c'est un peu la loterie, explique le patron des Bons Amis. Le gros problème de notre métier, c'est le recrutement. Les gens vous disent oui mais continuent de chercher s'ils peuvent gagner 200 € ou 300 € de plus ailleurs. Ils bougent beaucoup plus qu'avant, arrivent et repartent parfois rapidement. Ils réclament du temps pour eux. Pour nous qui n'ouvrons que quelques mois, c'est difficile de leur donner du temps libre. Puis les vrais saisonniers ont disparu, aujourd'hui on a souvent affaire à des fêtards."

Le restaurateur démarre sa saison avec trois employés, sa femme et lui-même assurent le service en salle. Au cœur de l'été, il faudra trois personnels de plus pour répondre à la demande. Et s'il n'avait pas de solution pour les loger, malgré leurs bons salaires, il ne trouverait personne.

"J'ai acheté deux appartements pour loger mes saisonniers dans des conditions acceptables, reprend-il. Ils ont chacun une chambre. J'essaye dans l'idéal de trouver une ou deux personnes logées sur place, mais c'est très dur. Les gens d'ici ne veulent plus louer leurs appartements aux saisonniers, par crainte des dégradations. Je leur donne au moins le double du salaire minimum mais même avec ça, il faut les loger."

Des tensions en cuisine

Un peu plus loin dans le cœur de la cité calvaise, l'hôtel Saint-Christophe a ouvert ce lundi. Le patron, Jean Ferrandini, attend encore une partie de ses recrues mais le gros de l'équipe est déjà là. 

"Pour le recrutement, je travaille avec Pôle Emploi et également une agence basée sur le Continent. Lorsque mes saisonniers viennent du Continent, je leur demande une lettre d'engagement. Ils la signent, mais certains se désistent quand même et cela nous met en difficulté. Le plus compliqué, c'est de recruter en cuisine. Pour le chef, il n'y a pas eu de problème. Je pense qu'il s'y retrouve avec son salaire. Mais le temps de travail compte beaucoup aussi. Il faut être correct avec les saisonniers, car trop de patrons en ont profité. Il faut déclarer la totalité des salaires. Et ces salaires, je les ai augmentés de 8 % ces deux dernières années. Chez nous, comme la saison dure 7 mois, ils sont contents puisque ça leur ouvre droit au chômage."

L'hôtel Saint-Christophe a besoin d'une trentaine de saisonniers pour la réception, le ménage et la restauration. Tous sont logés dans des chambres individuelles, tout près de l'établissement. Sans cette facilité, l'hôtel ne parviendrait sans doute pas à composer son équipe. 

"Le logement, c'est indispensable. Celui qui loue un appartement ou une chambre pour son personnel ne s'en sort pas. Il y a aussi le coût du transport. Nous faisons arriver nos équipes les jours où les billets sont moins chers. Ils n'arrivent jamais en week-end, par exemple."

Sur la plage de Calvi, le début de saison se profile également. Dix-sept plagistes ou loueurs se sont vus attribuer une autorisation d'occupation du territoire pour une période allant du 15 avril au 15 octobre. Au Sun Beach, Dominique Buttafoghi s'affaire déjà :

"Nous ouvrons fin avril. J'ai une partie de mes employés qui revient tous les ans. Je les conserve précieusement. En haute saison, on tourne à 12 saisonniers. Pour les nouveaux de cette année, je passe en premier lieu par Pôle Emploi. J'ai aussi une agence de recrutement, en cas de difficulté. Les réseaux sociaux, ça marche aussi. Il ne me manque que deux ou trois personnes pour juillet et août. C'est plutôt en cuisine que c'est tendu, les chefs et les chefs de partie sont difficiles à trouver. Tout le monde préfère les contrats longs, sur 6 mois ou 7 mois. Si on s'y prend en juin, c'est foutu."

Malgré des hausses de salaires allant jusqu'à 30 % ces dernières années, la plagiste est obligée de proposer un logement à son personnel. 

"C'est même plus important que le salaire, c'est indispensable. Nous avons des appartements que l'on ne consacre qu'aux saisonniers. J'ai essayé de ne pas loger mes saisonniers, je n'y suis pas arrivée. La plage, ce n'est pas facile, il fait chaud, les gens veulent manger tous en même temps, c'est pénible. Le personnel doit vivre dans de bonnes conditions pour tenir la saison."

Création d'une maison pour les saisonniers ?

Dans sa résidence de tourisme cinq étoiles, les Villas Mandarine, Françoise Tapias a besoin d'une douzaine de saisonniers entre la fin mars et début novembre. Le logement et une durée de contrat supérieure à six mois sont des demandes systématiques des candidats. Même dans ces conditions, trouver des saisonniers n'est pas chose aisée.

"La moitié du personnel est logée dans des bungalows, précise la patronne de l'établissement. Ce n'est pas toujours facile pour eux, ils n'ont pas spécialement envie d'être ensemble, ils voudraient plus de confort, internet, la télé, une laverie. On n'a pas suffisamment de logements pour tout le monde. Les saisonniers que je ne loge pas, se débrouillent. Ils vont dans des campings ou louent des appartements à plusieurs. Mais je ne crois pas qu'on puisse vivre au camping et faire la saison. Cela ne correspond pas à un travail qualitatif."

Pour pallier les difficultés de recrutements à la belle saison, Françoise Tapias préfère proposer des contrats à durée indéterminée, lorsque cela est possible. L'hiver, les employés apportent une aide sur d'autres tâches, se forment et montent en compétences. Fidéliser une équipe, c'est l'une des pistes pour ne pas manquer de bras.

"C'est dommage qu'on n'ait pas entériné à Calvi cette idée de maison des saisonniers. Cela existe dans les stations de ski, on pourrait faire ça d'une façon mixte avec l'État et des fonds privés, il est urgent de le faire. Il faudrait des centaines de chambres sur Calvi. Si on veut de la ressource humaine, il faut investir. Il faut du logement pas cher et du contrat de travail modulable. Il faut rentrer dans cette adaptation-là."

Malgré les difficultés de recrutement, les patrons consultés dans le cadre de ce reportage ont leurs équipes au complet. Pour cela, ils ont dû consentir des efforts sur le logement, les salaires et le temps libre. Le saisonnier d'aujourd'hui n'est plus celui d'hier et les employeurs sont bien obligés de composer avec. 

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A la découverte du petit train des plages en Balagne; 200 000 entre l’Île-Rousse et Calvi

 Direction la Balagne, à bord d’un train de légende surnommé "le trembotant". Il relie l’Île-Rousse à Calvi, sur 22 kilomètres.

À l’Île-Rousse (Haute-Corse), au cœur de la Balagne, un vieux train des années 80 assure un panorama exceptionnel. Quatre fois par jour, il rejoint Calvi et quitte les rochers couleur ocre pour se plonger dans le bleu de la mer. "C’est tellement beau, et c’est tellement spécial. On est complètement amoureux de cet endroit", confie un homme. Le train se faufile le long de la côte. La locomotive s’arrête au gré des demandes, devant chaque plage.

45 minutes pour rejoindre Calvi 

Il suffit de prévenir le contrôleur. Les baigneurs n’ont que quelques mètres à faire pour se jeter à l’eau. Sur le sable, le train fait presque partie du paysage. De nombreux touristes se montrent séduits. Le voyage se poursuit à travers les villages et le maquis. Les Corses surnomment ce train "le tremblotant". C’est le plus rentable de tous les trains corses. Chaque été, il connait un immense succès. "

En 2022, on en a eu plus de 200 000 entre l’Île-Rousse et Calvi, qui ont pris le train", 

se réjouit Pierre Fanti, chef de zone aux Chemins de fer de la Corse. Sur les derniers kilomètres, on distingue au loin la citadelle de Calvi. 45 minutes après le départ, tout le monde descend. 

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Pigna ne se visite qu'à pieds

 Entre Calvi et l’Ile-Rousse, en Balagne (Haute-Corse), se trouve le somptueux village de Pigna.

Maisons blondes, volets azurs, pierres et glaise : ses charmes sont multiples et sa communauté d’artistes et d’artisans fait de l’endroit l’un des plus singuliers de l’île.

Pigna est un village construit sur la roche, à 224 mètres d’altitude, au pied d’une montagne culminant à 562 mètres.

En 2014, l’INSEE y comptait 114 habitants, sans forcément tenir compte des chiens et des chats.

La particularité du village ? Seuls les piétons y sont autorisés ! Un parking existe pour les visiteurs, à l’entrée du village et il est payant.

Au diable la voiture donc, bonjour le calme des ruelles pavées et le chant de la nature. L’agitation des villes ne manque à personne en pareils lieux.

Au fil des années, Pigna est devenu le village des artisans et musiciens. Ses habitants ont su s’organiser en collectif dynamique, ce qui a empêché l’endroit de se dépeupler.

À force de restaurations, il a peu à peu retrouvé son lustre d’antan et reste peu prisé des touristes en été par rapport au reste de l’île, accessible en voiture.

Au sommet du village, une vue panoramique sur la baie d’Algajola, le village de Corbara et la mer, bien entendu. 

En plus de déambuler dans les ruelles, certains endroits sont à voir absolument : l’église de l’Immaculée Conception et ses deux clochers, par exemple. Elle a été construite à la fin du 19e siècle.

La fontaine du centre du village vaut également le détour. Enfin, puisque l’endroit s’y prête, ne partez pas de Pigna sans visiter ses merveilles artisanales : céramiques, bijoux, instruments de musique, produits régionaux… Il y a des petites boutiques pour tous les goûts. 

Enfin, à Pigna, il n’est pas rare d’assister à plusieurs concerts tout au long de l’été. L’authenticité corse se trouve, en partie, ici. 

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Ces services de conciergerie qui se multiplient en Balagne

 Blanchisserie, location de draps, conciergerie... Des services en pleine expansion avec le développement des locations saisonnières de biens privés. Des "meublés de tourisme" qui, notamment grâce à la plateforme Airbnb, gagnent du terrain chaque année, jusqu'à séduire une clientèle coutumière des hôtels ou des campings.

En Balagne, ces dernières années, les conciergeries se sont multipliées. Il y en aurait près d'une dizaine, rien que sur Calvi.

"J'ai créé ma société Casa loc en 2019, relate Tania Le Courtois, jeune entrepreneur sur Calvi et Calenzana. J'avais une quarantaine de biens l'année dernière, j'ai préféré réduire leur nombre et me spécialiser dans les villas. C'est moins galère et plus rentable."

Laetitia Maestracci, de la conciergerie du même nom, a débuté l'aventure en 2021 suite à une reconversion professionnelle. Elle gère aujourd'hui un parc de 39 biens, tous situés sur Calvi, entre la pinède et la route de Portu. "C'est ma troisième saison, précise-t-elle. Je propose plusieurs types de biens, du studio à la villa. Cela me permet de proposer une offre variée et adaptée aux budgets des clients. Bien sûr, plus le bien est beau, mieux il se loue et mieux je gagne ma vie."

Commercialisation et accueil des clients

Le cœur du métier de concierge, c'est l'accueil des locataires. États des lieux, explications touristiques, ménage et changement du linge de maison sont inclus dans la prestation. Bien souvent, la conciergerie se charge aussi de la commercialisation du bien sur les différents sites et plateformes. Une solution clés en main pour des propriétaires qui vivent souvent sur le Continent et amortissent ainsi l'achat de leur résidence secondaire. "Le concierge a deux clients, résume Tania Le Courtois. Il s'agit du propriétaire et du vacancier. Il faut que nos services leur apportent une plus-value à tous les deux."

Les clients des meublés de tourisme cherchent toujours plus de flexibilité. Ainsi, les arrivées ne se font plus uniquement le week-end mais surtout en semaine, lorsque les prix des transports sont plus bas. Les réceptions de nuit sont possibles également, parfois avec l'aide de boîtes à clés. Mais dans tous les cas, un minimum de 4 nuits ou 5 nuits est demandé. Un meublé de tourisme n'a pas la flexibilité d'un hôtel.

"Je fais ce métier depuis 2018, contextualise Hervé Martelli qui a baptisé sa société La Conciergerie. Au départ, c'était une société qui proposait des services touristiques plutôt haut de gamme comme la location d'hélicoptère ou de l'événementiel. Puis j'ai repensé mon offre pour me recentrer sur de la conciergerie classique. J'ai une trentaine de biens, du petit studio à la villa de 7 chambres, sur un secteur géographique large qui va de Lozari à Calvi en passant par les villages. Je peux ainsi répondre à toutes les demandes, selon le budget. Comme je facture des coûts fixes, j'encourage les gens à louer à la semaine."

Souvent auto-entrepreneurs, les concierges font appel à des prestataires de services et sous-traitent des tâches comme le ménage ou la blanchisserie. Pour le linge de maison, la solution la plus prisée semble être la location de draps et de serviettes. Pratique, il n'y a plus à s'inquiéter de rien entre un départ et une arrivée à quelques heures d'intervalle.

Comme à l'hôtel ou en camping, chaque nuitée passée dans un meublé de tourisme est redevable d'une taxe de séjour versée à la communauté de communes, organisme collecteur. Sur le site Airbnb, cette taxe est prélevée de manière automatisée.

Les propriétaires sont aussi tenus de déclarer leurs revenus locatifs aux impôts. La location saisonnière fait donc tourner l'économie sur de multiples aspects, sans parler de transport et de restauration.

"La conciergerie ça a toujours existé, assure Hervé Martelli. Mais ces dernières années, le métier s'est structuré et professionnalisé. Ce qui se faisait autrefois de façon un peu sauvage est aujourd'hui cadré avec une immatriculation, un siret, des droits et des devoirs."

Les concierges de Balagne entrent lentement mais sûrement dans la saison haute. Il faudra courir partout en attendant l'accalmie automnale. Et, déjà, la commercialisation des biens pour la saison suivante. Ainsi va la routine dans le métier.

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2 nov 2023: Commémoration de tous les défunts à Calvi

 


Pluie et bourrasques de vent ont marqué cette journée du jeudi 2 novembre consacrée à la fête des Défunts. Messe, procession, prières, chants et bénédictions lors de plusieurs haltes au Monument aux Morts, à la chapelle de Loretto, au cimetière Marin et au cimetière militaire.

Nombreux ont été les proches à se rendre hier, jour le Toussaint, dans les différents cimetières de la cité Semper Fidelis pour fleurir les sépultures de leurs proches. Cette fête catholique dédiée au culte des Saints intervenait à la veille de la fête des Défunts.

À 9 heures, en l’église Sainte Marie Majeure, c’est le père Alphonse Nakima, récemment intronisé par le Cardinal Bustillo, évêque de Corse, qui célébrait l’Office en présence de quelques confrères de Saint Antoine-Abbé et Saint Erasme et de leurs prieurs Nicolas Bras et Christophe Perrimond.

À l’issue, une procession se formait pour emprunter la rue Clemenceau et le Boulevard Wilson, avant de faire une première halte au Monument aux Morts pour un moment de prières et une bénédiction. C’est ensuite à la Chapelle de Loretto qu’avait lieu la deuxième halte.

Le temps se faisait de plus en plus menaçant lorsque tous se retrouvait sur la petite place centrale du cimetière marin pour un nouveau moment de recueillement, de prières et chants des sept confrères présents.

La procession se dirigeait enfin vers le cimetière militaire. Une délégation de l’amicale des anciens du 2e REP accompagnait dès le début les fidèles. Par la suite une visite au cimetière de Notre-Dame de la Serra était prévue.

Cette cérémonie qui on l’a dit, s’est déroulée dans l’intimité était suivie comme on le craignait de la pluie et des bourrasques de vent. Ceci explique sans doute cela.

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Sept 2023: Taxe foncière des résidences secondaires majorée de 30% à Calvi: 520 000€

 Le quorum était largement atteint pour cette session du conseil municipal de Calvi pour se pencher sur un ordre du jour bien rempli. 

Ce conseil municipal a débuté par un hommage au regretté Ange-Michel Valery : en effet la place dite de l’olivier, juxtaposée à l’église Sainte Marie Majeure, portera dorénavant le nom de Place Ange-Michel Valery, en hommage à l’archiprêtre décédé en juin dernier. 

Au chapitre financier, c’est le point numéro 6 inscrit à l’ordre du jour, relatif à la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale, qui était au centre du débat entre majorité et oppositions. 

La majorité proposait une augmentation de 30%, ce qu’ont réfuté les 2 groupes d’oppositions qui souhaitaient les augmenter plus. 

" Depuis le 25 août dernier, la totalité des communes de Corse, au même titre que les communes sur le continent, ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires", explique Ange Santini, maire de Calvi. 

Un territoire corse soumis à une forte tension en terme d’hébergement. Rappelons qu’en 2020, 72 000 logements étaient déclarés résidences secondaires sur l’île selon l’Insee qui précise que ce taux est 3 fois plus élevé que sur le continent. 

Le maire rappelle que jusqu’alors il était impossible d’augmenter les taxes foncières des résidences secondaires sans augmenter celles des résidences principales. 

"Mais aujourd’hui il est possible de les majorer de 5 à 60%. À Calvi, nous avons choisi de couper la poire en 2 en l’augmentant de 30 %, ce qui rapportera à la commune de Calvi près de 520 000€. Nous taxons les résidences secondaires de manière encore raisonnable, car nous ne devons pas oublier que parmi ces résidences secondaires, il n’y a pas que des investisseurs qui viennent du continent, il y a des Corses et des Calvais qui sont aussi propriétaires et qu’il ne faut pas surtaxer" explique le maire. 

Un taux jugé trop bas pour les deux groupes d’oppositions

" Le fait d’augmenter plus franchement les taxes foncières sur les résidences secondaires permettrait de baisser celles des résidences principales et ainsi de soulager la fiscalité des calvais résidents" réplique Jérôme Sévéon, du groupe Calvi in Core.  

Les deux groupes d’oppositions ont souhaité rappeler qu’en l’espace de 2 ans, la municipalité avait augmenté 2 fois les taxes foncières, ce qui incluait à cette période celle des résidences principales. 

" 2 fois 5%, ce qui touche directement les propriétaires résidents à l’année. La 1ère fois c’était lié au covid. Et cette année, encore 5 % pour une nécessité d’équilibrer les budgets. Nous avions précisé lors de cette délibération que ce n’était pas le bon tempo à cause d’un processus d’inflation important. À Calvi il y a un véritable problème de pauvreté. Et ces 2 augmentations impactent directement les propriétaires de résidences principales ainsi que les locataires car cela met en péril le droit au logement. Comme aujourd’hui, il est possible d’augmenter uniquement les taxes foncières des résidences secondaires, il faudrait trouver un nouvel équilibre en baissant celles des principales et taxer plus les secondaires. Il ne faut plus taper sur la tête des Calvais, il faut aller chercher l’argent chez les plus aisés, notamment dans les résidences secondaires. Et pour cela, il fallait être plus volontaire que 30 % sur ces augmentations du taux des résidences secondaires. Nous nous sommes donc abstenus sur ce vote" précise Jérôme Sévéon pour les 2 groupes d’oppositions.

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Taxe-fonciere-des-residences-secondaires-majoree-de-30-a-Calvi_a73853.html

31 aout 2023: Nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, le père Constant "un homme d’unité et de paix"

 L’émotion était forte le 23 août 2023 au sein de l’église Saint-Jean-Baptiste de Porto-Vecchio. Beaucoup de fidèles s’étaient en effet rassemblés pour la dernière messe du Père Frédéric Constant. Des temps d’au revoir qui étaient aussi teintés de la fierté de savoir que celui qui fut le curé de la cité du sel pendant les deux dernières décennies était appelé à rejoindre Ajaccio pour jouer un rôle majeur pour l’Église de Corse. Après avoir été nommé par l’évêque de Corse, Mgr Bustillo, le 20 juin dernier, depuis quelques heures, le Père Constant est en effet le nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, mission dans laquelle il succède au père Jean-Yves Coeroli, en place depuis 2021.

Né à Bastia, après une enfance à Venzolasca, le père Constant a pris le chemin du séminaire d’Aix-en-Provence, puis du séminaire d’Avignon, avant d’être ordonné prêtre en 2001. Il est alors immédiatement nommé à Porto-Vecchio où il restera 24 ans et deviendra une figure très appréciée, engagée sur tous les fronts, notamment au service des plus défavorisés. Des années desquelles il ne retire que de bons souvenirs. 

« Cela a été une expérience fondatrice de ma vie de prêtre. Baptiser, marier, enterrer, accompagner les familles, vivre le quotidien des gens, aussi bien dans la ville, que dans les campagnes, dans les villages. C’était une riche expérience de foi et d’humanité », sourit-il. Ainsi, en début de semaine, c’est avec un petit pincement au cœur qu’il a pris la route d’Ajaccio. « Quand on vit les joies et les difficultés des gens et que vous les accompagnez, il n’est pas possible d’effacer cela en quelques secondes. Cela reste ancré en soi », souffle-t-il. 

Modeste, il avoue sans détour avoir été « très surpris » lorsque l’évêque de Corse lui a fait part de sa décision de le nommer Vicaire général. « Être vicaire c’est une mission au service de l’église diocésaine, au service de toutes les paroisses, de tous les mouvements et de tous les chrétiens qui sont en Corse », souligne-t-il en reprenant : 

« C’est une nouvelle mission pour moi, qui se poursuit sur l’ensemble de la Corse afin de soutenir l’évêque dans sa mission de pasteur de l’Église de Corse ». Une mission qui sera d’autant plus enrichissante que Mgr Bustillo sera créé cardinal le 30 septembre prochain. « Ce que j’ai vécu à Porto-Vecchio je vais essayer de le partager avec tous ceux que je rencontrerai dans le cadre de ma mission », indique le père Constant à l’aube de sa nouvelle mission en confiant vouloir être « un homme d’unité et de paix ». 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Nouveau-Vicaire-general-du-diocese-d-Ajaccio-le-pere-Constant-veut-etre-un-homme-d-unite-et-de-paix_a73273.html