Tuesday, November 7, 2023

les archives de la Société Historique de Corte

C’est en 1990 qu’a été créée la Société Historique de Corte par le professeur Jean Cancellieri et le professeur Gérard Giorgetti. 

L’objectif était de faire connaître l’histoire de la cité Paoline et de regrouper tous les passionnés au sein d’une association pour œuvrer ensemble à la mise en valeur du patrimoine de la ville et aux recherches historiques. 

Après quelques années de mise en sommeil, la Société Historique s’est dotée d’un nouveau bureau et c’est Françoise Ferreira qui en a été élue présidente. Elles sont assistées par Gérard Giorgetti, trésorier, et Martine Barriel-Gambini, secrétaire. 

Et ses travaux ont pu ainsi reprendre avec de nouveaux adhérents. Car l’association dispose d’un fonds exceptionnel, récolté durant plus de 20 ans. 

« D’abord, de par ses fonctions d’enseignants à, l’Université de Corse, le professeur Jean Cancellieri a récupéré tous les mémoires et toutes les thèses d’histoire qui sont parues sur toute la Corse. Et je crois que nous les seuls à disposer de ce fonds. Nous avons ainsi une dizaine de cartons bien remplis qui sont entreposés dans nos, locaux de la Maison Arrighi de Casanova », a développé Gérard Giorgetti.

Des documents qui, certes, ne concernent pas que Corte, mais qui sont particulièrement importants et intéressants pour les historiens. Ils sont conservés précieusement et peuvent bien sûr être consultés. L’association possède également toutes les archives du regretté Jean Pulicani, féru d’histoires et qui avait proposé de nombreuses conférences sur Pascal Paoli ou encore le Palazzu Naziunale, 

« et puis nous possédons également des archives spécifiques sur Corte, concernant la religion, les chapelles, comme San Stefanu, sur l’ancienne route d’Ajaccio, que personne ne connaît aujourd’hui, les oratoires ainsi que les églises ou encore Corte ville Paoline et Corte ville napoléonienne, sans oublier les vieilles maisons qui ont marqué l’histoire à différentes périodes à savoir la Maison Benedetti, la maison Gauthier, la maison Mariani, la maison Rossi, etc. ». 

En revanche, la Société Historiques est toujours à la recherche de documents concernant les confréries de la ville qui, on la sait, étaient nombreuse jusqu’avant-guerre. 

« Le professeur Cancellieri disait d’ailleurs qu’elles étaient au nombre de 12, et chacune organisait ses propres processions durant la semaine sainte vers Santa Marione ou sur la route du Calvaire », ajoute Françoise Ferreira.

Raconter des anecdotes

En ce moment, les membres de l’association travaillent sur les élections et les fameux Partidone et Partidellu et surtout les chansons électorales : 

« Nous interrogeons les gens pour essayer de récolter les paroles de ces chansons, car la politique cortenaise en chanson a marqué des générations comme par exemple ce couplet : « Tagliati i to cappelli, è un fà micca u to fieru. Tu chi vulià esse merre un si mancu cunsigliere ». Un couplet qui avait été écrit pour un certain Casanova u riccu qui s’est ruiné pour faire l’adduction d’eau potable dans la ville et qui n’a pas été élu. Il était membre du Partidone, et les siens l’ont trahi en ne lui donnant pas de voix. Nous avons également des photos de fêtes électorales et de défilés dans les rues de la ville ». 

L’idée de l’association est d’organiser une conférence de manière très vivante et de raconter ces différentes anecdotes, 

« nous souhaiterions également que les participants fassent part de leur vécu, de leur souvenir et de ce qu’ils ont entendu raconter au sein de leur famille à l’occasion de ce moment de rencontre. Nous pensons aussi apprendre ces chansons aux plus jeunes et de les faire chanter le jour de cette conférence », a expliqué Françoise Ferreira.

La Société Historique de Corte souhaite également numériser tous les documents en sa possession de manière à les préserver, car le local dont elle dispose mériterait quelques travaux de restauration au niveau des fenêtres, par exemple, « il serait dommage que notre fonds subisse des dégradations. Il n’y a pas de grands travaux à effectuer, mais il nous faut tout de même des moyens financiers pour la réfection et surtout pour la numérisation de nos archives », ajoute le trésorier.

L’association travaille également avec l’adjointe à la culture, Marie Albertini, quant à l’aménagement du site autour du clocher triangulaire de Grossetti,

 « nous réfléchissons sur la réalisation d’une fresque évoquant l’histoire du couvent Saint-François et les différentes Cunsulte qui s’y sont tenues, par exemple. Expos et conférences sont également au programme de la Société Historique pour l’année qui vient », a conclu Françoise Ferreira.

Réference

https://www.corsenetinfos.corsica/En-immersion-dans-les-archives-de-la-Societe-Historique-de-Corte_a74290.html

Contrôle des personnes radicalisées : "Quatre fichés S tous citoyens français en Corse mais aucun expulsable"

 La France est passée, depuis vendredi 13 octobre, en alerte "urgence attentat" après l'attaque au couteau à Arras (Pas-de-Calais), où un enseignant a été tué et trois autres personnes ont été blessées, sur fond de crainte d'importation du conflit entre Israël et le Hamas. 

« Ce moment de recueillement, c’est une exigence de solidarité dans la peine et l’émotion que traverse une nouvelle fois la communauté éducative de notre pays avec une pensée toute particulière pour ceux qui ont vécu ce drame à Arras. La République et son École résisteront face au Terrorisme ». Amaury de Saint-Quentin était présent ce lundi après-midi au lycée Laetitia d’Ajaccio afin d’assurer son soutien auprès de la communauté éducative insulaire.

Un soutien symbolique, mais aussi opérationnel avec un déploiement de plusieurs unités de forces de l’ordre autour des établissements scolaires insulaires, suite au passage du pays en « risque attentat » comme l’explique le préfet de Corse : 

« Au vu du contexte, le gouvernement a décidé de remonter le seuil Vigipirate du niveau de « risque attentat » à « urgence attentat ». Ce nouveau palier correspond à des moyens supplémentaires conséquents mis en place qui permettent de sécuriser un certain nombre de lieux de l’espace public comme notamment les établissements d’enseignement. Concrètement en Corse, un certain nombre de dispositifs à la fois statiques et dynamiques sont d’ores et déjà mis en place autour des collèges, des lycées et des écoles sur l’ensemble du territoire. Ce dispositif est installé de manière permanente, notamment lorsque ces établissements sont ouverts. Cela permet d’augmenter sensiblement la sécurité des établissements en question. Par exemple, ici au Laetitia, vous avez pu noter la présence d’unités de CRS. Des forces de l’ordre qui seront également présentes devant d’autres lycées insulaires. Nous avons également des dispositifs mobiles qui sont prêts à intervenir en cas de besoin et à la demande d’un chef d’établissement ou un membre de la communauté enseignante, confrontés à une situation comme celle qui a pu se présenter à Arras ».

 

Une présence policière importante afin de marquer le soutien indéfectible de la République auprès de son École et qui se veut rassurante pour l’ensemble des élèves et de leurs familles comme le confirme Jean-Philippe Agresti, le Recteur de Corse

« La présence de ces forces policières à nos côtés est importante. Elle rassure les personnels enseignants, les élèves et leurs familles. Elle est également symbolique de la solidarité exprimée par le représentant de l’État à l’égard de la communauté éducative. Aujourd’hui, il est important de rassurer, mais aussi d’être opérationnel. Il y a également tout un travail qui est effectué en matière de formation de prévention des risques et également en matière de gestion de crise. Nous allons également poursuivre, avec la Collectivité de Corse et les communes, la sécurisation des bâtiments scolaires ».

Quatre fichés S en Corse, mais aucun expulsable

Si au sein de l’établissement ajaccien, élèves et professeurs ne semblent pas plus inquiets que cela et le drame d'Arras peut leur sembler bien loin aussi bien géographiquement que contextuellement parlant, cette présence a le don de rassurer également les familles, bien conscientes, que ce genre de drame peut arriver n’importe où. D'ailleurs, y a-t-il un risque zéro en Corse ? Le préfet de Corse préfère anticiper plutôt que d’avoir à agir : 

« Dans un temps comme celui que nous vivons, il y a une exigence, celle de l’anticipation. On ne peut pas prendre le risque qu’un nouveau drame puisse arriver sur notre territoire. Le risque zéro n’existe jamais. Que ce soit ici ou ailleurs. Notre responsabilité est de réduire le plus possible le champ des probabilités ».

Une tolérance zéro et un étau qui se resserre auprès des radicalisés fichés S, et encore plus depuis la prise de position d’Emmanuel Macron, qui a demandé ce lundi aux préfets de passer au peigne fin le fichier des radicalisés expulsable. Le Président de la République "demande un état impitoyable envers tous ceux qui portent la haine et des idéologies terroristes". À cet égard, Amaury de Saint-Quentin a évoqué la situation en Corse : 

« Il y a un peu plus de 5 000 fichés S au niveau national. En Corse, nous en avons 4. Il y en a deux sur Ajaccio et deux sur Porto-Vecchio. Ils sont tous citoyens français et aucun d’entre eux n’est donc susceptible d’être expulsé ».

Le niveau "urgence attentat" correspond au niveau le plus élevé du dispositif de sécurité Vigipirate. Il peut être mis en place à la suite immédiate d'un attentat ou si un groupe terroriste identifié et non localisé entre en action. Ce niveau vient compléter les deux autres niveaux de protection : "vigilance" et "sécurité renforcée - risque attentat", activé en fonction de l’intensité de la menace.

Référence


"Sensibilisation à la régulation des conflits" : une formation à Corte et Porto-Vecchio

 Le samedi 16 décembre 2023, une formation sur la sensibilisation à la régulation des conflits sera organisée à Corte et Porto-Vecchio par Umani. Cet événement vise à fournir aux participants des outils et des compétences essentiels pour gérer les conflits de manière constructive et pacifique.

Au cours de cette journée de formation, les participants auront l'occasion d'explorer divers aspects de la régulation des conflits, y compris 

  • la communication efficace, 
  • la médiation, 
  • la gestion de la colère, et 
  • la résolution de conflits dans des contextes personnels, professionnels et communautaires.

Référence 

Novembre 2023, Etude evolution marché immobilier. Le marché immobilier tourne au ralenti; -15% , et +35% sur 5 ans?

 Ajaccio et Bastia n’échappent pas aux difficultés actuelles et font face à une diminution du nombre de ventes. Calvi s’en tire mieux, notamment dans le haut de gamme.

Ajaccio : un marché en souffrance

Nombre d’investisseurs en recul, projets immobiliers reportés voire annulés, faible présence des primo-accédants… Tels sont les symptômes que manifeste le marché d’Ajaccio. 

« On retrouve même des studios à la vente, ce que l’on n’avait plus l’habitude de voir depuis des années. Un tel bien dans les beaux quartiers d’Ajaccio est resté six mois en vente, avant de partir avec une baisse de 15 % de son prix ! Les vendeurs pensent toujours que l’on est dans un marché euphorique… Sans un apport personnel d’au moins 20 %, impossible aujourd’hui que son dossier soit accepté en banque »,

 constate Damien Alexandre, de l’agence Secic Immobilier. Côté quartiers, on peut s’intéresser à Casone, proche du centre-ville et calme, qui a gardé une identité intimiste de village. « Toutes les commodités sont sur place, aussi bien pour les jeunes, avec un lycée à proximité, 

(...)

Prix m2 immobilier en Corse en novembre 2023

Villes les plus chères de Corse

Estimations au 01/10/2023 (méthodologie)

Villes où les prix de l'immobilier flambent













Référence du 07/11/2023


Forages privés : de la discrétion à l'omertà

 

Calvi; Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. Dans l'île, 30 à 50 % des nouveaux forages ne seraient pas déclarés.

Depuis le 1er janvier 2009, les puits et forages doivent faire l'objet d'une déclaration en mairie. Cette déclaration donne droit à un certain volume de prélèvement. Lorsque les besoins sont plus importants, pour l'agriculture ou l'industrie, il faut une autorisation de type arrêté préfectoral. Les professionnels sont obligés de jouer le jeu, mais souvent, les particuliers préfèrent rester sous les radars. 

"Nous n'avons pas de liste précise des particuliers qui ont un forage ou un puits, reconnaît Ange Santini, le maire de Calvi. Nous avons eu très peu de demandes en mairie et nous n'avons aucun moyen de les recenser. J'estime qu'il y en a une cinquantaine sur la commune, dont certains sont très anciens. Ils servent souvent à alimenter des potagers, des piscines ou des petits bassins. Les volumes prélevés sont dérisoires, ils représentent tout au plus 5 % de la consommation de la ville. Jamais ils ne pourront provoquer l'intrusion d'un biseau salé. Il y a un risque virtuel, il est annihilé par la technicité de l'office hydraulique."

Par peur d'une taxation ou d'une interdiction, les propriétaires de forages tiennent à rester discrets. La déclaration en mairie leur incombe pourtant. "Pourquoi vais-je payer pour une eau que je prélève et que je remets immédiatement dans la terre ?", s'interroge un Calvais qui n'a pas voulu s'attarder sur le sujet.

La moitié des ouvrages ne sont pas déclarés

Les entreprises de forage, souvent complices de cette omertà, rechignent aussi à aborder le sujet : 

"On nous appelle, on nous dit où forer et on s'exécute, glisse un professionnel du sud de l'île, qui intervient régulièrement en Balagne. On trouve généralement de l'eau entre 30 mètres et 80 mètres de profondeur. Le coût dépend du type de terrain, de la profondeur, de nombreux critères. Je dirais que ça commence à 7 000 €. On arrive ainsi à puiser un ou plusieurs mètres cubes par jour. Pour la déclaration, c'est au propriétaire de s'en charger. C'est une obligation." Le BRGM de Corse estime que 30 à 50 % des nouveaux forages ne sont pas déclarés. "On fait de la sensibilisation auprès des foreurs pour qu'ils nous remontent des informations, assure Baptiste Vignerot. Il y a de toute évidence un décalage important entre l'activité des foreurs et les ouvrages qu'on nous déclare."

Au CNRS, Frédéric Huneau ne sous-estime pas la problématique : 

"On ne sait pas du tout ce que les gens font, regrette le scientifique. On n'a aucun moyen de connaître le nombre d'ouvrages en activité, et encore moins le volume pompé. À l'échelle française, c'est phénoménal, on a connaissance de moins de 30 % de la réalité. C'est même culturel de cacher un forage. C'est facile, sous une dalle, dans un abri de jardin. Les gens considèrent à tort que, puisque c'est sous leur terrain, ça leur appartient.

L'argument financier entre aussi en jeu : "Aujourd'hui, la loi dit que tout prélèvement dans le milieu naturel est soumis à une taxe, rappelle Ange de Cicco, le directeur de l'OEHC. C'est le cas pour l'eau en barrage, en rivière et en sous-terrain, c'est soumis à un taux de redevance de prélèvement."

Pour ce qui est des risques pour la nappe de la Figarella, le BRGM se veut rassurant : 

"Selon nous, cet aquifère est très peu sollicité par les privés, estime le directeur régional. C'est une zone agricole protégée, il y a très peu d'habitations qui pourraient avoir des forages non déclarés. Pour ce qui est de l'eau agricole, il faut savoir que l'office hydraulique procure une eau de bonne qualité et pas chère. L'agriculteur ne s'y retrouverait pas au niveau financier. D'anciens forages agricoles apparaissent sur nos cartes, on sait qu'ils ont été abandonnés et scellés, pour éviter tout risque de contamination."

 L'augmentation croissante de la demande en eau, avec les aléas d'un climat toujours plus sec, ne fera qu'accroître ces tensions à l'avenir. 

Référence du 08/10/23 

démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable; 4 ans après.

 les plagistes inquiets de devoir démonter leurs établissements

Quatre ans après la démolition des paillotes en dur, et leur reconstruction en bois démontable, les restaurateurs de la plage de Calvi semblent y trouver leur compte. Mais la perspective d'un démontage hivernal les préoccupe. 

Novembre 2019. Les bulldozers rasent une à une les quinze paillotes de la pinède de Calvi. Dans la foulée, les restaurants de plage sont reconstruits en bois ou en containers, dans l'idée de pouvoir être démontés chaque hiver. Pour les propriétaires, ces travaux représentent des sommes importantes, allant de 200 000 € à près d'un million d'euros.

Les crédits courent sur 7 à 15 ans. Cet été, le quatrième depuis que la plage de Calvi a changé de visage, les socioprofessionnels continuent à assumer les coûts de la reconstruction. "Financièrement, cela a été très dur, indique un plagiste, l'un des premiers en partant du club nautique. Tout le monde a dû emprunter de l'argent ; pour la démolition, mais surtout pour reconstruire. Pour notre restaurant, l'un des plus petits de la plage, il y en a déjà pour plus de 200 000 €. Bon, il faut admettre que c'est bien mieux aujourd'hui ; que ce soit par rapport à l'esthétique ou à sa fréquentation. La démolition, cela a été un mal pour un bien."

Incontestablement, la plage de Calvi est bien plus belle depuis que ses paillotes sont uniformes. Les services de l'État délivrent chaque année une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de 5 mois, du 15 avril au 15 octobre. Pour une superficie de 650 mètres carrés, en totalité, les plagistes s'acquittent d'environ 50 000 € par saison.

" Cela ne fait que trois ou quatre ans que nous remboursons, note un autre plagiste. On a bien travaillé en 2021 et 2022, mais cette année il y a une vraie baisse. Les saisons sont plus courtes, et le pouvoir d'achat est en berne. Le maire fait tout pour que la commune récupère la gestion de la plage, mais il paraît que ça coince. On craint de devoir démonter, cet hiver. Cela aurait un coût énorme."

Depuis que les établissements démontables ont été installés, début 2020, aucun d'eux n'a jamais été retiré durant l'hiver. Une procédure est en cours pour que la commune récupère la gestion de sa plage pour les 12 ans à venir. Calvi attend notamment son classement en station touristique, ainsi que d'autres échéances administratives.

Dans l'incertitude, les plagistes s'interrogent. " Le décret plage de 2006 est obsolète, il faut impérativement le toiletter, estime Jean-Pierre Pinelli, coprésident de l'association des plagistes de Calvi avec Gilbert Vietto, Jean-Claude Butteri et Serge Levy. Il ne correspond plus aux besoins de l'économie, à l'échelle nationale. L'impact carbone d'un démontage est très important : il faut faire venir des engins, démonter, remonter. Il n'y a qu'un seul grutier sur Calvi, il lui faudrait 3 mois pour démonter tous les établissements. Il faudrait aussi que les Chemins de fer de la Corse interrompent leurs trains à chaque fois. Le coût de démontage, c'est 50 000 €, sans parler de la casse. Et on entrepose où nos containers ? Dans la pinède classée ? L'hiver, alors qu'il n'y a personne sur la plage, pourquoi il nous faudrait démonter ?"

Les plagistes espèrent tous de bonnes nouvelles avant la fin de saison, le 15 octobre.

Référence

https://www.corsematin.com/article/societe/52874232225451/balagne-les-plagistes-inquiets-de-devoir-demonter-leurs-etablissements

un cas de figure exceptionnel en Corse: PETR Pays de Balagne qui regroupe 36 communes, 2 communautés de communes

 "Notre structure est un cas de figure exceptionnel en Corse"

Au terme de 3 ans d'alternance, Jean-Marie Séité a repris la présidence du PETR Pays de Balagne qui regroupe les 36 communes et œuvre pour le développement durable, la mobilité douce et la sauvegarde du patrimoine naturel, culturel et bâti.

Deux communautés de communes pour un seul Pays de Balagne. Sous la forme d'un pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) depuis 2014, la structure intercommunale voit sa présidence alterner tous les trois ans, au rythme des élections municipales. Président depuis juillet 2020, le 1er adjoint de la commune de Santa Reparata, Pierre Poli, a démissionné en juillet pour laisser sa place à un élu de l'autre intercommunalité. Après sa présidence de 2017 à 2020, c'est à nouveau Jean-Marie Séité, le maire de Galeria, qui a été élu, le 7 août dernier, pour une mission de trois ans. L'occasion de faire un point d'étape dans les projets du PETR du Pays de Balagne et de rappeler ses missions.

"Fidèles à l'engagement d'alternance qui témoigne de la singularité du Pays de Balagne dans un paysage politique peu enclin au partage, les élus du PETR ont une nouvelle fois su s'unir pour le bien commun, se félicite Jean-Marie Séité dans son édito. Cette alternance de présidence entre les deux communautés de communes permet une continuité dans la conduite des projets qui sont soutenus par l'ensemble des élus. Cette organisation équitable, faite pour le bien de la Balagne, nous est beaucoup enviée. Elle est précieuse, elle fait partie de l'histoire de notre région et nous serons les garants de sa pérennité."

Avec ses trois agents et son siège basé à L'Île-Rousse, le Pays de Balagne n'a pas vocation à être une structure de gestion, mais une structure de projets. Depuis sa création dans les années 1990, il est porteur d'initiatives sur le développement durable, la cohérence territoriale, l'harmonie architecturale ou encore la mobilité douce.

"Le pays, c'est un super outil, c'est très bien, assure le président actuel. Il porte des projets en avance sur son temps, élabore l'unique schéma de cohérence territorial qui avance en Corse et se trouve être le meilleur utilisateur du fonds européen Leader."

"Les choses bougent"

Bien que peu connu, le travail du Pays de Balagne s'illustre dans de nombreux domaines : réhabilitation de murs et restanques et remise en culture de jardins dans les villages, installation de bornes électriques, mise à jour d'une charte paysagère, élaboration d'un SCoT, projet d'une pépinière publique ou encore de liaisons maritimes avec tout l'ouest corse. Mais parmi les initiatives les plus attendues, se trouve la réalisation d'une voie verte pédestre et cyclable le long de la côte entre Calvi et L'Île-Rousse. Une voie promise de longue date, et régulièrement annoncée, mais dont la concrétisation ne cesse d'être repoussée.

"C'est un projet à plusieurs millions d'euros, les choses bougent, les travaux ont commencé, ils ont lieu sur le tronçon entre Sant'Ambroggiu et Calvi, se défend Jean-Marie Séité. Mon prédécesseur Pierre Poli a fait face à d'innombrables problèmes de foncier, qu'il a fallu régler avec un géomètre et un paysagiste. Aujourd'hui, on en sort, à l'exception du tronçon à l'entrée de L'Île-Rousse qui est d'une complexité infernale. Pierre Poli a vraiment débroussaillé le sujet et, dans trois ans, on pourra rouler dessus."

Les bornes électriques, installées même dans les villages par le PETR, sont aussi l'objet d'une critique récurrente : "Elles sont achetées, elles sont installées, leur alimentation électrique est branchée, mais notre fournisseur de bornes a un système de monétique qui ne permet pas aux communes de les gérer en régie", détaille le président avec optimisme.

Sans fiscalité propre, le Pays de Balagne n'a que des moyens limités pour réaliser ses ambitions. La coopération entre les deux intercommunalités semble y trouver un terrain propice, mais sans qu'il soit envisagé d'aller plus loin. Dans de nombreux domaines, le choix des méthodes et des compétences diverge entre L'Île-Rousse-Balagne et Calvi-Balagne.

"Les deux communautés de communes travaillent ensemble, ce qui est un cas de figure exceptionnel en Corse, parce que le PETR n'a aucune couleur politique. Un jour, il y aura peut-être une fusion de nos deux intercommunalités. Mais pour l'heure, la Balagne n'est pas assez mûre."

Référence du 12/09/2023

https://www.corsematin.com/article/societe/3731404300503315/jean-marie-seite-president-du-petr-pays-de-balagne-notre-structure-est-un-cas-de-figure-exceptionnel-en-corse