Saturday, November 11, 2023

Nativité de la Vierge : voici les principales célébrations en Corse

 Célébrée le 8 septembre depuis plus de douze siècles, la Nativité de la Vierge Marie est fêtée, en Corse, avec une ferveur tout particulière. Il en va ainsi depuis que A Madre Universale, a été sacrée reine de Corse en 1735.

Le programme dans le Niolu 

Chaque 8 septembre, plusieurs milliers de fidèles arpentent a Scala di Santa Regina pour monter à Casamaccioli où la fête alterne animations, traditions et célébrations religieuses. Cette année la fiera di A Santa revient  du 7 au 10 septembre. 

Coté religieux, le 7 septembre se tiendra une messe solennelle de la veille à 21 heures suivie d'une procession aux flambeaux.

Le 8 septembre, jour de la nativité de la vierge, une messe présidée par l’Évêque de Corse, Monseigneur Bustillo aura lieu à 10h30 suivie par la Granitula, la célèbre procession en forme d’escargot se tiendra à midi. Deux autres messes des pèlerins autonymes lieu le samedi et le dimanche à 11h15.

L’entrée de la foire est gratuite et les animations musicales offertes par l’association niulinca. 

A Lavasina 

Depuis son inauguration en 1677, à l'occasion de la nativité de la vierge Marie, l'église de Notre Dame de Lavasina accueille chaque année près de 3 000 personnes au soir du 7 septembre au soir pour prier et suivre la procession au bord de mer. Cette année, la procession mariale aux flambeaux aura lieu à 21 heures et avant la messe en présence de  l’Évêque de Corse, Monseigneur Bustillo. 

Le vendredi 8 septembre plusieurs messes se succéderont à 8 heures, 9 heures, 10h30 et 18h30. 

Pancheraccia 

A Pancheraccia la Vierge est apparue au 18 ème siècle à une petite fille perdue. Depuis ce jour, ce village est devenu un lieu de pèlerinage en Corse où A Madonna y est célébrée les 7 et 8 septembre.  

Le 7 à 20h30 la traditionnelle procession aux flambeaux de l'église paroissiale jusqu'au sanctuaire, une messe sera célébrée. Le 8 septembre, il y aura une messe  à 10h30 et une deuxième à 16h00.

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Pourquoi les écoles ferment-elles le 8 septembre en Corse ?

 Dans le calendrier liturgique, le 8 septembre correspond à la naissance de la vierge Marie, Sainte patronne de la Corse. Sur l'île, les établissements scolaires de tous les degrés ferment leurs portes en ce jour. Mais pourquoi ?

Ce vendredi 8 septembre, jour de célébration de la nativité de la vierge Marie, tous les établissements scolaires de Corse seront fermés. Mais ce n’est pas la première année puisque cette mesure a été mise en place en 2014 après de longues discussions et polémiques.  

À cette époque, Michel Barat, alors recteur de l’Académie de Corse et franc-maçon, avait pris la décision de vaquer ce jour en raison des différentes cérémonies culturelles et mémorielles qui se déroulaient sur l’île et qui entraînaient un taux d’absentéisme important.

Depuis, le 8 septembre est toujours resté un jour vaqué pleinement intégré au calendrier scolaire et qui ne semble pas prêt d’être levé. « Depuis sa mise en place, l’ensemble des personnels éducatifs et administratifs sont très attachés à ce jour », explique le rectorat. Pour rattraper ce jour, les établissements et les professeurs procèdent à une petite accélération du programme. 

Traditionnellement, que représente le 8 septembre ?

Le 8 septembre est inscrit dans le calendrier liturgique comme étant le jour de la nativité de la vierge Marie, mère du Christ et sainte patronne de la Corse. Ainsi, les croyants de l’île célèbrent cette date en s’adonnant à des processions. À Lavasina dans le Cap Corse, Casamaccioli lors de la Santa di u Niolu et à Pancheraccia, en plaine orientale avec la « festa di a Madona », les fidèles se rassemblent par milliers.  

Historiquement, le 8 septembre est aussi une fête rurale, patrimoniale et agropastorale. Cette période correspondait dès la fin du moyen-âge, aux mouvements de population observés à la fin de l’été après la transhumance et les estives des bergers. « Les célébrations religieuses s’accompagnaient de la foire rurale notamment au Niolu à partir de 1830. C’était un moment où les bergers vendaient leurs troupeaux, du matériel et se retrouvaient. », détaille le professeur d’histoire Gérard Dykstra.

Ce moment de retrouvailles perdure toujours dans le Niolu. Lorsqu’il était étudiant et que le téléphone portable n’existait pas encore, Gérard Dykstra se souvient du 8 septembre comme « un moment convivial où tout le monde se retrouvait autour d’un verre dans les barracaghji ».

8 Sept, Ciamannaccia, Alisgiani, Campitellu : la Corse célèbre la Vierge Marie

 Le 8 septembre, la Corse s'illumine de ferveur pour célébrer la nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Cette journée revêt une signification particulièrement profonde pour les habitants de l'île, qui depuis 1735, ont placé leur foi sous la protection maternelle de Marie, faisant d'elle la Reine de Corse. Dans les villages de Ciamannaccia, Alisgiani, et Campitellu, les cérémonies religieuses s'entremêlent avec des traditions séculaires. Entre l'apparition de la Vierge Marie et l'adoration du tableau de la Vierge à la cerise, ces rituels perpétuent une spiritualité religieuse profonde.

La Scupritura de Ciamannaccia

Dans le paisible village de Ciamannaccia, niché dans les hauteurs du Taravu, l'église paroissiale de l'Annunziata se dresse en tant que bijou néo-roman. La construction de ce nouvel édifice religieux a embrassé les vestiges du mur de l'ancienne église, imprégné de l'histoire sacrée de ce lieu. Sur ce mur, une représentation de la Vierge Marie résiste au passage implacable du temps, témoignage muet de l'apparition mariale qui marqua à jamais cet endroit béni. La mémoire collective narre l'apparition miraculeuse de la Vierge Marie à Ciamannaccia, un événement qui transcende la simple croyance pour faire de l'église de l'Annunziata un sanctuaire sacré.

La légende raconte qu'une pieuse fidèle, en prière à l'intérieur de l'église, fut témoin d'un faisceau lumineux représentant la Vierge. Au réveil, le mur nord de l'église arborait un dessin exquis de Marie tenant l'enfant Jésus dans ses bras. Véronique Cesari, secrétaire de mairie, souligne l'importance de cette image : "Notre église paroissiale abrite une image que nous vénérons profondément dans tout le canton. Ce graffiti sur granit est considéré comme miraculeux selon notre tradition. Une dévotion constante lui est vouée tout au long de l'année." Chaque année, le 8 septembre, cette image est révélée au public lors de la tradition de la "Scupritura," une cérémonie religieuse qui rassemble de nombreux fidèles.

En cas de besoin de grâce tout au long de l'année, les croyants peuvent adresser leur demande au prêtre Antoine Peretti, qui dévoilera l'image pour permettre les invocations à la sainte. La célébration religieuse du 8 septembre débutera à 10h30 à l'église de l'Annunziata, suivie d'une procession et d'un apéritif déjeunatoire offert par la mairie.

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8 sept; A Madonna di a Stella, une tradition partagée entre Lavatoghju et Lumiu

 Au départ de Lumiu et de Lavatoghju, il n’y a qu’un pas pour aller à La Chapelle de la Madonna di a Stella, lieu dédié à la Vierge Marie et aux liens ancestraux qui lient les deux communautés. Une fête de la nativité célébrée et partagée ce 8 septembre comme il se doit sur les hauteurs de deux communes.

Chaque 8 septembre, la Corse se pare de ferveur pour célébrer la nativité de la Vierge, la sainte patronne de l'île. En Balagne, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu se réunissent sur les hauteurs communes de leurs villages respectifs pour rendre hommage à Marie, dans un rituel qui unit tradition et convivialité.

À quelques 3 kilomètres de Lavatoghju et 2 kilomètres de Lumiu, la Chapelle de la Madonna di a Stella devient le point de ralliement emblématique des fidèles, où chaque année ils partagent un moment chargé de symbolisme et de chaleur humaine. Au cours de la messe, présidée par le frère Paul-André, les deux confréries de Sant'Antone Abbate se rejoignent pour harmonieusement entonner les chants sacrés.

"Il existe un lien entre Lumiu et Lavatoghju qui perdure depuis plusieurs siècles. Nous nous retrouvons ici, dans cette chapelle dédiée à Notre-Dame de la Stella, chaque 8 septembre." explique François Croce, membre de la confrérie de Sant'Antone Abbate de Lavatoghju. Une particularité de cette chapelle, en lien avec la légende de la Santa du Niolu, réside dans le fait qu'elle aurait été un point de passage pour la mule transportant une statue et un tableau précieux. "Ici, nous avons le mont Bracaghju, qui est peut-être une déformation du Barcagiu, le passage. C'était le chemin qu'il fallait emprunter pour traverser. La mule s'est d'abord arrêtée ici, où résidait le gardien des lieux, et c'est là que le tableau a été déposé, une pièce qui, selon les dires de l'archiprêtre Pinelli, revêt une importance encore plus grande que la statue. Le 8 septembre est une date d'une grande signification pour nous, une tradition ancestrale. Nous ne pourrions pas concevoir de ne pas être présents le 8 septembre", ajoute François Croce.

Pour les habitants de Lumiu, c'est également un pèlerinage essentiel. "Nous pourrions remonter à plus de 250 ans en arrière. C'est toujours un moment très fort, car les familles et les amis se retrouvent. Notamment, notre maire est originaire de Lavatoghju. Ces deux communautés sont étroitement liées. À une époque révolue, des mini-jeux olympiques étaient organisés à Notre-Dame de la Stella, rassemblant à nouveau familles et amis dans une ambiance festive et divertissante. C'est Lavatoghju qui prend en charge l'organisation, car nous sommes sur leur territoire. De notre côté, en participant, nous cherchons à préserver cette tradition d'échange, que ce soit sur le plan religieux ou convivial." précise Maxime Vuillamier, prieur de la confrérie Sant'Antone Abbate de Lumiu.

À la fin de la cérémonie religieuse, les habitants de Lavatoghju et de Lumiu partagent un repas festif, témoignant du besoin de se réunir autour d'une table pour partager un moment de convivialité. Maxime Vuillamier conclut en disant : 

"Il s'agit d'une histoire commune entre nos deux villages. Ce sont des communautés jumelles et solidaires. Ce plateau servait autrefois à réunir ces deux communautés, une tradition toujours bien vivante aujourd'hui. Le 1er mai, c'est à Lumiu de recevoir ses voisins à Oci, pour la messe, la procession et le 'spuntinu'. Ce sont des traditions multiséculaires que nous souhaitons préserver et transmettre aux générations futures." 

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Santa di u Niolu : Des milliers de fidèles réunis dans une immense ferveur

 Ce vendredi 8 septembre près de 3000 pèlerins sont venus montrer leur dévotion à la Vierge Marie toute parée de fleurs aux doux tons pastel se détachant sur le bleu marial du ciel de Casamaccioli, en présence de Mgr Bustillo, Evêque de la Corse. A l’issue de la grand messe où le recueillement des fidèles était palpable et émouvant, même, sa statue devait être portée en procession sur le champ de foire où avait lieu la traditionnelle Granitula tant attendue, en présence de 150 membres de diverses confréries insulaires.

Il est à peine 8 heures que déjà une file de voitures se forme dans la Scala di Santa Regina via le petit village de Casamacciuli, paese di a Santa. Les premiers fidèles, parmi lesquels de nombreux polyhandicapés venus chercher un peu de réconfort, se pressent sur le parvis de l’église dédiée à Notre Dame, ce sanctuaire abritant cette madonna di u Niulu tant vénérée, étant pour nous, et tous les Corses, avec a madonna di Pancheraccia et Notre Dame de Lavasina, notre petite Lourdes à nous (commune de Brando, Erbalonga), pour se recueillir à ses pieds . Dans la foulée, on se dirige vers le grand brûloir pour allumer un cierge et prier pour les siens, on l’invoque ardemment, les mains jointes, embrassant son image tant révérée. Il est temps alors d’aller se rafraîchir ou prendre un café car la matinée va être longue sous le soleil qui plombe ces hautes terres du Niolu. Le champ de foire et sa centaine d’artisans et autres barraccaghjii accueille la foule pour une première prise de contact tandis que l’heure de la messe approche. 

A 10 heures précises, les sonneurs font résonner les trois tonalités des cloches du campanile. Dans un rythme et un rite bien rodé, sans fausse note, les fidèles sont appelés à se rapprocher de l’esplanade de l’église tandis que Mgr Bustillo, Evêque de la Corse peine à se frayer un passage dans la foule dense, chacun souhaitant l’approcher, le féliciter après que le Pape François l’a créé Cardinal.

Autour de Pierre-Marie Geronimi, maire de Casamacciuli, ont pris place le président du Conseil exécutif, Gilles Simeoni, Marie-Antoinette Maupertuis, président de la CdC, Paulu Santu Parigi, sénateur de la Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva, député de la 2e circonscription de la Haute-Corse ainsi que les élus de toute la région, mais également ceux venus de Bastia ou encore Portuvechju. 

Le ciel est torride, Mgr Bustillo, assisté de nombreux prêtres, diacres ainsi que de l’archimandrite de Carghjese invite les fidèles à se recueillir en insistant sur le côté 

« cultuel, humain et amical de ce traditionnel rendez-vous du 8 septembre dans le Niolu. Rendons grâce à Dieu pour le don de la Vierge Marie et célébrer ensemble la nativité de Marie. Nous écouterons la parole de Dieu, nous recevrons le corps du Christ et nous sortirons de cette messe fortifiés intérieurement. Je suis très heureux de célébrer cette messe avec vous, avec ce peuple qui se retrouve ». 

Les confrères et les fidèles entonnaient alors le chant d’envoi, à savoir Sunate Campane Corse, sunate in allegria, cantate o chjese corse, per a Vergine Maria...

​A l’issue de la cérémonie, chantée par les membres des confréries de Piana, Carghjese, Aiacciu, Marignana, Bastia, San Teofalu di Corti, Corscia et bien sûr Casamacciuli, la statue de la Vierge, portée par les confrères, quittait l’esplanade de l’église pour rejoindre le champ de foire. Les quelques 150 confrères entamaient alors la somptueuse granitula qui s’enroulait avant de se dérouler dans une exemplarité solennelle, symbole du renouvellement de soi. C’était le moment pour Mgr Bustillo de procéder à la bénédiction urbi et orbi tandis que la foule acclamait « a so Regina » : « Evviva a Santa, Evviva a Santa, Evviva a Santa » !

Après cet intense moment de foi, place à la fête proprement dit. Il est temps pour les fidèles de se désaltérer et de se restaurer en dégustant le succulent veau à la broche de Marcel Flori. 

L’après-midi sera consacré à la découverte des savoir faire insulaires en flânant autour des stands tenus par près de 120 artisans. La foire du Niolu se poursuit jusqu’à dimanche avec un programme riche et varié.

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Friday, November 10, 2023

Menaces sur la maternité de Porto-Vecchio : les grévistes et leurs soutiens attendent des réponses claires

 « Développer une offre complètement atypique », c’est le projet de Marie-Hélène Lecenne pour la maternité de Porto-Vecchio pourtant menacée de fermeture. La directrice de l’Agence régionale de santé (ARS) entendait rassurer le personnel de la maternité, tout autant que la population de l’Extrême Sud, en tenant ces propos la veille du premier jour de grève. Raté. C’est en réalité l’agacement et l’incompréhension qui a prédominé dans les rangs des grévistes et de leurs soutiens, qui étaient environ 150 ce mardi après-midi à réclamer des garanties quant au devenir de la maternité porto-vecchiaise.

Atypique : « qui ne répond pas au type habituel, difficile à classer », définit le dictionnaire. Le mot n’est pas passé auprès des défenseurs de la maternité qui se sont réunis devant la clinique de l’Ospedale. « L’ARS en Corse aussi, elle est atypique, puisqu’il n’y a que 330 000 habitants en Corse... Son existence est-elle donc justifiée ? », ironise Marie-Désirée Nicolaï-Marcellini, secrétaire nationale du Syndicat des travailleurs corses (STC). Elle fait un parallèle entre le seuil des 300 naissances annuelles réclamé initialement par l’ARS pour maintenir la maternité à Porto-Vecchio. Délégations de service public Un seuil qui n’a pas été atteint par l’établissement en 2022. « Des naissances, il y en a eu 220 à 230 », confirme Rémi François, le directeur de la clinique.

Pour les urgences et la maternité, deux missions de service public confiées par l’État à la clinique porto-vecchiaise, il reçoit « environ 3,5 millions d’euros par an ». Une enveloppe que Rémi François entend bien évidemment conserver : « Ce qui est atypique, c’est que la direction de la clinique soutient la grève », fait-il malicieusement remarquer. « La mission de service publique, elle est globale, reprend-il. Toucher à la maternité, ce serait donc aussi toucher au service des urgences. »

Mais à entendre Marie-Hélène Lecenne lundi, la maternité ne serait pas menacée : « Nous ne voulons pas la fermer, nous voulons la faire évoluer », s’était-elle confiée devant la presse. En y adjoignant, selon elle, un centre périnatal de proximité (CPP). « Actuellement, ce cas de figure n’est pas prévu par la loi, balaie Véronique Bouffard, cadre sage-femme à la clinique de l’Ospedale. Soit il y a une maternité, soit un CPP. Pas les deux. Dans un CPP, on ne pratique pas d’accouchements. En fait, elle ne connaît pas notre service car à Porto-Vecchio, nous travaillons déjà avec la PMI et le centre de planification. Tout ce qu’elle propose, c’est déjà en place. Augmenter l’offre de services à la population ne ferait que rentrer en concurrence avec les sage-femmes libérales. Quel intérêt ? » « Une césarienne, je la fais en dormant... »

Sur le terrain médical, le docteur Sami Haddad démonte l’argument selon lequel les praticiens d’une clinique qui ne réalise pas 300 accouchements annuellement seraient insuffisamment entraînés. « A Porto- Vecchio, on est quatre gynécologues obstétriciens à se relayer chaque semaine. Et quand on n’est pas ici, on travaille pour un autre établissement, alors on pratique tout le temps. » Et quand bien même, « une césarienne, je la fais en dormant... C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. »

Porte-parole de l’intersyndicale STC-FO, Lionel Baggioni a dénoncé « la non réponse de l’ARS » et réclamé un plan à long terme pour assurer la pérennité de la maternité, compte tenu de son action indispensable pour le territoire. » Dans le cas contraire, « la grève continuera. On ira crescendo si on ne nous entend pas. Ça ira jusqu’à des blocages, s’il le faut. » Membre du collectif de soutien à la maternité, Marie-Françoise Papi s’est montrée perplexe devant le discours de Marie-Hélène Lecenne, mais « elle a retenu deux choses », a-t-elle noté : « Les deux heures et demi de trajet pour rejoindre la maternité la plus proche en cas de fermeture et le service de transfert qui n’est pas suffisant. »

A l’unisson de tous, le député de la 2e circonscription de la Corse-du-Sud, Paul- André Colombani attend « des réponses claires venues de l’ARS. On veut sauver la maternité. Point. » Le projet atypique ? « Il n’est pas question de faire une expérimentation à Porto-Vecchio sur des femmes qui sont sur le point d’accoucher ». Alors que le directeur de la clinique annonce « 100 % de grévistes » en ce mardi parmi le personnel de la maternité, des papas et des mamans sont venus apporter leur soutien à l’établissement. « Liberté, proximité, sécurité », pouvait-on lire sur une pancarte. Sur une autre, en forme de cercueil : « A vita iè, a morti no ». Sophie et Maxime sont venus avec leur petite fille, Lou, âgée d’un an. « La petite est née ici. Et on n’aurait pas eu envie de faire deux heures et demi de route pour l’accouchement. Avec un tel éloignement, il y aurait de gros risques, non ? »

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https://www.corsenetinfos.corsica/Menaces-sur-la-maternite-de-Porto-Vecchio-les-grevistes-et-leurs-soutiens-attendent-des-reponses-claires_a73526.html

18 sept 2023: épisode de pollution aux poussières désertiques

 Une procédure d'alerte à la pollution de l'air est déclenchée par la préfecture de Corse pour la journée de lundi 18 septembre

Dans un communiqué diffusé ce lundi midi 18 sept 2023, Qualit’Air Corse indique que les concentrations en particules fines dans l'air restent élevées notamment sur la Corse-du-Sud pour cette journée du lundi . Pour la Haute-Corse, bien que les niveaux prévus sont moins importants, une augmentation régulière des concentrations est prévue pour la journée.

Le nuage de particules fines devrait s'éloigner progressivement vers l'Est pendant la nuit de lundi à mardi et les niveaux de qualité de l'air sur l'ensemble de la région devraient revenir à la normale pour la journée de demain.

En attendant, l’organisme de contrôle de qualité de l’air recommande « à tous de limiter ses efforts sur l'ensemble de la Corse pour aujourd'hui et particulièrement pour les personnes les plus sensibles. »

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