Saturday, November 11, 2023

Ces services de conciergerie qui se multiplient en Balagne

 Blanchisserie, location de draps, conciergerie... Des services en pleine expansion avec le développement des locations saisonnières de biens privés. Des "meublés de tourisme" qui, notamment grâce à la plateforme Airbnb, gagnent du terrain chaque année, jusqu'à séduire une clientèle coutumière des hôtels ou des campings.

En Balagne, ces dernières années, les conciergeries se sont multipliées. Il y en aurait près d'une dizaine, rien que sur Calvi.

"J'ai créé ma société Casa loc en 2019, relate Tania Le Courtois, jeune entrepreneur sur Calvi et Calenzana. J'avais une quarantaine de biens l'année dernière, j'ai préféré réduire leur nombre et me spécialiser dans les villas. C'est moins galère et plus rentable."

Laetitia Maestracci, de la conciergerie du même nom, a débuté l'aventure en 2021 suite à une reconversion professionnelle. Elle gère aujourd'hui un parc de 39 biens, tous situés sur Calvi, entre la pinède et la route de Portu. "C'est ma troisième saison, précise-t-elle. Je propose plusieurs types de biens, du studio à la villa. Cela me permet de proposer une offre variée et adaptée aux budgets des clients. Bien sûr, plus le bien est beau, mieux il se loue et mieux je gagne ma vie."

Commercialisation et accueil des clients

Le cœur du métier de concierge, c'est l'accueil des locataires. États des lieux, explications touristiques, ménage et changement du linge de maison sont inclus dans la prestation. Bien souvent, la conciergerie se charge aussi de la commercialisation du bien sur les différents sites et plateformes. Une solution clés en main pour des propriétaires qui vivent souvent sur le Continent et amortissent ainsi l'achat de leur résidence secondaire. "Le concierge a deux clients, résume Tania Le Courtois. Il s'agit du propriétaire et du vacancier. Il faut que nos services leur apportent une plus-value à tous les deux."

Les clients des meublés de tourisme cherchent toujours plus de flexibilité. Ainsi, les arrivées ne se font plus uniquement le week-end mais surtout en semaine, lorsque les prix des transports sont plus bas. Les réceptions de nuit sont possibles également, parfois avec l'aide de boîtes à clés. Mais dans tous les cas, un minimum de 4 nuits ou 5 nuits est demandé. Un meublé de tourisme n'a pas la flexibilité d'un hôtel.

"Je fais ce métier depuis 2018, contextualise Hervé Martelli qui a baptisé sa société La Conciergerie. Au départ, c'était une société qui proposait des services touristiques plutôt haut de gamme comme la location d'hélicoptère ou de l'événementiel. Puis j'ai repensé mon offre pour me recentrer sur de la conciergerie classique. J'ai une trentaine de biens, du petit studio à la villa de 7 chambres, sur un secteur géographique large qui va de Lozari à Calvi en passant par les villages. Je peux ainsi répondre à toutes les demandes, selon le budget. Comme je facture des coûts fixes, j'encourage les gens à louer à la semaine."

Souvent auto-entrepreneurs, les concierges font appel à des prestataires de services et sous-traitent des tâches comme le ménage ou la blanchisserie. Pour le linge de maison, la solution la plus prisée semble être la location de draps et de serviettes. Pratique, il n'y a plus à s'inquiéter de rien entre un départ et une arrivée à quelques heures d'intervalle.

Comme à l'hôtel ou en camping, chaque nuitée passée dans un meublé de tourisme est redevable d'une taxe de séjour versée à la communauté de communes, organisme collecteur. Sur le site Airbnb, cette taxe est prélevée de manière automatisée.

Les propriétaires sont aussi tenus de déclarer leurs revenus locatifs aux impôts. La location saisonnière fait donc tourner l'économie sur de multiples aspects, sans parler de transport et de restauration.

"La conciergerie ça a toujours existé, assure Hervé Martelli. Mais ces dernières années, le métier s'est structuré et professionnalisé. Ce qui se faisait autrefois de façon un peu sauvage est aujourd'hui cadré avec une immatriculation, un siret, des droits et des devoirs."

Les concierges de Balagne entrent lentement mais sûrement dans la saison haute. Il faudra courir partout en attendant l'accalmie automnale. Et, déjà, la commercialisation des biens pour la saison suivante. Ainsi va la routine dans le métier.

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2 nov 2023: Commémoration de tous les défunts à Calvi

 


Pluie et bourrasques de vent ont marqué cette journée du jeudi 2 novembre consacrée à la fête des Défunts. Messe, procession, prières, chants et bénédictions lors de plusieurs haltes au Monument aux Morts, à la chapelle de Loretto, au cimetière Marin et au cimetière militaire.

Nombreux ont été les proches à se rendre hier, jour le Toussaint, dans les différents cimetières de la cité Semper Fidelis pour fleurir les sépultures de leurs proches. Cette fête catholique dédiée au culte des Saints intervenait à la veille de la fête des Défunts.

À 9 heures, en l’église Sainte Marie Majeure, c’est le père Alphonse Nakima, récemment intronisé par le Cardinal Bustillo, évêque de Corse, qui célébrait l’Office en présence de quelques confrères de Saint Antoine-Abbé et Saint Erasme et de leurs prieurs Nicolas Bras et Christophe Perrimond.

À l’issue, une procession se formait pour emprunter la rue Clemenceau et le Boulevard Wilson, avant de faire une première halte au Monument aux Morts pour un moment de prières et une bénédiction. C’est ensuite à la Chapelle de Loretto qu’avait lieu la deuxième halte.

Le temps se faisait de plus en plus menaçant lorsque tous se retrouvait sur la petite place centrale du cimetière marin pour un nouveau moment de recueillement, de prières et chants des sept confrères présents.

La procession se dirigeait enfin vers le cimetière militaire. Une délégation de l’amicale des anciens du 2e REP accompagnait dès le début les fidèles. Par la suite une visite au cimetière de Notre-Dame de la Serra était prévue.

Cette cérémonie qui on l’a dit, s’est déroulée dans l’intimité était suivie comme on le craignait de la pluie et des bourrasques de vent. Ceci explique sans doute cela.

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Sept 2023: Taxe foncière des résidences secondaires majorée de 30% à Calvi: 520 000€

 Le quorum était largement atteint pour cette session du conseil municipal de Calvi pour se pencher sur un ordre du jour bien rempli. 

Ce conseil municipal a débuté par un hommage au regretté Ange-Michel Valery : en effet la place dite de l’olivier, juxtaposée à l’église Sainte Marie Majeure, portera dorénavant le nom de Place Ange-Michel Valery, en hommage à l’archiprêtre décédé en juin dernier. 

Au chapitre financier, c’est le point numéro 6 inscrit à l’ordre du jour, relatif à la majoration de la taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale, qui était au centre du débat entre majorité et oppositions. 

La majorité proposait une augmentation de 30%, ce qu’ont réfuté les 2 groupes d’oppositions qui souhaitaient les augmenter plus. 

" Depuis le 25 août dernier, la totalité des communes de Corse, au même titre que les communes sur le continent, ont la possibilité d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires", explique Ange Santini, maire de Calvi. 

Un territoire corse soumis à une forte tension en terme d’hébergement. Rappelons qu’en 2020, 72 000 logements étaient déclarés résidences secondaires sur l’île selon l’Insee qui précise que ce taux est 3 fois plus élevé que sur le continent. 

Le maire rappelle que jusqu’alors il était impossible d’augmenter les taxes foncières des résidences secondaires sans augmenter celles des résidences principales. 

"Mais aujourd’hui il est possible de les majorer de 5 à 60%. À Calvi, nous avons choisi de couper la poire en 2 en l’augmentant de 30 %, ce qui rapportera à la commune de Calvi près de 520 000€. Nous taxons les résidences secondaires de manière encore raisonnable, car nous ne devons pas oublier que parmi ces résidences secondaires, il n’y a pas que des investisseurs qui viennent du continent, il y a des Corses et des Calvais qui sont aussi propriétaires et qu’il ne faut pas surtaxer" explique le maire. 

Un taux jugé trop bas pour les deux groupes d’oppositions

" Le fait d’augmenter plus franchement les taxes foncières sur les résidences secondaires permettrait de baisser celles des résidences principales et ainsi de soulager la fiscalité des calvais résidents" réplique Jérôme Sévéon, du groupe Calvi in Core.  

Les deux groupes d’oppositions ont souhaité rappeler qu’en l’espace de 2 ans, la municipalité avait augmenté 2 fois les taxes foncières, ce qui incluait à cette période celle des résidences principales. 

" 2 fois 5%, ce qui touche directement les propriétaires résidents à l’année. La 1ère fois c’était lié au covid. Et cette année, encore 5 % pour une nécessité d’équilibrer les budgets. Nous avions précisé lors de cette délibération que ce n’était pas le bon tempo à cause d’un processus d’inflation important. À Calvi il y a un véritable problème de pauvreté. Et ces 2 augmentations impactent directement les propriétaires de résidences principales ainsi que les locataires car cela met en péril le droit au logement. Comme aujourd’hui, il est possible d’augmenter uniquement les taxes foncières des résidences secondaires, il faudrait trouver un nouvel équilibre en baissant celles des principales et taxer plus les secondaires. Il ne faut plus taper sur la tête des Calvais, il faut aller chercher l’argent chez les plus aisés, notamment dans les résidences secondaires. Et pour cela, il fallait être plus volontaire que 30 % sur ces augmentations du taux des résidences secondaires. Nous nous sommes donc abstenus sur ce vote" précise Jérôme Sévéon pour les 2 groupes d’oppositions.

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https://www.corsenetinfos.corsica/Taxe-fonciere-des-residences-secondaires-majoree-de-30-a-Calvi_a73853.html

31 aout 2023: Nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, le père Constant "un homme d’unité et de paix"

 L’émotion était forte le 23 août 2023 au sein de l’église Saint-Jean-Baptiste de Porto-Vecchio. Beaucoup de fidèles s’étaient en effet rassemblés pour la dernière messe du Père Frédéric Constant. Des temps d’au revoir qui étaient aussi teintés de la fierté de savoir que celui qui fut le curé de la cité du sel pendant les deux dernières décennies était appelé à rejoindre Ajaccio pour jouer un rôle majeur pour l’Église de Corse. Après avoir été nommé par l’évêque de Corse, Mgr Bustillo, le 20 juin dernier, depuis quelques heures, le Père Constant est en effet le nouveau Vicaire général du diocèse d’Ajaccio, mission dans laquelle il succède au père Jean-Yves Coeroli, en place depuis 2021.

Né à Bastia, après une enfance à Venzolasca, le père Constant a pris le chemin du séminaire d’Aix-en-Provence, puis du séminaire d’Avignon, avant d’être ordonné prêtre en 2001. Il est alors immédiatement nommé à Porto-Vecchio où il restera 24 ans et deviendra une figure très appréciée, engagée sur tous les fronts, notamment au service des plus défavorisés. Des années desquelles il ne retire que de bons souvenirs. 

« Cela a été une expérience fondatrice de ma vie de prêtre. Baptiser, marier, enterrer, accompagner les familles, vivre le quotidien des gens, aussi bien dans la ville, que dans les campagnes, dans les villages. C’était une riche expérience de foi et d’humanité », sourit-il. Ainsi, en début de semaine, c’est avec un petit pincement au cœur qu’il a pris la route d’Ajaccio. « Quand on vit les joies et les difficultés des gens et que vous les accompagnez, il n’est pas possible d’effacer cela en quelques secondes. Cela reste ancré en soi », souffle-t-il. 

Modeste, il avoue sans détour avoir été « très surpris » lorsque l’évêque de Corse lui a fait part de sa décision de le nommer Vicaire général. « Être vicaire c’est une mission au service de l’église diocésaine, au service de toutes les paroisses, de tous les mouvements et de tous les chrétiens qui sont en Corse », souligne-t-il en reprenant : 

« C’est une nouvelle mission pour moi, qui se poursuit sur l’ensemble de la Corse afin de soutenir l’évêque dans sa mission de pasteur de l’Église de Corse ». Une mission qui sera d’autant plus enrichissante que Mgr Bustillo sera créé cardinal le 30 septembre prochain. « Ce que j’ai vécu à Porto-Vecchio je vais essayer de le partager avec tous ceux que je rencontrerai dans le cadre de ma mission », indique le père Constant à l’aube de sa nouvelle mission en confiant vouloir être « un homme d’unité et de paix ». 

Référence

https://www.corsenetinfos.corsica/Nouveau-Vicaire-general-du-diocese-d-Ajaccio-le-pere-Constant-veut-etre-un-homme-d-unite-et-de-paix_a73273.html 

1 200 saisonniers marocains en Corse pour la récolte des clémentines; en France 16 000.

La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre 2023 à bord de vols commerciaux pris en charge par les producteurs, annonce ce vendredi 1 er septembre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Quelque 1200 travailleurs saisonniers marocains sont attendus à partir d'octobre par des producteurs agricoles français pour participer aux récoltes de clémentines en Corse, a indiqué vendredi à l'AFP l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui orchestre leur arrivée. «La filière clémentine de Haute-Corse attend 1200 saisonniers», qui arriveront entre le 6 octobre et le 2 novembre à bord de vols commerciaux pris en charge «par les producteurs», de plus en plus dépendants de cette main-d’œuvre étrangère, a souligné le directeur général de l'Ofii, Didier Leschi.

L'annonce intervient deux mois après la signature en juillet d'une convention entre l'Ofii, la FNSEA, premier syndicat agricole français et l'établissement public marocain chargé de l'emploi (Anapec), afin de «faciliter le recrutement de travailleurs saisonniers agricoles marocains» par des exploitants français. Une démarche censée «répondre aux besoins des agriculteurs qui font actuellement face à un manque de candidats, (...) remettant en question certaines récoltes», avait insisté la FNSEA.

Les saisonniers qui arriveront à partir d'octobre en Corse après s'être vus délivrer des titres de séjour temporaires devront ensuite «repartir à l'issue du contrat», explique-t-on à l'Ofii, chargé du contrôle du retour de ces travailleurs au Maroc, où ils devront pointer dans l'antenne de l'Office français à Casablanca. Le recours aux saisonniers marocains a explosé ces dernières années, souligne le patron de l'Ofii : près de 16.000 d'entre eux ont été employés pour l'agriculture française en 2022, plus de 10.000 en 2021, 6.300 en 2018.

Les travailleurs saisonniers étrangers, revenus en nombre depuis la levée des restrictions liées au Covid-19, sont un rouage indispensable de l'agriculture française. Dans les entreprises agricoles, cette force de travail s'est rendue si incontournable, au fil des ans, que les employeurs ont demandé aux autorités françaises d'organiser des ponts aériens exceptionnels au plus fort de la pandémie. L'Ofii avait ainsi fait venir 900 travailleurs marocains en octobre 2020 pour «sauver les récoltes» de clémentines corses.

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Tourisme : En Corse, entre inflation et concurrence déloyale, les restaurateurs voient les écueils se multiplier

 Selon le président de la branche restauration de l'UMIH Corsica, les restaurants insulaires ont enregistré une baisse d’activité moyenne de -15% à -35% par rapport à l'été passé. Si ces chiffres sont à relativiser au regard d'une année 2022 exceptionnelle en terme de fréquentation, les difficultés de la profession vont pour leur part en s'acroissant

Si depuis le début de l’été beaucoup pointent une baisse importante de la fréquentation dans les restaurants de l’île, et n’hésitent parfois pas à parler de saison catastrophique, Frédéric Ruiz, restaurateur à Biguglia et président de la branche restauration à l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) Corsica, veut pour sa part rester plus circonspect. « C’est sûr que certains grincent des dents cette année, mais il y en a qui s’en sont très bien sortis », souligne-t-il en notant que « l’impact n’est pas le même selon le type d’établissement ». « La tendance générale c’est que, par rapport à l’année dernière, il y a une baisse d’activité en moyenne de -15% à -35% pour les établissements. Mais n’oublions pas que 2022 a été une année exceptionnelle en termes de fréquentation, car les gens avaient envie de profiter après le Covid. Cette année on est retourné à des choses plus normales et l’inflation fait que le budget plaisir est moins conséquent pour les restaurants », reprend-il en notant certains changements dans les modes de consommation qui ne font pas les affaires de la profession.

« Les touristes ont eu plus facilement tendance à se faire à manger dans la cuisine de leur location », constate-t-il ainsi. Par ailleurs, il regrette le développement du paracommercialisme qui entraîne un manque à gagner important. « De plus en plus de gens s’improvisent traiteurs ou chefs à domicile, font des brunchs, et autres petites choses au black. Ces personnes ne sont pas impactées par les charges, les mises aux normes de sécurité, la TVA … C’est une concurrence déloyale qui corrélée au reste met à sac la profession », fustige-t-il. « Et puis, l’inflation touche tout le monde, le porte-monnaie est moins conséquent pour le budget plaisir et de facto pour les restaurants », relève-t-il encore en appuyant : « Aller au restaurant devient presque un luxe, un plaisir que les clients ne peuvent plus s’offrir aussi souvent qu’avant ».

Des difficultés en cascade

Une inflation qui n’épargne pas bien sûr les restaurateurs eux-mêmes. « Le prix de la viande a pratiquement doublé par rapport à il y a deux ans, les boissons ont augmenté, le café a augmenté, tout a augmenté », souffle Frédéric Ruiz en concédant qu’en bout de course les professionnels sont bien obligés de répercuter la hausse des coûts dans les assiettes. Mais le président de la branche restauration de l’UMIH Corsica tient toutefois à renverser la mauvaise image des restaurateurs qui « se gavent pendant deux mois » qui tend à se généraliser sur l'île. « Je suis d’accord que certains pratiquent une politique tarifaire qui peut être considérée comme exagérée, mais ils sont libres de faire ce qu’ils veulent dans leurs établissements. Et les prix sont affichés et les clients sont libres de consommer ou non dans tel ou tel établissement où les tarifs seraient excessifs. C’est important de ne pas généraliser, car ce n’est pas le cas de tous les restaurateurs. Il y a des gens qui travaillent toute l’année, avec des locaux, qui essayent de maintenir des tarifs cohérents pour garder leur clientèle », martèle-t-il. 

« On sent un ras-le-bol chez beaucoup de nos confrères. Certains ont envie d’arrêter et il y a même beaucoup de restaurants qui étaient ouverts à l’année qui ferme aujourd’hui », déplore Frédéric Ruiz, « Il faut se poser les vraies questions : est-ce que l’on a seulement à faire à des personnes qui veulent se gaver comme cela est inscrit dans les consciences, ou est-ce la combinaison de l’ensemble des difficultés que nous rencontrons ? », instille-t-il. « Nous sommes pris à la gorge et les clients ne comprennent pas toujours que derrière un service il y a beaucoup de choses, comme des tarifs de blanchisserie qui ont augmenté, des produits qui ont augmenté, l’électricité qui a augmenté, et puis les charges sociales qui sont là qu’il y ait 0 ou 1000 couverts. Je pense qu’en cascade il va y avoir de plus en plus de difficultés pour les restaurateurs », regrette-t-il. 

Se réinventer pour mieux résister

Face à ces perspectives, le président de la branche restauration de l’UMIH Corsica invite de facto ses confrères « à se réinventer » pour mieux résister aux crises. « Il faut revoir la politique tarifaire, il faut changer sa carte, travailler d’autres produits avec une moindre valeur ajoutée pour pouvoir les mettre en valeur dans l’assiette et garder des prix cohérents. Dans les pièces nobles, on peut se demander par exemple si on va continuer de garder du filet de bœuf à la carte, ou si l’on va passer sur du faux filet qui est un peu moins cher pour permettre au client de garder du pouvoir d’achat tout en lui donnant l'occasion de pouvoir manger de la viande », détaille-t-il, 

« Nous sommes bien obligés de nous repenser et de nous adapter à l’inflation, sinon, avec toutes les augmentations, on se retrouve vite avec des plats que l’on vend plus de 30 euros dans l’assiette, et l’on se fait traiter de voleurs. On ne peut pas juste répercuter un prix plus élevé sur un produit identique l’année d’après et s’étonner qu’il y ait une baisse de clients. On doit aussi se remettre en question en tant que professionnels par rapport aux produits que nous mettons sur notre carte pour rester attractifs ». 

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https://www.corsenetinfos.corsica/Tourisme-En-Corse-entre-inflation-et-concurrence-deloyale-les-restaurateurs-voient-les-ecueils-se-multiplier_a73277.html

Bastia : le traditionnel pèlerinage marin de A Santa jusqu'à Lavasina

 La statue de la Vierge à l'Enfant de l'église Saint-Charles de Bastia, a pris la mer dimanche après-midi pour, à bord du remorqueur "Rable" être transportée jusqu'à quelques encablures du sanctuaire de Notre-Dame de Lavasina. CNI l’a suivie à bord de la barque de Louis Azara, habitant d’Erbalonga.

Cette belle cérémonie a été organisée par a Cunfraterna San Carlu Borromeo dans le cadre de a nuvena di a Beata Vergina Maria di Lavasina à laquelle ont adhéré de nombreux fidèles et plusieurs bateaux..

Dans le sillage de ce pèlerinage marin qui a démarré à 14 heures de Bastia et que a Cunfraterna  perpétue, Antoine Saoletti a diffusé sur les réseaux sociaux les belles images de cet après-midi de a Beata Vergina Maria que l'on apprécie mieux à la lumière de notre vidéo et des commentaires de Louis Azara.

Les embarcations étaient nombreuses à suivre le chalutier bastiais transportant l’imposante statue de la Vierge (800 kg) récupérée à l’église Sainte-Marie de Bastia. Le bateau parvenu au large de la basilique, les cloches ont sonné, des chants ont fusé aussi bien de la plage où avaient pris place prêtres, confrères et public qu’en mer à bord des navires de la SNSM,  des pompiers et des nombreux plaisanciers. La tradition veut aussi qu’un bouquet soit lancé du navire transportant la Vierge, récupéré par des jeunes sur l’eau et apporté en l’église.

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