Friday, December 1, 2023

Université de Corse, Università di Corsica

Le 3 janvier 1765 le décret de la dernière consulta de 1763 pose la première pierre.

Le premier recteur fut le frère Mariani,  professeur en droit civil, droit canon et éthique, Leonardo Grimaldi pour la philosophie et les mathématiques. 

La défaite de Ponte Novu et l'exil de Paoli et de nombreux démocrates l'éteindront le 25 juin 1769.

L’université commencera à renaitre de ses cendres en 1975 suite aux événements d'Aléria.  Grâce aux événements de l'affaire Bastelica-Fesch, elle naitra en 1981. La Sardaigne voisine,  à l'époque sous autorité espagnole, dispose de 2 universités, à Cagliari et à Sassari, depuis le début du XVIIe siècle tandis que le différentiel démographique entre les deux îles est moins important qu’aujourd’hui. [Martinetti,2018; Entre science et militantisme, une géopolitique de l’université de Corse sous le regard tutélaire de Pascal Paolihttps://www.cairn.info/revue-herodote-2018-1-page-109.htm]

Par ses nombreuses relations avec le pourtour de la Méditerranée, l'université de Corse occupe une place stratégique. Sa position scientifique souligne une originalité vis-à-vis 

Elle concentre de l'ordre de 4000 étudiants. Cette université multi-site se situe essentiellement à Corte. Cette piève de Talcini élargi à la micro-région du cortenais  n'a pas de véritable aérodrome avec un aéroport de Bastia-Poretta à 52 km. De plus elle est distante de 

  • 64 km du port de L'Île-Rousse le plus proche,
  • de 71 km du port de commerce de Bastia, et
  • de 80 km de celui d'Ajaccio.
Située dans une cuve au confluent du Tavignano et de la Restonica, la ville a connu deux phénomènes extrêmes au max du froid à −8,7°C le 2 mars 2005  et du chaud à 41,1°C le 7 juillet 2000. La température "moyenne" annuelle s'élève à 13 °C et on y compte de l'ordre de 50 jours de gel par an.

L'université assure trois missions centrées sur "l'éducation et l'élévation de l'âme des cadres du peuple corse émancipé de la tutelle génoise":

  • La formation dans toutes les disciplines via 8 structures
    • UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales
    • UFR Droit et Science Politique
    • UFR Sciences et Techniques
    • Institut universitaire de santé
    • Institut universitaire de technologie
    • Ecole de management et d'économie / Institut d'administration des entreprises
    • Institut national supérieur du professorat et de l'éducation
    • Ecole d'ingénieurs Paoli Tech
  • La recherche 
    •  2 UMR CNRS dont le centre de leur mission consiste en la production de connaissances, de savoir, de savoir-faire et de savoir-être comme réponse aux défis sociétaux de l'île dans son contexte méditerranéen.
      • Laboratoire SPE Sciences Pour l’Environnement (CNRS / Univ. de Corse). L’UMR 6134 Sciences Pour l’Environnement (SPE) est issue de 3 laboratoires créés en Corse dans les années 1980, concomitamment à la réouverture de l’Université de Corse. Le plus ancien, le laboratoire d’hélio-énergétique (URA 877 CNRS), fut créé en 1982 autour du thème de l’énergie solaire. 
      • Laboratoire LISA Lieux, Identités, eSpaces et Activités (CNRS / Univ. de Corse).
        Créée en 2008, l’UMR 6240 LISA est l’unique acteur régional du dispositif de recherche en Sciences Humaines et Sociales. Elle s’inscrit dans la section 39 « Espaces, Territoires et Sociétés » du département SHS du CNRS. Fortement pluridisciplinaire, l’unité tire son originalité d’un large éventail représentatif de 23 sections CNU et de 5 Branches d’Activité Professionnelles du CNRS. 
    •  3 plates-formes de recherche et développement, 
      • Myrte (Mission hYdrogène Renouvelable pour l'intégration au réseau Electrique) et Paglia Orba (Plateforme Avancée de Gestion éLectrique Insulaire, Associant stOckage et énergies Renouvelables – Objectif Autonomie) en matière d’énergies renouvelables situées à Vignola, Ajaccio,
      • Stella Mare en matière de ressources halieutiques située à Biguglia
        (Sustainable TEchnologies for LittoraL Aquaculture and MArine REsearch)
        Cette Unité UMS n°3514 est liée à  l’INstitut Ecologie et Environnement du CNRS (INEE) CNRS. Sa récente structuration permet une affectation de chercheur.
      • Institut d'Etudes Scientifiques de Cargèse, CNRS / UNIVERSITÉ DE CORSE / UNIVERSITÉ CÔTE D'AZUR qui accueille 2000 chercheurs/an pour des communications scientifiques.

    • le centre INRAé avec
      • le site de l'UR SELMET-LRDE (Systèmes d’élevage méditerranéens et tropicaux - Laboratoire de Recherche sur le Développement de l’Elevage) : 12 agents INRAE-ACT (Action, Transitions et Territoires).
      • le site de SAN GIULIANO
        • SDAR : 11 agents
        • UR Agap (Amélioration Génétique et Adaptation des Plantes méditerranéennes et Tropicales) Antenne corse (rattachée à l’UMR AGAP) : 5 agents BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) , 4 agents Cirad BIOS (Systèmes Biologiques) et 2 CDD. 
        • UE Citrus : 13 agents INRAE dont 9 BAP (Biologie et Amélioration des Plantes) et 4 AGROECOSYSTEM (Agroécosystèmes) et 2 ETP annuels en CDD.

    • Fédération de Recherche Environnement et Société / FR CNRS 304 qui essaie de coordonner tous ces centres de recherche  dont le but est la mise en oeuvre des 7 actions de recherche suivantes :
          • Action 1 : Bio-ressources et changements environnementaux
          • Action 2 : Faculté Mondiale de l’eau 
          • Action 3 : Qualité et Qualification
          • Action 4 : Santé
          • Action 5 : Energies Renouvelables (ENR)
          • Action 6 : Intelligence Economique
          • Action 7 : Change (Changement Climatique)
    • Science et société
      • Depuis le 1er janvier 2009, l'université de Corse a créé sa fondation universitaire « A Fundazione di l'Università di Corsica ».
      • De très nombreuses activités dont les limites conflictuelles seraient une forme d'hégémonie culturelle de cette université sur l'île.

    Sunday, November 19, 2023

    Couverture 3G, 4G, 4G+, 5G en Corse, services numériques, télétravail; Coût si qu'en mode mobile sans Box.

     

    La grandeur principale:  le débit Mb/s

    Orange a été classé meilleur réseau internet mobile au premier en 2021 (et en 2020) par nPerf. En termes d'internet mobile, il est au-dessus de la compétition même si Free Mobile le talonne désormais. Orange a ainsi le :

    • Meilleur débit descendant : 76,43 Mb/s
    • Meilleur débit montant : 11,44 Mb/s
    • L'un des meilleurs temps de réponse : 37,26 ms (contre 50,44 ms en 2020)
    • Meilleur indice de performance en navigation :  72,77 % (contre 68,59% en 2020)
    • Meilleur indice de performance en streaming : 75,16 % (contre 84,74 % en 2020)

    En janvier 2022, Orange est élu meilleur réseau mobile de France en débit montant et descendant selon UFC Que Choisir. L'opérateur affiche une vitesse moyenne de 61,5 Mb/s en téléchargement. Il est largement en tête face à la concurrence. Sur la voie montante, la vitesse de connexion moyenne est de 12,8 Mb/s.

    La loi 

    Pour avoir une carte SIM, il faut:

    • Votre pièce d'identité originale (hors permis de conduire).
    • Un relevé d'identité bancaire (RIB) 
    • Un justificatif de domicile de moins de 3 mois

    Il n' y a que 4 fournisseurs

    Ci-dessous: prix au 20 nov 2023.
    TOUT les forfaits sont sans
     Engagement.

    Forfait 100Go 5G Orange

    16,99 €/mois; pendant 6 mois puis 31,99 €/mois

    10€ carte sim

    services

    Deezer premium; 1€/mois pendant 3 mois puis 10,99€/mois

    netflix essentiel  8,99 € /mois

    SOSH pas en boutique que en ligne

    100Go 5G: 13,99€/mois

    130Go 5G: 15,99€/mois

    carte sim: 10 €

    SFR

    100 Go 5G; 15.99€/mois

    Pendant 6 mois puis 30,99€/mois

    11€ carte sim

    services 

    Dont 90 Go partageables avec SFR Family.

    Deezer :7€/mois pendant 12 mois puis 10,99€/moi

    Netflix Essentiel à 10,99 €. Vous pouvez souscrire Netflix Standard avec pub 5,99 €/mois, Netflix Standard sans pub à 13,49 €/mois ou Netflix Premium à 19,99 €/mois lors de l’activation de votre compte Netflix.

    Netflix Standard et Bouquet Famille à 13,49 € par mois au lieu de 23,49 €. Vous pouvez souscrire Netflix Premium pour 4,50 €/mois supplémentaire.

    RED

    Forfait mobile sans engagement

    200Go 5G à 17,99€/mois

    option 5G offerte

    ou

    100Go 16;99€

    20€ carte sim en boutique sfr

    Bouygues B@You (sans engagement)

    100Go/mois; 13.99/mois +5G 3€/mois

    200Go/mois; 17.99/mois +5G 3€/mois

    Série Free

    120 Go en 4G/4G+ 12.99€/mois pendant 1 an, puis Forfait Free 5G à 19.99€/mois

    Forfait Free 5G

    250 Go 19.99€/mois

    (9.99€/mois pour les abonnés Freebox Pop)

    Service

    Application Free Ligue 1; Accès premium inclus

    Comment savoir la quantité de Go en un mois?

    Seulement, pour estimer ses besoins en data, encore faut-il savoir combien de gigas consomme chaque usage. Pour vous aider dans vos calculs, voici quelques exemples, à commencer par le volume des données nécessaires pour regarder des vidéos sur les principales plateformes de vidéos en streaming :

    sur YouTube 

    en qualité standard (480p) : jusqu'à 0,56 Go/h
    en définition par défaut (720p) : jusqu'à 1,86 Go par heure
    en HD : jusqu'à 3,04 Go par heure
    en 4K : jusqu'à 15,98 Go par heure  

    sur Netflix 

    en qualité standard : jusqu'à 1 Go par heure
    en HD : jusqu'à 3 Go par heure
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 7 Go par heure
    une heure de contenu téléchargé : 0,25 Go 

    sur Disney + 

    en qualité standard : jusqu'à 0,6 Go
    en HD : jusqu' à 2,2 Go
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,1 Go
    une heure de contenu sauvegardé : 1 Go 

    sur Amazon Prime Video 

    en qualité standard : jusqu'à 0,9 Go
    en HD : jusqu' à 2 Go
    en Ultra HD 4K : jusqu'à 5,8 Go

    Voilà pour les principales applications de vidéos en streaming. Mais, qu'en est-il des autres usages sur un smartphone qui consomment de l'internet mobile ?

    Sur Spotify ou sur Deezer,

    avec une qualité sonore normale, vous consommez
    43 Mo par heure de musique écoutée,
    72 Mo avec une qualité sonore élevée.

    Jeux comme Fortnite, facebook...

     De son côté, un jeu vidéo comme Fortnite consomme 100 Mo/heure. Soit autant que les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram. 

    Autres

    Et pour le reste, Orange estime à 2 Mo la consommation d'internet mobile par heure d'utilisation sur une messagerie instantanée, à 12 Mo une heure de navigation sur le web, à 1 Mo une centaine de mails sans pièce jointe et à 50 Mo une centaine de mails avec pièce jointe.

    Google maps, Waze

    Enfin, on aimerait pouvoir vous dire quelle est la consommation en internet mode Waze ou de Google Maps. Mais, c'est trop aléatoire selon les trajets et le volume d'informations signalées pour vous donner une estimation. Seule certitude: ces deux applications ne sont pas tout gourmandes en gigas, contrairement à ce qu'on pourrait croire. 

    Molotov

    Molotov.tv vous propose plusieurs options pour surveiller votre consommation en ajustant la qualité des vidéos. Avec le mode Faible, vous consommerez 1 Go de données pour quatre heures de visionnage. Le mode Standard réduit la durée à deux heures pour la même quantité de données et le mode Élevé à une heure seulement

    Pour surveiller votre consommation de données si vous utilisez Molotov.tv avec une connexion 4G et non à travers un réseau Wi-Fi, appuyez sur la roue crantée en haut à droite de l'écran (sur Android) ou sur l'icône en forme de silhouette en haut à gauche de l'écran sur iPhone.

    Evolutions

    Pour information, depuis plusieurs années, la consommation des données mobiles ne cesse d’augmenter avec l’accroissement des usages en mobilité. D’après le dernier observatoire des consommations électroniques en France réalisé par l’ARCEP, l’usage des données mobiles sur les réseaux 4G continue de progresser à un rythme soutenu. La consommation moyenne de data en 4G par utilisateur est de 15,4 Go (au 30 juin 2023).

    Au fil du temps, nos usages évoluent, et nous consommons de plus en plus de données mobiles. Toujours selon l'ARCEP, le nombre moyen de gigas utilisés tous les mois en France et par utilisateur a en effet augmenté de 37% en 2018, de 29% en 2019, de 20% en 2020, de 22% en 2021 et encore de 26% aux premier et deuxième trimestre 2022. Et, cette tendance ne risque pas de s'arrêter.

    Controler la quantité Go

    Afin d’éviter les mauvaises surprises sur votre facture mobile en cas de dépassement de votre enveloppe web ou encore pour ne pas rester à court de data, il est important de suivre sa consommation internet mobile. 

    Sur iPhone,  les données mobiles consommées sont visibles dans les réglages de votre smartphone Apple :

    1. Rendez-vous dans le menu "Réglages",
    2. Puis "Données cellulaires",
    3. Faites défiler l’écran jusqu’en bas, puis cliquez sur "Services système".
    4. Vous pouvez ainsi consulter les statistiques de consommation de données d’une app sur la période en cours et les statistiques de consommation de données pour chaque application.

    Avec un smartphone sous Android, vous pouvez aussi mesurer vos données mobiles. Pour cela :

    1. Ouvrez l’application « Paramètres »,
    2. Puis cliquez sur « Réseau et Internet » et « Consommation des données »,
    3. Sous la partie « Mobile », vous pouvez consulter la quantité totale de données mobiles que vous avez consommez.

    Vous pouvez aussi retrouver votre consommation de gigas sur votre espace client (ou sur votre facture). Mais, vous n'aurez pas le détail application par application mais uniquement votre consommation mensuelle de data.

    Selon Ericsson, la consommation mensuelle d'internet mobile des usagers est aujourd'hui de 10 Go et  pourrait grimper à 35 Go d'ici 2026, soit une augmentation de 250%. Et, à cette même date, un utilisateur sur cinq pourrait consommer 200 gigas de data. 

    Et, sans surprise, c'est le streaming video qui représente la plus grosse partie de cette consommation. Il pèse aujourd'hui 66% du trafic mobile. Une proportion qui pourrait grimper à 77% à l'horizon 2026. 

    Calendrier fermeture des services 2G et 3G

    Orange, SFR et Bouygues Telecom ont dévoilé leur calendrier de fermeture des réseaux 2G et 3G en France. Du côté de Free Mobile, on a déjà tourné la page de la 2G.

    En février 2023, il n’y a que Free Mobile qui n’a exposé de calendrier de fin pour la 2G et la 3G. Il faut toutefois noter que la 2G chez Free Mobile est déjà inactive. Comme on peut le voir dans l’observatoire de l’Agence nationale des fréquences, aucun site 2G n’est en service chez Free, que ce soit pour la bande 900 MHz ou 1 800 MHz. Seule la 3G est encore opérationnelle.

    Opérateur de téléphonieFin du réseau 2GFin du réseau 3G
    Orange20252028
    SFR20262028
    Bouygues Telecom20262029
    Free Mobileinactive?

    Couverture Corse 3G, 4G, 4G+ et 5G

    obtenus sur les sites des FAI

    couverture Orange




    couverture SFR









    en 3G

    Références

    Monday, November 13, 2023

    26 sept 2023; Emmanuel Macron en Corse : le programme de la visite heure par heure

    Selon nos informations, la visite d'Emmanuel Macron en Corse devrait débuter demain soir, mercredi 27 septembre. Il restera sur l'île jusqu'au vendredi 29 septembre au matin, avant de s'envoler pour Malte.

    Son déplacement sera rythmé par de nombreux temps forts, à la fois mémoriels, pour les 80 ans de la libération de la Corse : le Président rendra hommage aux Corses qui ont servi dans la résistance, ainsi qu'aux goumiers marocains et aux Italiens résistants ; et politiques, il prononcera un discours à l'Assemblée de Corse.

    Découvrez son programme heure par heure

    Mercredi 27 septembre

    Arrivée du Président dans la soirée : dîner en préfecture de Corse avec les élus, notamment les présidents de groupe et les parlementaires.

    Jeudi 28 septembre

    Discours à l'Assemblée de Corse en présence des élus à 10h

    Ce moment politique pourrait être suivi d'une séquence mémorielle, avec, au programme, selon nos informations :

    Commémoration des 80 ans de la Libération de la Corse à la Citadelle d'Ajaccio

    Dépôt de gerbe devant la maison natale de la résistante Danielle Casanova

    Départ pour Bastia qui pourrait s'effectuer en début d'après-midi

    Musée de Bastia et exposition consacrée aux Corses et à la Seconde Guerre Mondiale

    Commémorations des 80 ans de la Libération de la Corse sur la place St Nicolas à Bastia, en présence de scolaires

    Enfin, le Président pourrait ensuite rejoindre Bonifacio pour l'inauguration du collège Albert Feracci, avant un départ pour Malte vendredi matin. 

    Référence

    8 sept 2023: "La question de l'autonomie de la Corse sera traitée fin 2024"

     C'est la date glissée par Gérald Darmanin - dans l'île la semaine prochaine - aux députés Liot, en Guadeloupe pour leur rentrée parlementaire. Bertrand Pancher, le président du groupe, en dit plus

    Le ministre de l'Intérieur invité par Liot en Guadeloupe. Vous y avez forcément un intérêt. Lequel ?

    On parle d'intérêts divers. D'abord, Gérald Darmanin n'est pas seulement le ministre de l'Intérieur, mais aussi celui des Outre-mer qui souffrent d'une absence de politique dans le temps. Ensuite, nous sommes un groupe où l'on compte nombre de députés insulaires liés par des problématiques communes. Si les territoires baignés par l'insularité n'ont pas tous les mêmes revendications, tous, en revanche, réclament plus de souplesse à l'horizon d'une possible révision constitutionnelle, et l'on entre dès lors dans le vif de la question corse. À la clé, la nécessité d'une réforme des institutions, le ministre en a convenu.

    Avez-vous amorcé des discussions en amont de la rentrée parlementaire, vous a-t-on fait comprendre que l'on avait besoin de vos voix ?

    Cela a été sous-tendu. La loi sur l'immigration revient fin octobre au Sénat et arrive début 2024 à l'Assemblée nationale. Nous allons veiller à ce qu'elle reste équilibrée notamment après son passage à la chambre haute où la commission des lois l'avait considérablement durcie. En ce sens, le ministre a besoin de nous.

    Les textes budgétaires ont déclenché une guerre des travées l'an dernier, qu'avez-vous négocié ?

    Nous souhaitons débattre des sujets les plus prégnants suffisamment tôt. Sinon les mêmes causes produiront les mêmes effets, une avalanche de 49-3 suivie de motions de censure.

    C'est un message en direction d'Élisabeth Borne ?

    Et d'Emmanuel Macron.

    Une motion transpartisane, à l'instar de celle lancée contre la réforme des retraites, n'est donc pas exclue ?

    L'option est sur la table, surtout si l'on ne tient pas compte des objectifs que nous portons sur le plan économique, social et environnemental, entre autres.

    Le ministre a-t-il évoqué le processus d'autonomie en cours entre l'État et la Corse ?

    Longuement. Gérald Darmanin a souligné que le sujet de l'autonomie de la Corse devait se régler dans le cadre d'une révision la plus large possible donnant toutes les opportunités d'évolution institutionnelle. Il y aura vraisemblablement deux réformes constitutionnelles. Une adaptation liée à la Nouvelle-Calédonie en janvier-février prochain. Le dossier corse sera traité en fin d'année 2024, parce qu'au-delà de la Corse, la question institutionnelle se pose pour d'autres territoires d'Outre-mer. Une concertation doit se mettre en place, nous a expliqué le ministre, avec, peut-être, un élargissement à l'Hexagone en matière d'adaptation de normes. Nous avons rappelé que nous n'entendions pas lâcher la proie pour l'ombre.

    Emmanuel Macron est-il en mesure d'aller au bout de son projet et d'inscrire l'île dans la Constitution ?

    Oui, mais à condition de s'accorder avec le Sénat dans le cas où le projet est soumis au Parlement convoqué en Congrès. Il faudra dialoguer avec la chambre haute, se donner un peu de temps. Pour nous, la finalité consistera à manœuvrer au plus près pour faire aboutir la requête de la Corse, en sachant que des sollicitations se font jour ailleurs également. J'ai demandé à Bruno Retailleau de recevoir Gilles Simeoni, les contacts ont été pris, de manière à pouvoir nous assurer du soutien d'un maximum de sénateurs.

    Référence

    https://www.corsematin.com/article/politique/75704909895192/la-question-de-lautonomie-de-la-corse-sera-traitee-fin-2024

    7 juin 2023, Le rapport qui trace "les contours de l'autonomie" de la Corse

     La commission des compétences législatives et réglementaires de l'Assemblée de Corse a remis à l'exécutif un document visant à définir le concept "d'autonomie." Objectif : appuyer la demande d'un pouvoir législatif pour l'île et faire taire les critiques sur l'impréparation des élus.

    "C'est un document qui fera date dans l'histoire de notre institution.'' Le moment se veut presque solennel, lorsque le chef de l'exécutif, Gilles Simeoni, prend la parole, ce mardi matin, à l'hôtel bastiais de la Collectivité de Corse.

    Il faut dire que l'évènement n'est pas anodin pour la majorité territoriale. Le président de la commission des compétences législatives et réglementaires de l'Assemblée de Corse, Romain Colonna, vient de rendre officiellement à l'exécutif les conclusions de quatre mois de travaux. Un rapport d'une centaine de pages, sobrement intitulé "Vers un statut d'autonomie pour la Corse", visant à donner un sens à ce concept sujet à bien des interprétations.

    "Ce document permet d'invalider certaines idées reçues, d'éclairer des angles morts et de regarder ce qui se fait ailleurs en Europe pour démontrer, aussi, que l'autonomie remplit le frigo", affiche d'emblée le conseiller territorial du groupe Fà populu inseme. Ce travail, fruit d'une quinzaine d'auditions d'universitaires, de fonctionnaires et de personnalités politiques de communautés autonomes - Îles Baléares, province de Trento, Nouvelle-Calédonie, etc. - s'inscrit dans le droit fil du rapport sur l'évolution institutionnelle de l'île, remis au conseil exécutif en octobre 2021 par la professeure de droit Wanda Mastor.

    Le document livre également une analyse comparée des divers statuts d'autonomie existant. Avec une conviction : "Ce que nous demandons, à savoir le transfert du pouvoir législatif, est possible dans le cadre français actuel, affirme Romain Colonna. On nous oppose, à Paris, depuis des années, des limites infranchissables dans le cadre prétendument homogène de la Constitution. Il faudra que l'État nous explique pourquoi ce qui est possible en Nouvelle-Calédonie ou en Polynésie ne le serait pas en Corse."

     " L'autonomie est une perspective viable "

    Marie-Antoinette Maupertuis va plus loin. La présidente de l'Assemblée, considère, à la lumière de ce rapport, que les "lignes rouges" tracées par le chef de l'État à l'entame du processus de Beauvau - le refus de "créer deux catégories de citoyens" dans l'île, à travers notamment la coofficialité de la langue ou le statut de résident - "relèvent davantage de postures politiques que de réels obstacles juridiques."

    À l'appui de son argumentation, la présidente de l'hémicycle territorial fait valoir, à titre d'exemple, des particularités d'accès à la propriété pour les résidents de la Polynésie française. "Ce rapport fait la démonstration que l'autonomie existe ailleurs, et qu'elle est une perspective viable, qui permet de régler des problèmes du quotidien", insiste Marie-Antoinette Maupertuis.

    À travers ce document, le conseil exécutif n'entend pas seulement tracer les contours d'un - très hypothétique - nouveau statut de l'île. Il compte aussi faire taire les critiques, émises au sein du gouvernement ou dans les rangs de ses opposants politiques, sur l'absence de "proposition concrète" et l'impréparation des élus dans les négociations avec Paris.

    "Ce rapport constitue une réponse incontestable à ceux qui font semblant de ne pas savoir ce qu'est l'autonomie", avance Gilles Simeoni. À la veille d'une reprise des discussions, avec un nouveau comité stratégique qui doit se tenir ce mercredi, place Beauvau, cette contribution devrait aussi nourrir les débats ; en tout cas, veut croire l'exécutif, donner au gouvernement l'occasion de "clarifier sa position" pour la suite d'un processus ô combien poussif. "Veut-il, enfin, placer cette discussion à vocation historique au bon niveau ?, interroge le chef de la Collectivité. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts."

    " Nous sommes prêts"

    Pour l'exécutif, les choses sont claires : les jours à venir seront décisifs et devront permettre de déboucher sur un accord politique conférant à la Corse un titre spécifique dans la Constitution, suivi d'une loi organique précisant la répartition des compétences avec l'État.

    Le rapport de la commission, pourtant, ne formule à ce stade aucune proposition de rédaction de ce titre. L'exécutif explique qu'il reviendra aux élus de l'Assemblée de Corse de définir le contenu précis du statut qu'ils souhaitent voir aboutir. Gilles Simeoni fait savoir qu'un débat est prévu à la session de fin juin, sur le fondement de ce document. "Il donnera lieu à la présentation d'un nouveau rapport, concerté en amont avec les autres groupes nationalistes et les forces politiques qui souhaitent s'y associer, en vue de formaliser nos propositions dans le cadre du processus, explique-t-il. Nous serons au rendez-vous fixé par le président de la République, au 14 juillet."

    Le patron de l'exécutif a déjà réuni les présidents des groupes nationalistes dans l'espoir d'arrêter une position commune. La sienne, en tout cas, est déjà sur la table : un transfert "plein et entier" du pouvoir législatif à la Collectivité, "de façon immédiate ou progressive." "Hormis sur le plan régalien, nous avons vocation à exercer toutes les compétences, avec les leviers juridiques, budgétaires et fiscaux nécessaires, martèle Gilles Simeoni. Ce sont les conditions d'une véritable autonomie." 

    Référence

    6 juillet 2023: Autonomie, de la délibération votée à l'Assemblée de Corse à sa mise en œuvre, un long chemin à venir

     dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juillet, délibération en faveur d'un statut d'autonomie

    Et maintenant ? C'est la question désormais sur la table après le vote intervenu à l'Assemblée de Corse, dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 juillet, au terme de quarante-huit heures de tractations et de conclaves qui ont abouti à l'adoption, peu avant minuit, d'une délibération en faveur d'un statut d'autonomie par 46 voix sur 63. Sans arriver à l'unité politique un temps imaginée, mais en recueillant malgré tout une large adhésion au sein de l'hémicycle.

    Une adhésion qui est le résultat de la convergence des trois groupes nationalistes - Fà populu Inseme (majorité territoriale), Avanzemu, et Core in Fronte - élargie à la contribution de Pierre Ghionga sur les bancs d'Un Soffiu Novu.

    La droite - sa propre motion a été rejetée ne recueillant que 17 suffrages tandis que Jean-Christophe Angelini a regretté que "la diversité n'ait pas été respectée" - s'est prononcée contre, hors vote Ghionga. Josepha Giacometti-Piredda pour Corsica Libera s'est, elle, abstenue.

    Les deux textes vont à présent être transmis au gouvernement et au chef de l'État qui avait enjoint le président de l'exécutif insulaire, Gilles Simeoni, à lui remettre "une proposition (...) avant le 14 juillet". Calendrier tenu.

    Clause de revoyure

    La motion de la droite, pour "non-adoptée qu'elle soit, montera à Paris sans le visa de l'Assemblée de Corse, expliquait ce matin, de son côté, Jean-Martin Mondoloni. Ce trajet se fera par une voie non officielle puisque la voie officielle, c'est le texte de l'Assemblée. Ce qui n'interdit et n'empêche en rien, pour notre part, de continuer à faire vivre notre réflexion auprès du gouvernement. C'est ce que nous ferons".

    La délibération en faveur d'un statut d'autonomie portée par les nationalistes, un document de quinze pages, réclame un pouvoir législatif dans tous les domaines pour l'Assemblée de Corse, sauf ceux relatifs au régalien.

    Elle pose également noir sur blanc la "reconnaissance juridique du peuple corse", "un statut de coofficialité de la langue corse" et le "lien entre le peuple corse et sa terre" via "un statut de résident".

    À la clé, le souhait que l'accord politique trouvé soit soumis à un référendum dans l'île et prenne sa place sous la forme d'un "titre dans la Constitution consacrant l'autonomie". Enfin, une clause de revoyure à quinze ans pour faire un point sur une possible évolution figure parmi les caps tracés.

    "Il serait paradoxal qu'à l'aune d'une telle complétude politique, d'une telle clarté dans la définition des besoins et moyens, on nous oppose un refus une nouvelle fois absurde", a lancé mercredi soir dans l'hémicycle Paul-Félix Benedetti, évoquant une proposition la plus "harmonieuse" possible.

    Le projet s'apprête à être épluché par les services de l'État au plus haut niveau, avec pour ultime tamis, l'arbitrage du président de la République qui avait fixé à plusieurs reprises ses lignes rouges : maintien de la Corse dans la République et refus de créer deux catégories de citoyens.

    Honnêteté intellectuelle

    "Chacun va être dans l'attente de l'arbitrage institutionnel parce que c'est une affaire constitutionnelle et ce n'est pas l'Assemblée de Corse qui a la maîtrise du calendrier en la matière, c'est le président de la République, Emmanuel Macron", glisse-t-on dans le premier cercle du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

    La prudence est de mise, convient le patron du PNC. "Si à chaque fois que nous avons dit qu'un texte était fondateur, il l'avait véritablement été, ce pays aurait connu une autre destinée", n'oublie pas le chef de file du groupe Avanzemu. Au-delà, Jean-Christophe Angelini estime que "nous n'avons pas l'impression de soumettre à l'État un projet révolutionnaire. Bien plutôt ce qui relève du droit commun de centaines de milliers de personnes".

    La session dédiée à l'autonomie s'est refermée, avec dorénavant un processus à faire vivre et aboutir. En corollaire, un long chemin à parcourir de la co-rédaction du projet hier à sa mise en œuvre demain.

    En attendant, les discussions ont laissé des traces. Non pas entre nationalistes, cette fois.

    Mais au sein du groupe Un Soffiu Novu que quitte Pierre Ghionga, "pour des raisons d'honnêteté intellectuelle et par souci de cohérence", confirme l'intéressé. "Dès lors que nous allons suivre la problématique d'autonomie tout au long de la mandature, il serait dérangeant pour moi et mon groupe que j'affiche régulièrement des votes différents. Je pars en toute amitié, j'ai prévenu Laurent Marcangeli, je n'ai aucune animosité, et surtout je ne me suis pas vendu à Gilles Simeoni".

    L'élu siégera pour la suite en tant que non-inscrit.

    Référence

    Saturday, November 11, 2023

    PORTRAIT d'un corse par sa grand-mère maternelle: David Lisnard maire de Cannes

     PORTRAIT de David Lisnard en 2017: "J'ai toujours été curieux"

    Le maire de Cannes est une personnalité aux multiples facettes : sportif endurci, lecteur insatiable et amoureux du débat, c'est aussi un ardent défenseur du petit commerce par capillarité familiale
    Ces temps-ci, le maire de Cannes est d'humeur un brin maussade. Rien à voir avec la déroute de Fillon à la présidentielle. Non, David Lisnard a un cartilage du genou en berne et ne peut plus courir. Un supplice pour ce sportif intempérant, habitué à avaler "entre 60 et 90 bornes par semaine et deux marathons par an", un record plus qu'honnête de 2 h 57 sur la distance mythique à la clé. On imagine que sa frustration s'évacue naturellement sur le sac de boxe installé dans son bureau…

    Le maire de Cannes a la fibre sportive dans les gènes. Il a de qui tenir. Son père, Denis Lisnard, après avoir débuté sa carrière à Cannes, évolua comme footballeur professionnel en 2e division à Besançon, Limoges puis Bourges. "Il a joué milieu puis libero. C'était un joueur âpre, teigneux."

    Sa mère, elle, fut longtemps danseuse étoile. "C'était une femme droite, à tous les sens du terme." C'est bien simple, lorsqu'il évoque sa famille, David Lisnard ne tarit pas d'éloges.

    Que ce soit sur le cocon fusionnel qu'il a recomposé avec la journaliste de France 3 Jacqueline Pozzi et leurs quatre enfants au total, ou sur ses parents et grands-parents dont les parcours l'ont profondément stimulé.

    Il les raconte avec fierté. D'abord ce grand-père maternel d'origine corse, installé à Talence près de Bordeaux.
    "Il était inspecteur de police. Gazé pendant la guerre, il s'est trouvé très diminué et ma grand-mère a pris soin de lui, tout en bossant en usine et en élevant neuf gamins. Elle était d'une bienveillance sobre, d'une rectitude absolue."

    Bosse du commerce

    Versant paternel, David Lisnard est issu d'une veille famille cannoise depuis le XVe siècle. "Mon grand-père était cuisinier. Il a tenu avec ma grand-mère la pension de famille deux étoiles Le Soleil d'Azur. C'était un personnage truculent, excessif, d'une générosité inouïe."

    Ses propres parents, les carrières sportives et artistiques ne permettant pas à l'époque de se reposer sur ses lauriers, se sont eux-mêmes reconvertis dans le petit commerce de vêtements, confrontés à des hauts et des bas. "A 79 ans, ma mère vient seulement d'arrêter de travailler", pointe-t-il, le poil hérissé d'admiration.

    Cet héritage familial, fait de besogne et de modestie, David Lisnard le revendique dans une sorte de poujadisme dépoussiéré.

    "Je rouvrirai un jour un commerce parce que ça me manque de prendre des risques personnels, de gérer un stock. J'aime être indépendant. C'est une belle école. Il y a beaucoup d'hommes politiques aujourd'hui auxquels je ne confierais pas mon magasin… J'ai envie, dans mon engagement, d'être fidèle à cette France des commerçants et des artisans qui créent de la vie et de la richesse, sans jamais se plaindre."

    Bouillonnement

    C'est un euphémisme, David Lisnard est un homme protéiforme. Il grouille. Bouillonne. Ne se contente pas de parler mais glose et disserte sans discontinuer. Autant que le sport, la culture et la philosophie vitaminent sa vie. Une ébullition permanente qui va jusqu'à lui rendre le sommeil difficile. On l'aurait parié.
    "J'ai grandi dans la rue, à la croisée de plusieurs milieux mais avec très tôt un prisme culturel, une ouverture sur la lecture et l'écriture. C'est pour cela que je mets tant l'accent sur la culture dans ma ville, c'est un capital qui renforce et qui rend autonome. Il y avait toujours des livres à la maison. J'ai commencé avec Astérix, Maurice Leblanc, San- Antonio, Pierre Desproges…"
    Enchaînant avec Kundera, Gary, Aron et tant d'autres dont il vous citerait des passages jusqu'au petit matin. Comme il discourrait, tout aussi habité, de ciné, de rock, d'opéra ou de Rachmaninov dont il est "fou". "Je n'ai jamais aimé être enfermé dans un univers, j'ai toujours été curieux." Cannes lui va finalement comme un gant.

    Sur wikipedia

    David Lisnard, né le 2 février 1969 à Limoges.
    Président de l'Association des maires de France depuis 2021.
    David Lisnard est diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux (promotion 1992).
    Remarié avec Jacqueline Pozzi, une journaliste avec laquelle il est en couple depuis 2016, il est père de trois enfants.
    • Il milite pour Jacques Chirac aux élections présidentielles de 1988 et 1995.
    • De 1996 à 1999, David Lisnard est directeur de cabinet et attaché parlementaire de Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier, vice-président de l’Association des maires de France.
    • En juin 2008, il intègre les instances nationales de l'UMP en tant que conseiller exécutif. Par ailleurs, il est membre du comité départemental de l’UMP des Alpes-Maritimes. 
    Sous son premier mandat de maire de Cannes, la ville enregistre une baisse historique de la dette.
    Après la victoire de François Fillon, il devient l'un de ses porte-parole. Pendant la campagne présidentielle, il défend en particulier l’idée de « coupes franches dans la fonction publique » et l’augmentation de la durée du travail pour les fonctionnaires sans compensation salariale équivalente.

    Fin juillet 2016, après l'attentat de Nice et comme d'autres maires avant lui, il prend un arrêté interdisant le port « d'une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'actes terroristes », ce qui suscite une polémique. Fin août 2016, le Conseil d'État statue sur l'illégalité d'une telle pratique lors du jugement en référé de l'arrêté similaire du maire de Villeneuve-Loubet. En mai 2018, la ville de Cannes est condamnée à rembourser l'amende d'une vacancière verbalisée en vertu de cet arrêté. Quatre ans plus tard, après l'assassinat de Samuel Paty le 16 octobre 2020, il publie une tribune dans laquelle il dit être « essentiel de lutter aussi contre l'islamisme à bas bruit ».

    Sous son premier mandat, la ville de Cannes entreprend plusieurs démarches en faveur de la protection de la Méditerranée. C'est ainsi qu'en mars 2016, elle lance la campagne de sensibilisation « Ici commence la mer » reprise ensuite par plusieurs autres villes comme Collioure, Grenoble, Dijon ou Dinan. En 2019, la ville de Cannes impose une charte environnementale aux navires de croisière  et lance, l'année suivante, un plan « Zéro plastique », proscrivant l'utilisation de vaisselle en plastique à usage unique de tous les exploitants du domaine public.

    Le 15 mars 2020, il est réélu maire de Cannes, dès le premier tour, avec 88,08 % des voix43,7.

    En mars 2020, pendant le premier confinement décidé par le Gouvernement dans le cadre de la pandémie mondiale de Covid-19, il décide d'ouvrir un second centre d’accueil pour les personnes sans domicile fixe au Palais des festivals. La ville de Cannes procède ensuite à une distribution massive de masques alternatifs cannois à sa population. Le 14 avril 2020, il réclame à l’État un plan Marshall du tourisme.
    Le 14 novembre 2020, il dénonce la « folie bureaucratique française » dans une tribune parue sur le site du Figaro.

    Lors de sa campagne électorale de 2013, David Lisnard met en avant la lutte contre l'incivilité dans sa ville, parlant de « véritable enjeu de société », voulant faire de sa ville un laboratoire. En 2015, il annonce de nouveaux arrêtés municipaux. Cette initiative est mise en exergue dans de nombreux médias nationaux et France 3 Côte d'Azur. Il développe tout un arsenal de moyens, dont :
    • encore plus de caméras dans un réseau le plus dense de France : 468 caméras, soit environ une pour 156 habitant.
    • une réorganisation entière de la police municipale pour quadriller le terrain.
    • un déploiement de la police équestre en centre ville.
    Défense du développement de l’activité spatiale à Cannes:  l’entreprise locale de Thales Alenia Space. Ce partenariat comprend notamment un bail emphytéotique pour l’extension de son implantation, permettant ainsi le développement d’une nouvelle filière d’activité optique sur la commune.

    Le 9 juin 2021, sur la chaîne CNews, David Lisnard annonce qu’il lance le mouvement national « Une Nouvelle Énergie ».
    Selon Le Canard enchainé, il renonce à sa candidature à la primaire LR de 2021 en échange du soutien du parti à sa candidature à la présidence de l’Association des maires de France (AMF). Le 25 août 2021, François Baroin quitte la présidence de l'AMF et lui apporte son soutien pour lui succéder. Le 17 novembre 2021, grâce au soutien du candidat PS André Laignel, David Lisnard est élu à la tête de l’AMF avec 62,3 % des suffrages exprimés.

    Ouvrages

    Avec Jean-Michel Arnaud, Refaire communauté : pour en finir avec l'incivisme, Hermann, 2018, 156 p. (ISBN 9782705695279).
    Avec Christophe Tardieu, La culture nous sauvera, L'Observatoire, 2021, 192 p. (ISBN 979-10-329-1404-5).

    Référence