Monday, November 13, 2023

26 sept 2023; Emmanuel Macron en Corse : le programme de la visite heure par heure

Selon nos informations, la visite d'Emmanuel Macron en Corse devrait débuter demain soir, mercredi 27 septembre. Il restera sur l'île jusqu'au vendredi 29 septembre au matin, avant de s'envoler pour Malte.

Son déplacement sera rythmé par de nombreux temps forts, à la fois mémoriels, pour les 80 ans de la libération de la Corse : le Président rendra hommage aux Corses qui ont servi dans la résistance, ainsi qu'aux goumiers marocains et aux Italiens résistants ; et politiques, il prononcera un discours à l'Assemblée de Corse.

Découvrez son programme heure par heure

Mercredi 27 septembre

Arrivée du Président dans la soirée : dîner en préfecture de Corse avec les élus, notamment les présidents de groupe et les parlementaires.

Jeudi 28 septembre

Discours à l'Assemblée de Corse en présence des élus à 10h

Ce moment politique pourrait être suivi d'une séquence mémorielle, avec, au programme, selon nos informations :

Commémoration des 80 ans de la Libération de la Corse à la Citadelle d'Ajaccio

Dépôt de gerbe devant la maison natale de la résistante Danielle Casanova

Départ pour Bastia qui pourrait s'effectuer en début d'après-midi

Musée de Bastia et exposition consacrée aux Corses et à la Seconde Guerre Mondiale

Commémorations des 80 ans de la Libération de la Corse sur la place St Nicolas à Bastia, en présence de scolaires

Enfin, le Président pourrait ensuite rejoindre Bonifacio pour l'inauguration du collège Albert Feracci, avant un départ pour Malte vendredi matin. 

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8 sept 2023: "La question de l'autonomie de la Corse sera traitée fin 2024"

 C'est la date glissée par Gérald Darmanin - dans l'île la semaine prochaine - aux députés Liot, en Guadeloupe pour leur rentrée parlementaire. Bertrand Pancher, le président du groupe, en dit plus

Le ministre de l'Intérieur invité par Liot en Guadeloupe. Vous y avez forcément un intérêt. Lequel ?

On parle d'intérêts divers. D'abord, Gérald Darmanin n'est pas seulement le ministre de l'Intérieur, mais aussi celui des Outre-mer qui souffrent d'une absence de politique dans le temps. Ensuite, nous sommes un groupe où l'on compte nombre de députés insulaires liés par des problématiques communes. Si les territoires baignés par l'insularité n'ont pas tous les mêmes revendications, tous, en revanche, réclament plus de souplesse à l'horizon d'une possible révision constitutionnelle, et l'on entre dès lors dans le vif de la question corse. À la clé, la nécessité d'une réforme des institutions, le ministre en a convenu.

Avez-vous amorcé des discussions en amont de la rentrée parlementaire, vous a-t-on fait comprendre que l'on avait besoin de vos voix ?

Cela a été sous-tendu. La loi sur l'immigration revient fin octobre au Sénat et arrive début 2024 à l'Assemblée nationale. Nous allons veiller à ce qu'elle reste équilibrée notamment après son passage à la chambre haute où la commission des lois l'avait considérablement durcie. En ce sens, le ministre a besoin de nous.

Les textes budgétaires ont déclenché une guerre des travées l'an dernier, qu'avez-vous négocié ?

Nous souhaitons débattre des sujets les plus prégnants suffisamment tôt. Sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets, une avalanche de 49-3 suivie de motions de censure.

C'est un message en direction d'Élisabeth Borne ?

Et d'Emmanuel Macron.

Une motion transpartisane, à l'instar de celle lancée contre la réforme des retraites, n'est donc pas exclue ?

L'option est sur la table, surtout si l'on ne tient pas compte des objectifs que nous portons sur le plan économique, social et environnemental, entre autres.

Le ministre a-t-il évoqué le processus d'autonomie en cours entre l'État et la Corse ?

Longuement. Gérald Darmanin a souligné que le sujet de l'autonomie de la Corse devait se régler dans le cadre d'une révision la plus large possible donnant toutes les opportunités d'évolution institutionnelle. Il y aura vraisemblablement deux réformes constitutionnelles. Une adaptation liée à la Nouvelle-Calédonie en janvier-février prochain. Le dossier corse sera traité en fin d'année 2024, parce qu'au-delà de la Corse, la question institutionnelle se pose pour d'autres territoires d'Outre-mer. Une concertation doit se mettre en place, nous a expliqué le ministre, avec, peut-être, un élargissement à l'Hexagone en matière d'adaptation de normes. Nous avons rappelé que nous n'entendions pas lâcher la proie pour l'ombre.

Emmanuel Macron est-il en mesure d'aller au bout de son projet et d'inscrire l'île dans la Constitution ?

Oui, mais à condition de s'accorder avec le Sénat dans le cas où le projet est soumis au Parlement convoqué en Congrès. Il faudra dialoguer avec la chambre haute, se donner un peu de temps. Pour nous, la finalité consistera à manœuvrer au plus près pour faire aboutir la requête de la Corse, en sachant que des sollicitations se font jour ailleurs également. J'ai demandé à Bruno Retailleau de recevoir Gilles Simeoni, les contacts ont été pris, de manière à pouvoir nous assurer du soutien d'un maximum de sénateurs.

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https://www.corsematin.com/article/politique/75704909895192/la-question-de-lautonomie-de-la-corse-sera-traitee-fin-2024

7 juin 2023, Le rapport qui trace "les contours de l'autonomie" de la Corse

 La commission des compétences législatives et réglementaires de l'Assemblée de Corse a remis à l'exécutif un document visant à définir le concept "d'autonomie." Objectif : appuyer la demande d'un pouvoir législatif pour l'île et faire taire les critiques sur l'impréparation des élus.

"C'est un document qui fera date dans l'histoire de notre institution.'' Le moment se veut presque solennel, lorsque le chef de l'exécutif, Gilles Simeoni, prend la parole, ce mardi matin, à l'hôtel bastiais de la Collectivité de Corse.

Il faut dire que l'évènement n'est pas anodin pour la majorité territoriale. Le président de la commission des compétences législatives et réglementaires de l'Assemblée de Corse, Romain Colonna, vient de rendre officiellement à l'exécutif les conclusions de quatre mois de travaux. Un rapport d'une centaine de pages, sobrement intitulé "Vers un statut d'autonomie pour la Corse", visant à donner un sens à ce concept sujet à bien des interprétations.

"Ce document permet d'invalider certaines idées reçues, d'éclairer des angles morts et de regarder ce qui se fait ailleurs en Europe pour démontrer, aussi, que l'autonomie remplit le frigo", affiche d'emblée le conseiller territorial du groupe Fà populu inseme. Ce travail, fruit d'une quinzaine d'auditions d'universitaires, de fonctionnaires et de personnalités politiques de communautés autonomes - Îles Baléares, province de Trento, Nouvelle-Calédonie, etc. - s'inscrit dans le droit fil du rapport sur l'évolution institutionnelle de l'île, remis au conseil exécutif en octobre 2021 par la professeure de droit Wanda Mastor.

Le document livre également une analyse comparée des divers statuts d'autonomie existant. Avec une conviction : "Ce que nous demandons, à savoir le transfert du pouvoir législatif, est possible dans le cadre français actuel, affirme Romain Colonna. On nous oppose, à Paris, depuis des années, des limites infranchissables dans le cadre prétendument homogène de la Constitution. Il faudra que l'État nous explique pourquoi ce qui est possible en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie ne le serait pas en Corse."

 " L'autonomie est une perspective viable "

Marie-Antoinette Maupertuis va plus loin. La présidente de l'Assemblée, considère, à la lumière de ce rapport, que les "lignes rouges" tracées par le chef de l'État à l'entame du processus de Beauvau - le refus de "créer deux catégories de citoyens" dans l'île, à travers notamment la coofficialité de la langue ou le statut de résident - "relèvent davantage de postures politiques que de réels obstacles juridiques."

À l'appui de son argumentation, la présidente de l'hémicycle territorial fait valoir, à titre d'exemple, des particularités d'accès à la propriété pour les résidents de la Polynésie française. "Ce rapport fait la démonstration que l'autonomie existe ailleurs, et qu'elle est une perspective viable, qui permet de régler des problèmes du quotidien", insiste Marie-Antoinette Maupertuis.

À travers ce document, le conseil exécutif n'entend pas seulement tracer les contours d'un - très hypothétique - nouveau statut de l'île. Il compte aussi faire taire les critiques, émises au sein du gouvernement ou dans les rangs de ses opposants politiques, sur l'absence de "proposition concrète" et l'impréparation des élus dans les négociations avec Paris.

"Ce rapport constitue une réponse incontestable à ceux qui font semblant de ne pas savoir ce qu'est l'autonomie", avance Gilles Simeoni. À la veille d'une reprise des discussions, avec un nouveau comité stratégique qui doit se tenir ce mercredi, place Beauvau, cette contribution devrait aussi nourrir les débats ; en tout cas, veut croire l'exécutif, donner au gouvernement l'occasion de "clarifier sa position" pour la suite d'un processus ô combien poussif. "Veut-il, enfin, placer cette discussion à vocation historique au bon niveau ?, interroge le chef de la Collectivité. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts."

" Nous sommes prêts"

Pour l'exécutif, les choses sont claires : les jours à venir seront décisifs et devront permettre de déboucher sur un accord politique conférant à la Corse un titre spécifique dans la Constitution, suivi d'une loi organique précisant la répartition des compétences avec l'État.

Le rapport de la commission, pourtant, ne formule à ce stade aucune proposition de rédaction de ce titre. L'exécutif explique qu'il reviendra aux élus de l'Assemblée de Corse de définir le contenu précis du statut qu'ils souhaitent voir aboutir. Gilles Simeoni fait savoir qu'un débat est prévu à la session de fin juin, sur le fondement de ce document. "Il donnera lieu à la présentation d'un nouveau rapport, concerté en amont avec les autres groupes nationalistes et les forces politiques qui souhaitent s'y associer, en vue de formaliser nos propositions dans le cadre du processus, explique-t-il. Nous serons au rendez-vous fixé par le président de la République, au 14 juillet."

Le patron de l'exécutif a déjà réuni les présidents des groupes nationalistes dans l'espoir d'arrêter une position commune. La sienne, en tout cas, est déjà sur la table : un transfert "plein et entier" du pouvoir législatif à la Collectivité, "de façon immédiate ou progressive." "Hormis sur le plan régalien, nous avons vocation à exercer toutes les compétences, avec les leviers juridiques, budgétaires et fiscaux nécessaires, martèle Gilles Simeoni. Ce sont les conditions d'une véritable autonomie." 

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6 juillet 2023: Autonomie, de la délibération votée à l'Assemblée de Corse à sa mise en œuvre, un long chemin à venir

 dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juillet, délibération en faveur d'un statut d'autonomie

Et maintenant ? C'est la question désormais sur la table après le vote intervenu à l'Assemblée de Corse, dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juillet, au terme de quarante-huit heures de tractations et de conclaves qui ont abouti à l'adoption, peu avant minuit, d'une délibération en faveur d'un statut d'autonomie par 46 voix sur 63. Sans arriver à l'unité politique un temps imaginée, mais en recueillant malgré tout une large adhésion au sein de l'hémicycle.

Une adhésion qui est le résultat de la convergence des trois groupes nationalistes - Fà populu Inseme (majorité territoriale), Avanzemu, et Core in Fronte - élargie à la contribution de Pierre Ghionga sur les bancs d'Un Soffiu Novu.

La droite - sa propre motion a été rejetée ne recueillant que 17 suffrages tandis que Jean-Christophe Angelini a regretté que "la diversité n'ait pas été respectée" - s'est prononcée contre, hors vote Ghionga. Josepha Giacometti-Piredda pour Corsica Libera s'est, elle, abstenue.

Les deux textes vont à présent être transmis au gouvernement et au chef de l'État qui avait enjoint le président de l'exécutif insulaire, Gilles Simeoni, à lui remettre "une proposition (...) avant le 14 juillet". Calendrier tenu.

Clause de revoyure

La motion de la droite, pour "non-adoptée qu'elle soit, montera à Paris sans le visa de l'Assemblée de Corse, expliquait ce matin, de son côté, Jean-Martin Mondoloni. Ce trajet se fera par une voie non officielle puisque la voie officielle, c'est le texte de l'Assemblée. Ce qui n'interdit et n'empêche en rien, pour notre part, de continuer à faire vivre notre réflexion auprès du gouvernement. C'est ce que nous ferons".

La délibération en faveur d'un statut d'autonomie portée par les nationalistes, un document de quinze pages, réclame un pouvoir législatif dans tous les domaines pour l'Assemblée de Corse, sauf ceux relatifs au régalien.

Elle pose également noir sur blanc la "reconnaissance juridique du peuple corse", "un statut de coofficialité de la langue corse" et le "lien entre le peuple corse et sa terre" via "un statut de résident".

À la clé, le souhait que l'accord politique trouvé soit soumis à un référendum dans l'île et prenne sa place sous la forme d'un "titre dans la Constitution consacrant l'autonomie". Enfin, une clause de revoyure à quinze ans pour faire un point sur une possible évolution figure parmi les caps tracés.

"Il serait paradoxal qu'à l'aune d'une telle complétude politique, d'une telle clarté dans la définition des besoins et moyens, on nous oppose un refus une nouvelle fois absurde", a lancé mercredi soir dans l'hémicycle Paul-Félix Benedetti, évoquant une proposition la plus "harmonieuse" possible.

Le projet s'apprête à être épluché par les services de l'État au plus haut niveau, avec pour ultime tamis, l'arbitrage du président de la République qui avait fixé à plusieurs reprises ses lignes rouges : maintien de la Corse dans la République et refus de créer deux catégories de citoyens.

Honnêteté intellectuelle

"Chacun va être dans l'attente de l'arbitrage institutionnel parce que c'est une affaire constitutionnelle et ce n'est pas l'Assemblée de Corse qui a la maîtrise du calendrier en la matière, c'est le président de la République, Emmanuel Macron", glisse-t-on dans le premier cercle du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

La prudence est de mise, convient le patron du PNC. "Si à chaque fois que nous avons dit qu'un texte était fondateur, il l'avait véritablement été, ce pays aurait connu une autre destinée", n'oublie pas le chef de file du groupe Avanzemu. Au-delà, Jean-Christophe Angelini estime que "nous n'avons pas l'impression de soumettre à l'État un projet révolutionnaire. Bien plutôt ce qui relève du droit commun de centaines de milliers de personnes".

La session dédiée à l'autonomie s'est refermée, avec dorénavant un processus à faire vivre et aboutir. En corollaire, un long chemin à parcourir de la co-rédaction du projet hier à sa mise en œuvre demain.

En attendant, les discussions ont laissé des traces. Non pas entre nationalistes, cette fois.

Mais au sein du groupe Un Soffiu Novu que quitte Pierre Ghionga, "pour des raisons d'honnêteté intellectuelle et par souci de cohérence", confirme l'intéressé. "Dès lors que nous allons suivre la problématique d'autonomie tout au long de la mandature, il serait dérangeant pour moi et mon groupe que j'affiche régulièrement des votes différents. Je pars en toute amitié, j'ai prévenu Laurent Marcangeli, je n'ai aucune animosité, et surtout je ne me suis pas vendu à Gilles Simeoni".

L'élu siégera pour la suite en tant que non-inscrit.

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Saturday, November 11, 2023

PORTRAIT d'un corse par sa grand-mère maternelle: David Lisnard maire de Cannes

 PORTRAIT de David Lisnard en 2017: "J'ai toujours été curieux"

Le maire de Cannes est une personnalité aux multiples facettes : sportif endurci, lecteur insatiable et amoureux du débat, c'est aussi un ardent défenseur du petit commerce par capillarité familiale
Ces temps-ci, le maire de Cannes est d'humeur un brin maussade. Rien à voir avec la déroute de Fillon à la présidentielle. Non, David Lisnard a un cartilage du genou en berne et ne peut plus courir. Un supplice pour ce sportif intempérant, habitué à avaler "entre 60 et 90 bornes par semaine et deux marathons par an", un record plus qu'honnête de 2 h 57 sur la distance mythique à la clé. On imagine que sa frustration s'évacue naturellement sur le sac de boxe installé dans son bureau…

Le maire de Cannes a la fibre sportive dans les gènes. Il a de qui tenir. Son père, Denis Lisnard, après avoir débuté sa carrière à Cannes, évolua comme footballeur professionnel en 2e division à Besançon, Limoges puis Bourges. "Il a joué milieu puis libero. C'était un joueur âpre, teigneux."

Sa mère, elle, fut longtemps danseuse étoile. "C'était une femme droite, à tous les sens du terme." C'est bien simple, lorsqu'il évoque sa famille, David Lisnard ne tarit pas d'éloges.

Que ce soit sur le cocon fusionnel qu'il a recomposé avec la journaliste de France 3 Jacqueline Pozzi et leurs quatre enfants au total, ou sur ses parents et grands-parents dont les parcours l'ont profondément stimulé.

Il les raconte avec fierté. D'abord ce grand-père maternel d'origine corse, installé à Talence près de Bordeaux.
"Il était inspecteur de police. Gazé pendant la guerre, il s'est trouvé très diminué et ma grand-mère a pris soin de lui, tout en bossant en usine et en élevant neuf gamins. Elle était d'une bienveillance sobre, d'une rectitude absolue."

Bosse du commerce

Versant paternel, David Lisnard est issu d'une veille famille cannoise depuis le XVe siècle. "Mon grand-père était cuisinier. Il a tenu avec ma grand-mère la pension de famille deux étoiles Le Soleil d'Azur. C'était un personnage truculent, excessif, d'une générosité inouïe."

Ses propres parents, les carrières sportives et artistiques ne permettant pas à l'époque de se reposer sur ses lauriers, se sont eux-mêmes reconvertis dans le petit commerce de vêtements, confrontés à des hauts et des bas. "A 79 ans, ma mère vient seulement d'arrêter de travailler", pointe-t-il, le poil hérissé d'admiration.

Cet héritage familial, fait de besogne et de modestie, David Lisnard le revendique dans une sorte de poujadisme dépoussiéré.

"Je rouvrirai un jour un commerce parce que ça me manque de prendre des risques personnels, de gérer un stock. J'aime être indépendant. C'est une belle école. Il y a beaucoup d'hommes politiques aujourd'hui auxquels je ne confierais pas mon magasin… J'ai envie, dans mon engagement, d'être fidèle à cette France des commerçants et des artisans qui créent de la vie et de la richesse, sans jamais se plaindre."

Bouillonnement

C'est un euphémisme, David Lisnard est un homme protéiforme. Il grouille. Bouillonne. Ne se contente pas de parler mais glose et disserte sans discontinuer. Autant que le sport, la culture et la philosophie vitaminent sa vie. Une ébullition permanente qui va jusqu'à lui rendre le sommeil difficile. On l'aurait parié.
"J'ai grandi dans la rue, à la croisée de plusieurs milieux mais avec très tôt un prisme culturel, une ouverture sur la lecture et l'écriture. C'est pour cela que je mets tant l'accent sur la culture dans ma ville, c'est un capital qui renforce et qui rend autonome. Il y avait toujours des livres à la maison. J'ai commencé avec Astérix, Maurice Leblanc, San- Antonio, Pierre Desproges…"
Enchaînant avec Kundera, Gary, Aron et tant d'autres dont il vous citerait des passages jusqu'au petit matin. Comme il discourrait, tout aussi habité, de ciné, de rock, d'opéra ou de Rachmaninov dont il est "fou". "Je n'ai jamais aimé être enfermé dans un univers, j'ai toujours été curieux." Cannes lui va finalement comme un gant.

Sur wikipedia

David Lisnard, né le 2 février 1969 à Limoges.
Président de l'Association des maires de France depuis 2021.
David Lisnard est diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux (promotion 1992).
Remarié avec Jacqueline Pozzi, une journaliste avec laquelle il est en couple depuis 2016, il est père de trois enfants.
  • Il milite pour Jacques Chirac aux élections présidentielles de 1988 et 1995.
  • De 1996 à 1999, David Lisnard est directeur de cabinet et attaché parlementaire de Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier, vice-président de l’Association des maires de France.
  • En juin 2008, il intègre les instances nationales de l'UMP en tant que conseiller exécutif. Par ailleurs, il est membre du comité départemental de l’UMP des Alpes-Maritimes. 
Sous son premier mandat de maire de Cannes, la ville enregistre une baisse historique de la dette.
Après la victoire de François Fillon, il devient l'un de ses porte-parole. Pendant la campagne présidentielle, il défend en particulier l’idée de « coupes franches dans la fonction publique » et l’augmentation de la durée du travail pour les fonctionnaires sans compensation salariale équivalente.

Fin juillet 2016, après l'attentat de Nice et comme d'autres maires avant lui, il prend un arrêté interdisant le port « d'une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'actes terroristes », ce qui suscite une polémique. Fin août 2016, le Conseil d'État statue sur l'illégalité d'une telle pratique lors du jugement en référé de l'arrêté similaire du maire de Villeneuve-Loubet. En mai 2018, la ville de Cannes est condamnée à rembourser l'amende d'une vacancière verbalisée en vertu de cet arrêté. Quatre ans plus tard, après l'assassinat de Samuel Paty le 16 octobre 2020, il publie une tribune dans laquelle il dit être « essentiel de lutter aussi contre l'islamisme à bas bruit ».

Sous son premier mandat, la ville de Cannes entreprend plusieurs démarches en faveur de la protection de la Méditerranée. C'est ainsi qu'en mars 2016, elle lance la campagne de sensibilisation « Ici commence la mer » reprise ensuite par plusieurs autres villes comme Collioure, Grenoble, Dijon ou Dinan. En 2019, la ville de Cannes impose une charte environnementale aux navires de croisière  et lance, l'année suivante, un plan « Zéro plastique », proscrivant l'utilisation de vaisselle en plastique à usage unique de tous les exploitants du domaine public.

Le 15 mars 2020, il est réélu maire de Cannes, dès le premier tour, avec 88,08 % des voix43,7.

En mars 2020, pendant le premier confinement décidé par le Gouvernement dans le cadre de la pandémie mondiale de Covid-19, il décide d'ouvrir un second centre d’accueil pour les personnes sans domicile fixe au Palais des festivals. La ville de Cannes procède ensuite à une distribution massive de masques alternatifs cannois à sa population. Le 14 avril 2020, il réclame à l’État un plan Marshall du tourisme.
Le 14 novembre 2020, il dénonce la « folie bureaucratique française » dans une tribune parue sur le site du Figaro.

Lors de sa campagne électorale de 2013, David Lisnard met en avant la lutte contre l'incivilité dans sa ville, parlant de « véritable enjeu de société », voulant faire de sa ville un laboratoire. En 2015, il annonce de nouveaux arrêtés municipaux. Cette initiative est mise en exergue dans de nombreux médias nationaux et France 3 Côte d'Azur. Il développe tout un arsenal de moyens, dont :
  • encore plus de caméras dans un réseau le plus dense de France : 468 caméras, soit environ une pour 156 habitant.
  • une réorganisation entière de la police municipale pour quadriller le terrain.
  • un déploiement de la police équestre en centre ville.
Défense du développement de l’activité spatiale à Cannes:  l’entreprise locale de Thales Alenia Space. Ce partenariat comprend notamment un bail emphytéotique pour l’extension de son implantation, permettant ainsi le développement d’une nouvelle filière d’activité optique sur la commune.

Le 9 juin 2021, sur la chaîne CNews, David Lisnard annonce qu’il lance le mouvement national « Une Nouvelle Énergie ».
Selon Le Canard enchainé, il renonce à sa candidature à la primaire LR de 2021 en échange du soutien du parti à sa candidature à la présidence de l’Association des maires de France (AMF). Le 25 août 2021, François Baroin quitte la présidence de l'AMF et lui apporte son soutien pour lui succéder. Le 17 novembre 2021, grâce au soutien du candidat PS André Laignel, David Lisnard est élu à la tête de l’AMF avec 62,3 % des suffrages exprimés.

Ouvrages

Avec Jean-Michel Arnaud, Refaire communauté : pour en finir avec l'incivisme, Hermann, 2018, 156 p. (ISBN 9782705695279).
Avec Christophe Tardieu, La culture nous sauvera, L'Observatoire, 2021, 192 p. (ISBN 979-10-329-1404-5).

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Les mini-réseaux solaires, grande solution pour l'électricité propre dans l'Afrique rurale

 Infirmière dans un village du centre du Nigeria, Andat Datau a rencontré son lot de défis quotidiens. L'un des plus délicats? Les accouchements sous la seule lumière d'une lampe torche

Pendant plusieurs années, la localité de Sabon Gida dépendait de générateurs diesel ou de lampes, qui laissaient souvent sa population démunie dans le noir, comme des millions d'autres Africains.

"C'était stressant de tenir des lampes torches", a confié Mme Datau à l'AFP dans sa clinique de l'Etat de Nasarawa (centre-nord). "Même faire des injections sans électricité était difficile pour nous".

Mais tout ou presque a changé il y a un an, grâce à une initiative privée-publique de la Banque mondiale, le fabricant américain de mini-réseaux Husk Power Systems et l'Agence d'électrification rurale du Nigeria.

L'établissement de santé a été raccordé à un mini-réseau solaire qui fournit à près de la moitié des ménages de cette localité d'agriculteurs et à la plupart de ses entreprises une électricité quasiment constante.

Aujourd'hui, Sabon Gida a parfois plus de lumière que Lagos, la capitale économique du pays, où de nombreuses personnes se débrouillent avec une demi-journée d'électricité - parfois beaucoup moins - provenant d'un réseau défectueux.

Les mini-réseaux, détachés des réseaux nationaux de distribution électrique et alimentant généralement les communautés rurales, ne sont pas nouveaux. Mais ils se sont multipliés grâce la baisse des coûts des panneaux photovoltaïques au cours de la dernière décennie.

Et l'Afrique rurale sort progressivement de l'obscurité.

La lumière "n'était auparavant réservée qu'aux riches, qui utilisaient des générateurs électriques dans leurs maisons", a déclaré Dauda Yakubu, un chef traditionnel de Sabon Gida.

Près de 600 millions d'Africains n'ont pas d'accès à l'électricité, et rien qu'au Nigeria, ce chiffre s'élève à 90 millions, soit environ 40% du pays le plus peuplé du continent.

Le triplement des énergies renouvelables, y compris l'énergie solaire, est l'un des objectifs jugés les plus atteignables à la COP28, à Dubaï (30 novembre-12 décembre).

Et loin d'être anecdotiques, les mini-réseaux électriques sont considérés par la Banque mondiale et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) comme une solution d'ampleur pour offrir aux régions rurales d'Afrique subsaharienne un accès à l'électricité sans passer par les énergies fossiles.

- Une solution viable ? -

Dans un rapport publié cette année, la Banque mondiale indique que l'utilisation des mini-réseaux solaires est passée de seulement 500 installations en 2010 à plus de 3.000 aujourd'hui. On estime que 9.000 autres seront mis en service d'ici quelques années.

Pourtant, le développement du solaire en Afrique est confronté à d'énormes défis, notamment rassurer des investisseurs qui se méfient de sa viabilité, les pressions inflationnistes sur l'équipement, un meilleur financement public et la mise en place de politiques claires pour promouvoir son utilisation.

Pour atteindre les objectifs de développement durable visant à fournir de l'électricité à 380 millions de personnes en Afrique d'ici à 2030, 160.000 mini-réseaux sont nécessaires.

Le rythme actuel ne prévoit que 12.000 nouveaux réseaux d'ici là, selon le programme d'aide à la gestion du secteur de l'énergie de la Banque mondiale.

"Le gouvernement considère ce modèle comme le moyen le plus efficace d'accroître rapidement l'accès à l'électricité", a indiqué Abba Aliya, de l'Agence d'électrification rurale du Nigeria.

Selon la Banque mondiale, l'approche "axée sur le marché" adoptée par le Nigeria en matière de mini-réseaux solaires a déjà permis de mettre en service plus de 100 projets, tandis que l'Ethiopie, la Zambie et le Kenya ont adopté de nouvelles réglementations afin d'attirer les investissements privés.

Les Etats manquent souvent de fonds pour les projets à grande échelle, tandis que les projets à petite échelle ne sont pas viables pour le secteur privé, a déclaré Abel Gaiya, chercheur pour le groupe de réflexion Clean Technology Hub, basé à Abuja.

"Si vous retirez les mini-réseaux de l'équation, vous restez confronté au problème de l'extension des réseaux nationaux qui ne sont pas disponibles pour un grand nombre de communautés. Les mini-réseaux sont donc essentiels", a-t-il expliqué.

Husk Power, qui oeuvre aussi dans d'autres pays africains et en Inde, possède douze réseaux au Nigeria, et compte en installer 60 autres d'ici la fin de l'année.

Non loin de Sabon Gida, sur le long d'une route non goudronnée, le village d'Igbabo a aussi rejoint le programme il y a deux ans. Environ 350 ménages et entreprises ont accès à la centrale solaire Husk Power de 172 panneaux.

John Buhari propose toujours le même prix dans son entreprise de recharge de téléphones, mais il fait désormais plus de bénéfices parce qu'il ne paie plus le carburant de son générateur.

Par mois, les ménages paient en moyenne 2.500 nairas pour l'électricité, et les entreprises 10.000 nairas.

Dans les environs, Husk Power mène un projet pilote de motos électriques, dans le cadre de son approche intégrée visant à fournir de l'électricité et des équipements dans la ruralité.

À Sabon Gida, personne ne pourrait être plus satisfait de l'énergie solaire que Shagari Abari, propriétaire d'un salon de visionnage, où les habitants se réunissent sur des bancs en béton pour regarder des matchs de football et des films.

"La plupart du temps, avec mon générateur, il y a des défaillances et des pannes pendant les matchs, et la foule commence à me crier dessus", explique-t-il. "Mais avec l'énergie solaire, c'est fiable et moins cher".

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L'Île-Rousse: les îles de la Pietra regorgent de trésors historiques

 Lorsque les promeneurs se baladent sur les îles de la Pietra, à L'Île-Rousse, ils n'imaginent peut-être pas les trésors historiques qu'elles renferment. Depuis les différentes campagnes de fouilles archéologiques des années 1980 à nos jours, le passé préhistorique se précise hautement grâce aux travaux initiés par Michel-Claude Weiss. Avant d'arriver sur ce site, longeant la route, les plus anciens pourraient se souvenir de la bâtisse du poids public.

Elle se trouvait à l'entrée de L'Isula Grande, île de la Pietra, entre les actuels Brasserie du Port et Hôtel de la Pietra. Elle fut construite à la fin du XIXe siècle par les Ponts et chaussées et détruite vers 1960. C'était une maisonnette de forme carrée qui disposait à l'arrière d'une petite dépendance. Au pied de la façade principale se trouvait le pont-bascule dont l'usage était essentiellement agricole : pesée des charrettes de foin, paille, etc.

La maison Santini

Sur l'îlot de Saletta, le premier en venant de la ville, une des trois redoutes génoises, celle à l'est, a servi de base à la construction à la fin du XIXe siècle d'une maison. Il s'agit de celle de Giovan Simone Santini, capitaine de port, originaire de Canari, dont le descendant direct est notre concitoyen Gérard Martinetti, agent immobilier à la retraite. Par la suite, cette bâtisse est devenue le restaurant l'Abri des Flots.

Le port et la tour

En continuant notre parcours, notre regard s'arrête au pied de la tour génoise où se trouve de nos jours un parking au bord de l'eau. Autrefois, les blocs de porphyre extraits de ce site à partir de 1840 ont servi à construire les fondations de la jetée de la Punta Tonnina. Celle-ci constituait le premier quai du port de la cité paoline.

La tour a été construite en 1531 selon les recommandations et le suivi du commissaire génois Sebastiano Doria. Elle était gardée par deux soldats qui étaient payés en pain par les habitants de Santa Reparata, Monticello et Corbara. À l'est de cette tour, se trouvait une batterie dont le mur d'enceinte avait une forme quasi-stellaire. Les vestiges de celle-ci étaient encore attestés en 1873 sur le cadastre napoléonien.

De forme ronde, haute d'environ douze mètres, la tour se divisait en deux parties : en bas, le lieu de vie avec une petite caserne extérieure et en haut, le poste de guet pour les gardiens. Sa porte d'entrée au sud a été bouchée. Projet commun de la municipalité de Pierre Pasquini et de la Drac, cette tour a été rénovée entre 1974 et 1977.

La chapelle

Située entre la tour et l'hôtel de la Pietra, plus aucun élément visible ne laisse penser que se dressait la chapelle de Sant'Agata. À l'époque pisane et génoise en Corse, cet édifice s'élevait sur l'île de la Pietra à l'est, alors territoire de Santa Reparata di Balagna. D'après l'étude de l'archéologue Geneviève Moracchini-Mazel, elle a été probablement construite au tout début du XIe siècle. Elle se situait sur un replat en contrebas de la tour génoise. La nef de cet édifice mesurait huit mètres environ. Elle semble appartenir à l'abbaye de la Gorgone en Toscane, car en 1482 encore, elle était confirmée dans la propriété de la principale crique de pêche de l'Isola d'Oro et ses revenus reconnus au curé piévan de Santa Reparata, qui était déjà en 1095, propriété de la Gorgone. Elle disparaît probablement durant le XVIe siècle quand les Génois occupent militairement les îles.

La villa Gregorj

Nous voici maintenant devant l'hôtel de la Pietra inauguré en 1960. En 1840, à la place de cet hôtel, les services des Ponts et Chaussées avaient bâti un grand logement pour les ouvriers qui ont construit le port de L'Île-Rousse. Grande bâtisse acquise vers 1856 par les frères banquiers Gregorj, Louis, Vincent et Jacques qui la transforment en villa. Les banquiers possèdent cet îlot et celui de Saletta. Ils sont propriétaires également d'un terrain de neuf hectares et demi situé sous le sémaphore à Fornole. Ces propriétés appartiennent par succession à leur descendante directe Jeanne Gregorj (1899-1998) épouse de Jean Glaenzer (1897-1969), très riche négociant en art. Le couple Glaenzer n'eut pas d'enfant, mais sa fortune a été léguée à quelqu'un qui ne fait pas partie du cercle familial : Christophe Dalmasso. Fin tragique pour ce dernier car il fut assassiné mystérieusement en 2003.

La villa Gregorj devient en 1884 un lazaret pour les malades du choléra puis en 1893, la fromagerie de Louis Rigal. Elle fut rasée en 1958 par la SETCO afin de construire l'hôtel.

La douane

Par ailleurs, il faut signaler que l'administration douanière avait installé, au pied du phare, dans l'anse de Funtanaccia, un poste abri à la fin du Second Empire. Si la douane se trouvait dans la vieille ville, il fallait bâtir un poste abri dans cette anse, qui forme un port naturel, afin de surveiller l'entrée du port.

Le phare

Sur l'emplacement du phare, une redoute génoise ruinée est indiquée sur les cartes du XVIIIe siècle. En 1854, les Ponts et Chaussées établissent le projet de l'établissement d'un phare sur le point culminant de l'île de la Pietra sur les vestiges militaires. Le phare est construit entre 1855 et 1857 à partir des plans de l'architecte Léonce Reynaud. C'est par un ancien chemin au milieu des rochers, désormais goudronné qu'on accède à l'édifice. Il culmine à soixante-quatre mètres au-dessus du niveau de la mer. Le phare a permis d'éclairer le port afin que puissent accoster, de nuit, les bateaux qui auparavant mouillaient au large et attendaient le lever du jour pour entrer dans le port.

Depuis 2010, les îles appartiennent au Conservatoire du Littoral qui est en train de les aménager pour notre plus grande satisfaction de les voir préserver. Par ailleurs, le service des archives historiques de la Défense a inauguré en 2006 le fonds de Maurice Rollet de l'Isle, ingénieur hydrographe de la Marine, dont des magnifiques dessins représentent L'Île-Rousse en 1890 et 1891. Ces illustrations historiques sont reproduites ici. Bien des pages restent à écrire sur les îles de la cité paoline.

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